Trouve moi une transcription de son discours pis je vais les souligner.
C'est toi qui aurait du faire ça car c'est toi qui accuse. Mais bon, j'ai ça...
Oui. J’ai retrouvé plusieurs comptes rendus du discours, dont la vidéo intégrale de Radio-Canada et le reportage d’URBANIA. Je peux donc te faire un relevé détaillé, dans l’ordre, mais pas une transcription intégrale mot à mot. VOXCAN
Discours de Ruba Ghazal — Club Soda, 5 octobre 2026
00:00 — Entrée et réaction aux résultats
Ghazal commence dans une ambiance très enthousiaste. Elle souligne d’abord le résultat de QS et surtout le fait que le parti est toujours là malgré les pronostics qui annonçaient des pertes importantes.
Elle insiste sur l'idée que QS a déjoué les attentes : le parti conserve une présence à l'Assemblée nationale et maintient ses bastions montréalais, tout en ayant aussi des élus à Québec et à Sherbrooke. URBANIA rapporte notamment sa formule : « Ce soir on a défié tous les pronostics, on est encore là! » Urbania
Vers 01:30 — « On a résisté »
Le cœur du début du discours est la résistance de QS. Ghazal revient sur le contexte de la campagne : selon elle, le parti a dû faire campagne dans un environnement beaucoup plus difficile pour la gauche et sous un « vent de droite ».
Elle présente donc le résultat moins comme une victoire électorale classique que comme la démonstration que QS demeure une force politique significative.
Elle fait aussi référence aux nombreux commentaires et prédictions qui donnaient le parti en difficulté. Elle semble particulièrement amusée par le fait que certains de ceux qui prédisaient pratiquement sa disparition doivent maintenant reconnaître sa performance. Un compte rendu du discours rapporte qu'elle raconte même qu'un commentateur lui aurait écrit « Wow, bravo » après les résultats. Actualité Politique du Québec
Vers 04:00 — Les prédictions et le « vent de droite »
Ghazal élargit ensuite son propos. Elle ne parle plus seulement de la performance de QS, mais du nouveau paysage politique québécois.
Son diagnostic : la droite progresse au Québec et ce phénomène ne se limite pas au Québec. Elle parle d'un « vent de droite » qui traverse les frontières et qui se retrouve maintenant au Parlement québécois.
Son message est essentiellement : dans ce contexte, la présence de QS devient encore plus nécessaire.
Vers 06:30 — La gauche est encore vivante
C'est l'un des passages les plus importants du discours.
Ghazal refuse l'idée selon laquelle la gauche québécoise serait en déclin définitif. Elle présente au contraire le résultat comme une preuve que les forces progressistes existent toujours.
La conclusion de cette idée, reprise par plusieurs médias, est :
« Les forces progressistes et de gauche au Québec sont encore bien vivantes. Québec solidaire n’a pas dit son dernier mot. » Urbania
C'est essentiellement la thèse qui structure tout le discours.
Vers 09:00 — Remerciements aux militants
Elle se tourne ensuite vers les personnes qui ont fait la campagne : candidates et candidats, bénévoles, organisateurs et militants.
Elle insiste sur le travail accompli pendant la campagne et sur le fait que le résultat n'est pas uniquement celui des personnes élues. C'est un résultat collectif.
Le ton devient beaucoup plus personnel et émotif.
Vers 11:30 — Une campagne porteuse d'espoir
Ghazal revient sur ce qu'elle considère comme la nature particulière de la campagne de QS.
Elle parle d'une campagne qui aurait permis de faire circuler un message d'espoir, plutôt que de simplement réagir aux autres partis ou de faire campagne dans la peur.
L'idée revient plusieurs fois : même dans un contexte politique difficile, il est possible de défendre une autre vision du Québec.
Vers 14:00 — Les enjeux défendus par QS
Elle rappelle ensuite quelques-uns des grands thèmes de la campagne solidaire :
- le logement;
- la défense des services publics;
- les droits des femmes;
- l'environnement;
- l'inclusion;
- la justice sociale.
Elle rattache ces enjeux à une vision plus large de la société québécoise plutôt qu'à une simple liste de promesses électorales.
Vers 16:30 — Un Québec inclusif
Ghazal développe particulièrement l'idée d'un Québec indépendant, mais inclusif.
Elle évoque différentes composantes de la société québécoise — notamment les personnes immigrantes, les Autochtones et les anglophones — pour défendre une conception du pays qui ne serait pas basée sur l'exclusion.
C'est un passage important parce qu'elle relie directement le projet indépendantiste de QS à son projet social.
Vers 18:30 — Félicitations aux personnes élues
Elle rend ensuite hommage aux députés et députées de QS qui ont conservé leur siège.
Le ton redevient très festif. La foule réagit particulièrement fortement à certains noms, notamment Alexandre Leduc.
Elle évoque également Sol Zanetti, dont le résultat était encore en cours de confirmation au moment où elle prononce son discours. Actualité Politique du Québec
Vers 21:00 — Remerciements personnels
Le discours devient plus intime.
Ghazal remercie les personnes qui l'ont accompagnée personnellement pendant la campagne et évoque sa famille et ses proches.
C'est une séquence davantage consacrée à la dimension humaine de la campagne qu'aux enjeux politiques.
Vers 24:00 — Félicitations aux autres partis
Un passage intéressant : Ghazal prend le temps de féliciter les différents chefs de partis pour leurs résultats.
Elle félicite notamment Paul St-Pierre Plamondon, qui vient de remporter l'élection et doit former le gouvernement, ainsi que les autres chefs.
La salle manifeste cependant son désaccord lorsqu'elle évoque certains adversaires. URBANIA rapporte que Ghazal a dû rappeler ses troupes à l'ordre lorsqu'elle a salué la victoire de PSPP. Urbania
Vers 26:00 — QS comme contre-pouvoir
C'est probablement le passage politique le plus important de la fin.
Ghazal dit en substance que la progression de la droite rend le rôle de QS encore plus important.
QS devra donc être une force de résistance au Parlement : défendre les services publics, les droits sociaux, l'environnement et les personnes qui risquent de perdre au change dans le nouveau rapport de forces.
Elle présente son parti comme un contre-pouvoir progressiste face au nouveau gouvernement et à la présence accrue de la droite.
Vers 27:30 — Ne pas disparaître entre deux élections
Elle insiste finalement sur la nécessité de continuer à militer après l'élection.
C'est ici qu'arrive l'idée rapportée par URBANIA après l'intervention de l'ancienne co-porte-parole : ne pas se « dépoussiérer une fois aux quatre ans ». Le message est que le militantisme doit être permanent et que le parti doit continuer à être présent dans la société entre les campagnes électorales. Urbania
Fin — « On n'a pas dit notre dernier mot »
La conclusion revient à l'idée de départ : QS a résisté.
Ghazal veut que ses militants quittent la soirée non pas avec l'impression d'avoir simplement « sauvé les meubles », mais avec celle d'avoir démontré que la gauche québécoise possède encore une base solide.
La dernière idée est celle d'un Québec plus juste, progressiste et inclusif, et surtout la conviction que le combat politique continue.
Elle termine sur cette formule devenue le principal extrait médiatique du discours :
« Les forces progressistes et de gauche au Québec sont encore bien vivantes. Québec solidaire n’a pas dit son dernier mot. » Urbania
En gros, le discours suit cette structure
Déjouer les pronostics ? célébrer la résistance de QS ? remercier les militants ? rappeler les valeurs et les propositions du parti ? défendre un Québec inclusif ? reconnaître la victoire du PQ ? constater la montée de la droite ? présenter QS comme contre-pouvoir ? appeler les militants à poursuivre le travail ? « QS n'a pas dit son dernier mot ».