Small talk hiver
Criss qui fait frette cette année. C’est rendu chaud à -10.
Mais je me plains pas, j’aime le froid.
Les grands froids entraîne le silence, la pureté. La lune est claire la nuit, l’heure doré est pur, la fumé des équipements de chauffages monte paresseusement, argenté sur la dorure de l’aube. Mais ces grands froids amène la misère. Un vieux maçon, après 10 ans de prisons me disait dans son language coloré que le froid l’empêcherait pas d’être dehors mais qu’ils fallait avoir les outils de la misère. Un lance flamme, des génératrices pour alimenter le chauffage et les blocs Heather, du starting fluid pour la nacelle, du diesel et du gas en masse, des câbles à booster, des booster pack, des boîtes chauffantes, des Thermos.
Pis de la patience.
Dans les grands froids, les éléments ne réagisse plus de la même manière. Les outils sont paralysé, les moteurs cherche leurs air. Le plastique devient du verre. J’ai échappé une génératrice et son cover a explosé.
Au démarrage de la nacelle, glowplug, patience, glowplug. On chauffe le moteur mais -25 est plus fort qu’un petit élément de 1000 watt. Et quand la machine réussit à partir, elle crache sa fumée bleue et ça sent le train, le moteur tousse et tousse et tu retiens ton souffle jusqu’à ce que ça se stabilise. Tu laisse ça tourner. Et tandis que tu t’élève dans le panier, au travers de la fume de ta nacelle, dans le ciel infini, tu te dis que tu as temporairement vaincu la nature mais tu le dis pas trop fort parce que la machine peut lâcher n’importe quand.
Dans les tempêtes de neige, je vais marcher dans les bois. Dans les grands vents, les arbres me protèges du vent et seul une poussière de neige descend. Mais tu entends le hurlement des vents qui cherche à t’atteindre. Et je pense au coureur des bois, au nations autochtones qui affrontait l’hiver en nomade. A ceux qui ne pouvait pas nécessairement se redhauffer le soir dans un abris solide. Et on oublie vite que le froid tuait. Quand j’ai travaillé à Fermont, il fallait appeler quand on arrivait en bas parce que si on tombait en panne en auto à -25, ça pouvait prendre des heures avant de croiser quelqu’un.
Avant les fêtes, j’ai écouter toutes cette jeunesse m’expliquer qu’il savait comment s’habiller contre le froid. Trop habillé, pas assez, ils ont sué puis geler. Ils se sont concentré sur leur gant sans comprendre que souvent, les mains qui gèlent sont cause quand le corps a froid et qu’il envoie tout le sans sur les poumons et le cœur. Ils étaient convaincu mais ils ont perdu parce qu’ils n’ont pas appris à craindre le froid et à le respecter. Ils n’ont pas appris à souffrir un peu, à travailler plus fort pour générer leur propre chaleur.
Anyway, il fait frette. Mais pas aujourd’hui. Une chance