Bien que la France ait plus de retard que d’autres pays (anglo-saxons, notamment) en la matière, certaines personnes formulent des critiques similaires : « c’est à la mode », etc. Idem concernant d’autres troubles, comme le TDAH, par exemple. Je suis d’ailleurs tombée sur un article qui parlait de surdiagnostic du TDAH et de surmédication au Québec, et qui disait que la France se distinguait « par une certaine prudence dans le diagnostic et une réticence à recourir immédiatement à la pharmacologie » :
https://www.institut.neurosens.fr/blog/halte-au-surdiagnostic-du-tdah.html. Il est vrai que dans mon cas personnel, la
Ritaline n’avait été introduite qu’après l’échec de diverses thérapies (à l’époque). Reste qu’en France, certains individus parlent également de surdiagnostic depuis plusieurs années. Il nous en faut peut-être moins pour parler de surdiagnostic…
S’agissant du TSA, les critiques formulées par Laurent Mottron me font penser à certains propos polémiques tenus par Josef Schovanec : « Schovanec : "Autisme adulte, trop de diagnostics abusifs" » :
https://informations.handicap.fr/a-schovanec-autisme-adulte-diagnostics-abusifs-12649.php.
Cette entrevue a fait réagir certains militants, associations et une partie des personnes autistes :
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CLE Autistes :
https://cle-autistes.fr/non-josef-schovanec-diagnostics-abusifs-autisme/https://asso.cle-autistes.fr/communique-reponse-a-josef-schovanec-les-diagnostics-abusifs-ca-nexiste-pas/-
Ta psychophobie m'envahit – Josef Shovanec et les faux autistes : réponse :
https://tapsychophobiemenvahit.wordpress.com/2020/02/28/josef-shovanec-et-les-faux-autistes-reponse/-
Réponse à Schovanec qui dénonce des « faux autistes » :
https://pourquoipasautrement.wordpress.com/2020/03/07/reponse-schovanec-faux-autistes/- Etc.
Pour ma part, je connais (pas personnellement) Josef Schovanec depuis plusieurs années. Je l’ai découvert par hasard, lors d’une entrevue télévisée. À l’époque, certains de ses propos m’avaient plu et/ou parlé, et j’avais conséquemment effectué des recherches à son sujet par la suite. Depuis, j’ai visionné un certain nombre de ses conférences, entrevues, etc. J'en ai d'ailleurs déjà parlé ici, il me semble.
Spoiler for Hiden:
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La comédie de la normalité :
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La thérapie par le voyage :
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La différence dans l’art :
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Nos intelligences multiples, le bonheur d’être différent :
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Conférence de Josef Schovanec sur l'humour :
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Conférence de Josef Schovanec à la Faculté de Médecine de Tours le 22 mai 2015 :
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Rencontre Autistik #2 : Témoignage de Josef Schovanec :
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Toutefois, avant qu’une autre personne ne m’en ait parlé (assez récemment), je n’avais pas connaissance de ses propos polémiques, d’autant plus que je ne fréquente pas vraiment de communauté « neuro-atypique ».
À dire vrai, certains propos tenus par Josef Schovanec dans le cadre de l’entretien en question m’ont surprise. Ils ne m’auraient pas forcément étonnée de la part d’autres individus, car je sais qu’un certain nombre de troubles, etc., font l’objet de critiques. Mais venant de Josef Schovanec, ils m’ont surprise, car je ne m’y attendais pas. Dans ma tête, après avoir visionné un certain nombre de ses conférences, etc., Josef Schovanec militait pour l’inclusion des personnes autistes, quelles qu’elles soient, et des personnes différentes/neurodivergentes, plus largement. Je ne savais pas qu’il avait lui-même une certaine vision/représentation de l’autisme, pour ne pas dire du « vrai ou faux autisme ». (Ou alors sa position a changé/évolué au fil du temps…) À un moment donné, il évoque par exemple un certain nombre d’éléments qui, selon lui, « sont clairement indicateurs d'abus ». Parmi les éléments en question, il cite notamment le fameux « « carré magique de l'inclusion sociale », à savoir emploi-logement-famille-voiture, avec une mention particulière pour les personnes ayant eu un nombre important de partenaires sexuels ». Pente glissante, à mon avis… À noter qu’il ne remplit lui-même pas tous ses propres « critères ». Il a pourtant été diagnostiqué autiste malgré tout, après avoir reçu un autre diagnostic erroné… Certains de ses « critères » ne figurent même pas dans le DSM-V, par exemple, alors que dans l’entrevue en question, il dit initialement que l’autisme « fait l'objet d'une définition sérieuse et médicale » (sous-entendu : celle dont il faudrait tenir compte). Du reste, je ne sais pas d’où il sort certains chiffres… Quoi qu’il en soit, il me semble que Josef Schovanec n’est pas médecin psychiatre et qu’il n’est donc pas habilité à poser ou à infirmer des diagnostics reçus par des personnes qu’il n’a, qui plus est, souvent jamais vues.
Il est vrai que certaines personnes s’auto-diagnostiquent (TSA, TDAH, etc.). (Difficile de savoir exactement qui se cache réellement derrière l’écran, d’ailleurs.) Je suis également d’accord avec le fait qu’un auto-diagnostic n’est pas un diagnostic médical, et qu’autrui peut légitimement douter de la réalité du trouble en question chez la personne qui s’est auto-diagnostiquée. En pareil cas, le fait de dire « Je pense être autiste » suscite probablement moins de réactions négatives que le fait de dire « Je suis autiste » et de le revendiquer partout. (Personnellement, j’ai davantage constaté ce phénomène sur le Net,
Reddit et les réseaux sociaux. Dans ma vie hors ligne, je n’ai encore jamais eu affaire à un individu qui s’était auto-diagnostiqué autiste. Et pour ma part, j’estime que l’on ne se résume pas à nos troubles. Je ne suis pas TDAH, j’ai un TDAH, par exemple, et puis voilà… Et je ne trouve pas cela particulièrement valorisant, en ce qui me concerne.) Cependant, concernant le TSA par exemple, l’on sait également que le parcours diagnostique est souvent long (plusieurs années d’attente parfois) et difficile. Certains individus ne veulent ou ne peuvent pas l’entreprendre, ce qui peut également se comprendre. (Josef Schovanec le dit pourtant lui-même par ailleurs, même s’il est toujours dans sa distinction bancale « vrais vs faux autistes » : « rares sont les autistes véritables à entamer et mener à son terme le parcours du combattant du diagnostic. ») Quant à ceux qui l’entreprennent, ils ne sont pas assurés d’obtenir une analyse (tests, etc.) et un diagnostic (quel qu’il soit) sérieux, exacts et incontestables. L’on peut parfois douter dans les deux cas. Si les médecins posent parfois des diagnostics erronés, ce n’est pas forcément à cause des patients, qui n’y peuvent parfois pas grand-chose.
Concernant les CRA, par exemple, ils font également l’objet de critiques. Apparemment, tous ne se valent pas. Certains auraient une vision antédiluvienne de l’autisme. D’aucuns leur reprochent de ne diagnostiquer que les cas jugés « sévères » d’autisme et de ne diagnostiquer que des potentielles comorbidités dans les autres cas. Etc. Lorsque j’ai fait part à ma psychiatre des critiques d’autrui relativement aux CRA, elle m’a répondu : « Mais votre cas est sévère à mes yeux ! » – Ah, ok, mais telle n’était pas la question… ^^’
Pour ma part, je ne suis pas militante, mais pour ce qui est de l’entrevue que j’ai lue et mentionnée, j’ai trouvé que certaines des critiques formulées par la suite étaient justes, bonnes / assez solides, appuyées par des études, et pertinentes, et j’ai trouvé l’ensemble assez intéressant, quoiqu’il faille séparer le bon grain de l’ivraie (y compris dans les propos tenus par Josef Schovanec), comme souvent. Quant à la colère et/ou la déception, et/ou l'incompréhension, de certaines personnes, je peux la/les comprendre en partie.
Reste que dans une telle atmosphère (suspicieuse/soupçonneuse), je trouve qu’il est encore plus difficile d’être sûr du diagnostic que l’on a reçu. Moi, j’ai encore plus de mal, du moins. Une personne autiste m’a récemment parlé de
gatekeeping en la matière, aussi. Encore un terme que je ne connaissais pas… Ça se voit que je ne côtoie pas les communautés neuro-atypiques de près : il y a plein de choses dont je ne suis pas au courant. ^^
Pour ce qui est du terme
AuDHD (Autism-ADHD), je l’ai également découvert il n’y a pas si longtemps.

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Si j'étais scénariste d'un épisode impliquant Plume et cet insolite accent décelé par son enseignante et plus tard sa psychiatre, on se retrouverait dans une Russie en pleine ébullition et cet accent serait slave. Mystère résolu!
Ahah ! Celles et ceux (car ce n’est pas la première fois que l’on me dit que j’ai un accent) qui trouvent que j’ai un accent russe me disent probablement souvent cela après avoir vu mon nom de famille, et c’est plus de l’ordre du fantasme, je pense, bien que je n’en sois pas certaine. ^^ Autrui, dont ma mamie, m’a déjà dit que j’avais un accent marseillais, aussi. Ma psychiatre actuelle (dont le nom de famille n’est pas français non plus, plutôt à consonance italienne) trouve quant à elle que j’ai plusieurs accents non français. En fait, elle lisait ce qu’elle était en train d’écrire à haute voix, et lorsqu’elle a dit « accent non français », j’ai dit quelque chose comme « hein, quoi ?! » Elle a alors ri et m’a dit qu’elle ne savait pas comment formuler son impression. Elle m’a dit qu’elle allait donc finalement écrire quelque chose comme « changements d’intonation ». Toutefois, dans le compte rendu que j’ai par la suite reçu, il est écrit : « accent marseillais, allemand, etc. »

Je ne me rends pas forcément compte de mes accents, personnellement. L’on m’a par ailleurs déjà dit que je n’employais pas forcément le vocabulaire adapté à tel ou tel contexte. Parler de façon enfantine dans un contexte sérieux/professionnel, par exemple. Je ne vois pas quel est le problème quand je dis « pipi » au lieu de « urine » aux médecins, personnellement. Je trouve « pipi » plus joli (j'affectionne particulièrement les mots qui se terminent par le son « i », entre autres), d'ailleurs. ^^
Quant à l’enseignante qui m’avait dit « On dirait une autiste ! », ce n’était pas par rapport à mon prétendu accent, mais parce que j’étais en train de me balancer d'avant en arrière dans un couloir. ^^’
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