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 L'Encyclopédie du Peuple

Auteur Sujet: Le potentiel de relecture d’un livre  (Lu 401 fois)

Charlemagne

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Le potentiel de relecture d’un livre
« le: janvier 04, 2026, 11:56:53 am »
+2
Je me souviens qu’un jour Sharle ou Gaucho avait écrit qu’un livre dans une bibliothèque ne servait à rien sauf à accumuler de la poussière. Ça allait en ligne avec son idée d’impermanence.

Jeune, j’achetais mes livres. Parce que je lisais par coups et que le fait d’avoir à redonner un livre me compliquait la vie, parce que j’avais plus de choix, parce que j’aimais fouiller les allés des librairies. Parce que je trouvais beau une bibliothèque.

Parce que quand jlai eu ma première maison, je la trouvais vide et je me demandais un peu comment la remplir, passé 40 ans, je me demande comment j’ai pu la remplir autant.

Il y a eu l’arrivé de prêt numérique et des liseuses qui a changé mes habitudes. Je loue énormément de livre et je n’achète que ceux que je n’arrive pas à louer.

Dans ce tournant de la quarantaines, je me demande à quoi bon garder autant de chose. Mon esprit comptable me dit que le pieds carré d’entreposage de mes livres est trop chère. Même si j’ai jeté-vendu bien des choses, je n’arrive pas à faire le choix avec les livres. Est ce que je vais les relire ? Quand j’ouvre un bac de livre, c’est comme regarder des vieilles photos, c’est plein de souvenir.

Quel est le potentiel de relecture d’un livre ?
Est ce que ça vaut la peine de les traîner ?

Le rationnel en moi a déjà sa réponse  mais il cherche à convaincre l’esthète. J’étais décidé à tout donner mais j’ai lu Zweig qui parlait avec passion de l’objet et il m’a fait hésiter

Vous faites quoi de vos livres ? ( j’ai déjà une place où les donner)

dalporto

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Le potentiel de relecture d’un livre
« Réponse #1 le: janvier 04, 2026, 02:14:30 pm »
+3
J'ai beaucoup de bandes dessinées belges. Que je lis et relis presque à chaque année. Ma plus vieille en a lus et relus plusieurs de ceux-ci, et j'espère que la petite va finir par s'intéresser à ça aussi. Et si elles ont des enfants j'espère qu'elles vont les garder.

À part le seigneur des anneaux que j'ai relus 3 ou 4 fois, je ne me rappelle pas avoir relu un roman ou un truc du genre plus d'une fois. Je les gardais dans ma bibliothèque dans la vingtaine comme pour exposer ma culture tel un douchebag qui flexe ses pipes. J'étais dans la littérature crasse là, genre du Camus, du Tolstoï, Hugo, etc., donc plusieurs que je me suis forcé à finir tellement je trouvais ça plate. Genre Germinal (lecture obligatoire français I au cégep), sans être le plus plate, je ne relirai jamais ça. Ces lectures ont sans doute forgé mon identité primaire de contestataire, mais je n'ai pas une bible du genre j'avais un chum décédé depuis qui avait son Mein Kampf sur sa table de nuit (ce qui était malaisant). Pour la plupart de ces lectures j'en garde presque rien, je pourrais les relire que ce serait presque du neuf. Catcher in the rye, je me souviens que c'est un Caufield le personnage principal, qu'il est un marginal et que c'est plate comme livre, c'est tout ce qui me revient.

J'aimais ça lire, n'importe quoi. Je ne suis plus capable aujourd'hui d'arrêter mon cerveau assez longtemps pour être capable de me mettre en état de réceptivité à la lecture, et c'est pour ça encore aujourd'hui je reviens aux bandes dessinées pis les histoires de criminels, bref des trucs pas trop demandant mentalement.

Donc à part des bandes dessinées, j'achète seulement des livres pour mon Kindle, genre 1 ou 2 par année que je veux vraiment lire. Pour le reste, j'ai à peu près tout donné à travers les années. J'ai pas de carte de biblio, c'est trop d'investissement de m'engager à terminer une lecture dans un délai sauf si le délai est de 5 ans.

Bref, donnez au suivant.

Ciné

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Le potentiel de relecture d’un livre
« Réponse #2 le: janvier 04, 2026, 05:44:19 pm »
+1
Quel est le potentiel de relecture d’un livre? Est ce que ça vaut la peine de les traîner?

Le rationnel en moi a déjà sa réponse mais il cherche à convaincre l’esthète. J’étais décidé à tout donner mais j’ai lu Zweig qui parlait avec passion de l’objet et il m’a fait hésiter

Vous faites quoi de vos livres?

Jamais je ne vais relire tous les livres, BDs et comic books que j'ai, ni revoir tous mes films et séries sur DVDs, mais de la manière que je vois ça, côté divertissements gratuits à la retraite, je suis crissement bétonné. Puis, le temps venu, mon entourage se les partagera. Ne serait-ce que pour les quelques DVDs et comics books qui vaudront une petite somme, ça ne sera pas une perte de temps pour eux de venir trier ça.

Quant aux livres eux-mêmes, sans tout relire de A à Z, j'aime bien les garder à portée de la main comme référence. Parfois je repense à un passage et retourne le lire.

J'aimais ça lire, n'importe quoi. Je ne suis plus capable aujourd'hui d'arrêter mon cerveau assez longtemps pour être capable de me mettre en état de réceptivité à la lecture, et c'est pour ça encore aujourd'hui je reviens aux bandes dessinées pis les histoires de criminels, bref des trucs pas trop demandant mentalement.

Moi c'est un peu comme un film, ça nécessite un peu plus de concentration au départ pour me mettre dedans, disons les premières 20 pages, puis après ça va tout seul. Si après une vingtaine de pages je ne suis pas accroché, alors je passe au suivant.
« Modifié: janvier 06, 2026, 12:04:45 am par Ciné »

El Kabong

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Le potentiel de relecture d’un livre
« Réponse #3 le: janvier 04, 2026, 06:02:57 pm »
+1
Je consomme et les abandonne à la biblio ou dans le métro.
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Kashmir

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Le potentiel de relecture d’un livre
« Réponse #4 le: janvier 04, 2026, 10:32:40 pm »
+5
J'anime un club de lecture avec ma soeur depuis deux ans et demi. On choisit un thème et on fait une sélection de 8-10 livres. Étant donné qu'on veut s'assurer que ce soit bon et que ça fitte vraiment dans le thème, on se retrouve très souvent à sélectionner des livres qu'on a déjà lus. Mais comme je veux des souvenirs frais pour discuter des livres, je me retrouve à relire des livres que j'avais déjà lus. L'année passée, sur 58 livres lus (ok, incluant livres audio), 16 étaient des relectures.

Je suis un peu mitigée, parce que d'un côté c'est intéressant de revisiter une oeuvre lorsqu'on est à une période différente de notre vie, ou alors simplement de relire pour atteindre un autre niveau. Par exemple, j'ai relu en décembre L'Oeuvre au noir de Marguerite Yourcenar. C'est une oeuvre extrêmement exigeante, que j'avais commencée et abandonnée de nombreuses fois avant de finir par le lire au complet, et même là j'avais trouvé ça ardu, et même si j'avais été subjuguée par la beauté du texte, je n'en avais pas profité pleinement parce que mon cerveau travaillait trop fort à tenter de tout absorber. Ma relecture a été une expérience différente. Étant donné que je savais déjà ce qui s'en venait et que je comprenais le sens global de l'oeuvre, j'ai pu tout simplement me laisser porter par le texte, et ça a été vraiment enrichissant et agréable. Je dois même dire que j'ai suffisamment pris goût à la relecture que le printemps dernier je me suis tapée L'Amour aux temps du choléra deux fois d'affilée, parce que quand je l'ai terminé j'ai eu l'impression que je n'en avais pas assez profité. Et il y a des livres qui sont vraiment importants pour moi, qui m'accompagnent depuis longtemps et que je continue de revisiter à intervalle régulier, genre Proust ou L'Amie prodigieuse. Mais d'un autre côté, je suis toujours un peu déçue de moi-même quand je fais le choix de relire une oeuvre que je connaissais déjà, comme si je manquais d'audace. Et comme le temps dont je dispose pour lire est vraiment limité, je trouve ça dommage de ne pas le consacrer entièrement à découvrir de nouveaux livres, de nouveaux auteurs.

Sinon, pour les livres physiques, j'essaye d'appliquer la méthode Marie Kondo : si je ne ressens pas de la joie en tenant le livre entre mes mains, c'est signe qu'il doit partir. Pour vrai, j'ai jamais autant lu que dans les 3-4 dernières années, et ma bibliothèque a pourtant rapetissé. Je me suis aperçue que je conservais beaucoup de livres uniquement en mémoire des souffrances subies lors de la lecture, ce qui est une raison lamentable d'accaparer de l'espace dans ma bibliothèque. Maintenant, ces livres prennent le chemin du croque-livres. Et puis, je consomme presque exclusivement des livres audio ou numériques, alors pour moi ça a de moins en moins de sens de hoarder des livres. Surtout qu'en fait, même avant l'avènement du numérique, j'étais pas mal plus type bibliothèque que librairie, ce qui fait que je n'ai même jamais possédé certains livres qui ont pourtant été absolument déterminants pour moi. Donc la seule raison valable pour laquelle j'en conserve encore, c'est sans doute pour avoir l'occasion de les prêter à d'autres. Pas sûre que je vais avoir un jour la lubie de relire Guerre et Paix, mais je vais le garder quand même au cas où mon fils aurait envie de s'y mettre - ou plutôt au cas où je réussis à le convaincre de le lire.

cibiou

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Le potentiel de relecture d’un livre
« Réponse #5 le: janvier 05, 2026, 04:54:14 pm »
+3
Grande question pour moi aussi. En y pensant, j'ai un rapport un peu fétichiste aux livres, et je viens de familles où les livres prennent beaucoup de place au propre comme au figuré.  Et d'ailleurs la question de vider les bibliothèques aux décès des grands-parents est un vrai crève-coeur - et dans l'autre sens, le premier souci de mon fils à l'annonce du prochain déménagement est de savoir s'il peut avoir une bibliothèque plus grande pour les siens. Pas sûre que ce soit une si bonne chose d'être autant attaché à des objets, mais c'est ainsi. On m'a aussi appris à traiter les livres avec le plus grand des respects et je les anthropomorphise probablement un peu, je suis triste d'imaginer qu'un livre soit jeté ou abandonné (pour lui et pour son auteur et pour les personnages)

J'essaye d'avoir la même approche de Kashmir maintenant et je ne garde plus tout comme je le faisais à une époque, mais ce que j'aime, je garde, je relis et je prête. J'ai un attachement physique à l'objet livre et sa "géographie" (tel paragraphe à tel endroit, l'épaisseur des pages dans la main gauche ou droite...). J'aime aussi pouvoir partager. Il arrive que ça ne revienne pas et c'est un crève-coeur et auquel cas, il arrive aussi que je me procure le livre en question à nouveau car j'ai besoin qu'il soit là. Si je devais déménager pour quelques mois, il y en aurait 3-4 "doudous" qui me suivraient.

Je lis plus souvent qu'avant sur liseuse - en voyage essentiellement (qui ne connait pas l'angoisse de ne pas avoir emporté assez de lecture?) et ça me gêne, quand le livre m'a plu, de ne pas en avoir un souvenir physique. Je trouve que je m'en rappelle moins bien aussi (le côté "géographique" qui manque pour ma mémorisation). Je vais beaucoup en bibliothèque aussi, mais pour de la BD (ce n'est pas un bon rapport temps de lecture/prix ;) )

Pour en revenir à la relecture en elle-même, j'ai souvent grand plaisir à relire. Je me censure un peu car je veux continuer à lire de nouvelles choses et le temps est compté, mais ça m'arrive tous les 3-4 mois de reprendre un ancien. Maintenant, c'est plutôt des livres que j'ai aimé à l'âge de mes enfants et que je relis avant de leur proposer (si ça n'a pas trop mal vieilli), ou bien des livres que je lis avec eux (Arsène Lupin depuis quelques mois). Par contre, il arrive que le livre ne me plaise plus à la relecture, et en général, il dégage à ce moment-là. De temps en temps, j'ai l'espace mental et l'envie de tenter un classique - c'est rare mais je me souhaite une longue retraite-  et je suis bien contente de trouver le Tolstoï à ce moment-là ;)

Lisa

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Le potentiel de relecture d’un livre
« Réponse #6 le: janvier 05, 2026, 07:32:43 pm »
+1
Toi qui a beaucoup bougé et vécu à l'étranger, etc. tu trainais des livres? Les mettaient en consigne?
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cibiou

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« Réponse #7 le: janvier 06, 2026, 06:50:32 am »
+1
J'ai eu la chance de pouvoir stocker mes livres chez mes parents pendant cette décennie-là. Mais j'avais à chaque fois avec moi mes 4 livres essentiels (Au bonheur des dames, L'Auberge de la Jamaïque, Rebecca, Jane Eyre). A la fin de chaque période, il a fallu faire des choix, mais je suis toujours repartie avec 30-40 livres au moins (j'essayais d'en rapporter en France au fur et à mesure aussi)

Snookey

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« Réponse #8 le: janvier 06, 2026, 08:51:14 am »
+1
Je lis beaucoup sur ma kindle, mais aussi en papier. Je ne relis jamais ce que j'ai déjà lu de la même façon que je ne réécoute à peu près pas de séries ou de films que j'ai déjà vue. Je trouve cependant séduisant l'idée d'avoir une bibliothèque bien garnie.

Berslak

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« Réponse #9 le: janvier 06, 2026, 06:12:27 pm »
+1
Chaque fois que je tombe sur ce genre de sujet, je me rend compte à quel point je suis inculte tellement j'ai pas lu beaucoup de livres dans ma vie comparé à la plupart des gens ici.

Eille, même dalporto a lu plein d'affaires d'intellectuels...  Je me sens bien seul dans mon genre.

Je suis ici seulement pour m'exprimer un peu et non pour discuter activement sur plusieurs messages. Merci de respecter mon désir de m'exprimer à petites doses.

cibiou

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« Réponse #10 le: janvier 06, 2026, 06:39:50 pm »
+1
Il y a beaucoup d'autres formes de cultures que les livres - chacun son truc :)

Ciné

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« Réponse #11 le: janvier 06, 2026, 10:11:57 pm »
+3
Rebecca

Le film est correct. Je le juge sévèrement car Hitchcock a fait beaucoup mieux. Je n'ai toutefois jamais lu le livre et j'avoue être surpris qu'il fasse partie d'un top 4. Dis-nous en plus.

Chaque fois que je tombe sur ce genre de sujet, je me rend compte à quel point je suis inculte tellement j'ai pas lu beaucoup de livres dans ma vie comparé à la plupart des gens ici.

Tellement pas. Avec Mad t'es l'un des forumeux qui m'en a appris le plus sur 1001 trucs de culture générale. Plusieurs torcheraient sur des sujets hyper pointus comme Bruitiste pis sa musique expérimentalo-techno-avant-gardiste-underground ou moi qui ai vu près d'une centaine de films japonais de la période 1945-1965, mais si je devais choisir deux personnes pour former une équipe afin de participer à un quiz dans un pub et qu'on ait une chance raisonnable de scorer dans toutes les catégories, ce serait clairement vous deux.
« Modifié: janvier 07, 2026, 01:35:08 am par Ciné »

Berslak

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« Réponse #12 le: janvier 06, 2026, 11:03:07 pm »
+1
Ouan, je suis un genre de boulimique de connaissances générales. Particulièrement sur la culture populaire.

Mais faut pas que ça soit trop difficile à rentrer dans mon cerveau.  Plus porté sur la quantité que la complexité mettons.
Je suis ici seulement pour m'exprimer un peu et non pour discuter activement sur plusieurs messages. Merci de respecter mon désir de m'exprimer à petites doses.

cibiou

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« Réponse #13 le: janvier 07, 2026, 03:19:43 am »
+1
Ces quatre livres ne reflètent pas nécessairement un jugement de qualité littéraire. Ce sont des livres que j'ai lus  pour la première fois à l'adolescence et auxquels je suis très attachée, que je connais de fond en comble et dont les univers me sont maintenant familiers. Comme une vieille maison très fréquentée dans l'enfance. Pas forcément les plus jolies, mais celles où on se sent bien et dont on connait tous les recoins.

Je suis une admiratrice inconditionnelle de Daphné DuMaurier (elle a un thème recurrent sur les maisons d'ailleurs, et Manderley est un personage à part entière de ce roman). Elle maîtrise l'écriture de l'angoisse d'une façon qui me captive (la lecture des "Oiseaux" a été une grande expérience pour moi - mille fois plus puissante que le film).

Bref, "Rebecca": j'ai beau connaître l'histoire, à chaque fois que je le relis, j'ai l'impression de découvrir de nouveaux lieux dans la maison, de nouveaux indices dans la narration de ce qui est arrive et va arriver. Je trouve très réussie la façon dont elle séquence les périodes et dont elle met en parallèle la narratrice et Mrs Danvers avec l'omniprésence du fantôme de Rebecca. On sent poindre le malaise par toutes petites touches derrière l'image glorieuse de la femme parfaite. Je trouve qu'on arrive à s'identifier à une part de chacun des personnages principaux et secondaires qui sont tous très humains.

Comme beaucoup de gens je suppose, je trouve rarement les films à la hauteur des livres et les adaptations de celui-là ne font pas exception. Le dernier était assez inintéressant. Le Hitchook était bien plus réussi évidemment ;)
(Par contre, il y a eu un film il y a quelques années sur Ma Cousine Rachel - qui n'a pas eu des critiques extraordinaires mais que j'avais trouvé pas mal du tout pour le coup!)

A tout cas, je sais à quoi je vais passer mon dimanche - très envie de le relire!

Charlemagne

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« Réponse #14 le: janvier 07, 2026, 07:46:17 am »
+1
Merci pour vos réponses.

Le cœur a débattu avec la raison et il y a eu entente.

Si j’ai tant d’émotion à regarder un livre déjà lu, ce serait bien égoïste de ne pas partager cette émotions à ceux qui n’en aurait pas les moyens. Donc je donne.

Plusieurs de mes relectures ont été faites sur liseuses parce que je n’avais pas envie de traîner le livre. La numérisation amène le même dilemme que pour la musique. Est ce qu’on rachète toutes une collections ? J’ai tellement de place maintenant que les vinyle sont partis. Mais j’ai des albums numériques qui ont disparu suite à une chicane entre l’artiste et le distributeurs. Un exemple simple est GYBE! ne semble plus disponible sur Apple Music ni Spotify. Heureusement, j’ai encore les fichiers MP3.

En conclusion, j’ai décidé de garder une place particulière pour les livres qui sont un cadeau particulier, ou qui semble avoir une tendance à être bannis. Genre, 1984 va rester dans ma bibliothèque.


Charlemagne

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« Réponse #15 le: janvier 07, 2026, 07:55:55 am »
+1
Kashmir, félicitation pour les 58. Je m’étais mis comme objectif 40 livres. Ça allait correct mais en Novembre, je me suis tanné du temps perdu sur les réseaux sociaux et j’ai presque tout effacé, j’ai seulement garder ce qui est utile pour ma compagnie. Toutes ces heures maintenant liberé, couplé au mauvais de temps de novembre et au froid de décembre ( sacrément que l’hiver est frette) j’ai passé au travers de 13 livré ( 4000 pages) en novembre et 15 en décembre ( 3000 pages) sans vraiment m’en rendre compte. J’ai fini à 72.

Gros coup de cœur sur « les prophète du fjord de l’éternité » de Kim Leine  qui est d’actualité avec la situation du Groenland qu’on entend aujourd’hui, mais tout ce questionnement que j’entend en murmure autour de moi, à savoir à quoi ça sert d’accumuler tant et de tant se donner quand on va tous finir à la même place.


Avant, c’était difficile de lire au dîner mais depuis que tout le monde regarde leur téléphones, il me laisse en paix.

Et je n’ai pas besoin de réseau sociaux, tout le monde me bombarde de tout ce qu’il voit sur tiktok.

exademine

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« Réponse #16 le: janvier 08, 2026, 04:22:31 pm »
+1
Charlemagne j'ai lu Ordures! de Simon Paré-Poupart et j'avais l'impression de te lire en train de parler du monde de ta job. Es-tu ghostwriter?

Kashmir

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« Réponse #17 le: janvier 09, 2026, 12:01:21 pm »
0
Kashmir, félicitation pour les 58. Je m’étais mis comme objectif 40 livres. Ça allait correct mais en Novembre, je me suis tanné du temps perdu sur les réseaux sociaux et j’ai presque tout effacé, j’ai seulement garder ce qui est utile pour ma compagnie. Toutes ces heures maintenant liberé, couplé au mauvais de temps de novembre et au froid de décembre ( sacrément que l’hiver est frette) j’ai passé au travers de 13 livré ( 4000 pages) en novembre et 15 en décembre ( 3000 pages) sans vraiment m’en rendre compte. J’ai fini à 72.


Pas que je sois déçue du nombre, mais après avoir fini 107 et 86 livres les deux années précédentes, j'ai l'impression que 58 c'est bien peu. Je n'ai pas beaucoup lu en début d'année parce que j'élevais un chiot, et à partir du moment où je me suis rendue à l'évidence que je n'atteindrais pas un nombre impressionnant de livres en 2025, j'ai un peu jeté l'éponge et j'ai lu ce qui me tentait peu importe si c'était long (parce qu'en toute candeur, pour me rendre à 107 livres en 2023, j'avais écarté certains livres plus longs ou difficiles).

Voilà ma liste. Là-dessus, j'ai acheté seulement deux livres: Wuthering Heights, parce que je savais que ce serait difficile à lire et je voulais avoir l'option d'alterner entre la copie papier et la version électronique, et Chaque blessure est une promesse, qui était mon livre québécois du 12 août. Tout le reste a été emprunté à bibliothèque, à ma soeur, ou piraté sur zlibrary.

Spoiler for Hiden:
La classe de neige, Emmanuel Carrère
 Bien vivre avec pitou, Laurianne Lavallée
 Celle qui fuit et celle qui reste, Elena Ferrante
 White, Marie Darrieussecq
 Le manteau, Nicolas Gogol
 Neige noire, Hubert Aquin
 L’enfant perdue, Elena Ferrante
 L’avenir, Catherine Leroux
 Fahrenheit 451, Ray Bradbury
 Vivre vite, Brigitte Giraud
 Les larmes d’Ulysse, Roger Grenier
 Sérotonine, Michel Houellebecq
 La machine à explorer le temps, H. G. Wells
 Notre-Dame de tous les peut-être, Dominique Fortier
 La plus que vive, Christian Bobin
 Ordures!, Simon Paré-Poupart
 Une histoire silencieuse, Alexandra Boilard-Lefevbre
 Le mur mitoyen, Catherine Leroux
 Les jours vivants, Ananda Devi
 Emparée, Renée Gagnon
 Rose, Michel Pastoureau
 Patronyme, Vanessa Springora
 Fanfan, Alexandre Jardin
 Martin Eden, Jack London
 Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand
 Passion simple, Annie Ernaux
 L’Amour aux temps du choléra, Gabriel Garcia Marquez
 La philosophie dans le boudoir, DAF Sade
 L’amour aux temps du choléra, Gabriel Garcia Marquez
 Les ombres familières, Vincent Brault
 L’occupation, Annie Ernaux
 Les raisins de la colère, John Steinbeck
 Le club des enfants perdus, Rebecca Lighieri
 Se perdre, Annie Ernaux
 Le royaume, Emmanuel Carrère
 Jean de Florette, Marcel Pagnol
 Manon des sources, Marcel Pagnol
 La serpe, Philippe Jaenada
 Le survenant, Germaine Guèvremont
 Wuthering Heights, Emily Brontë
 La marche en forêt, Catherine Leroux
 Anéantir, Michel Houellebecq
 Lait cru, Steve Poutré
 Michelin, Michel-Maxime Legault
 Beloved, Toni Morrison
 The world according to Garp, John Irving
 Yellowface, R. F. Kuang
 Chaque blessure est une promesse, Simon Brousseau
 Tarmac, Nicolas Dickner
 Drôle de peine, Justine Lévy
 Station Eleven, Emily St. John Mandel
 Nemesis, Philip Roth
 Peste et choléra, Patrick Deville
 Entrez dans la danse, Jean Teulé
 L’œuvre au noir, Marguerite Yourcenar
 Le hussard sur le toit, Jean Giono
 La maison vide, Laurent Mauvignier
 Kolkhoze, Emmanuel Carrère

cibiou: Moi aussi Au bonheur des dames c'est un des livres que je relis le plus souvent. J'adore le côté frivole (l'histoire d'amour un peu mièvre, les formidables descriptions d'articles de mode), mais aussi l'analyse de la ville et du monde industriel en pleine mutation, sans compter l'aspect vital de la quête de la jeune fille qui lutte pour sa survie matérielle. Ce livre a longtemps été mon anxiolytique préféré.

Charlemagne

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« Réponse #18 le: janvier 13, 2026, 08:02:38 pm »
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Charlemagne j'ai lu Ordures! de Simon Paré-Poupart et j'avais l'impression de te lire en train de parler du monde de ta job. Es-tu ghostwriter?

Je l’ai lu, j’ai aimé ça. Je l’ai fait lire à ma blonde et et elle a détesté, elle disait qu’il était trop hautain.

Je ne prends pas en compte la note sur 5 dans une critique mais la critique en soi. C’est intéressant, ca permet de connaître la personne, ses goûts, etc. J’aime chercher la constance dans ses critiques, une rationalité ou un équations qui fait que même si je ne suis pas d’accord avec la réponse, je suis quand même d’accord avec le raisonnement. J’ai l’impression qu’il aujourd’hui, beaucoup de gens focus uniquement sur la réponse et non pas sur le parcours du raisonnement. Mais c’est peut être juste mon environnement.

Charlemagne

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« Réponse #19 le: janvier 13, 2026, 08:08:24 pm »
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@ Kashmir

Tu vois ça comment au niveau éthique de pirater un livre ? Je connais pas beaucoup le fonctionnement financier de la vente d’un livre. Je ne sais pas quelle est l’argent qui va à l’auteur quand je prends un livre à la bibliothèque. Et quelle sont les métiers secondaires à l’auteur mais qui sont quand même nécessaire.

Ça m’a jamais dérangé pour de la musique ou pour un films, mais j’ai de scrupules quand c’est un livre.   

cibiou

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« Réponse #20 le: janvier 14, 2026, 05:47:51 am »
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cibiou: Moi aussi Au bonheur des dames c'est un des livres que je relis le plus souvent. J'adore le côté frivole (l'histoire d'amour un peu mièvre, les formidables descriptions d'articles de mode), mais aussi l'analyse de la ville et du monde industriel en pleine mutation, sans compter l'aspect vital de la quête de la jeune fille qui lutte pour sa survie matérielle. Ce livre a longtemps été mon anxiolytique préféré.
C'est une formulation très juste de ce que je ressens pour ce livre!

Quand j'ai commencé mes études, je me suis retrouvée dans une branche où j'ai compris très vite que je n'allais pas me plaire. J'ai fait un stage en Finances aux Galeries Lafayette - et j'ai écris mon mémoire en me basant sur le livre : Comparaisons des modèles financiers des grands magasins tels qu'ils ont été conçus et décrits dans le roman, et le modèle actuel.
Un des membres du jury était professeur de lettres - autant dire que les mémoires de stage de finance, ça ne l'amusait pas beaucoup en général - et elle s'est régalée. J'ai eu une très bonne note ;)

cibiou

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Le potentiel de relecture d’un livre
« Réponse #21 le: janvier 14, 2026, 05:50:41 am »
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@ Kashmir

Tu vois ça comment au niveau éthique de pirater un livre ? Je connais pas beaucoup le fonctionnement financier de la vente d’un livre. Je ne sais pas quelle est l’argent qui va à l’auteur quand je prends un livre à la bibliothèque. Et quelle sont les métiers secondaires à l’auteur mais qui sont quand même nécessaire.

Ça m’a jamais dérangé pour de la musique ou pour un films, mais j’ai de scrupules quand c’est un livre.   
La question n'est pas pour moi, mais mon approche en terme de livres électroniques : achat ou lecture de ce qui est dans le domaine public (et ça fait pas mal de trucs quand même mais il faut aimer le classique ;) )

Kashmir

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Le potentiel de relecture d’un livre
« Réponse #22 le: janvier 14, 2026, 07:24:56 pm »
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Je pirate vraiment en dernier recours, parce que j'ai une forte préférence pour l'interface de Prêtnumérique qui me permet de mettre le fond d'écran d'un beau bleu profond. Si je regarde ce que j'ai piraté dans la dernière année, c'est surtout des livres en anglais vu qu'il n'y en a presque pas sur Prêtnumérique, ou des livres qui sont dans le domaine public. Le seul livre québécois que j'ai piraté, je l'avais aussi en copie papier et je l'ai piraté uniquement pour avoir la flexibilité de continuer ma lecture quand je n'avais pas le livre physique entre les mains. Ça me pose effectivement un problème éthique de pirater les oeuvres d'auteurs qui dans la vaste majorité des cas ne vivront jamais de leur art.

J'avoue que je ne m'étais jamais posé la question pour ce qui est des emprunts à la bibliothèque, mais en fouillant je suis tombée sur cet article : https://www.uneq.qc.ca/2018/02/21/programme-dpp-revu-ameliore/ Pas parfait, mais c'est mieux que rien j'imagine.