Ça a dû changer en 30 ans.
Entre 1993-1995, on a reçu 4 ou 5 rejets du privé à mon école publique (SURPRISE! JE SUIS UN PRODUIT DE L'ÉCOLE PUBLIQUE!).
Ceux qui allaient au privé dans le temps, c'était les rejetons des professionnels; enfants de médecins, de notaires, d'avocats, souvent des couples de professionnels. C'était le point commun de ces moineaux là.
Les enfants à mon frère sont sortis du secondaire il n'y a pas longtemps, 1-3 ans. C'est pas un professionnel, il travaille dans une shop, et sa blonde a cumulé des emplois de manière intermitente qui ne paient probablement pas en haut de 70k$ par année depuis 20 ans. Ce que je veux dire, c'est que la donne a changée, c'est pu la même crowd qui inscrit leurs enfants au privé.
Avant c'était seulement les plus riches qui inscrivaient leurs enfants au privé et qui en avait les moyens. Et ceux qu'on recevait, la seule manière de l'expliquer c'était que c'était des kids de familles où les parents travaillaient trop et qui s'en occupaient juste pas. Du genre fils (juste des gars d'ailleurs) d'un couple de médecin (salut Frank) qui sortait de désintox pour une dépendance à l'héroïne dans une école située dans un village (Jésus-Marie pour ne pas le nommer), ou n'importe qui avait de la misère à se trouver un demi gramme de pot. École de riche = problèmes de riches au début. Genre le jeune a 400$ d'argent de poche par semaine à 15 ans en 1994.
Je ne sais même pas c'est quoi mon point ici. Peut-être ça:
On devrait peut-être regarder ça de l'autre bord? L'école publique s'est sauvé de 3 ans avec ces élèves disfonctionnels là? Et comme c'est récurrent, faut s'adapter?
On avait des classes spéciales pour ces genres de troublemakers là dans le temps, ça n'existe plus? Ça s'appelait cheminement particulier, ça déloadait les profs du rugulier.
Y'en a qui s'en sont bien sortis, parce que c'était pas particulièrement des déficients ou des débiles, juste des jeunes qui étaient incapables de rester assis en classe la plupart du temps.