Auteur Sujet: Le mensonge en littérature  (Lu 1338 fois)

Hors ligne Cinéphile

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Le mensonge en littérature
« Réponse #50 le: novembre 25, 2018, 16:34:38 pm »
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Un autre excellent exemple en effet.
Some would compare Elvis to God. I'll admit he's good, but he's no Elvis.

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Le mensonge en littérature
« Réponse #51 le: novembre 25, 2018, 18:27:02 pm »
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Un des mieux faits c'est Windy City Heat:
https://www.imdb.com/title/tt0383053/

https://www.youtube.com/watch?v=ancwTUkXyKk

C'est présenté comme une blague fait pendant 10 ans par une groupe d'humoriste avec relativement beaucoup de ressource qui fini par accroire a Perry Caravello qui veut vraiment devenir une star du cinéma qu'il en est devenue une.

Il lui font remporter une fausse audition, être la vedette d'un faux film qui gagnent de faux prix qui fait la promotion sur le show de Jimmy Kimmel, etc....

On ne sait jamais a quel point Perry comprend ce qui se passe et continue de jouer le jeux parce que de toute façon, il l'est entrain de réussir son rêve d'être la vedette d'un film ou si c'est le subterfuge qui fonctionne vraiment. Il a évidemment compris depuis (ou pendant le projet) et il continue de jouer le jeux et monétiser l'expérience.
 
C'est vraiment bon.
« Modifié: novembre 25, 2018, 18:32:09 pm par MadChuck »

Hors ligne Cinéphile

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Le mensonge en littérature
« Réponse #52 le: juillet 07, 2019, 10:31:38 am »
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Wow, je sais pas comment j'ai pu laisser passer celle-là :

Je ne me rappelle plus vraiment quand j'ai appris que L'Herbe bleue n'est pas une réelle autobiographie, mais ça m'avait fâchée et troublée aussi sur le coup. (...) le lecteur est en droit de se sentir floué lorsqu'il apprend la vérité (...) Il y a quelque chose comme l'impression d'avoir perdu son temps, d'avoir été manipulé, qui est très désagréable

C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

:smiley2:
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Hors ligne sharl

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Le mensonge en littérature
« Réponse #53 le: juillet 07, 2019, 11:22:11 am »
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C'est peut-être une situation similaire avec le cas tout récent d'Alexandre Jardin:

"Alexandre Jardin n'a plus rien à perdre dans son dernier ouvrage, Le roman vrai d'Alexandre, que son ancien éditeur qualifie de suicide professionnel. L'auteur du Zèbre fait tomber les masques en avouant avoir trompé tout le monde avec son univers fantasmé, ses mensonges répétés et sa fausse joie de vivre. Rongé par le remords, l'auteur se dévoile enfin.
Alexandre Jardin a conquis les cœurs avec ces nombreux bouquins, valsant avec des thèmes romanesques qui invitent aux rêveries. Mais pendant que ses admirateurs rêvassaient grâce à ses ouvrages, lui se morfondait. « J’ai installé un monde féerique, alors qu’à l’intérieur de moi-même, j’étais un mort-vivant, un zombie », dit-il."

Hors ligne Cinéphile

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Le mensonge en littérature
« Réponse #54 le: juillet 07, 2019, 11:38:12 am »
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« J’ai installé un monde féerique, alors qu’à l’intérieur de moi-même, j’étais un mort-vivant, un zombie », dit-il."

Ça doit s'appliquer à plusieurs artistes toutes catégories confondues.
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Hors ligne Plume

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Le mensonge en littérature
« Réponse #55 le: septembre 11, 2019, 14:53:53 pm »
+1
Avez-vous lu dans votre jeunesse ces « autobiographies » de jeunes filles?

- L’herbe bleue (Go Ask Alice)
- Des cornichons au chocolat

J’ai découvert il n’y a pas si longtemps que ni l’une ni l’autre ne sont de vraies autobiographies. La première est l’œuvre d’une psychologue mormone, basée en partie sur les expériences de ses patients, l’autre sort purement de l’esprit de l’écrivain Philippe Labro.


Je n’ai pas gardé un souvenir fulgurant du livre de Labro mais il a eu un tres grand succes en France donc il a dû marquer un grand nombre de jeunes filles. Par contre, « L’Herbe bleue » a été un réel traumatisme pour moi. Il m’a certes éloignée de la drogue à tout jamais (ce qui était l’objectif de son auteur – bien joué) mais il m’a fait sincèrement souffrir et je me suis sentie tres en colere quand j’ai decouvert la verité.

Je suis bien consciente que ce ne sont que deux exemples parmi des milliers d’autres impostures, mais ils m’ont marqués car ils s’adressent a de très jeunes gens qui n’ont pas nécessairement le recul et les connaissances à ce moment-là pour aller s’informer sur le contexte de la parution du livre et je trouve que c’est une forme de manipulation assez malsaine.
En ce qui me concerne, je les ai lus par hasard, autour de 12 ans, en piochant dans les rayonnages de la bibliothèque municipale, a une epoque sans wikipedia.


Ma question pour vous : que pensez-vous de mentir (sur l’auteur, sur la veracité d’un récit etc) en littérature ? Cela amoindrit-il à vos yeux l’œuvre elle-meme ? Pensez-vous que c’est acceptable si c’est « pour la bonne cause » ? Inacceptable si c’est juste pour créer de la publicité, du sensationnel ?


Bonsoir,


J’ai lu (plus ou moins « par hasard » également) le livre intitulé « L’herbe bleue » lorsque j’étais au collège (si mes souvenirs sont bons). (J’ai d’ailleurs failli le mentionner dans le sujet ouvert hier par Lisa, sur les livres auxquels nous repensons de temps à autre…) Je ne prenais pas de drogue, mais il m’avait marquée ; il était touchant. À l’époque, je pensais également qu’il s’agissait d’une véritable autobiographie, ce qui renforçait le côté « émouvant ». Par la suite, j’ai, tout comme toi, appris la vérité, qui a un certain impact (voire un impact certain, parfois) …

Tes questions sont d’actualité en France, car un livre (« Orléans ») écrit par un certain Yann Moix est au cœur de nombreuses polémiques. Dans ce livre, Yann Moix dit notamment avoir été victime de nombreuses maltraitances (au sein de sa famille) lorsqu’il était enfant. Toutefois, son père et son frère ont démenti ses propos, et dit que Yann Moix était en réalité le « bourreau ». Mensonge ou vérité ? Nous ne le savons pas, étant donné que nous n’avons pas vécu avec eux… Reste que c’est dérangeant (dans ce cas de figure) …

L’invention fait partie intégrante de la littérature (roman-fiction, etc.), entre autres.
Pour répondre à tes questions, je pense que cela dépend des cas.
Si une personne fait usage d'un pseudonyme (= livre anonyme) pour raconter son propre vécu, cela ne me dérange pas vraiment (dès lors qu'elle ne profite pas de son anonymat pour porter atteinte à autrui) ...
Si un auteur prétend/affirme dire la vérité et écrit finalement des mensonges, cela pose problème (à mes yeux). (Par contre, des mensonges peuvent être bien écrits. Dans ces cas-là, nous avons affaire à une écriture de qualité, peut-être même à une bonne histoire ; mais à une imposture. L’on doit donc distinguer plusieurs choses : la qualité des écrits, l’aspect « moral », etc.)
« Modifié: septembre 11, 2019, 15:05:05 pm par Plume »
« La musique [...] donne une âme à nos cœurs, des ailes à la pensée, un essor à l'imagination... » (Platon)