Même dans le reste de la programmation. Comment déforment-ils la réalité? Et je ne parle pas d'erreur humaine (une mauvais années dans un reportage par exemple). Je parle de tordre la réalité sciemment pour nourrir une idéolgogie
À tantôt.
Allons-y gaiement.
Là j'irais pas fouiller dans les archives du Devoir ou de RC pour trouver un exemple, on va y aller avec un qui va dans le même sens qu'eux autres et que tu aimes beaucoup. Pour ma part des fois je trouve qu'il a de l'allure, d'autre fois il dérape comme les gens sus-mentionnés, de cette façon:
Assumez votre transphobie
Il y a des gens fiers de nier la validité de la transidentité. Ils appellent ça le "respect de la science" et le "gros bon sens". Ils n'hésitent pas à parler de maladie mentale, voire de perversion, pour décrire les personnes trans. Ils reçoivent l'étiquette transphobe comme un compliment.
Il y a aussi des gens qui nient la validité de la transidentité, mais qui n'aiment pas qu'on les accuse de transphobie, encore moins de haine. Ils nous assurent qu'ils respectent les personnes trans (qu'ils ne qualifieront jamais de femmes), mais qu'ils veulent protéger les "femmes biologiques" et les enfants.
Non. Assumez votre transphobie, votre haine et votre violence. Vous êtes dans la même catégorie que les gens qui disent respecter les personnes homosexuelles, mais que leurs pratiques sexuelles sont contre nature et un affront à Dieu et à la création. Ce n'est pas parce que vous niez votre haine que vos victimes ne la ressentent pas.
Refuser qu'une femme trans soit une femme, c'est violent. La présenter comme un danger pour les "femmes biologiques" ou pour les enfants, c'est violent. Exiger qu'on l'empêche d'entrer dans un vestiaire, dans une toilette ou dans un foyer pour femmes, c'est violent. Et faire croire qu'il existe un lobby "transactiviste" qui cherche à convaincre un maximum d'enfants d'opérer une transition de genre aussitôt que possible, c'est une incitation à la haine.
Arrêtez de vous faire croire que vous êtes des humanistes. Vous contribuez à faire de la vie des femmes trans un enfer. Et soyez honnêtes: vous vous en fichez éperdument.
On va commencer par dire que je m'en câlisse des trans, dans le sens qu'ils font bien ce qu'ils veulent de leur identité. Je trouve ça étange au pire, mais grand bien leur fasse si iels sont heureuxes là-dedans. Si on peut les accomoder un tant soit peu, fine, mais là c'est du grand n'importe quoi la Grande Défense des Trans.
Dans les commentaires on y trouve comme d'habitude de tout: plein de monde d'accord, parce que c'est son public, des haters / trolls, et d'autres personnes dans mon genre qui remettent en question des passages de ce texte.
Bon. En partant, c'est difficile de discuter avec ce genre de personne qui met sur la table en partant que tous ceux qui ne sont pas d'accord avec ce qu'il dit sont des phobes. C'est pas nouveau, c'est la genèse des SJW wokes, et ça tue la discussion en partant, parce que lui, il détient la vérité absolue. Et le paradoxe est qu'ils reprochent exactement aux autres ce qu'ils font eux-mêmes. J'ai raison, t'as tort.
C'est pas compliqué à comprendre, du moment que tu poses une question, tu vas être accusé d'être un phobe. Alors qu'est-ce qu'il se passe dans les émissions sociales et culturelles de RC? Les invités et autres chroniqueurs marchent sur des oeufs de peur d'être cancellés ou de voir en gros titre UNTEL TIENT DES PROPOS TRANSPHOBES!
"Assumez votre transphobie".
Transphobie qui est un terme biaisé et fourre-tout ici la majorité du temps pour dire "vous ne pensez pas comme moi". C'est des menaces, tout simplement, du bullying.
Après il vient mêler la religion à ça, renvoyant la balle à ceux qu'il accuse de s'adonner à ce genre de trucs. Lui dire qu'un musulman pense que c'est contre nature je crois que ça le briserait, il ne saurait plus quoi dire. Anyway.
"Refuser qu'une femme trans soit une femme, c'est violent."
Bah, ok? Si tu le dis. Biologiquement, ça va rester un homme. SI dans ta tête t'es une femme, tant mieux, mais qu'est-ce que le reste de la société a à branler de ça? Anyway, passons à autre chose.
"Exiger qu'on l'empêche d'entrer dans un vestiaire, dans une toilette ou dans un foyer pour femmes, c'est violent."
Celle-là est intéressante.
Un meurtrier comme le fou sur la rive-sud qui a tué femmes et enfants et qui j'identifie comme une femme pour aller faire son temps dans un pen pour femme; yay or nay?
L'athlète olympique masculin qui transitionne et manque de tuer des femmes à la boxe; yay or nay?
La femme dans le pénitencier qui a fini par poignarder son mari violent, elle doit être ravie de voir débarquer un meurtrier conjugal dans sa wing.
Ton opinion là-dessus?
Ce que je vois là-dedans c'est du "on vous croit" à la sauce #metoo.
Et tout ça pour quoi? Une poignée de trans qui ne tiennent pas tant que ça à ce qu'on parle d'eux.
Du monde qui "transitionne" pour crosser ler système.
Des jeunes de 14 ans à qui on permet de transitionner alors qu'ils ne peuvent même pas avoir un permis de conduire.
Et autres boufonneries.
Mais je suis transphobe selon M. Dumas.
Comme il a dû se faire ramasser à cause de son texte, il a pondu une suite (maintenent avec les commentaires fermés d'ailleurs) dans laquelle il réalise qu'il a dit pas mal n'importe quoi, mais persiste et signe quand même:
Assumez votre transphobie (suite)
Oui, on peut poser des questions sur les transitions de genre.
Oui, on peut s'interroger sur l'implication des parents.
Oui, on peut se demander si tout le processus menant à une transition est fait dans les règles de l'art et respecte parfaitement le patient ou la patiente.
Mais! Si votre réflexion part de la prémisse que les femmes trans ne sont pas des femmes et que les hommes trans ne sont pas des hommes : Vous ne voulez pas réfléchir. Vous ne voulez pas "poser des questions". Vous cherchez une façon de confirmer que tout ce qui touche de près ou de loin à la transidentité est dangereux.
Si vous militez en faveur de l'exclusion des femmes trans des lieux réservés aux femmes, arrêtez de faire semblant que vous "posez des questions". Votre idée est déjà faite. Vous cherchez simplement à donner une légitimité à vos positions.
Si une réflexion sur les soins d'affirmation de genre doit avoir lieu, les personnes qui y participent ne doivent pas avoir condamné d'avance les individus concernés.
C'était bien parti. Mais non, pas capable de nuancer complètement, trop difficile.
En gros, il dit la même chose que dans le texte d'avant, j'ai raison pis vous êtes des transphobes.
Est-ce qu'on peut demander aux personnes trans pour le fun si elles comprennent que ça peut rendre des gens mal à l'aise leur présence des gens dans un vestiare?
T'as un gros homme trans dans le vestiaire des femmes à la piscine, pas de problème? Ceux mal à l'aise sont transphobes? C'est pas tant dur à spotter un homme trans d'habitude, quand j'en vois on dirait du monde déguisé pour l'Halloween (oui, oui, dalp est transphobe, bite me).
Donc voilà, le Devoir et RC déforment la réalité comme notre ami Dumas ici avec l'épée de Damoclès de la phobie et donnent le bon Dieu sans confession à tous ceux dont la croyance est que l'identité de genre est un concept défini et indiscutable et que de questionner le concept est négationniste.
De la même manière que Rebel Nouilles va basher tout ce qui n'est pas conservateur.
Pas de nuances, du noir et blanc, comme des sectes, j'adore. Facile à lire ce monde-là, tu sais qu'en les écoutant tu n'auras jamais l'heure juste, ils vont juste répéter leurs dogmes.
Pas obligé de me répondre, mais si tu pouvais faire une analyse critique de ces deux textes de Dumas, je serais charmé.
Et c'est pourquoi PSPP aurait dû se tenir loin de cette entrevue.