J’ai grandi à proximité du vénérable chemin chambly, une des premières routes de l’Amérique . Avant mes huit ans, c’était, comme depuis les 350 ans avant, le chemin qui menait de la Seigneurie de Longueuil à la Seigneurie de Chambly. Des voitures y passaient constamment et nos parents le craignait, ils nous racontaient les enfants qui s’étaient fait frappé par une voiture, il nous répétait qu’il était dangereux.
Les camions sont arrivé quand j’avais huit ans, l’anné que j’ai eu mon bmx avec des roues bleues. Ils ont commencé à creuser le rang barricadé qui séparait la forêt en deux, ils ont reculé la maison du vieux fermier qui devait se demander pourquoi la ville arrivait ici, ils ont déplacé les maisons ancestrales, détruit le parc de baseball, toujours en creusant. Les fossés sur le bord du rang sont devenu sableux et je rappelle qu’au fond de l’eau, on pouvait voir des paillettes de pyrites ( ou d’or ! Pour nous encore plein d’imagination). Ils ont boulés les monticules de terre, rongé nos piste de bmx, assécher les marais ou on allait chercher des œufs de grenouille ils ont jeté la maison abandonné à terre avec son joli lilas qui sentait si bon au printemps, ils ont détruit la piste de skifoo qui devait être un ancien rang, vestige oublié de st Hubert agricole. le boulevard Cousineau s’est installé, plus large, plus rapide, plus grand débit de voiture. Et les premiers accidents sont arrivé: la fiero est rentré en t-bone dans l’autobus scolaire, derrière la roue arrière. On était là, à regarder, tout les jeunes du coins, le grand frère de Chantale qui est allé voir la voiture poir aider mais qui est revenu blanc comme neige. On attendais le gars criet, la chauffeuse d’autobus crier, et les enfants dans l’autobus était silencieux. On était loin de l’hôpital, l’ambulance est arrivé après les pompiers qui savaient pas trop quoi faire devant la fiero maintenant décapotable. On n’entendais plus le gars quand le toeing est arrivé. Le ti-père est sorti, à regarder la situation, à pogner le crochet sur le bumper et à lever le culs de l’autobus mais rendu à un pieds plus haut, le crochet a glissé et l’autobus est tombé sur la fiero, assez fort pour faire un rebond. On espérait au début voir le gars sortir, en sang mais héroïque, tsé, on aurait applaudis et ça aurait été une bonne fin, on en t’aurait parlé à nos parents au souper. Mais finalement, le rebond, ça nous a glacé comme un bur adverse dans un filet désert. La joie n’y était plus et on resté silencieux à la table au souper.
Bref, l’ouverture du boulevard Cousineau, en plus de tuer le jeune homme, a aussi tuer le chemin Chambly. Le soir, après l’heure du souper, le chemin tombait désert. Et c’est là que jlai compris que j’habitais dans un trous. La maison la plus plus récente avait 40 ans, la plus vielle 250 ans. Le poste d’essence datait des années et 50, les deux portes de garage montaient la garde sur une vieille remorqueuses oubliée. Les maisons étaient tous blanches, en lambris des années 50. En été, les plante grimpante montaient sur les poteau électrique.
Quand je revenais de la ville le soir, le chemin Chambly m’appartenait, il nota avait aucune voiture. Le vieux chemin cabossé se laissait prendre. Il y avait des poches d’air chaud et d’autre froide, un peu comme si l’air était tellement immobile qu’elle s’était mal mélangé. Ça sentait bon, un mélange d’herbe, de fleur, de bois scié, de l’odeur des fossé.
Il y avait à côté de chez nous un petit restaurant qui ne restait jamais ouvert longtemps petabr faillite sur faillite et à l’arrière, le bar Helene.
Célèbre sans l’être était le bar Helene
Je me rappelle un soir d’une gang en pick up qui était partie en pick up pour le festival de la patate de st-amable, pas mal trop pompette. Ou de mon oncle jacques un peu trop poudré qui payait le poulet à tout le monde.
Mais le plus important était que le bar Helene était devant un champs et que sur la rue avant, sa formidable affiche illuminait le chemin tandis que les transfos des néons de l’affiches grésillait. Après des journées chaudes, il y’a avait parfois les orages de chaleurs qui illuminait la nuit, des éclairs qui roulait dans le ciel parmis les nuages, sans bruit.
Devant moi les éclairs, au dessus de moi l’affiche datant d’un autre époque et derrière moi, du country, je me rappelle d’une valse western qui jouait un trois temps.
J’aspire parfois et depuis longtemps à m’arracher à l’humainerie en m’isolant dans la contemplation des éléments cosmiques et naturels mais je dois avouer que parfois, toute la beauté du monde se trouve dans les petites choses humaines. Le bruit du néon, le silence des éclairs et à chaque instant que la porte s’ouvrait, la voix plaintive de Hank william et encore mieux, celle de ti-paul barnique qui retourne chez lui, chaud raide, chantonnant la chanson du prisionier de Paul Brunelle
D’ailleurs, il y’a un charme à voir une personne saoule chantonner mais je ne veux pas m’étirer sur le sujet.
Quand j’ai entendu Wayne Hancock pour je ne sais pas quel raison, dans le fond d’une vieille maison sur le bord d’une mer bleu foncé à l’île du prince Édouard, ça m’a un peu ramené chez nous, assis sur mon bloc de ciment.
Le deuxième solo de guitare, a cette magie d’être trainant, de se faire attendre par rapport au rythme de la chanson. Les notes sont lentes, comme si la journée chaude les avaient assomés et qu’elles marchaient comme Ti-Paul Barnique pas trop pressé de rentrer chez eux. Ou comme ce couple qui dansait sur du Hank william dans la cour arrière de bar, deux tourtereaux de 50 ans cherchant l’amour et le bonheur dans la poussière et la misère . Ou comme le temps qui se laisse ralentir par la beauté de mon vieux chemin, du bout du chemin de Chambly, au bout de st-hubert