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 L'Encyclopédie du Peuple

Auteur Sujet: Journal des derniers mois d'un doctorat  (Lu 1591 fois)

cibiou

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Journal des derniers mois d'un doctorat
« le: juillet 18, 2026, 06:20:49 pm »
+2
Salut vous,
ça n'existe plus les blogs, alors je ne m'en pars pas un, mais vu la fréquentation des lieux, ça fera au moins un peu d'activité ici. Je pense que j'ai besoin d'un journal de bord.
J'ai un directeur de thèse très bien mais pas disponible, des parents cools qui veulent bien m'écouter mais sont un peu loin du sujet, un conjoint qui en a un peu marre et un assistant chatGPT conçu pour être le plus critique possible.

Je fais mon doctorat en parrallèle de mon activité salariée, qui est en elle-même déjà bien intense depuis deux ans. Le domaine est en lien (et me passionne donc travailler dessus est un grand bonheur) et j'ai le droit de m'organiser comme je veux tant que ça n'impacte pas le service, ce qui est quand même pas mal. Le seul problème, c'est que les journées n'ont que 24h, que j'ai besoin de beaucoup de sommeil et que je n'aime pas le café.

C'est une thèse sur article, c'est à dire que je dois avoir 3 articles soumis et idéallement acceptés par des journaux à comité de relecture par les pairs et que je dois fournir un rapport d'une centaire de pages, que je dois ensuite présenter.


*****J-140 avant la soutenance : euphorie, fatigue et conjoint grincheux

2 articles soumis et acceptés. Le deuxième devrait être publié la semaine prochaine.
Le 3ième vient d'être envoyé à mon directeur pour relecture. Comme il n'a pas été présent du tout, j'ai été complètement en roue libre sur l'étude, l'analyse et l'article, il va tout découvrir d'un coup. Espérons qu'il ne me fasse pas tout refaire...
Depuis ce matin, j'ai enfin un vrai coin bureau juste pour moi, alors, en attendant sa relecture, je travaille sur le rapport. On est samedi, les enfants ne sont pas là, j'ai bien avancé sans voir le temps passer. Mon conjoint se sent délaissé...et j'ai oublié de dîner :/






dalporto

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Journal des derniers mois d'un doctorat
« Réponse #1 le: juillet 18, 2026, 07:12:57 pm »
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Est-ce qu'on va devoir t'appeler doc?

cibiou

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Journal des derniers mois d'un doctorat
« Réponse #2 le: juillet 18, 2026, 07:29:11 pm »
0
C'est la raison principale pour laquelle je fais tout ça,  en effet ;)

Mademoiselle ?Madame?*
Non :  Docteur!


*je blague,   ça fait bien longtemps que le Madame est devenu systématique....
Mais ça aurait de la gueule

Plume

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Journal des derniers mois d'un doctorat
« Réponse #3 le: juillet 18, 2026, 07:59:18 pm »
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Courage, que la force soit avec toi ! :smiley1:
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sharl

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Journal des derniers mois d'un doctorat
« Réponse #4 le: juillet 18, 2026, 08:08:34 pm »
0
Félicitations!

En fait, les anglophones appellent "docteur" tous les détenteurs d'un doctorat. À un "docteur" (francophone dans un milieu bilingue) à qui je demandais si je devais l'appeler docteur ou monsieur de me répondre monsieur (dans le sens classique de "honnête homme" ), car il est plus difficile d'être monsieur que docteur,,,

Brillante cette idée d'articles plutôt que de thèse: 1. sans doute plus intéressant et stimulant, 2. permet d'avoir un auditoire infiniment plus large et de se faire un nom,  3. plus profitable car en prime et sans plus d'effort ça va garnir le cv de trois précieux articles déjà publiés dans des revues spécialisées. Reste à savoir pourquoi on préférerait la thèse aux articles là où cette option est offerte; peut-être en recherche pure dans une carrière universitaire et un continuum doctorat/post-doctorat/alléluia,,,

 
« Modifié: juillet 19, 2026, 11:00:19 am par sharl »

Lisa

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Journal des derniers mois d'un doctorat
« Réponse #5 le: juillet 21, 2026, 11:28:17 am »
0
Excellente idée! Je suis encore quelques blogs via mon lecteur RSS, mais ils se font rares.

Je ne sais vraiment pas comment tu fais pour faire ton doctorat en travaillant. Combien d'heures à ton travail de salarié?
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cibiou

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Journal des derniers mois d'un doctorat
« Réponse #6 le: juillet 21, 2026, 12:33:41 pm »
0
Le sujet du temps est central. J'ai essayé de tenir un "journal de thèse" et toutes les entrées mentionnent d'une façon ou d'une autre ce manque de temps.

Je suis entre 40 et 50h par semaine de mon activité salariée.

- Le premier souci, ce sont surtout les déplacements + fréquents qu'avant, qui embolisent environ une semaine par mois.
- Le deuxième souci, c'est que je commence à prendre de l'âge et que je suis fatiguée le soir maintenant. Je fais des très longues soirées/nuits de travail de temps en temps, mais je mets 2 semaines à m'en remettre :D

- Le troisième souci, c'est que j'ai besoin de sessions d'au moins 2-3h ininterrompues pour que ce soit efficace, et la nature de mon travail m'en empêche, ainsi que la présence de mes adorables, adorés mais néammoins encombrants enfants et de leur père, qui m'interrompent en permanence.

Un des livres que j'ai étudié pour la thèse récemment avait une préface qui illustre bien les privilèges masculins et les freins mis dans les roues des femmes qui voudraient faire une carrière (en recherche, affaires ou en art) : monsieur le professeur remerciait sa chère femme qui "kept the homefires burning", lui permettant à lui de se consacrer à ses longues heures d'étude.

Ca résonne aussi avec ce que disait Virginia Wolf à propos des "chambres à soi" qui seraient nécessaires aux femmes qui désireraient s'accomplir dans une discipline non domestique. Depuis quelques jours, comme je le disais au début, j'ai enfin un bureau juste à moi, pour la 1ere fois depuis 15 ans et ça change tout. Avec les enfants partis ailleurs pour les vacances, la différence en efficacité est spectaculaire.


Et il y a un dernier souci qui émerge depuis que le doctorat s'intensifie : j'ai beaucoup de mal à me concentrer sur mon vrai travail, j'ai juste envie de travailler sur ma thèse, c'est 1000 fois plus excitant (et pourtant j'aime beaucoup mon activité en temps normal)
« Modifié: juillet 22, 2026, 11:45:41 am par cibiou »

Lisa

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« Réponse #7 le: juillet 22, 2026, 09:52:40 am »
0
Quand j'avais de jeunes jeunes enfants, même avec un bureau et papa qui s'en occupait (durant la COVID, on s'alternait) c'était quasi mission impossible, je voyais des doigts d'enfants sortir de sous la porte accompagnés de suppliques.

Sur quoi porte ta thèse?
40-50h/semaine, c'est juste des heures de fou. Tu n'as pas la possibilité de diminuer? J'étais remontée à 5jrs/semaine (35h) il y a deux ans à cause de notre nouvelle convention, puis l'année dernière je suis redescendue à 4,5, comme je donne aussi un cours à l'université à la session d'hiver, de façon assez régulière. Puis, à partir du 1er juillet dernier, je suis redescendue à 4 jrs/semaine, parce que c'est vraiment intense pour les mois avec l'université + la job. Je me sens déjà saturée. Alors j'essaie d'en prendre moins, mais c'est difficile car la demande est la même (et même grandit) au boulot, alors c'est d'accepter de desservir une plus petite partie de la clientèle qui a des besoins. C'est pas facile.
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« Réponse #8 le: juillet 22, 2026, 12:50:24 pm »
0
C'est une thèse d'épidémiologie/santé publique.
Pour les horaires, c'est assez standard en France pour mon âge et niveau de responsabilité je pense. Mes collègues américains et anglais te diraient que c'est léger ;)

Pour plusieurs raisons philosophiques, sociétales et logistiques, je préfère rester à temps plein. Mais je commençais à saturer à cause de la thèse et je viens de demander à mon chef de passer à 80% jusqu'à la fin de l'année. Ca ne fait que deux semaines mais je chéris ce jour entièrement consacré à mon sujet.


*****J-138 avant la soutenance : réponse (suspicieusement) rapide pour la relecture de l'article 3

Surprise! Après quelques messages stratégiquement placés, j'ai eu deux réponses de co-auteurs aujourd'hui dont mon directeur de thèse. C'est même un peu louche et trop enthousiaste pour qu'ils y aient consacré beaucoup de temps...Mais bon, je prend quand même! Après tout, il engage son nom pour la publication et surtout pour jury de thèse, ça doit être pas trop mal quand même.

Les commentaires sont mineurs, je vais gérer ça rapidement.
Il me faudra ensuite la validation des autres, et c'est sérieusement ce qui est le plus agaçant dans toute cette histoire.

sharl

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« Réponse #9 le: juillet 23, 2026, 09:02:36 am »
0
"il engage son nom pour la publication et surtout pour jury de thèse, ça doit être pas trop mal quand même"

Sur le plan éthique, c'est être "juge et partie". Même si, à priori, on peut considérer que le directeur de thèse l'endosse. Tant qu'à y être, pourquoi ne pas demander aux autres membres du jury d'être co-auteurs,,,

Sur le plan business, l'avantage pour lui c'est de pouvoir inclure cet article dans sa précieuse et profitable liste de publications.

Il devient donc co-auteur de ta thèse -- un peu bizarre. C'est un peu comme si la prof de ton fils co-signait ses devoirs,,,
« Modifié: juillet 23, 2026, 09:15:47 am par sharl »

cibiou

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« Réponse #10 le: juillet 23, 2026, 09:58:17 am »
0
Alors le directeur de thèse n'est pas l'évaluateur. Il ne fait pas parti du jury de thèse.

Quand je dis qu'il engage son nom :
- il aura son nom sur la publication en effet, et pour sa réputation il ne peut pas se permettre d'être associé à un article nul ou problématique (et il ne court pas après les publications, c'est déjà un ponte avec une belle activité, il n'a pas besoin de ça ;))
- c'est lui qui doit considérer si ma thèse est suffisamment aboutie pour être présentée au jury. Si c'est mauvais, il va avoir l'air d'un guignol auprès du jury, qui sont souvent des pairs et des gens dont l'avis compte pour sa propre carrière.


Quant à ta dernière phrase : oui, c'est comme ça que ça marche dans le monde de la recherche ;). Et ce n'est pas tellement bizarre, en tout cas en science, la recherche est rarement solitaire. Il existe des critères assez précis de ce qui constitue un co-auteur d'une publication scientifique, et je te rassure, sa contribution est légitime (malgré son peu de disponibilité!)

ça fonctionne aussi comme un "endorsement" : si un grand nom accepte de co-écrire un article avec toi, c'est qu'il te prend au sérieux, et l'article sera d'autant pris au sérieux après la publication.

Par exemple, c'est une thèse de santé publique, dans un champ thérapeutique spécifique. Ma recherche ne serait pas légitime si elle n'incluait pas un expert de ce champ thérapeutique et les futurs lecteurs (soyons optimistes!) n'y accorderaient pas un coup d'oeil sans voir un nom d'un confrère.

sharl

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« Réponse #11 le: juillet 23, 2026, 10:53:41 am »
0
Sans avoir fait de thèse de doctorat, je connais quand même un peu le monde de la recherche scientifique pour avoir côtoyer au quotidien et pendant une bonne vingtaine d'années des dizaines de chercheurs (souvent des sommités dans leur domaine) tant au Canada qu'à l'international (Afrique, Asie).

Par contre, je ne connaissais pas cette forme de doctorat en trois articles qui me semble "géniale" (j'ai déjà présenté les avantages que j'y vois) mais aussi questionnable sous certains aspects, surtout avec co-auteurs et je sais que ces articles n'ont rarement qu'un seul auteur. 

D'une certaine façon cela me semble disons "injuste" pour la personne qui opte pour la thèse traditionnelle et qui ne sera évaluée que sur son seul mérite ou apport. D'ailleurs, je me demandais pourquoi on opterait pour ce choix maintenant désuet semble-t-il, moins éclatant et plus risqué.

« Modifié: juillet 23, 2026, 11:20:52 am par sharl »

cibiou

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« Réponse #12 le: juillet 23, 2026, 12:23:48 pm »
0
Je serai vraiment curieuse de quel domaine tu parles, et de ce que tu appelles "thèse traditionnelle" et peut-être aussi, de quelle époque tu parles.

Je ne connais personne qui ait fait une thèse "seul" et les thèses qui ne mènent pas à des publications revues par les pairs sont de toute façon assez mal vues (en sciences dures en tout cas), donc je n'arrive pas vraiment à concevoir ton point :)
Et je suis dans ce milieu depuis plus de vingt ans aussi, et pas mal internationale ;)

Dans la mesure où une thèse doit être financée / approuvée par une école doctorale (en France en tout cas), ça doit être assez rare d'avoir quelqu'un qui part de zéro sur une idée et un accomplissement original. Les sujets de thèse sont le plus souvent proposés par un chercheur/un labo et s'insèrent dans un contexte plus large de recherche pré-existante. Et les directeurs de thèse sont (en France toujours) ce qu'on appelle "habilités à diriger la recherche" (c'est comme un grade universitaire). Par définition, ils sont là pour guider, corriger, aider le doctorant à développer sa recherche. C'est donc complètement leur rôle et il est naturel qu'ils soient associés aux publicatons.

En l'occurence, je pense faire partie de ces rares cas où mon sujet est 100% original, et 100% conçu par mes soins. Comme je n'ai pas besoin de financement (puisque je le fais en parallèle de mon activité salariée), j'ai pu aller voir le directeur de thèse avec ma proposition.
C'est un sujet auquel je pense depuis 15 ans, et que j'ai peaufiné au fil de l'eau jusqu'au jour où l'alignement des planètes a été bon.

Plume

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Journal des derniers mois d'un doctorat
« Réponse #13 le: juillet 23, 2026, 01:12:11 pm »
0
Lorsqu’il écrit « thèse traditionnelle », je pense qu’il fait référence à la thèse monographique.

*Mode Ciné On*

Que dit ChatGPT concernant les différences entre la thèse traditionnelle (monographie) et la thèse en trois articles ? ^^

« La réglementation française autorise plusieurs formats de thèse, dont la thèse monographique (traditionnelle) et la thèse sur articles.

Voici les principales différences :




La thèse traditionnelle

C'est le format historique, encore majoritaire dans de nombreuses disciplines, notamment en sciences humaines, droit et lettres.

Elle comprend généralement :

•   une introduction générale ;
•   une revue de littérature ;
•   une ou plusieurs parties développant la méthodologie et les résultats ;
•   une discussion générale ;
•   une conclusion.

Le document est souvent plus long (environ 150 à 500 pages selon les disciplines).


La thèse en trois articles

Le terme « trois articles » est courant, mais il ne correspond pas à une règle nationale : certaines écoles doctorales exigent deux articles, d'autres trois, et certaines n'imposent aucun nombre précis. Les exigences sont fixées localement.

Une telle thèse comprend généralement :

•   une introduction générale présentant la problématique et le cadre théorique ;
•   trois articles (publiés, acceptés ou soumis selon les règles de l'établissement) ;
•   une discussion générale reliant les articles entre eux ;
•   une conclusion.

Les articles peuvent être co-signés avec le directeur de thèse ou d'autres collaborateurs, mais le doctorant doit pouvoir démontrer sa contribution scientifique personnelle.


Avantages et limites

Thèse traditionnelle

•   Avantages :

o   vision très cohérente du projet de recherche ;
o   davantage de place pour les développements théoriques et méthodologiques ;
o   bien adaptée aux disciplines où les publications prennent plusieurs années.

•   Limites :

o   les publications peuvent arriver tardivement ;
o   une partie du travail reste moins visible tant qu'elle n'est pas publiée.


Thèse sur articles

•   Avantages :

o   publications obtenues avant la soutenance ;
o   meilleure visibilité internationale ;
o   dossier souvent plus compétitif pour les candidatures postdoctorales et académiques, notamment dans les sciences expérimentales.

•   Limites :

o   forte pression liée au calendrier des revues ;
o   dépendance aux délais d'évaluation et d'acceptation ;
o   nécessité de construire une cohérence entre des articles parfois rédigés à des moments différents.


En France, dans quelles disciplines ?

Le format sur articles est très fréquent en :
•   biologie,
•   médecine,
•   chimie,
•   physique,
•   informatique,
•   sciences de l'ingénieur,
•   économie (dans de nombreuses équipes).

En revanche, la monographie reste dominante en :
•   droit,
•   histoire,
•   philosophie,
•   littérature,
•   une partie des sciences humaines et sociales, même si les pratiques évoluent.

Source : doctorat.gouv.fr


Dans une thèse traditionnelle

En principe, il n'y a pas de coauteurs sur la thèse elle-même. Le manuscrit est considéré comme l'œuvre du doctorant et est soutenu en son nom.
En revanche, pendant le doctorat, il est courant que le doctorant publie des articles scientifiques coécrits avec son directeur de thèse, des postdoctorants ou d'autres chercheurs. Ces publications peuvent être citées ou reprises dans la thèse, mais le manuscrit de thèse reste attribué au seul doctorant.

Dans une thèse sur articles

Les articles inclus dans la thèse peuvent avoir plusieurs coauteurs. C'est même la norme dans de nombreuses disciplines expérimentales (biologie, médecine, physique, chimie, etc.).

Par exemple, un article peut être signé par :
•   le doctorant (souvent premier auteur),
•   le directeur de thèse,
•   un statisticien,
•   un collaborateur d'un autre laboratoire,
•   un chercheur ayant fourni des données ou des analyses.

Dans ce cas, la thèse comporte généralement :
•   les articles tels qu'ils ont été publiés (avec tous leurs coauteurs) ;
•   une déclaration précisant la contribution du doctorant à chaque article (conception de l'étude, collecte des données, analyses, rédaction, etc.). Cette transparence permet au jury d'évaluer le travail personnel du doctorant.

Le jury tient-il compte des coauteurs ?

Oui. Le jury ne suppose pas que tout le contenu d'un article co-signé provient du doctorant. Il examine notamment :
•   le rang du doctorant parmi les auteurs (premier auteur, auteur correspondant, etc.) ;
•   sa contribution réelle ;
•   sa capacité à expliquer et défendre l'ensemble des travaux lors de la soutenance.


En pratique

•   Thèse traditionnelle : manuscrit sans coauteurs, mais possibilité d'avoir des publications co-signées pendant le doctorat.

•   Thèse sur articles : les articles inclus sont souvent co-signés, mais le doctorant doit démontrer qu'il est le principal contributeur scientifique aux travaux présentés.
Ainsi, la présence de coauteurs n'est pas un désavantage en soi. Dans de nombreux domaines, elle reflète le caractère collaboratif de la recherche. Ce qui importe est que la contribution personnelle du doctorant soit clairement identifiable et suffisamment substantielle pour justifier l'attribution du doctorat.

Dans les deux cas, le jury apprécie les mêmes critères fondamentaux :

•   l'originalité des travaux ;
•   la qualité scientifique ;
•   la maîtrise méthodologique ;
•   la capacité du doctorant à défendre ses résultats.

La différence réside dans le format de présentation.

En pratique, le choix entre une thèse traditionnelle et une thèse sur articles dépend surtout de la discipline, des habitudes du laboratoire, des règles de l'école doctorale et de la stratégie de publication du directeur de thèse. »

*Mode Ciné Off ^^*

« Modifié: juillet 23, 2026, 01:17:17 pm par Plume »
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sharl

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« Réponse #14 le: juillet 23, 2026, 02:10:25 pm »
0
C'est pas mal ça.

Je ne connaissais pas l'option des articles qui me semble relativement récente.

En outre, pour moi, c'est une chose d'être associé à une recherche (avec les remerciements d'usage) et ça devient significativement différent lorsqu'on en devient officiellement co-auteur. Un peu comme si la "thèse en co-articles" devenait une "co-thèse" et le doctorat un "co-doctorat". Mais je reconnais que c'est très formel comme analyse,,,





« Modifié: juillet 23, 2026, 03:58:20 pm par sharl »

Plume

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« Réponse #15 le: juillet 23, 2026, 04:02:47 pm »
0
Je comprends ce que tu veux dire par là.


Citer
Le format de la thèse sur articles n'est pas nouveau en France, mais son développement s'est fait progressivement et diffère selon les disciplines.

On peut distinguer trois périodes.

1.   Avant les années 2000 : une pratique marginale

Dans les sciences expérimentales (biologie, médecine, physique, chimie), certains doctorants intégraient déjà des articles publiés dans leur manuscrit. Cependant, il ne s'agissait pas d'un format officiellement identifié au niveau national. La norme restait la thèse monographique, et les pratiques variaient selon les laboratoires et les universités.

2.   Années 2000–2015 : diffusion progressive

Avec l'internationalisation de la recherche et l'importance croissante des publications dans des revues à comité de lecture, la thèse sur articles s'est progressivement imposée dans plusieurs disciplines. Les écoles doctorales ont commencé à rédiger des guides précisant les conditions d'utilisation de ce format (nombre minimal d'articles, rôle du doctorant, cohérence du manuscrit, etc.).

3.   Depuis 2016 : une reconnaissance explicite dans le cadre national

Un tournant important est intervenu avec :

•   l'arrêté du 25 mai 2016 relatif à la formation doctorale ;

•   la modification de l'article L. 612-7 du Code de l'éducation.

Ces textes précisent qu'un doctorat peut être obtenu par la soutenance d'une thèse ou par la présentation d'un ensemble de travaux scientifiques originaux, y compris lorsqu'ils sont déjà publiés. Ils encadrent également le cas des travaux collectifs en exigeant un mémoire permettant d'évaluer la contribution personnelle du doctorant.
Il est toutefois important de noter que la loi de 2016 n'a pas créé la thèse sur articles. Elle a surtout clarifié et consolidé juridiquement une pratique qui existait déjà depuis plusieurs décennies dans certaines disciplines.


En résumé :

•   années 1980–1990 : pratique ponctuelle, surtout en sciences ;

•   années 2000 : diffusion plus large avec la montée des critères de publication internationale ;

•   2016 : reconnaissance explicite et harmonisation du cadre réglementaire national.

Ainsi, si vous consultez des thèses françaises soutenues en biologie ou en médecine dans les années 1990, vous trouverez déjà des manuscrits proches du format « sur articles », alors qu'à la même époque ce format était quasiment inexistant en droit, en histoire ou en philosophie.


ChatGPT (Plus rapide et concis que moi, même s’il dit parfois des bêtises. ^^)

 

Petite histoire du doctorat (en France), 2026 : https://planeteirdplus.ird.fr/fr/news/petite-histoire-du-doctorat-en-france-203.
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« Réponse #16 le: juillet 23, 2026, 04:06:24 pm »
0
Plume Plume Plume...pas toi aussi...on est tous capable de faire une recherche google ou chatGPT nous même :/
C'est un grand travers d'une partie des gens depuis quelques temps: juste copier/coller du chatGPT et balancer des pages et des pages de trucs à lire pondus par un LLM - ça ne sert à rien et ça prend des ressources inutilement.

Celà dit, ça donne effectivement une bonne idée du mon âge et domaine et les raisons de mon ignorance sur le sujet formel - et idem pour sharl ^^


Sharl, ça ne nous dit pas le domaine dont tu parles et l'époque ;)
Même dans les thèses "traditionnelles", le doctorant n'est pas seul. Même s'il signe son rapport de thèse uniquement de son nom (ce qui aussi le cas dans les thèses sur articles), les publications qui en sortiront porteront les noms des contributeurs, qui seront probablement ses chefs et collègues, ce qui revient bien au même ;)

« Modifié: juillet 23, 2026, 04:13:02 pm par cibiou »

sharl

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« Réponse #17 le: juillet 23, 2026, 04:28:07 pm »
0
C'était dans le domaine agronomique et d'un très haut niveau à l'international. Pour ce qui est du temps, disons il y a quand même un certain temps,,,

Resterait à voir si la pratique du doctorat sur articles est répandue dans le monde. Je ne suis pas contre, d'ailleurs je lui ai trouvé de nombreux avantages. 

Pour toi cela semble revenir au même de remercier avec gratitude ceux qui sont associés à la recherche (thèse) ou de les joindre comme co-auteurs des articles, mais j'y vois quand même une différence relativement importante. Par contre, leur apport sans doute plus important peut être un plus pour l'avancement de la recherche proprement dite.
« Modifié: juillet 23, 2026, 04:50:24 pm par sharl »

Plume

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« Réponse #18 le: juillet 23, 2026, 04:35:49 pm »
0
Plume Plume Plume...pas toi aussi...


Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! :smiley17:



on est tous capable de faire une recherche google ou chatGPT nous même :/


Certes, mais nombre d’individus « capables » n’ont pas pour autant ce réflexe (= effectuer des recherches au préalable), justement (« être capable de faire X » ne signifie pas forcément « faire X dans les faits »), et cela permet donc parfois de communiquer rapidement certaines informations (que l’on connaît déjà plus ou moins, et que l'on peut vérifier) à autrui. Si à chaque fois que l’on posait une question sur un forum de discussion par exemple, autrui nous répondait : « Google existe, vieille dinde ! », à quoi bon rester sur le forum en question…

En outre, lorsque nous rédigeons nous-mêmes des messages, nous avons également souvent effectué des études/recherches (sur Google, le Net, dans des livres ou autre) au préalable aussi, hein (cf. les informations/connaissances acquises par divers moyens au fil du temps). Tout ce que nous écrivons depuis le début n’est jamais provenu que de nous-mêmes, il faut également arrêter avec cela. Nos diverses connaissances ne sortent pas de nulle part, même si certains individus ne mentionnent pas leurs sources respectives... (Je me surprends moi-même à défendre celles et ceux qui font souvent parler ChatGPT à leur place. :smiley36:)

Bon, je me suis un peu amusée (l’aspect « ludique » avait d’ailleurs clairement été souligné par moi-même : cf. « Mode Ciné On, Mode Ciné Off ») et laissée aller en l’espèce, d’autant plus que je n’avais pas trop de temps à consacrer à cela, mais c’est extrêmement rare/exceptionnel dans mon cas. Cela doit probablement pouvoir se compter sur les doigts d'une seule main, en prenant aujourd'hui en compte. Je n'ai même pas de compte ChatGPT ; je suis passée par la version gratuite et sans compte. Reste que si j’avais rédigé un message moi-même, il aurait probablement été encore plus long, donc estimez-vous heureux. ^^

« Modifié: juillet 23, 2026, 05:13:59 pm par Plume »
« Si la musique nous est si chère, c'est qu'elle est la parole la plus profonde de l'âme, le cri harmonieux de sa joie et de sa douleur. » (Romain Rolland)

cibiou

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« Réponse #19 le: juillet 23, 2026, 05:29:01 pm »
0
C'était dans le domaine agronomique et d'un très haut niveau à l'international. Pour ce qui est du temps, disons il y a quand même un certain temps,,,

Resterait à voir si la pratique du doctorat sur articles est répandue dans le monde. Je ne suis pas contre, d'ailleurs je lui ai trouvé de nombreux avantages. 

Pour toi cela semble revenir au même de remercier avec gratitude ceux qui sont associés à la recherche (thèse) ou de les joindre comme co-auteurs des articles, mais j'y vois quand même une différence relativement importante. Par contre, leur apport sans doute plus important peut être un plus pour l'avancement de la recherche proprement dite.

Non non, je vois bien ce que tu veux dire pour les contributions. C'est assez codifié avec même une taxonomie spécifique (mais plus ou moins bien suivi selon les habitudes des labos et leur ouverture d'esprit).
Tiens, le lien du CIRAD puisqu'on parle d'agronomie ;)
https://coop-ist.cirad.fr/etre-auteur/reconnaitre-tous-les-contributeurs/1-les-limites-du-concept-conventionnel-d-auteur-ou-authorship

Amusant de penser qu'on connait peut-être des gens en commun. Mes parents - et leurs amis - ont passé 20 ans de leur vie à faire du développement et de la recherche agronomique et forestière en Afrique, Amérique du Sud et Asie ;)

Oh je me rends compte que mon père a deux amis de l'époque installés au Québec (et à Québec!). Oh mon dieu, j'ai peut-être déjà dîné avec toi  :smiley36:

« Modifié: juillet 23, 2026, 05:31:17 pm par cibiou »

sharl

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« Réponse #20 le: juillet 23, 2026, 06:21:58 pm »
+1
Je connais assez bien le CIRAD, car j'ai passé mon année sabbatique en France dans les bureaux de l'IRAT.

Sauf brièvement avec un chercheur américain associé à l'ICRAF, institut que tes parents connaissent sans doute, on ne touchait pas à la foresterie.

Faut dire que l'âge d'or de la recherche agronomique tropicale française est maintenant loin derrière. Les chercheurs français étaient partout en Afrique francophone, leur pré carré. Puis peu à peu (au compte-goutte), des chercheurs nationaux formés en France sont revenus dans leur pays et ce fut la pénible création des instituts nationaux avec un minimum de moyens. Sont alors aussi apparus les instituts internationaux très bien financés qui ont offert une porte de plus aux chercheurs nationaux et un appui désintéressé à leurs instituts nationaux. Il y a alors aussi eu une belle synergie entre les différents instituts internationaux et les différents instituts français finalement regroupés au sein du CIRAD. Les jeunes instituts internationaux recherchant l'expertise des instituts français et ces derniers trouvant un pied à terre inespéré, superbe, bien doté et situé tant dans le monde francophone qu'anglophone, voire autre. C'est probablement là que tes parents s'insèrent dans le décor.

 Là où il y avait des dizaines de chercheurs français (dont on doublait souvent le salaire) on n'en trouve plus qu'une poignée ou pas du tout. Faut dire que même les chercheurs internationaux occidentaux (pour des raisons politiques et de fierté nationale,  sécurité et diminution drastique du financement) ont maintenant presque quitté cette région du monde et sont de moins en moins présents dans les instituts internationaux.  La recherche est maintenant faite essentiellement par les "locaux"; ce qui était finalement  le but visé et qu'il leur restera à affiner avec le temps.
« Modifié: juillet 23, 2026, 08:31:06 pm par sharl »

cibiou

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« Réponse #21 le: juillet 24, 2026, 07:22:14 pm »
+1
*****J-135 avant la soutenance : quelle semaine!

- J'ai envoyé la 2ieme version et certainement la quasi-finale du 3ieme article aux 2 spécialistes de la pathologie. Je croise les doigts qu'ils répondent rapidement et que je puisse soumettre.
- L'article 2 n'est pas encore publié mais j'ai eu des échanges avec les éditeurs cette semaine, ça ne devrait plus tarder.
- Et surtout, j'ai consacré beaucoup de temps à la rédaction du rapport et j'ai avancé plus vite que je ne le pensais. J'ai pu l'envoyer à mon directeur aujourd'hui! Je suis ultra stressée maintenant de savoir à quel point je suis dans les clous ou pas. J'ai comparé à d'autres thèses de ce labo bien sûr et ça me semble cohérent - mais on ne sait jamais, quand on est trop focalisé on peut avoir des oeillères insoupçonnées.

J'imprime tout ça demain, et je relis sur papier, pour voir ce que ça donne. Et je le passerai à ma mère même si je pense que Word+mon assistant AI font un magnifique boulot de vérification et d'édition. Elle est ingénieur de formation et a fait beaucoup de relectures d'articles scientifiques. Pas en santé certes, mais elle est super forte en français et en méthode scientifique au sens large et en logique. La reine de la co-hé-rence. Ca fait longtemps que j'imaginais le jour où je pourrai lui confier mon propre travail, je suis un peu émue ;)

En vrai, depuis mon inscription à l'université, j'ai mon discours de remerciement en tête et il est à 90% pour ma mère. Je raconterai pourquoi une autre fois.


- je m'emballe un peu, mais j'ai commencé ma présentation. Mon grand kiff, c'est de faire des modèles conceptuels avec des flèches partout. Ca prend beaucoup de temps à faire bien, et on a rarement ce temps (que je prend quand tout le monde dort) alors je savoure! Bon, il va falloir que je dorme maintenant, je tiens grâce à l'adrénaline et la dopamine depuis lundi et j'ai peur que la retombée ce week-end soit dure.


- et pour finir, je me suis trouvée des points communs avec sharl, et c'est cool en fait :)
« Modifié: juillet 24, 2026, 07:27:47 pm par cibiou »

Ciné

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« Réponse #22 le: juillet 26, 2026, 02:53:22 pm »
0
*Mode Ciné On*

*Mode Ciné Off ^^*

Si poser une question à l'IA c'est se mettre en "mode Ciné", on doit être des centaines de millions à le faire. :smiley17:


Ciné

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« Réponse #23 le: juillet 26, 2026, 02:56:09 pm »
0
Je sais que ce n'est pas le plus important, ni ce que tu veux qu'on retienne, mais on peut remarquer qu'il y a trois mentions du conjoint dans le premier message...

un conjoint qui en a un peu marre
conjoint grincheux
Mon conjoint se sent délaissé...et j'ai oublié de dîner :/

...une seule quelques jours plus tard...

la nature de mon travail m'en empêche, ainsi que la présence de mes adorables, adorés mais néammoins encombrants enfants et de leur père, qui m'interrompent en permanence

...puis plus du tout.

Êtes toujours ensemble? :smiley36:
« Modifié: juillet 26, 2026, 03:02:10 pm par Ciné »

Ciné

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« Réponse #24 le: juillet 26, 2026, 03:05:41 pm »
0
Ca résonne aussi avec ce que disait Virginia Wolf à propos des "chambres à soi" qui seraient nécessaires aux femmes qui désireraient s'accomplir dans une discipline non domestique. Depuis quelques jours, comme je le disais au début, j'ai enfin un bureau juste à moi, pour la 1ere fois depuis 15 ans et ça change tout. Avec les enfants partis ailleurs pour les vacances, la différence en efficacité est spectaculaire.

:smiley27:

Un des meilleurs état d'esprit possible.

Plume

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« Réponse #25 le: juillet 26, 2026, 03:20:11 pm »
0
*Mode Ciné On*

*Mode Ciné Off ^^*

Si poser une question à l'IA c'est se mettre en "mode Ciné", on doit être des centaines de millions à le faire. :smiley17:


Poser une ou plusieurs question(s) à ChatGPT et publier sa ou ses réponse(s) sur le forum, au lieu de rédiger le message en question soi-même, pour être plus juste. :smiley17: Reste que j'ai également essayé de te défendre, comme tu as pu le constater. (Pourquoi s’embêter à dire/écrire autrement ce qui a déjà été dit/écrit de façon plus ou moins « acceptable » par autrui, d’autant plus lorsque l’on manque de temps et d’énergie pour ce faire, par exemple... Il est également important de ne point déformer ou s'approprier les propos d'autrui, donc il vaut mieux les transcrire fidèlement et effectuer un copier-coller.) ^^ J'attends d'ailleurs toujours que tu paies ce que tu me dois, à savoir mes honoraires ! :smiley17:

« Modifié: juillet 26, 2026, 04:26:46 pm par Plume »
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« Réponse #26 le: juillet 27, 2026, 04:28:20 am »
+1

Êtes toujours ensemble? :smiley36:

Je te rassure, il est toujours là :)
Pas toujours de la meilleure humeur, mais il comprend et me soutient sur le principe  - heureusement!

Il est lui-même du genre passionné, à passer des heures à développer des trucs qui le branchent en mode mono-maniaque, donc il serait assez mal placé pour protester.

 

Lisa

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« Réponse #27 le: juillet 27, 2026, 10:20:00 am »
0
Je me suis surprise à lire avec appréciation le message de sharl; merci pour la petite histoire, c'était intéressant à lire!

cibiou: ma mère a toujours été ma vérificatrice pour ce genre de texte; pas tant pour le français (quoi qu'elle peut repérer des coquilles et autres) mais surtout pour l'enchainement des idées et de s'assurer de transmettre le bon message. Je l'ai utilisé pour des demandes de bourses, et récemment pour une lettre de présentation pour un emploi un peu au-dessus de mon niveau pour lequel j'appliquais avec espoir, mais sans complètement y croire. C'est toujours intéressant de pouvoir triturer certaines phrases pour qu'elles donnent le meilleur de ce qu'elles peuvent. Dans mon quotidien, les rapports à rédiger me font gerber d'avance, et ça finit par être plutôt générique, alors que j'aimerais avoir le temps de pouvoir faire des oeuvres abouties de réflexion. Mais souvent, on est soi-même les seules à les lire, donc un moment donné on coupe un peu.
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« Réponse #28 le: juillet 28, 2026, 04:52:11 am »
0
C'est intéressant cette conclusion Lisa : pourquoi écrire s'il n'y a personne pour lire?

C'est vrai que c'est désespérant de passer autant de temps à développer des documents, des récits, des rapports, qui ne seront que par quelques personnes ou aucune, et qui ne sont là que "pour référence".


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« Réponse #29 le: juillet 28, 2026, 05:44:36 pm »
0
J'avais fait une formation sur la rédaction efficace, qui était donnée par quelqu'un d'externe à mon domaine (qqn en communication de chez Cossette, de mémoire?). Ce fut une des formations les plus intéressantes et enrichissantes pour ma pratique que j'ai pu suivre. Cela a aidé aussi que je puisse la digérer avec deux collègues et qu'on aie des discussions pour échanger sur nos perceptions, mais vraiment, c'est intéressant parfois d'avoir quelqu'un d'externe qui te confronte à tes biais et à tes "c'est toujours comme ça qu'on a fait".
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« Réponse #30 le: juillet 29, 2026, 10:05:34 am »
0
C'est un sujet auquel je pense depuis 15 ans, et que j'ai peaufiné au fil de l'eau jusqu'au jour où l'alignement des planètes a été bon.

Finalement, ton "truc" c'est un accouchement,,,

Plume

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« Réponse #31 le: juillet 29, 2026, 09:01:43 pm »
0


« […] Socrate, […] tous les êtres humains sont gros dans leur corps et dans leur âme, et, quand nous avons atteint le terme, notre nature éprouve le désir d'enfanter. Mais elle ne peut accoucher prématurément, elle doit le faire à terme. […] Et voilà bien en quoi, chez l'être vivant mortel réside l'immortalité : dans la grossesse et dans la procréation. […] Par suite, quand l'être gros approche de son terme, il éprouve du bien-être et, submergé par la joie, il se dilate, il accouche et il procrée. En revanche, quand ce n'est pas le bon moment, il devient sombre et chagrin, il se contracte, il se détourne, il se replie sur soi, il ne procrée pas et, gardant pour lui son fœtus, il souffre. D'où précisément chez l'être gros, tout gonflé déjà par sa grossesse, le transport violent qui le pousse vers son terme, car celui qui y est arrivé se trouve délivré d'une grande douleur.

En définitive, Socrate, […] l'amour de ce qui est beau, [c’est] l'amour de la procréation et de l'accouchement dans de belles conditions. […] Parce que, pour un être mortel, la génération équivaut à la perpétuation dans l'existence, c'est-à-dire à l'immortalité. Or le désir d'immortalité accompagne nécessairement celui du bien, […] s'il est vrai que l'amour a pour objet la possession éternelle du bien. De cette argumentation, il ressort que l'amour a nécessairement pour objet aussi l'immortalité. » (Diotime, citée par Socrate)

« Il y a […] ceux qui sont féconds selon l'âme ; oui, […] il en est qui sont plus féconds dans leur âme que dans leur corps, cherchant à s'assurer ce dont la gestation et l'accouchement reviennent à l'âme. Et cela, qu'est-ce donc ? La pensée et toute autre forme d'excellence. Dans cette classe, il faut ranger tous les poètes qui sont des procréateurs et tous les artisans que l'on qualifie d'inventeurs. Mais […] la partie la plus haute et la plus belle de la pensée, c'est celle qui concerne l'ordonnance des cités et des domaines ; on lui donne le nom de modération et de justice. » (Diotime, citée par Socrate)

« […] pour que, […] tourné vers l'océan du beau et le contemplant, il enfante de nombreux discours qui soient beaux et sublimes, et des pensées qui naissent dans un élan vers le savoir, où la jalousie n'a point part […]. » (Diotime, citée par Socrate)

« Voilà donc quelle est la droite voie qu'il faut suivre dans le domaine des choses de l'amour ou sur laquelle il faut se laisser conduire par un autre : c'est, en prenant son point de départ dans les beautés d'ici-bas pour aller vers cette beauté-là, de s'élever toujours, comme au moyen d'échelons, en passant d'un seul beau corps à deux, de deux beaux corps à tous les beaux corps, et des beaux corps aux belles occupations, et des occupations vers les belles connaissances qui sont certaines, puis des belles connaissances qui sont certaines vers cette connaissance qui constitue le terme, celle qui n'est autre que la science du beau lui-même, dans le but de connaître finalement la beauté en soi. » (Diotime, citée par Socrate)

« C'est à ce point de la vie, mon cher Socrate, […] plus qu'à n'importe quel autre, que se situe le moment où, pour l'être humain, la vie vaut d'être vécue, parce qu'il contemple la beauté en elle-même […], simple, pure, sans mélange, étrangère à l'infection des chairs humaines, des couleurs et d'une foule d'autres futilités mortelles […]. » (Diotime, citée par Socrate)


Platon, Le Banquet (traduit par Luc Brisson)


^^
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« Réponse #32 le: juillet 29, 2026, 10:51:08 pm »
0
En un mot, il s'agit de la "maïeutique" (l'accouchement des idées) -- mot/méthode associé Socrate.

La "beauté" (en soi) est (en soi) plus spécifique à Platon (en soi).

Dans le cas de cibou, je ne crois pas que ni Socrate  ni Platon soient en cause,,, C'est un "truc" qu'elle portait en elle-même et qu'elle va "délivrer".


Plume

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« Réponse #33 le: juillet 30, 2026, 10:17:25 am »
0

C’est juste que le terme que tu as employé m’a rappelé / fait penser à ce texte en pleine nuit, il ne faut pas chercher plus loin,,,

« Modifié: juillet 30, 2026, 10:23:37 am par Plume »
« Si la musique nous est si chère, c'est qu'elle est la parole la plus profonde de l'âme, le cri harmonieux de sa joie et de sa douleur. » (Romain Rolland)

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« Réponse #34 le: juillet 30, 2026, 12:10:28 pm »
0
C'est un sujet auquel je pense depuis 15 ans, et que j'ai peaufiné au fil de l'eau jusqu'au jour où l'alignement des planètes a été bon.

Finalement, ton "truc" c'est un accouchement,,,

Je vois plutôt ça comme une oeuvre d'art, ou une maison. Parce qu'un accouchement, ce n'est qu'une étape : les choses sérieuses viennent après, quand on éduque cet enfant qui doit devenir adulte et vivre en dehors de nous.

Là, c'est plutôt un processus fini. J'ai l'idée, je développe les plans, je mets en oeuvre le processus créatif ou la construction, jusqu'à avoir une réalisation aboutie. Commençant à avoir l'âge que j'ai, je sais que je ne ferai pas de carrière académique et que cette thèse n'est pas la fondation d'un projet de recherche de toute une vie. Il n'y aura probablement pas de suite directe, même si j'en crève d'envie.


*****J-130 avant la soutenance : redescente sur Terre
J'ai obtenu un "c'est bien" de la part de mon directeur de thèse à propos du rapport, suivi de recommandations. Pas aussi enthousiaste que j'espérai mais je pense que j'étais tellement fatiguée que je me suis prise à rêver toute seule que je n'aurai pas vraiment besoin de faire encore beaucoup plus.
J'attend toujours les commentaires des experts sur l'article 3, ça me frustre mais c'est normal. On est quand même un 30 juillet en France...

cibiou

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« Réponse #35 le: août 04, 2026, 06:10:23 am »
0
*****J-125 avant la soutenance : l'attente
J'attend pour mon directeur, j'attend les orthopédistes, j'attend une autre chercheuse que j'ai sollicitée sur un autre sujet. Je peux avancer sur ma présentation, ou sur la fin de la mise en page mais rien de super utile tant que les autres éléments ne sont pas en place.
Arfff je n'aime pas ça. Je peux trouver du temps maintenant, ça va redevenir compliqué en septembre :/