La tentation du pouvoir: c'est en fait ce qui a corrompu le parti québécois dès les années 1970 et ce qui est probablement en train de le tuer!
Explication: à mes yeux, le parti québécois aurait dû une coalition large regroupant tous les partisans de l'indépendance, indépendamment de leur idéologie (gauche, droite, centre, extrème droite, extrème gauche, extrème centre, euh! c'est quoi ça une idéologie) dont le seul objectif serait de déclencher le processus d'accès à l'indépendance dès qu'il est au pouvoir. Bref, on est pas là pour gérer une province mais pour fonder un pays! La population ne suit pas? Eh bien, on ne reste pas au pouvoir et on démissionne!
Mais dès les années 1970, le PQ de René a décidé de procéder à l'accès à la souveraineté par étape tout en voulant former un "bon gouvernement", ce qu'il a été d'ailleurs le cas en 1976. Quoi qu'on en dise, le premier péquiste a de loin été le meilleur gouvernement du dernier quart du 20e siècle mais passons...
La tentation du pouvoir pour un parti souverainiste, l'expérience du PQ le démontre, amène 3 problèmes fondammentaux:
1) la guerre s'enclenche et perdure entre ceux qui veulent faire la souveraineté tout de suite et ceux qui sont toujours près à la remettre à plus tard!
2) une autre guerre s'exprime quand le PQ est au pouvoir entre ceux qui sont plus à gauche et ceux qui sont plus à droite, au risque de créer un gouvernement schizophrène dont on ne sait jamais à quoi s'atttendre!
3) Enfin, on se retrouve avec une situation très paradoxale: si le gouvernement est pourri, ça discrimine l'option, mais si celui-ci est excellent, ça démontre qu'il y a moyen de faire quelque chose de potable tout en étant dans le Canada!