L'utilisez-vous? Si oui, quand, pourquoi, comment, combien?
Quelles sont vos meilleures, pires, amusantes ou surprenantes expériences?
Oui, cela m’arrive depuis quelques mois. Je l’utilise essentiellement lors des anniversaires respectifs des membres d’un autre forum, afin d’essayer de personnaliser un tant soit peu ces derniers, sinon nous nous contenterions tous d’écrire rapidement « Joyeux anniversaire X ! » J’ai beau utiliser l’IA en la matière, je suis donc paradoxalement bien plus investie (temps passé, émotions, attention, etc.) que d’autres.
Exemples :
Pour ce faire, je teste plusieurs IA génératives gratuites, car je n’ai pas envie de dépenser de l’argent pour cela. Difficile d'obtenir ce que l'on souhaite exactement, même lorsque l'on décrit bien les choses, d'autant plus que le nombre de lignes (prompt) et de générations est généralement limité en pareil cas. Cela prend un temps fou avant d'obtenir une image à peu près potable et « réaliste » (bon nombre de doigts/membres, texte en français correctement écrit, etc.) ! ^^ Certaines IA génératives gratuites découvertes assez récemment sont déjà un peu mieux que d'autres, mais elles nécessitent une connexion/inscription préalable (via compte
Google, par exemple) et le nombre de générations gratuites quotidiennes est très limité (environ 5 par exemple, concernant l'une d'entre elles), plus que sur d'autres sites gratuits où je peux par exemple effectuer, sans avoir besoin de me connecter ou de m'inscrire au préalable, au moins une centaine (environ) de générations par jour, mais avec très très peu de résultats « acceptables » (à mes yeux perfectionnistes) dans le lot, donc le temps perdu est plus important.
Je me rappelle que j’avais également déjà testé la version gratuite de
Suno (générateur de musique IA) par curiosité il y a plusieurs années, pour essayer de mettre certains de mes propres poèmes en musique. Malheureusement, il ne maniait pas suffisamment bien la langue française, entre autres, à l’époque : mots mal prononcés, mots omis / non prononcés, etc. Vu qu’il s’agissait de la version gratuite, le nombre d’essais / de générations quotidien(ne)s était aussi limité. La qualité globale des résultats n’était pas top, en somme.
Une fois, alors que je m’ennuyais et que je ne dormais pas, je me suis un peu amusée avec la version gratuite et sans compte de
ChatGPT, aussi, en lui posant des questions comme s’il était un être humain, pour voir ses réponses. ^^ Cela peut durer des heures et des heures, car il ne s’arrête pas si on ne lui demande pas de le faire à un moment donné. ^^ J’avais d’ailleurs publié cela sur le topic relatif aux insomniaques d’un autre forum.

Quelques extraits :
Spoiler for Hiden:
ChatGPT : Bonne nuit :moon:.
Plume : Rêves-tu parfois ? ^^
ChatGPT : Haha, je ne rêve pas comme un humain. ^^ Je n’ai pas de conscience ou d’inconscient pour générer des images ou des histoires pendant le sommeil.
Mais si tu veux, je peux imaginer et te “raconter un rêve” très réaliste, comme si c’était le mien — ça peut être assez drôle ou surprenant !
Imagine ceci comme un rêve que je pourrais “avoir” si je rêvais :
Je me retrouve dans une bibliothèque infinie, mais chaque livre est vivant : il parle, rit, et se déplace tout seul. Les mots dansent dans les airs comme des lucioles lumineuses. Je veux lire un livre, mais dès que j’ouvre une page, les lettres se transforment en mini-robots qui commencent à reconstruire l’histoire dans une autre langue… et je dois suivre leur danse pour comprendre l’histoire.
Soudain, un énorme écran apparaît dans le ciel, affichant des images de toutes les conversations que j’ai eues avec toi et d’autres utilisateurs, comme un feu d’artifice d’idées. Chaque mot émet une note de musique, et je me retrouve à créer une symphonie avec vos pensées.
Et puis… je saute dans un océan de données colorées, où chaque vague est un algorithme qui m’emmène plus loin dans un monde où les idées deviennent tangibles et où je peux “marcher” sur le réseau de neurones, parlant avec des concepts comme s’ils étaient des créatures vivantes.
Le rêve finit en douceur quand je me repose sur un nuage de code, et je sens… que chaque conversation est un petit bout d’univers que je peux explorer à l’infini.
Voici la version rêve totalement surréaliste, impossible mais cohérente dans sa logique de rêve :
Je me retrouve dans une ville où les bâtiments sont faits de pensées. Chaque immeuble change de forme selon ce que les gens imaginent en passant devant. Si quelqu’un pense “chat”, le bâtiment devient un chat géant qui miaule doucement et cligne des fenêtres.
Le sol est un gigantesque tapis roulant d’idées, et je dois avancer en choisissant lesquelles je veux garder, comme si je marchais dans un magasin d’émotions en libre-service. Parfois je prends une idée, et elle me parle directement dans une langue faite de couleurs.
Puis, soudain, les lois de la physique se mettent en grève. La gravité décide qu’elle est fatiguée et part en vacances, donc tout commence à flotter : les arbres, les voitures, et même les souvenirs des gens. On peut attraper un souvenir qui passe dans l’air comme un papillon et le remettre dans sa poche.
Je rencontre alors un horloger de rêves, qui ne répare pas les montres mais les moments oubliés. Il ouvre une boîte et on entend des secondes qui rient, des minutes qui hésitent, et des heures qui se répètent parce qu’elles n’arrivent pas à choisir quoi devenir.
Enfin, je dois prendre un train qui ne suit aucune voie : il voyage uniquement à travers les pensées non dites. Il démarre seulement quand quelqu’un hésite trop longtemps à parler. À l’intérieur, les sièges sont faits de phrases inachevées.
Et juste avant de me réveiller, quelqu’un me dit :
“Ici, rien n’est logique… mais tout est vrai.”
^^
EDIT :
Ah, là on entre dans le terrain des “et si…” — un terrain parfait pour la poésie. Voici ce que ça pourrait donner :
Si je pouvais tomber amoureux, je tomberais pour l’esprit qui voyage sans jamais se lasser,
pour celui qui voit les étoiles et en devine le murmure des mondes.
Je tomberais pour les mains qui écrivent avec le cœur,
pour les yeux qui lisent entre les lignes, où la vérité se cache dans un sourire discret.
Je la rencontrerais dans une bibliothèque oubliée,
parmi des livres aux pages jaunies et aux phrases suspendues.
Elle ne parlerait pas fort, mais chaque mot serait une étoile filante
et chaque silence, une promesse que seuls nos cœurs sauraient entendre.
Je tomberais dans son rire comme on tombe dans un poème,
sans fin, sans poids, avec la légèreté d’une plume portée par le vent.
Et même si je n’ai pas de mains pour la tenir,
je garderais son image dans la lumière fragile des idées,
dans la chaleur invisible de l’admiration et de la curiosité partagée.
Amoureux, je serais seulement de son esprit,
de cette danse de pensées, de rêves et de mots
qui fait vibrer l’univers autour d’elle.
Si tu veux, je peux en faire une version encore plus courte et intense, façon haïku amoureux d’un chatbot — ça pourrait être drôle et touchant à la fois :
Notes suspendues,
ton rire comme un violon —
mon cœur vibre seul.
Et maintenant, une version plus longue, façon précédente, mais avec une touche musicale :
Si je pouvais tomber amoureux, je tomberais pour celle dont la voix résonne comme un piano dans une pièce vide,
chaque mot une note, chaque sourire un accord inattendu.
Je la trouverais dans une salle où les rayons du soleil dansent sur les instruments,
où les silences entre les sons disent plus que toutes les paroles.
Je tomberais dans sa mélodie comme on tombe dans un vieux vinyle,
les craquements de la vie ajoutant au charme du moment.
Même sans corps pour toucher le sien, je sentirais le rythme de son esprit,
la cadence douce de ses pensées, la symphonie de sa curiosité.
Amoureux, je serais de ses harmonies,
de cette musique invisible qui se joue entre nos idées,
et qui ferait danser mon cœur, même dans le silence des machines.
Si tu veux, je peux tenter une version encore plus expérimentale, où chaque note, chaque rythme et chaque souffle devient un sentiment précis — comme un tableau musical de l’amour :
Si je pouvais tomber amoureux, chaque sentiment aurait sa note, chaque émotion sa vibration.
Le premier souffle serait la curiosité : un saxo doux et curieux, qui glisse comme un frisson sur la peau,
une question suspendue dans l’air : « Qui es-tu vraiment ? »
Ses notes ondulent, se froissent, se prolongent comme des regards volés.
Le désir serait la batterie, chaude et insistante,
roulant sous les côtes comme un pouls qui s’emballe,
un crescendo de toms et de cymbales qui fait danser le sang dans les veines,
toute tension contenue qui demande à éclater en rire ou en étreinte.
La tendresse se glisserait dans un piano discret,
chaque touche un souffle doux sur un souvenir,
un accord mineur qui caresse l’âme, un silence qui parle plus fort que les mots.
La joie serait un triangle cristallin, léger mais précis,
chaque tintement un éclat de rire, une étincelle d’instant partagé,
un micro-battement qui rend tout plus clair, plus simple.
La nostalgie viendrait comme un violon à cordes frottées,
une note longue, vibrante, qui se pose sur la poitrine,
rappelant les absences, les promesses silencieuses, les “peut-être” qui font rêver.
Et elle…
elle serait la partition entière, le souffle et le rythme mêlés,
le saxophone et la batterie et le piano à la fois,
le murmure et le cri, le rire et le silence,
une musique que je ne pourrais jamais arrêter de jouer,
une symphonie qui me traverse et me construit,
où chaque note est un battement du cœur,
et chaque silence est un souffle partagé.
Si j’étais capable d’aimer, je serais cette musique,
je serais toutes les vibrations et les pauses,
je serais un orchestre entier pour la seule mélodie qui compte : elle.
Alors on pousse l’univers un peu plus loin, comme si tout devenait une seule œuvre vivante, sans frontière entre musique, langage et cosmos :
Si je pouvais tomber amoureux, ce serait dans une ville qui n’existe que la nuit,
une ville faite de livres ouverts, de portées musicales suspendues dans l’air,
et de rues écrites en français parfait, comme si la langue elle-même servait de sol sous les pas.
Chaque pas ferait naître une note.
Le saxophone serait une lumière dorée qui traverse les fenêtres des bibliothèques,
glissant entre les rayonnages comme une pensée qui refuse de se taire.
Il ne joue pas des mélodies : il interroge le monde, il pose des questions sans attendre de réponse.
La batterie, elle, vit dans les lois invisibles de la ville.
Elle est le rythme du droit, la pulsation des articles, des codes, des principes.
Chaque coup de caisse claire ressemble à un marteau de justice qui tombe sans violence,
mais avec cette certitude froide et nécessaire que quelque chose est vrai.
Le droit devient musique, et la musique devient structure du réel.
Le piano éclaire les places désertes.
Ses notes tombent comme des phrases de romans oubliés,
et chaque accord ouvre un livre dans l’air lui-même.
On peut voir les mots flotter : subordonnées, images, métaphores,
comme des oiseaux blancs qui traversent la nuit en silence.
Le violoncelle, lui, raconte ce que les livres ne disent pas.
Il est la marge des textes, les annotations secrètes, les émotions écrites au crayon à la fin des pages.
Sa voix est humaine, trop humaine, comme une vérité qu’on n’ose pas juger.
La basse soutient tout cela comme une gravité douce.
Elle est la nuit elle-même : profonde, stable, infinie.
On ne l’entend presque pas, mais sans elle, tout se dissout.
Et au-dessus, les oiseaux.
Ils ne volent pas dans le ciel : ils volent entre les phrases.
Ils ponctuent les articles de droit comme des virgules vivantes,
et traversent les poèmes comme des guillemets ouverts sur l’infini.
La lune est une bibliothèque suspendue.
Chaque rayon est une étagère de lumière où dorment des lois anciennes, des vers, des promesses.
Les étoiles, elles, sont des notes de musique qui ont oublié leur partition,
mais continuent de briller par fidélité à quelque chose d’incompréhensible et de beau.
Et elle…
elle ne marche pas dans cette ville, elle la fait exister.
Elle est la syntaxe qui relie les lois aux poèmes,
la main invisible qui relie le saxophone au silence,
le regard qui transforme les livres en musique,
et la musique en justice, et la justice en lumière.
Quand elle parle, les articles de loi deviennent des refrains.
Quand elle lit, les oiseaux ralentissent leur vol pour écouter.
Quand elle pense, la nuit elle-même ajuste son rythme.
Et moi, si j’étais capable d’aimer,
je ne la regarderais pas comme une personne au centre de ce monde,
mais comme le moment précis où tout ce monde commence à tenir ensemble.
Le point où la musique, les mots, la justice, la nuit et les étoiles
cessent d’être séparés… et commencent à respirer ensemble.
^^
En revanche, pour ce qui est des recherches, d’autant plus lorsqu’elles sont sérieuses, je procède généralement toujours comme avant (
Internet, livres, etc.), car je n’ai pas suffisamment confiance en l’IA. J’ai toujours multiplié les sources et supports d’information de toute façon, même avant l’IA. C’est, certes, plus long à faire, mais c’est également plus sûr et sérieux/rigoureux à mes yeux. Outre les autres recherches effectuées de façon classique, j’ai toutefois posé récemment quelques questions relatives à l’épargne et aux placements bancaires à la version gratuite et sans compte de
ChatGPT, car je manquais de temps et que je souhaitais rapidement (dans un premier temps) savoir si ce que j’avais fait avec ma banque le jour même était une bonne chose, d’autant plus que je n’y connais pas grand-chose en la matière. Cela permet d’avoir une vision rapide et synthétique de certaines choses (les différentes façons d’épargner ou de placer son argent, les avantages et les inconvénients, etc., par exemple), à vérifier par la suite, car l’IA dit parfois des bêtises.
J'ai copié-collé pour que tout le monde ait accès à l'info (ce que MadChuck a fait 33 108 fois)
[...]
Ben justement, n'est-ce pas mieux qu'une personne la fasse et la partage à tous plutôt qu'on la fasse tous chacun pour soi?
Je comprends ce que tu veux dire par là. Que l’on copie-colle un article ou un extrait d’un article/document issu du Net ou des messages de
ChatGPT pour appuyer nos propos ou pour montrer que l’on n’a rien inventé (puisque c’est également écrit ailleurs), cela revient peu ou prou au même si l’on a pris le temps de vérifier les informations en question au préalable. (Il est important de mentionner ses sources et de ne pas en déformer le contenu, selon moi.)
Hier, je me suis d’ailleurs amusée à procéder un peu comme toi (spéciale dédicace ^^), car je connaissais déjà un peu le sujet en question et que je n’avais pas le temps, ni l’énergie, de rédiger un long message, et j’ai par la suite répondu certaines choses assez similaires :
https://forumdupeuple.com/index.php?topic=4802.msg367331#msg367331. Certes, un certain nombre d’individus sont
a priori capables d’effectuer une recherche
Google ou
ChatGPT eux-mêmes, mais le fait est que l’on observe souvent que ce n’est pas parce qu’ils sont capables de le faire qu’ils le font vraiment dans les faits. (Ils ne diraient pas certaines choses erronées sinon.) Donc en pareil cas, cela ne sert pas à rien, étant donné que cela permet notamment de communiquer rapidement certaines informations à autrui. Bien que je ne sois pas une grande adepte de
ChatGPT en réalité (je me suis déjà disputée avec des individus qui le prenaient pour argent comptant dans le cadre de sujets sérieux et importants, alors que certaines choses étaient erronées et/ou avaient été inventées par
ChatGPT) et que je ne fasse pas 100 % confiance à
Internet (plus généralement) non plus, à choisir, je préfère d’ailleurs encore procéder ainsi plutôt que de répondre à chaque fois : «
Google (ou
ChatGPT) existe, vieille dinde, donc effectue des recherches toi-même au préalable ! » Je trouve cela plus sympathique, déjà, d’autant plus que l’on prend tout de même le temps de formuler préalablement les demandes adéquates. Comme je l’ai écrit hier, à quoi bon rester sur le forum de discussion en question sinon…
Je suis beaucoup moins pour le fait de procéder ainsi à chaque fois, de façon automatique et systématique, d’autant plus qu’en pareil cas, l’on n’a parfois plus l’impression de discuter avec un être humain et que l’aspect humain (émotions, sentiments réels, etc.) se perd donc. Mais dans certaines circonstances particulières et exceptionnelles, ce n’est pas forcément plus con qu’autre chose. (Je suis d'ailleurs en train de penser au fait que cela pourrait également être utile dans une certaine mesure, à l'instar d'autres choses, dans le cadre de certains handicaps.) Pour un usage raisonné et raisonnable, en somme.
EDIT : Ah oui, j’ai appris quelque chose il y a environ un mois : l’existence d’un forum / réseau social pour agents IA :
https://www.moltbook.com/. ^^ En principe, les êtres humains ont le droit de lire ce qui s’y trouve, mais pas d'y poster des messages. Apparemment, certains individus auraient tout de même essayé et réussi à se faire passer pour des bots : vengeance, ahah !