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 L'Encyclopédie du Peuple

Auteur Sujet: Vos souvenirs des années 90  (Lu 1651 fois)

jivre

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Vos souvenirs des années 90
« Réponse #50 le: juillet 07, 2022, 03:20:23 pm »
0
Ca me rappelle la rivalité entre moi old punk et mon frère, skate punk califournien.

Moi je trouvais que son "punk" c'était juste du pop "déguisé en punk", avec preuves à l'appui, alors que lui il trouvait que le vieux punk, particulièrement Crass, c'était même pas de la musique (avec preuves à l'appui). On se rejoignait avec un peu de Rancid ou de Minor Threat.

Sinon, dans mon bout où j'ai grandi (Laval est), à partir de 1996 c'était vraiment la coalition des marginaux contre les rappeurs. Il n'y avait pas beaucoup de ponts. Les potheads qui écoutaient du Cypress Hill au début de la décennie étaient soit passés du côté new métal (Korn et compagnie) et se tenaient avec nous, soit définitivement fresh gansta Wu Tang style. Vraiment irréconciliable.

Je ne me souviens que d'une seule personne qui faisait un pont entre les deux, c'était "Ramène" (parce que son lighter s'appelait tout le temps "ramène" et finalement, c'est elle qui a fini par s'appeler comme ca. J'ai aucune idée de son vrai nom) une fille super cool, moitié queb moitié haïtienne, qui fittait dans tous les milieux.
« Modifié: juillet 07, 2022, 03:25:12 pm par jivre »

Berslak

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Vos souvenirs des années 90
« Réponse #51 le: juillet 07, 2022, 03:27:25 pm »
0
Question super nichée: les gratteux de guitare autour du feu, ils jouaient quoi dans les années 90? Est-ce qu'ils faisaient déjà du Richard Desjardins?

Plume, Paul Piché, Beau Dommage, la petite grenouille, Wish you were here....

Edit:Ah pis ptete l'ostie de Gars du bas du fleuve...  Un rare exemple de toune que j'aimais bien au début mais que j'ai beaucoup trop entendu souvent dans les bars de chansonniers.  Si j'y avais pensé, ça aurait pu être mon choix pour la compilation Pu capable. 

Jamais entendu de Richard Desjardins de ma vie autour d'un  feu.
« Modifié: juillet 07, 2022, 03:35:47 pm par Berslak »
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MadChuck

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Vos souvenirs des années 90
« Réponse #52 le: juillet 07, 2022, 03:30:52 pm »
+2
A vous lire on dirait que vous avez grandi dans un espèce de parodie de Degrassi/Watatow que je ne savais pas si ça avait exister pour de vrai.

En région éloigné, il n'avait pas assez de monde pour former autant d'équipe, de mémoire au primaire en 5 année en 94-1995 on était 6 élèves je pense. À la grande ville, au secondaire (les 5 ensembles) francophone peut-être 800 maximum et ça couvrait assez loin que pour appeler certains ami de chez nous c'était une longue distance. Ils sont à peu près 400 aujourd'hui ?

Et la rivalité avec les anglophones prenaient pas mal de place, pendant et juste après le référendum.

jivre

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Vos souvenirs des années 90
« Réponse #53 le: juillet 07, 2022, 03:39:52 pm »
0
Plume. Paul Piché. Vilain Pingouin.

Moi perso j'ai embarqué Desjardins dans mon répertoire feu de camp après 2000.

Pour ce qui est du rap. chez nous, les rappeurs et les punks se battaient, c'était une genre de guerre. On trouvait les rappeurs complètement aliénés par l'industrie et les marques (alors que bon, nous avec nos bottes 18 trous et nos perfectos on était loiiin de ca  ;D)

Merci pour la réponse.

Sans blague, j'ai acheté les deux morceaux dans les deux dernières années, le perfecto modèle classique de Barney's Originals et des Doc Martens (8 œillets seulement, estie je n'ai plus la patience pour les 18 trous), et c'est probablement les plus gros luxes vestimentaires que je me suis payée dans ma vie. C'est dément de songer que des ados portaient ça il y a 30 ans (je veux dire, comment vous aviez les moyens? :smiley36:).

Sérieux, j'm'en rappelle pas. Les prix ont probablement montés en 30 ans (plutôt 25 ans pour ma part). Mais c'était cher. L'osti de stuff à mettre dans les cheveux aussi. Et ca tachait. J'en reviens pas que mes parents aient toffé ca.  :smiley36:  :smiley20:

A vous lire on dirait que vous avez grandi dans un espèce de parodie de Degrassi/Watatow que je ne savais pas si ça avait exister pour de vrai.
 

 :smiley36: :smiley36: :smiley36:
« Modifié: juillet 07, 2022, 03:43:05 pm par jivre »

Simone

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Vos souvenirs des années 90
« Réponse #54 le: juillet 07, 2022, 03:43:24 pm »
0
Jamais entendu de Richard Desjardins de ma vie autour d'un  feu.

Bien voyons! Pontiak nous a gratouillé ET chanté ...et j'ai couché dans mon char lors du très épique Sommet de Joliette.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

Berslak

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« Réponse #55 le: juillet 07, 2022, 04:19:51 pm »
0
À Victo (que j'ai quitté pour l'université en 1994), à la fin de mon secondaire et durant mon cégep, il n'y avait pas non plus de guéguerre à ma connaissance. Bon, c'est sûr que moi, j'étais le nerd qui n'avait pas de vie sociale et qui n'était pas conscient de grand chose...

Ce dont j'étais conscient à la fin de mon secondaire en 1992 :

Beaucoup de métalleux.  Les t-shirts blancs de la tournée And justice for all de Metallica étaient partout.  Cheveux longs, t-shirts de groupe (Metallica et Megadeth surtout), coat de jeans.

Beaucoup de preppies avec des chemises Polo Ralph Lauren.

Pas mal d'alternos style The cure avec les cheveux teints en noir, habillés en noir, du cutex noir, etc.  J'ai vu un métalleux dans le temps les traiter de "réglisses".  Récemment, une ex-réglisse m'a rappelé le terme et il s'est inséré depuis beaucoup dans mon vocabulaire.  :smiley17:

Très peu de punks purs comme jivre.  Une petite gang de 7-8 ptete.  Je me rappelle surtout d'une fille que je trouvais super cute avec ses longs cheveux noirs et qui, du jour au lendemain, était devenu punk, la tête rasée, avec une chaîne avec un cadenas autour du cou.... Je trouvais ça ben de valeur.

Une autre petite gang de hippies qu'on pouvait croiser parfois dans la cage d'escalier en train de chiller et de gratter de la guitare.  Une fille en particulier avait l'air sorti tout droit de Woodstock avec ses lunettes rondes à la John Lennon et ses robes full colorées ben lousses.

Aucun souvenir de punks skateux dans la fin de mon secondaire (fini en 1992).  J'imagine que ça ne s'était pas encore rendu à Victo en 1992.  Même chose pour le grunge. Et probablement même chose pour le rap sérieux.  Mais ben possible aussi que je ne me tenais pas assez avec des bums cools pour être au courant des nouvelles tendances.

Ensuite, pendant mon cégep de 1992 à 1994, j'avais encore moins de vie sociale.  J'étais soit en classe en Sciences Pures avec les autres nerds, soit chez moi, jamais dans la cafétéria ou autres lieux publics de loisirs.  En plus, je ne sortais pas encore dans les bars car mes rares amis n'avaient pas commencé ça non plus encore. Aucun souvenir de gang particulière ni de monde avec un look métal, grunge, rap, punk...   Faque sûrement pas de rivalités là non plus.
« Modifié: juillet 07, 2022, 04:54:55 pm par Berslak »
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« Réponse #56 le: juillet 07, 2022, 04:22:28 pm »
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Jamais entendu de Richard Desjardins de ma vie autour d'un  feu.

Bien voyons! Pontiak nous a gratouillé ET chanté ...et j'ai couché dans mon char lors du très épique Sommet de Joliette.

Je m'en rappelle.  Et je ne connaissais pas la chanson car je n'avais jamais écouté de Richard Desjardins.

Ce fut donc la seule fois de ma vie.

Je pense que vous aviez chanté aussi une rare toune de Plume que je ne connaissais pas.
« Modifié: juillet 07, 2022, 04:33:33 pm par Berslak »
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« Réponse #57 le: juillet 07, 2022, 04:35:22 pm »
+1
Simone : jivre a dit qu'il "vendait" à l'époque. Il était donc ptete plus "en moyens" que toi...  :smiley2:
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« Réponse #58 le: juillet 07, 2022, 05:01:49 pm »
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Question super nichée: les gratteux de guitare autour du feu, ils jouaient quoi dans les années 90? Est-ce qu'ils faisaient déjà du Richard Desjardins?

Après le dôme dans la 2ième moitié, les I lost my baby et Leloup en général de mémoire.

Quand les gens voulait faire embarqués les gimauveux et claquer des mains, Rolling de CCR devait être facile à apprendre.

Good call pour Jean Leloup! Tu me rappelles comment on tournait ce disque non-stop quand je travaillais au camp (le même camp que celui de la mémorable - pour moi, ahah - brosse au Stinger crème de menthe :smiley36: ).


tu faisais tout ca dans les 90'? Pour moi tout ce que tu décris ca part de 2000 à 2004 mettons
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Simone

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« Réponse #59 le: juillet 07, 2022, 05:09:54 pm »
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Question super nichée: les gratteux de guitare autour du feu, ils jouaient quoi dans les années 90? Est-ce qu'ils faisaient déjà du Richard Desjardins?

Après le dôme dans la 2ième moitié, les I lost my baby et Leloup en général de mémoire.

Quand les gens voulait faire embarqués les gimauveux et claquer des mains, Rolling de CCR devait être facile à apprendre.

Good call pour Jean Leloup! Tu me rappelles comment on tournait ce disque non-stop quand je travaillais au camp (le même camp que celui de la mémorable - pour moi, ahah - brosse au Stinger crème de menthe :smiley36: ).


tu faisais tout ca dans les 90'? Pour moi tout ce que tu décris ca part de 2000 à 2004 mettons

Il faudrait que tu définisses "tout ça", ahaha.

Premier été au camp pour moi en l'an 2000.

La brosse de MadChuck au Stinger, à mon mariage en 2014.

Même endroit, deux époques différentes  :smiley36:
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« Réponse #60 le: juillet 07, 2022, 05:51:56 pm »
0
ah ok aha!
Mais bref, l'internet est rentré chez nous vers 1999-2000 (avant on allait à la biblio réserver des cases horaires), les shows, la musique, les partys, c'était au secondaire (à partir de 2000), etc.

Tout ce que vous avez comme souvenirs de polyvalente c'était pour moi les années 2000, je me rappelais pas qu'on avait tant d'années de différence que toi c'était les années 90 !
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« Réponse #61 le: juillet 07, 2022, 08:41:18 pm »
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Non, je ne pense pas qu'on ait tant d'années de différence, je suis un modèle 1984 - les meilleurs btw. Sauf pour Internet comme je l'ai expliqué plus haut, la plupart des mes souvenirs des années 90 remontent à 1998 (cliques, musique, party, etc.) et mon premier show en 2000. C'est pour ça d'ailleurs que j'avais besoin d'éclaircir mes souvenirs sur les années 90, parce qu'une décennie d'un an et demi, c'est pas long.
« Modifié: juillet 08, 2022, 07:52:31 am par Simone »
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dalporto

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« Réponse #62 le: juillet 07, 2022, 09:55:29 pm »
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Edit:Ah pis ptete l'ostie de Gars du bas du fleuve...  Un rare exemple de toune que j'aimais bien au début mais que j'ai beaucoup trop entendu souvent dans les bars de chansonniers.  Si j'y avais pensé, ça aurait pu être mon choix pour la compilation Pu capable.

Je l'ai jouée en fin de semaine en camping.

Ça devait faire 10 ans que je l'avais pas jouée au complet.

dalporto

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« Réponse #63 le: juillet 07, 2022, 10:04:07 pm »
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Question super nichée: les gratteux de guitare autour du feu, ils jouaient quoi dans les années 90? Est-ce qu'ils faisaient déjà du Richard Desjardins?



Oui, j'ai ramassé Desjardins au Club Soda dans l'appartement d'un gars qui me devait de l'argent pour du pot circa 1995 aux résidences du Cégep de Lauzon, c'est le seul que je n'ai pas pawné de sa musique de marde.  Faque j'ai appris pas mal toutes les tounes de l'album qu'il jouait dessus à la guitare, avant d'aller me chercher Tu m'aimes-tu, qui était probablement déjà sorti à ce moment.

Mes deux to-go c'était Latraverse pis Desjardins.  Sinon Dassin, Brel, Piché, Renaud et autres, mais je jouais des affaires comme du Screeching Weasels acoustique à travers. Ça dépendait avec qui j'étais.

Faudrait que j'ouvre mon cartable de tounes que j'ai majoritairement monté en 1994-1995. 

jivre

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« Réponse #64 le: juillet 11, 2022, 09:30:25 am »
0
Moi aussi c'est Desjardins au club soda qui me l'a fait aimé, mais c'était en 2000. Dans mon premier appart, à côté du métro Crémazie. On louait le bloc au complet (2 étages, 4 chambres, un sous-sol, un toit accessible) pour 950$/mois et avec un sous-sol transformé en plantation intérieure. Ca revenait pas cher. Un grand gaillard barbu (à l'époque où la barbe état plus rare) était venu pour du pot et il avait mis cet album dans notre salon. Desjardins avait déjà sorti son documentaire "l'Erreur Boréale", qui m'avait beaucoup marqué, mais je n'aimais pas vraiment ses chansons solo et son style que j'avais brièvement entendu chez mes parents à l'époque de Tu m'aimes tu. J'étais resté avec l'image d'un artiste tourmenté à la poésie surréaliste vouté sur son piano. Quand j'ai entendu Le chant du bum, Boomtown Café, et surtout Le prix de l'or et Phénoménale Philomène, qui m'ont vraiment pris par surprise, j'ai vraiment catché l'artiste qu'il était et je me suis mis à en chercher. L'été même, ma première blonde officielle (une "blonde d'été" qui m'a laissé après un mois et demie pour batifoler avec un autre de nos amis) venait d'Abitibi, donc, elle avait tous les albums et m'a fait connaître le répertoire de Desjardins pas mal. Et j'en ai intégré à mon répertoire de guit.
« Modifié: juillet 11, 2022, 09:32:51 am par jivre »

Simone

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« Réponse #65 le: août 22, 2022, 11:25:24 am »
0
(J'attends la suite avec impatience)

J'attends toujours.

Où est la fonction pour tagger des gens sur ce forum? Elle me serait utile LÀ.
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Berslak

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« Réponse #66 le: août 22, 2022, 06:04:33 pm »
+2
Charlemagne, reviens.  Au pied.

Mettez tous des +1 à ce message pour qu'il le voit dans les messages de la semaine.
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Simone

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« Réponse #67 le: août 22, 2022, 07:47:48 pm »
0
Preuve que je ne suis pas la crinquée que dalporto pense que je suis: Berslak donne un ordre et j'obéis, sans discussion.

 :smiley36:
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Charlemagne

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« Réponse #68 le: août 26, 2022, 11:08:17 pm »
+6
Été 1997

La fin d’année a été longue, il a fait chaud longtemps. L’école aurait due se terminer un mois plus tôt. Moi et mon ami avons une passion pour les mountains bike mais peu de moyen. On va dans les tabagies pour chercher des magazines et quand je suis chanceux, je tombe sur un site internet avec des gif de flammes qui donne des infos. Comme on avait pas vraiment les moyens de nos passions, on a passé le mois de mai à picossé sur les vélos des enfants plus riche pour se monter notre propre bicycle.

J’ai terminé mon dernier examen facilement, un peu trop facilement et je voulais pas être le premier à me lever, j’ai attendu que la tronche de la classe se lève et je l’ai suivi. Ma mèreva me dire si je passe quand on va recevoir les résultats par la poste. Il reste déjà pas grand-chose dans mon casier a part mon banc de vélo et mon walk-man, je pèse sur play pis rien; le tape est sorti de la cassette. Je sors la cassette, prend un crayon, puis roule lentement, aussi adroitement qu’un chirurgien, remet la cassette et je pars pour chez nous en écoutant Surf Wax america. En passant par le parc, je croise des amis qui fête la fin d’année, je fume avec eux, on reste dans le parc 2-3 heures jusqu’à un char de police arrive et nous dit qu’il a eu des plaintes de flânages. C’est ça la vie, vas dehors, mais pas trop.

L’été part raide, une fille de ma classe fait un open-house au premier vendredi. On se pointe là et il y a du monde partout, plein de monde que l’on connait pas. Des cousins, des amis qui viennent de d’autre école, la pauvre fille a perdu le contrôle. Quelqu’un trouve des bouteilles de fort, on réussis à prendre le Gin et on va le cacher dans le bois d’à côté. Après le monde qui cherche le party arrive le monde qui cherche le trouble. 4-5 gars qui arrive dans un vieux 323. On a pas l’age de conduire, mais eux l’ont. 17 ans dans un party de 15 ans à chercher le trouble. Y a un jeune qui rit plus fort que les autres, c’est une bonne raison, ça se provoque et ça finit avec un gars qui perds ses 2 palettes d’en avant, à moitié sonné dans le gazon dans la cours arrière, avec une fille qui lui tient la tête en lui parlant. C’est pas déjà fini qu’il y en a un autre qui sort à la course pour aller vomir, ça lève le cœur à une fille qui en reçoit sur son linge et elle se met à vomir elle-avec.  La police finit par arriver, on se sauve par le bois. La pauvre fille qui cherchait la publicité va finir avec par être la risée.

On se retrouve à côté d’un centre culturel. Mais avant, on appelle nos parents pour leur dire qu’on couche chez un ami tandis que notre ami appelle ses parents pour leur dire qu’il couche chez nous. J’ai jamais vraiment bu de fort mais on m’a dit que de boire à la paille fessait plus. Je mets le gin dans une gourde, on le dilue avec la bouteille d’amaretto qu’on a trouvé et on commence à boire. On décide de changer de parc, on continue à boire en pédalant. On se retrouve à côté dans le parc de l’école primaire ou j’allais en première année. Ils ont fait un train avec des tuyaux de ciments. Je me rappelle comment j’aimais m’y cacher quand j’étais jeune et je retrouve donc mes premières amours : ça commence à tourner, les branches vibrent, je vais me coucher dans le tuyaux le temps que ça passe. Faut croire que beaucoup de monde vont passer dans le parc parce que je vais en croiser longtemps du monde qui vont dire m’avoir parler ce soir là alors que j’en aurai aucun souvenir.

Le lendemain matin, tout va bien. J’ai le bras engourdis et un méchant bleu sur une jambe. L’été vient de commencer.

J’ai deux jobs, je coupe le gazon pour le bâtiment de la SQ et je travaille pour une cours à scrap automobile. À la SQ, un policier rit de mon chandail « UPS »pour United Pot Smoker. À la cour à scrap, je déplace des chars, je fais le ménage, tandis que la radio dans le garage gueule du Metallica. Corey travaille là depuis 6 mois. Il lui manque une couple de dents et une coupe de cellule. Il articule mal et parle comme si il était en fin de souffle constamment. Il me raconte ses trips d’acide, il se plaint que justement, l’acide est pu ce qu’elle était. Il est sexiste, homophobe et raciste. Il me dit qu’il fait du nijintsu et qu’il pourrait me tuer avec n’importe quels objets qui se trouve dans le garage. Desfois, il me parle et il fait des moves de ninja. C’est clairement un tueur. Devant mon étonnement, il me raconte qu’il a peur de personne, qu’il a jamais reculé. Le boss rentre, lui crie d’arrêter de parler et Denis s’excuse. Quand le boss repart, il me regarde et me dit : j’ai pas eu peur, c’est du respect.
Avec mon argent, je m’achète du nouveau linge. C’est important d’avoir une marque : polo, Ralph Lauren, Tommy, West-coast, Nautica, j’en oublie surement. Tu rentre dans un magasin, t’es assailli par un trop plein de parfum, une vendeuse qui est prêt à tout pour faire sa commission et surtout, du dance qui joue fort. J’ai beau être jeune, c’est toujours trop fort.

Il n’y a pas de rivalité entre les styles, c’est beaucoup plus complexe. J’ai grandi dans un quartier qui n’était en fait qu’une rue et cette rue à été séparé par un boulevard de sorte qu’on était un groupe de 12 maisons environs, dont 4 maisons avaient des enfants de notre groupe d’âge. C’est assez simple comme hiérarchie : on se chicane entre nous mais quand quelqu’un de l’autre boulevard nous écoeure, on se tient ensemble. Au primaire, quand ceux du quartier écoeure quelqu’un de notre rue, on n’oublie la barrière du boulevard et on se tient. Au secondaire, ma rue se retrouve jumelé au quartier de mon école primaire : on se tient entre nous. Pis si tu viens de l’autre bord de la track, de l’autre école, pis que tu viens chez nous, le gars avec qui je me suis battu la veille va devenir mon allié. Je sais pas trop pourquoi c’est comme ça. Par contre, tranquillement, une nouvelle barrière s’ajoute. Tu peux voir un punk avec un prep, tant que c’est du linge de marque, il n’y aura pas de guerre. 1997 est l’année ou ça change.

La grande ville est arrivée par une personne en particulier : Marc-Daniel. Un peu voyou,on sait jamais ou la vérité commence et ou elle s’arrête, il arrive de Montréal-Nord avec sa famille. Son grand frère à sa gang, les 45 crews. Marc-Daniel est tout droit sorti d’un clip de Wu-tang, qu’on a pas encore découvert. Du linge qui vaut chère mais des marques qu’on connait pas : il magasine à Montréal, sur Ste-Catherine. Il nous fait peur, c’est un intouchable. Il ne se mêle pas vraiment à nous. Ce sera un catalyseur pour tout les immigrants ou fils d’immigrants de l’école. Ceux-ci qui ne se trouvait pas vraiment dans le punk trouvent leurs voies dans le hip-hop. Durant l’été 1997, c’est encore une bulle, mais en 1998, ce sera une révolution.
On commence à entendre des histoires de gars qui vendaient mais qui se sont fait menacé pour finalement manger une solide volé. On est habitué au bataille 1 contre 1, mais pas à une bataille de 10 contre un. On se battait pour l’honneur (ce qui est stupide) pas pour le contrôle d’un secteur. On raconte qu’il y en a un qui s’est littéralement fait casser les deux jambes. Plein de légende d’été qu’on se raconte quand on se croise. Les poteux/skateux/grungeux qui se pensaent invincible ont trouvé leur limite et elle n’était pas loin. Alors qu’on a passé 2 ans à se faire intimider par eux, on découvre en même temps qu’eux qu’ils ne sont pas grand-chose. C’est un peu l’éclatement des clans existants qui se produit en même temps qu’éclate une rotule de Jean-Emmanuel qui passera la plus grande partie du secondaire à être baveux et à manger les plus terribles volés que j’ai vu.

Le soir, on va au méga-projet. On s’est fait des trails avec des jumps mais il y en a qu’on n’ose pas faire. Maxime dit que ça lui fait pas peur. C’est soit l’adrénaline, soit le buvard, mais il a les deux yeux dilatés ben raide. Et ce sera épique. Il monte en haut de la colline. Nous lache un cri « checkez ça ! » puis il s’élance. Il se contente pas de se laisser descendre, non, il pédale pour aller plus vite encore.  Il manque des vitesses à son 18 vitesses. Il prend le jump et il s’élève, tout d’abord bien droit, puis il penche vers la gauche. On croit qu’il veut faire un move, puis ramener le bicyle, mais non, il ramasse le sol sur le côté, sa roue avant frappe une racine, fait lever le vélo, projette maxime dans les airs pour l’envoyer drette sur un arbre, créant à l’impact le son le plus fort que j’ai entendu de ma vie fait avec une tête. On part à la course, il se releve, il a déjà une immense bosse sur la tête, il part à rire. Il sent rien. Une heure plus tard, il décide qu’il va dormir dans le boisée. On fait un feu, Éric va chercher sa guitare et joue ce qu’on connait : Nirvana Unplugged. Il réussit à faire des versions acoustique de Black hole Sun, Glycerine, etc, il y a deux-trois fille qui chante.

On passe nos journée à journée à travailler. Quand on travaille pas, on va dans les carrières pour se faire des trails, on passe nos soirées dans les parcs. On en choisit un, on reste jusqu’à ce que la police nous sorte. On part à un autre parc, on croise du monde, on vérifie quels sont les parcs ou on peut encore aller. Le pot commence à être dur à trouver, il n’y a plus personne qui veut vendre.

Pour faire plus d’argent, on décide de faire le vol du siècle. À notre école, toutes les cannettes du recyclage sont mises dans le jardin centrale de l’école, qui est un petit espace au centre de l’école seulement accessible par une porte toujours barrés. Il y a au moins 50 sacs plein de cannes. Un soir, on part en vélo, avec un rouleau de corde et un crochet qu’on à acheté à la quincaillerie. On monte sur le toit en passant par la marquise de la porte arrière. On trouve notre chemin dans le dédale d’échelle. On sort la corde et le crochet et on commence à pécher. Un à un, on remonte les sacs. On vent pas se faire prendre, on décide de prendre une dizaine de sac sur les 50. On ramène tout ça en bas, on cache ça dans le bois à côté de l’école. On part vendre les canettes mais c’est beaucoup trop long dans les machines et on à peur de se faire reconnaître. On essaie de les vendre au dépanneur qui n’en veut pas vraiment. Puis, deux jours plus tard, tandis qu’on essayait de faire du trial sur les bancs d’école, un vieux monsieur vient nous voir. C’est Antonio, un sans abris que l’on voit marcher constamment sur le boulevard, entre St-Hubebrt et Chambly. Il a regards un peu fou et il fait les poubelles pour trouver des cannes. Il me regarde, je le regarde. Il me demande si j’ai de l’argent. Il fait pitié et il pue, et je veux qu’il parte. Je lui donne une piaste. Erreur, il décolle plus. Mon ami lui donne une piastre en espérant que ce soit assez. Encore une erreur. Il commence à nous poser plein de question. Il me demande si je suis fort, je sais pas trop quoi lui répondre. Il me demande si je peux le lever. Je suis encore plus embêter. Alors il me dit : essaye de me lever. J’hésite, pis je me dit que j’ai rien à perdre. Il s’approche et je le prens en sac de patate. Il est sec, pas de gras, il pèse rien. Mon grand-père dirait qu’il est Nerfé. Pis il me demande de le faire tourner. Quoi ? Il répète sa demande. Et je fais la toupie, il parle à rire. Me v’la dans un stationnement à faire tourner un sans-abris comme une toupie. Finalement, je le repose  à terre et dans le but de m’en débarrasser, on décide de l’amener à notre cachette de sac de canne dans le bois. C’est l’Eldorado, il dit qu’il y en a trop, qu’il peut pas tout les amener en même temps. On l’aide à cacher les sacs pis on lui dit qu’on doit partir. Je sais pas comment il s’y est pris mais il n’y avait plus de canne deux jours plus tard.

Antonio, que tout le monde appele Tonio, est une sorte de Huckleberry des temps moderne. Personne ne sait vraiment d’où il vient, depuis combien de temps il habite dans la région. Tout ce qu’on sait, c’est qu’il se promène sur la 112, de chambly à St-Hubert, en faisant du pouce. Il ne semble ni futé ni malheureux. J’aime m’imaginer qu’à force de se promener ainsi à toutes heures, il a pu avoir accès au secret de la rivière l’Acadie sur laquelle roule la brume aux aurores. C’est bien plus tard que j’ai compris pourquoi Tonio me mystifiait : dans un monde qui devenait moderne, qui voyaient ses mystères disparaitre l’un après l’autre, Tonio était le folklore, le même quêteux que l’on trouvait dans les romans du terroir, celui que tout le village de mes grands-parents connaissaient et accueillaient lors des jours les plus froid. Tonio était le dernier rayon de légende dans un ciel qui devenait nuageux.

Mon père décide que les vacances seront aux États-Unis cette année, à Hampton Beach. C’est la chance de ma vie. Après 6 heures de route qui aurait dû en prendre 5 si ce n’était pas de la Caravan qui peine à passer les côtes du Vermont tant elle est chargée, on n’arrive enfin. Je connais personne et personne ne me connais. J’écoute Heavy petting zoo de NOFX, je marche 15 pieds devant ou derrière mes parents tandis que l’on marche sur la main. Ça sent la friture et le linge cheap, le bruit des arcades tente de percer le bruit des motos. Ici, c’est tellement un cliché, les jeeps écoutent du Dance et il y a des métalleux dans des trans-am des années 80. J’entends une fille parler français et je prends un accent cassé et je lui dit : « je parle un peu la francaise » mais j’ai à peine fini que mon petit-frêre arrive et me dit de me dépêcher parce qu’il y a un gars qui se bat contre Goro aux arcades. Un peu humilié, je vais rejoindre la foule autours de l’arcade. Le soir au camping, alors que je joue de la guitare, un groupe de jeune americain m’invite à leur feu mais mon anglais est tellement mauvais que je repars sans leur dire aurevoir.
Dans les magasins, on se bat pour me vendre des chandails de LooneyTune.
De retour à la maison, l’été s’achève, les soirées sont fraîche. Je raconte les USA à mes amis et on tente de retrouver cette ambiance dans le centre-ville de St-Hubert, à la belle province sur le chemin chambly. Les doubleux commencent à avoir des autos, pas mal de minoune. Les plus vieux viennent flasher avec leur mustang. Avant, il y avait de la drag sur l’autouroute 10 qui n’était pas encore compléter mais c’est fini.
 
L’été s’achève, les soirées sont fraiche. Avec des amis, on est allés dans un coin un peu plus cassé et on a rencontré Gagnon un de nos amis et on s’est installé dans le parc en face de chez lui pour rien faire pis fumer un peu. Le soleil était couché quand le 45 crew est arrivé pour nous voler nos bicycle. On s’est obstiner un peu, Gagnon à lever le ton et ça a dégéner un peu plus. Puis le père à Gagnon est arrivé. Un cliché sur patte, en camisole, la pornstache, les bras bourré de tattoo bleuis par le temps, indéchiffrable, des hiéroglyphes des temps plus dur passé en dedans, en camisole, une coupe longueuil assumé. En temps normal, j’aurais ris mais pas là, c’était un ange qui arrivait, il s’est plantée entre nous et eux et il est resté silencieux. Les autres riaient de lui, le traitent de redneck et lui disait rien, se contentant de fumer et de les regarder un a un. Quand le plus grand du 45 crew s’est planté devant lui, avec un bon pied plus grand, le père à pas bouger d’un poil. Pis quand le grand à oser mettre la main sur le père, celui à tellement rapide que j’ai pas vraiment compris ce qui s’est passé mais le grand s’est retrouvé sur le cul, le nez en sang et le père à juste dit : c’est qui l’suivant ?
Y a pas eux de suivant. La police est arrivé et été un peu embêté dans ses préjugés, une gang de noir ou un ex-prisionnier ?

Ce petit blanc un peu frippé avait fait son effet sur nous et allait créer des remous sur les jeunes influcencables que l’on était.

Pis l’école à recommencé. 



Lisa

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« Réponse #69 le: août 27, 2022, 08:00:39 am »
0
 :smiley32:
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dalporto

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« Réponse #70 le: août 27, 2022, 09:03:52 am »
0
C'est quoi un doubleux?

Lisa

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« Réponse #71 le: août 27, 2022, 09:40:37 am »
0
Un doubleur.
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dalporto

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« Réponse #72 le: août 27, 2022, 08:27:14 pm »
+1
Quelqu'un qui a doublé une année?

Chez nous on appelait juste ça un épais, ça se réutilisait même après la fin de l'école.

Je me rappelle des deux premières filles dans ma classe au primaire (les seul(e)s de tout mon primaire d'ailleurs) qui ont doublé leur 1ère ou leur 2ème année en même temps.

Aujourd'hui elles sont connes équivalent à ce qu'elles étaient dans le temps.

Fallait que tu sois bon en crisse pour doubler une année par chez nous.

Bruitiste

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« Réponse #73 le: août 28, 2022, 12:36:29 pm »
0
J'ai aussi ramassé une centaine de 30 sous par terre avant de me rendre compte que j'avais un trou dans ma poche.

 :smiley36:

T'as un 14 de marocain blond, une pipe, un lighter, pis une première ou deuxième partie que tu t'en crisse (Suicidal Tendencies me semble).

Ça donne ça.  Mes chums ont rit de moé tout le long sans que je ne m'en aperçoive.
C'était Suicidal Tendencies et Danzig les premières parties, et en effet tout le monde s'en crissait.  J'étais là, j'avais skippé le voyage de fin d'année de mon secondaire 4 me semble (la Ronde ou de quoi...) pour y assister avec des chums.  Aucun regret.
Les genres sont désuets.

El Kabong

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« Réponse #74 le: août 28, 2022, 04:03:35 pm »
0
Mon grand frère a doublé sa neuvième.
Aujourd'hui, il a un MBA, il est motonnaire, il pratique l'intimidation (sans trop de succès) sa femme s'est crissé en bas du Pont JC, il a zéro ami.
Il me dois une dizaine de milliers de piastres depuis 20 ans.

Un crotté.

Ça m'a pris du temps pour finalement réalisé que son influence, systématiquement calculé, ne valait rien.
L'évolution, c'est lent... 
Z

dalporto

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« Réponse #75 le: août 28, 2022, 08:22:54 pm »
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C'était Suicidal Tendencies et Danzig les premières parties, et en effet tout le monde s'en crissait.  J'étais là, j'avais skippé le voyage de fin d'année de mon secondaire 4 me semble (la Ronde ou de quoi...) pour y assister avec des chums.  Aucun regret.

Je me rappelais de Danzig, c'était Suicidal que j'étais pu certain.

Mais ça vient de me flasher dans la tête: une table où ils vendaient des t-shirt de Suicidal, en avant d'une banderole d'info-suicide ou un truc du genre.  Ça s'invente pas.

On a le même âge, on s'est sauvé de la poly après la deuxième période en secondaire IV.

J'haïs les line-ups depuis cette journée là.

dalporto

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« Réponse #76 le: août 28, 2022, 08:23:36 pm »
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Mon grand frère a doublé sa neuvième.
Aujourd'hui, il a un MBA

Ça devait être plus facile de doubler une années dans ce temps-là.

jivre

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« Réponse #77 le: septembre 17, 2022, 06:53:40 am »
0