Auteur Sujet: Et si on parlait d'économie au lieu de dire des niaiseries  (Lu 29542 fois)

sharl

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Et si on parlait d'économie au lieu de dire des niaiseries
« Réponse #400 le: juillet 08, 2015, 21:40:51 pm »
Comment peux-tu parler de monnaie de singe et forte en même temps ? Tant qu'il imprime une quantité raisonnable d'argent pour répondre à ça demande (inflation en bas de 2%) yé ou le problème au juste ?

Oui effectivement ça oblige a placer cet argent dans l'économie (pour le pire mais aussi le meilleur) mais pas nécessairement en bourse, y'a bien des bon du trésor, de compagnie, immobilier qui rapportent plus que le taux nul.

Les américains risques fortement de remonter leur taux cependant (a moins que la tendance changent), ils s'y créent trop d'emploie et l'économie "chauffe" un peu trop.



Avec tout on savoir ta sagesse, je me demande comment il se fait que tu ne sois pas millionnaire aujourd'hui,,,

Pour moi, il ne fait aucun doute qu'on est déjà entré dans une phase de dépression économique mondiale d'ampleur historique.
« Modifié: juillet 08, 2015, 21:44:08 pm par sharl »

megalomarc

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Et si on parlait d'économie au lieu de dire des niaiseries
« Réponse #401 le: juillet 08, 2015, 21:42:05 pm »
Cent mille fois plus grave est la crise en Chine, un pays qui s'apprête à vivre un crash financier comme celui qu'à connu les USA en 1929.   La Chine, un pays pilier de l'économie mondiale. On voit déjà les conséquence ici, car le Canada vient d'entrer en récession.

Une crise de spéculation, ça n'a rien à voir avec l'économie réelle, ou si peu. La Chine a très peu de chômage, et a encore une croissance de son PIB de plus de 6% prévue pour cette année. Elle a de plus le contrôle de sa monnaie, gardée artificiellement à un niveau bas pour attirer les investissements. C'est à des années lumières de ressembler à un début de la crise de 1929.
« Modifié: juillet 08, 2015, 21:44:55 pm par megalomarc »

MadChuck

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Et si on parlait d'économie au lieu de dire des niaiseries
« Réponse #402 le: juillet 09, 2015, 00:19:32 am »
Je sais pas si c'est si simple.

Ça été un problème mais aussi une force pour la Grèce, si il passe a une monnaie Grec il pourrait facilement perdre 50-55% de leur salaire (en pouvoir d'achat) selon la banque Grec, d'un coup.

El Kabong

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  • Données erronées, résultats significatifs.
Les confidences d'un assassin financier!
« Réponse #403 le: juillet 12, 2015, 16:53:49 pm »
Citer
Par Michael Nevradakis – Le 11 septembre 2014 – Source Truthout

John Perkins, auteur des Confessions of an Economic Hit Man [Confessions d’un assassin financier], explique comment la Grèce et d’autres pays de l’eurozone sont devenus les nouvelles victimes des assassins financiers.
 
John Perkins est un habitué des confessions. Son célèbre livre, Confessions of an Economic Hit Man, a révélé comment les organisations internationales, telles que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, tout en prétendant publiquement sauver les pays et les économies en souffrance, leurrent plutôt leurs gouvernements en les appâtant : en promettant une croissance surprenante, de superbes infrastructures et un avenir de prospérité économique – tout ce qui arriverait si ces pays empruntaient des sommes énormes à ces organisations. Loin d’atteindre une croissance économique galopante et le succès, ces pays au contraire s’effondrent sous le poids de dettes écrasantes et insoutenables.

C’est ici que les assassins financiers entrent en scène : des hommes apparemment ordinaires, dont la situation est ordinaire, se rendent dans ces pays et y imposent les sévères politiques d’austérité prescrites par le FMI et la Banque mondiale comme solutions aux difficultés économiques qu’ils connaissent maintenant. Les hommes comme Perkins ont été formés à presser chaque dernière goutte de richesse et de ressources de ces économies malades, et continuent à le faire à ce jour. Dans cette interview, diffusée sur Dialogos Radio, Perkins explique comment la Grèce et l’eurozone sont devenus les nouvelles victimes de ces assassins économiques.

Michael Nevradakis – Dans votre livre, vous décrivez comment vous avez été pendant de nombreuses années ce qu’on appelle un assassin financier. Qui sont ces tueurs à gage économiques et que font-ils?

John Perkins – Pour l’essentiel, mon boulot consistait à identifier les pays détenant des ressources qui intéressent nos multinationales, et qui pouvaient être des choses comme du pétrole, ou des marchés prometteurs, des systèmes de transport. Il y a tant de choses différentes. Une fois que nous avions identifié ces pays, nous organisions des prêts énormes pour eux, mais l’argent n’arriverait jamais réellement à ces pays; au contraire, il irait à nos propres multinationales pour réaliser des projets d’infrastructures dans ces pays, des choses comme des centrales électriques et des autoroutes qui bénéficiaient à un petit nombre de gens riches ainsi qu’à nos propres entreprises. Mais pas à la majorité des gens qui ne pouvaient se permettre d’acheter ces choses, et pourtant ce sont eux qui ployaient sous le fardeau d’une dette énorme, très semblable à celle de la Grèce actuellement, une dette phénoménale.

Et une fois [qu’ils étaient] liés par cette dette, nous revenions, sous la forme du FMI – et dans le cas de la Grèce aujourd’hui, c’est le FMI et l’Union européenne – et posions des exigences énormes au pays : augmenter les impôts, réduire les dépenses, vendre les services publics aux entreprises privées, des choses comme les compagnies d’électricité et les systèmes de distribution de l’eau, les transports, les privatiser, et devenir au fond un esclave pour nous, pour les sociétés, pour le FMI, dans votre cas pour l’Union européenne. Fondamentalement, des organisations comme la Banque mondiale, le FMI, l’UE sont les outils des grandes sociétés multinationales, ce que j’appelle la corporatocratie.

– Avant de considérer le cas spécifique de la Grèce, parlons un peu plus de la manière dont opèrent ces tueurs à gage économiques et ces organisations, comme le FMI. Vous avez expliqué, bien sûr, comment elles entrent dans ces pays et travaillent pour les endetter massivement, avec l’argent qui entre puis repart directement. Vous avez aussi mentionné dans votre livre ces pronostics de croissance optimistes, qui sont vendus aux hommes politiques de ces pays, mais qui n’ont en réalité aucun rapport avec la réalité.

– Exactement. Nous avons montré que si ces investissements étaient placés dans des choses comme les systèmes d’énergie électrique, l’économie croîtrait dans des proportions phénoménales. Le nœud du problème est toutefois que lorsque vous investissez dans ces grandes infrastructures, la plus grande partie de cette croissance reflète le fait que le riche devient plus riche et encore plus riche ; elle ne reflète pas la situation de la majorité du peuple, et nous le voyons aux États-Unis aujourd’hui.

Par exemple, là où nous pouvions montrer une croissance économique, la croissance du PIB, le chômage peut en même temps augmenter ou rester au même niveau, et les saisies de maisons peuvent augmenter ou rester stables. Ces chiffres tendent à refléter la position des très riches, puisqu’ils possèdent un énorme pourcentage de l’économie, statistiquement parlant. Néanmoins, nous devions démontrer que lorsque vous investissez dans ces projets d’infrastructures, votre économie se développe, et nous voulions encore prouver que sa croissance serait beaucoup plus rapide que prévue, et c’était seulement utilisé pour justifier ces prêts épouvantables et incroyablement affaiblissants.

– Y a-t-il des points communs entre les pays généralement ciblés ? Sont-ils, par exemple, riches en ressources ou jouissent-ils de quelque autre importance stratégique pour les pouvoirs en place ?

–  Oui, tous. Les ressources peuvent prendre différentes formes : certaines sont matérielles, comme les minéraux ou le pétrole ; une autre est l’emplacement stratégique ; une autre encore est un grand marché ou un faible coût du travail. Ainsi, différents pays ont des obligations différentes. Je pense que ce que nous voyons en Europe aujourd’hui n’est pas différent, et cela inclut la Grèce.

– Que se passe-t-il lorsque ces pays ciblés sont endettés ? Comment ces grandes puissances, ces tueurs économiques, ces organisations internationales reviennent-elles et obtiennent-elles leur livre de chair des pays qui sont lourdement endettés ?

– En insistant pour que les pays adoptent des politiques qui vendront leurs entreprises étatiques de service public aux grandes sociétés. L’eau et les systèmes d’épuration, peut-être les écoles, les transports, même les prisons. Privatiser, privatiser. Permettez-nous de construire des bases militaires sur votre sol. Beaucoup de choses peuvent être faites, mais à la base, ils deviennent les serviteurs de ce que j’appelle la corporatocratie. Vous devez vous rappeler qu’aujourd’hui, nous avons un Empire mondial, et ce n’est pas un empire américain. Ce n’est pas un empire national. Il n’aide pas beaucoup le peuple américain. C’est un empire industriel, et les grandes entreprises gouvernent. Elles contrôlent la politique des États-Unis et, dans une large mesure, elles contrôlent une grande partie des politiques de pays comme la Chine, partout dans le monde.

– John, considérons maintenant le cas spécifique de la Grèce ; bien sûr vous avez dit que vous croyiez que ce pays est devenu la victime de tueurs économiques et de ces organisations internationales… Quelle a été votre réaction quand vous avez entendu parler pour la première fois de la crise en Grèce et des mesures à mettre en œuvre dans le pays ?

– Je suis la situation de la Grèce depuis longtemps. J’ai été à la télévision grecque. Une société de production grecque a réalisé un documentaire intitulé Apology of an Economic Hit Man [Apologie d’un tueur économique] et j’ai aussi passé beaucoup de temps en Islande et en Irlande. J’ai été invité en Islande pour aider à encourager les gens à voter pour un référendum visant à ne pas rembourser leurs dettes, et je l’ai fait et j’ai encouragé les gens à ne pas le faire, et le résultat, c’est que l’Islande se porte plutôt bien maintenant économiquement, comparée au reste de l’Europe. L’Irlande, d’autre part : j’ai essayé de faire la même chose là-bas, mais les Irlandais ont manifestement voté contre le référendum, malgré qu’il y avait de nombreux rapports faisant état d’une importante corruption.

Dans le cas de la Grèce, ma réaction a été : «La Grèce est touchée». Il n’y a aucun doute à ce sujet. Bien sûr, la Grèce a commis des erreurs, vos dirigeants ont fait quelques erreurs, mais le peuple n’en a vraiment pas fait, et maintenant on demande aux gens de payer pour les erreurs commises par leurs dirigeants, souvent de mèche avec les grandes banques. Donc des gens font d’énormes quantités d’argent de ces prétendues erreurs, et maintenant, on demande au peuple qui n’en a pas fait d’en payer le prix. C’est une constante dans le monde entier : nous l’avons vu en Amérique latine. Nous l’avons vu en Asie. Nous l’avons vu dans tellement d’endroits dans le monde.

– Cela m’amène directement à la question suivante : d’après mes observations, en Grèce au moins, la crise a été accompagnée par une montée de l’auto-accusation ou du dégoût de soi ; il y a ce sentiment en Grèce partagé par beaucoup de gens que le pays a échoué, que les gens ont échoué… Il n’y a quasiment plus de protestation en Grèce, et évidemment il y a une énorme fuite des cerveaux – beaucoup de gens quittent le pays. Cela vous semble-t-il familier lorsque l’on compare à d’autres pays dans lesquels vous avez une expérience personnelle ?

– Bien sûr, cela fait partie du jeu : convaincre les gens qu’ils ont tort, qu’ils sont inférieurs. La corporatocratie est incroyablement bonne là-dedans, par exemple la guerre au Vietnam, pour convaincre le monde que les Nord-Vietnamiens étaient mauvais ; aujourd’hui, ce sont les musulmans. C’est une politique antagoniste : nous sommes bons. Nous avons raison. Nous faisons tout juste. Vous avez tort. Et dans ce cas, toute cette énergie a été dirigée contre le peuple grec pour dire : «Vous êtes paresseux, vous n’avez pas fait pas ce qu’il fallait, vous n’avez pas mené les bonnes politiques», alors qu’en réalité, c’est contre la communauté financière, qui a encouragé la Grèce à prendre cette voie, qu’il faut porter une énorme montagne d’accusations. Et je voudrais dire qu’il se passe quelque chose de très semblable aux États-Unis, où les gens sont amenés à croire qu’ils étaient stupides parce que leurs maisons ont été saisies, qu’ils ont acheté les mauvaises maisons, qu’ils ont dépensé au-delà de leurs moyens.

Le fait est que leurs banquiers leur ont dit de le faire, et dans le monde entier, nous en sommes venus à faire confiance à des banquiers – ou nous avions l’habitude de le faire. Aux États-Unis, nous n’avons jamais cru qu’un banquier nous dirait d’acheter une maison à 300 000 dollars. Nous pensions que c’était dans l’intérêt des banques de ne pas la saisir. Mais cela a changé il y a quelques années, et les banquiers ont dit aux gens qui savaient ne pouvoir se permettre qu’une maison à 300 000 dollars d’en acheter une à 500 000 dollars.

«Serrez-vous la ceinture, dans quelques années, cette maison vaudra plus d’un million de dollars ; vous gagnerez beaucoup d’argent»… En fait, la valeur des maisons a baissé, le marché s’est effondré, les banques ont saisi ces maisons, les ont transformées et les ont revendues. Double coup dur. On a dit aux gens : «Vous avez été stupides, vous avez été cupides, pourquoi avez-vous acheté une maison si chère ?» Mais en réalité, ce sont les banquiers qui leur ont dit de le faire, et nous avons été éduqués à croire que nous pouvons faire confiance à nos banquiers. Quelque chose de très semblable à grande échelle est arrivé dans tellement de pays dans le monde, y compris en Grèce.

– En Grèce, les grands partis traditionnels sont, évidemment, majoritairement en faveur des dures mesures d’austérité qui ont été imposées, mais nous voyons aussi que les grands intérêts économiques et des médias les soutiennent massivement. Cela vous surprend-il au moins un peu ?

– Non, cela ne me surprend pas, et pourtant c’est ridicule, parce que l’austérité ne fonctionne pas. Nous l’avons prouvé encore et encore, et peut-être la plus grande preuve est l’inverse, aux États-Unis pendant la Grande dépression, lorsque le président Roosevelt a lancé toutes ces politiques pour remettre les gens au travail, pour injecter de l’argent dans l’économie. C’est cela qui fonctionne. Nous savons que l’austérité ne marche pas dans ces situations.

Nous devons aussi comprendre que, par exemple aux États-Unis, au cours des 40 dernières années, la classe moyenne a décliné en terme de pouvoir d’achat réel, tandis que la croissance économique a augmenté. En fait, c’est précisément ce qui est arrivé dans le monde entier. A l’échelle mondiale, la classe moyenne décline. Les grandes entreprises doivent reconnaître – elles ne l’ont pas encore fait, mais elles doivent le reconnaître – que cela ne sert les intérêts de personne à long terme, que la classe moyenne est le marché. Et si la classe moyenne continue à décliner, que ce soit en Grèce ou aux États-Unis, ou mondialement, ce sont les entreprises qui en paieront le prix pour finir ; elles n’auront plus de consommateurs. Henry Ford a dit un jour: «Je veux payer tous mes ouvriers suffisamment afin qu’ils puissent sortir et acheter des voitures Ford.» C’est une très bonne politique. C’est sage. Ces programmes d’austérité vont dans le sens contraire et c’est une politique stupide.

– Dans votre livre, écrit en 2004, vous avez exprimé l’espoir que l’euro servirait de contrepoids à l’hégémonie américaine mondiale, à l’hégémonie du dollar US. Vous étiez-vous jamais attendu à voir dans l’Union européenne ce que nous voyons aujourd’hui, avec l’austérité qui ne sévit pas seulement en Grèce, mais aussi en Espagne, au Portugal, en Irlande, en Italie et dans plusieurs autres pays ?

– Ce que je n’avais pas réalisé durant toute cette période est à quel point la corporatocratie ne veut pas d’Europe unie. Nous devons comprendre cela. Ils peuvent être assez satisfaits avec l’euro, avec une monnaie – ils sont satisfaits à un certain point qu’elle soit unique, de façon à ce que les marchés soient ouverts – mais ils ne veulent pas de règles et de régulations standardisées. Avouons-le, les grandes sociétés, la corporatocratie, tirent un avantage du fait que certains pays en Europe ont des lois fiscales beaucoup plus clémentes, certains ont des lois sociales et environnementales beaucoup plus indulgentes, et elles peuvent les monter les uns contre les autres.

Que se passerait-il pour les grandes sociétés si elles n’avaient pas leurs paradis fiscaux dans des endroits comme Malte ou ailleurs? Je pense que nous devons reconnaître ce que la corporatocratie a vu en premier, l’euro solide, une Union européenne qui semblait une très bonne chose ; mais lorsque celle-ci a évolué, ils ont aussi vu que ce qui allait arriver étaient ces lois sociales et environnementales et que les régulations seraient standardisées. Ils ne le voulaient pas, donc dans une certaine mesure, ce qui s’est passé en Europe est arrivé parce que la corporatocratie veut que l’Europe échoue, au moins à un certain niveau.

– Vous avez écrit sur les exemples de l’Équateur et d’autre pays, qui après l’effondrement des prix du pétrole à la fin des années 1980, se sont retrouvés avec des dettes énormes et ce qui a conduit, bien sûr, à des mesures d’austérité massives… Tout cela sonne de manière très semblable à ce que nous voyons aujourd’hui en Grèce. Comment les peuples de l’Équateur et d’autres pays qui se sont retrouvés dans des situations similaires ont-ils finalement résisté ?

– L’Équateur a élu un président assez remarquable, Rafael Correa, qui a un doctorat en économie d’une université états-unienne. Il comprend le système, et il a compris que l’Équateur acceptait de rembourser ses dettes lorsque j’étais un assassin économique et que le pays était dirigé par une junte militaire qui était sous le contrôle de la CIA et des États-Unis. Il a compris que la junte acceptait ces dettes immenses, et endettait profondément l’Équateur. Lorsque Rafael Correa a été démocratiquement élu, il a dit immédiatement : «Nous ne payerons pas ces dettes, le peuple ne les a pas approuvées ; peut-être le FMI devrait-il les payer, ou peut-être la junte, qui bien sûr avait disparu depuis longtemps – enfuie à Miami ou ailleurs – peut-être John Perkins et les autres tueurs à gage financiers devraient-ils payer les dettes, mais le peuple ne devrait pas les payer.»

Et depuis lors, il a renégocié et fait baisser les dettes, en disant: «Nous pourrions être disposés à en payer certaines.» C’était un geste très intelligent. Il reflétait différentes choses qui avaient été faites à différents moments dans différents endroits, comme le Brésil et l’Argentine et, plus récemment, en suivant le modèle de l’Islande, avec beaucoup de succès. Je dois dire que Correa a connu quelques véritables revers depuis lors… Lui, comme tant d’autres présidents, doit être conscient que si vous vous opposez trop fortement au système, si les assassins économiques ne sont pas contents, s’ils ne parviennent pas à leurs fins, alors les chacals arriveront et vous assassineront ou vous renverseront par un coup d’État. Il y a eu une tentative de coup d’État contre lui ; il y a eu un coup d’État réussi dans un pays pas très éloigné du sien, le Honduras, parce que ces présidents se sont dressés contre le système.

Nous devons prendre conscience que ces présidents sont dans des positions très très vulnérables; et à la fin, nous, les gens, nous devons les soutenir, parce que les dirigeants peuvent faire seulement un certain nombre de choses. Aujourd’hui, en de nombreux endroits, les dirigeants ne sont pas seulement vulnérables ; il n’est plus nécessaire d’utiliser une balle pour faire tomber un dirigeant. Un scandale – un scandale sexuel, un scandale de drogue – peut le faire. Nous avons vu ce qui est arrivé à Bill Clinton, à Strauss-Kahn au FMI ; nous avons vu cela se passer un grand nombre de fois. Ces dirigeants sont tout à faits conscients qu’ils sont dans des positions très vulnérables : s’ils s’opposent ou vont trop fermement à l’encontre du statu quo, ils seront éliminés, d’une manière ou d’une autre. Ils en sont conscients et il incombe aux peuples de se dresser vraiment pour nos propres droits.

Vous avez mentionné l’exemple récent de l’Islande… A part le référendum qui a eu lieu, quelles autres mesures le pays a-t-il adopté pour sortir de cette spirale de l’austérité et pour retourner à la croissance et à une perspective beaucoup plus positive pour le pays ?

– L’Islande a investi dans des programmes pour remettre les gens au travail et a aussi traîné en justice quelques-uns des banquiers qui ont causé les problèmes, ce qui a beaucoup amélioré la situation pour les gens, moralement parlant. Donc l’Islande a lancé certains programmes qui disent : «Non, nous n’irons pas dans l’austérité, nous ne rembourserons pas ces prêts ; nous mettrons de l’argent dans des mesures permettant aux gens de retourner travailler», et en fin de compte, c’est ce qui stimule l’économie, des gens qui travaillent. Si vous avez un taux de chômage élevé, comme la Grèce aujourd’hui, un chômage extrêmement élevé, le pays sera toujours en difficulté. Vous devez donc faire baisser le chômage, vous devez embaucher des gens. C’est si important que les gens puissent de nouveau travailler. Votre chômage atteint environ 28% ; il est stupéfiant et le revenu disponible a chuté de 40% et il va continuer à baisser si vous avez un taux de chômage élevé. Donc la chose importante pour une économie est de faire augmenter le taux d’emploi et, en retour, d’obtenir un revenu disponible tel que les gens investiront dans votre pays et dans des biens et des services.

– Pour conclure, quel message voudriez-vous partager avec le peuple grec, puisqu’ils continuent à expérimenter et à vivre les conséquences terribles des politiques d’austérité appliquées dans le pays ces trois dernières années ?

– Je m’appuierai sur l’histoire de la Grèce. Vous êtes un pays fier, fort, un pays de guerriers. Le mythe du guerrier vient en quelque sorte de la Grèce, tout comme la démocratie ! Et réaliser que le marché est une démocratie aujourd’hui, et comment nous dépensons notre argent et que nous exerçons ce droit en votant. La plupart des démocraties politiques sont corrompues, y compris celle des États-Unis. La démocratie ne travaille pas vraiment sur une base gouvernementale parce que les grandes sociétés s’en occupent. Mais elle travaille sur la base du marché. J’encouragerais le peuple grec à faire front : ne payez pas ces dettes, organisez vos propres référendums, refusez de les payer, descendez dans la rue et mettez-vous en grève.

Et donc je voudrais encourager le peuple grec à continuer à le faire. N’acceptez pas les critiques soutenant que c’est de votre faute, que vous êtes à blâmer, que vous avez mérité de subir l’austérité, l’austérité, l’austérité. Cela ne marche que pour les gens riches ; cela ne marche pas pour la personne moyenne de la classe moyenne. Reconstruisez cette classe moyenne ; ramenez l’emploi ; ramenez un revenu disponible pour les citoyens moyens en Grèce. Luttez pour cela, faites-le advenir ; défendez vos droits ; respectez votre Histoire de combattants et de leaders dans la démocratie, et montrez-le au monde !

Belle entrevue.
Exactement le genre d'entrevue que le meilleur de nos médias locaux n'oseras JAMAIS réaliser.
Z

plsavaria

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Et si on parlait d'économie au lieu de dire des niaiseries
« Réponse #404 le: août 11, 2015, 17:29:28 pm »
Question de rediriger la discussion ici, quels seraient les avantages de gérer reer et celi à partir de Banque Nationale (ou RBC)  versus Questrade ou autres low cost?

Genre 10$ par transaction, ça me semble cher (une fois passée la promo d'entrée avec transactions gratuites probable).

MadChuck

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« Réponse #405 le: août 11, 2015, 17:41:16 pm »
Question de rediriger la discussion ici, quels seraient les avantages de gérer reer et celi à partir de Banque Nationale (ou RBC)  versus Questrade ou autres low cost?

Genre 10$ par transaction, ça me semble cher (une fois passée la promo d'entrée avec transactions gratuites probable).


Vs Questrade, aucun que je sache, mis a part que tu peux voir dans AccèsD combien y'a dans ton compte courtage/rendu évaluer a combien dans ton résumé financier.

J'ai choisi Desjardins pensant que ce serait plus simple et intégré dans AccèsD étant déjà membre d'une caisse, mais non dans les 2 cas, c'est très séparé comme entité et ça ne fait pas de différence j'ai l'impression.

En plus Desjardins n'a pas tous les comptes (REER par exemple) disponible en argent US, donc si tu vends et ne rachètent pas dans la journée en US tu auras plusieurs frais de conversions, si cela n'a pas changé récemment (ah ça la changé récemment: https://www.disnat.com/regime-us/ouvrir).

Je reste parce que j'y suis déjà et que je garde mes titres longtemps (J'en ai vendu un seul en fait et c'est parce que Dell a été privatisé), alors les frais de service de 10 ou 3-4$ changent peut de chose pour moi.


sharl

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« Réponse #406 le: août 11, 2015, 20:18:06 pm »
Question de rediriger la discussion ici, quels seraient les avantages de gérer reer et celi à partir de Banque Nationale (ou RBC)  versus Questrade ou autres low cost?

Genre 10$ par transaction, ça me semble cher (une fois passée la promo d'entrée avec transactions gratuites probable).


D'abord, faut être prudent avec le nombre de transactions car si tu en fais trop ou trop rapprochées les unes des autres l'impôt risque de considérer cela comme une activité professionnelle. De toute façon, à la fin tu ne trouveras pas très avantageux de trop papillonner.

Quant au choix entre la firme de courtage x, y ou z, c'est relativement secondaire. Quant à moi, j'aime bien tout regrouper dans une seule institution. La simplicité is beautiful,,,

QUANT AU CELI, FAUT ÊTRE EXTRÊMEMENT PRUDENT CAR LES PERTES QUE TU Y FAIS SONT FATALES -- CONTRAIREMENT AUX TRANSACTIONS STANDARDS ELLES NE PEUVENT ÊTRE IMPUTÉES À UN GAIN DE CAPITAL ÉQUIVALENT. J'ai moi-même perdu plusieurs milliers de dollars sur une mauvaise transaction dans mon Céli et cela même si je me considère prudent. Je vais laisser traîner le titre, en espérant qu'il regagne des plumes au fil des mois voire des ans,,,   Le pire étant qu'il était recommandé (achat favori) par Desjardins! Tabarnak!!!
« Modifié: août 11, 2015, 20:55:16 pm par sharl »

Pinko

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« Réponse #407 le: août 11, 2015, 23:40:40 pm »
Il faut au dessus de 100 transactions pour être considéré comme trader aux yeux de l'impôt... Ça en fait des transactions...
Vaut mieux assumer tes pertes que de les traîner...
Tout regrouper à une seule et même place, c'est pour les paresseux... je suis avec Desjardins, BN, Computer Share, Tangerine, Peoples Trusts... Et j'irai avec la meilleure offre pour mon hypothèque... Va avec la meilleure option pour chaque catégorie, point...

Pour le courtage, les rabais que j'avais pour 2 ans avec BN m'étaient très satisfaisant pour cette période. Et je me suis dis qu'en 2 ans, les choses ont le temps de changer, je revérifierai donc à ce moment-là... Mais je risque de m'ouvrir un compte CELI chez Questrade bientôt, puisque j'y fais des transactions de FNB plutôt activement, ce qui me reviendrait à un meilleur coût... Faut juste m'assurer qu'ils offrent les FNB à haut Beta que j'utilise!!!
¥

megalomarc

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« Réponse #408 le: novembre 11, 2015, 19:15:08 pm »
L'Alberta, eux autres ils l'ont l'affaire. Eux autres ils sont travaillants, pas comme les maudits québécois qui se font payer leurs programmes sociaux par du bon monde de l'Alberta.

Un déficit de 6,1 milliards pour l'Alberta cette année:

L'Alberta s'enfonce dans le rouge
http://ici.radio-canada.ca/regions/alberta/2015/10/27/009-budget-alberta-finances-economie-ministre-joe-ceci-rachel-notley-npd-petrole-deficit-record.shtml

sharl

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« Réponse #409 le: novembre 11, 2015, 19:32:34 pm »
Je ne me réjouirais pas des malheur de l'Alberta.

T'as idée de la baisse de péréquation qui frappera le Québec dans un avenir assez rapproché, alors que tout cela sera intégré dans le système. Des milliards que le Québec devra aller chercher soit en taxant davantage ses citoyens (comme si cela était encore possible) ou en réduisant ses programmes ou ajoutant encore  à sa dette (comme si cela était encore possible).

megalomarc

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« Réponse #410 le: novembre 11, 2015, 19:37:24 pm »
Si l'austérité n'était pas au pouvoir, on pourrait profiter de la baisse du dollar pour faire croître notre économie. En ce moment on fait du sur place.

Sinon, ce n'est pas pour me réjouir, c'est pour que les nonos de la droite qui méprisent le Québec et adulent l'Alberta comprennent toute l'idiotie d'un tel jugement sur la base du PIB.

sharl

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« Réponse #411 le: novembre 11, 2015, 19:54:48 pm »
C'est bien beau avoir un dollar faible pour mousser les exportations, encore faut-il que la productivité soit là.

Quant à l'austérité, c'est le Bonhomme Sept-Heures des syndicats. Je suis de plus en plus déçu de Couillard et de son laxisme. Les seuls qui a
ont  de l'allure dans ce gouvernement là, c'est Coiteux et Barrette.

MadChuck

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« Réponse #412 le: novembre 11, 2015, 20:02:02 pm »
Si l'austérité n'était pas au pouvoir, on pourrait profiter de la baisse du dollar pour faire croître notre économie. En ce moment on fait du sur place.

Sinon, ce n'est pas pour me réjouir, c'est pour que les nonos de la droite qui méprisent le Québec et adulent l'Alberta comprennent toute l'idiotie d'un tel jugement sur la base du PIB.

Ouien être une compagnie je n'augmenterais pas ma capacité de production pour l'exportation, vu que certaines catégories de fonctionnaire auront juste 5% d'augmentation de salaire sur 5 ans et qu'on a une taxe santé sur le rapport d'impôt.

Plus sérieusement pourquoi impliqué le gouvernement la dedans, quel mesure d'austérité prise pourrait nuire aux exportation québécoise au juste ?

sharl

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« Réponse #413 le: décembre 31, 2015, 08:01:45 am »
"2015 was the hardest year to make money in 78 years" http://www.cnbc.com/2015/12/30/2015-was-the-hardest-year-to-make-money-in-78-years.html

Et pas seulement en Bourse, mais sur tout les marchés (revenus fixes, immobiliers inclus). Même Buffet a mangé ses bas,,,

Le problème, ce sont les caisses de retraite notamment celles de nos fonctionnaires qu'il faudra recapitaliser. Et comment on recapitalise ça, en réduisant les services au peuple et en le taxant; alors que les premiers prennent l'État et le peuple en otage pour en avoir toujours plus.

Je sais Mad, il peut y avoir des exemptions et on parle d'une année. Mais, je ne vois aucune embellie dans ma boule de cristal. Le climat se réchauffe peut-être, mais de manière imminente l'économie est en voie d'entrer dans une ère glaciaire.

« Modifié: décembre 31, 2015, 08:03:55 am par sharl »

Le Jam

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« Réponse #414 le: décembre 31, 2015, 12:21:57 pm »
Buffet, ce mec a donné 99% de son argent à des associations qu'il a créé et les millions qu'il lui restede toute façon il a tellement de fric que si il perd d'un côté c'est une autre filiale de sa compagnie qui le gagne de l'autre, on a l'impression que ce genre de gars ne peut plus perdre.

Pinko

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« Réponse #415 le: janvier 06, 2016, 19:27:03 pm »
J'ai fait un boubou...

J'ai transféré en titre une action que je détenais dans mon compte non-enregistré à mon compte CELI. J'ai flashé après lieu que je ne pouvais pas faire une déduction de la perte encourue. Bulle au cerveau...

J'en doute, mais est-ce que vous connaissez une façon de réparer cette gaffe???



Pour aider à la compréhension (exemple non réel simplifié basé sur mon cas réel plus complexe...):

J'ai acheté une action 8500$ dans mon compte marge
L'action à baissé de 3000$, elle est donc à 5500$.
Je veux faire une contribution à mon CELI.
Au lieu de vendre l'action, réaliser une perte, transférer l'argent et racheter l'action (ce qui m'aurait coûté 20$ pour déduire 3000$ de mon revenu)--> j'ai transféré le titre...
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sharl

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« Réponse #416 le: janvier 06, 2016, 20:25:26 pm »
L'idéal est de téléphoner à Revenu Canada pour avoir l'heure juste.

Cela dit, si ça peut te consoler un peu, tu n'aurais pas réduit de 3000$ de ton revenu, mais 3000$ sur les gains de capital réalisés dans l'année ou encore pu reporter 1500$ (la moitié) sur des gains de capital des années précédentes ou à venir.

En passant, j'ai décidé de ne plus attendre en toute fin d'année pour réaliser mes pertes mais plutôt les réaliser pas mal en même temps que mes gains. Car tout le monde attend en fin d'année et les titres perdants tombent alors à leur plus bas.

Puis faut être très prudent avec le Celi, car les pertes y sont fatales. On n'y met que des trucs hyper sécuritaires ou encore dont on est à peu près certain de pouvoir récupérer s'il y a une chute.

Quant au portefeuille de FNBs suggéré par Michel Nadeau et qui ferait presque toujours aussi bien que la Caisse de dépôt, le rendement en 2015 n'a été que de 2.6% (XSP 0.54%, XIN 4.53%, XIU -1.09%, XQQ 8.65%, XSB 2.34%, avec 25% dans XIU' XIN' XSB et 12.5% dans XSP et XQQ) 
« Modifié: janvier 06, 2016, 20:35:32 pm par sharl »

Pinko

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« Réponse #417 le: janvier 06, 2016, 21:28:12 pm »
Merci!

Je viens de constater qu'il y a un délai de 30 jours même si on change de compte (marge vers CELI), alors mon cas ne s'applique pas. Il aurait fallu que je change d'action, ce que je ne veux pas faire...

Pour la perte sur le gain, ouin, je savais... Mais comme mes gains en capital pour l'année sont élevés et que ma perte pour l'action en question est plus élevé que 3000$, ça aurait valu la peine!

Par contre, pour ton point où il faut être prudent dans ses CELI, je suis contre... S'il y a bien une place que tu dois tenir tes titres les plus risqués, c'est bien là... Je ne dis pas de prendre des actions dans ton CELI que tu ne prendrais pas autrement, mais d'y mettre les actions qui peuvent te rapporter le plus gros...

Et j'ai fait plus que Nadeau l'an passé... Surtout si je regarde les vrais chiffres... XSP -3.14%, XIN -0.96%, XIU -10.94%, XQQ 5.86%, XSB -0.28% --> pour un total -3.06%...
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Pinko

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« Réponse #418 le: janvier 06, 2016, 21:45:22 pm »
Je viens de constater qu'il y a un délai de 30 jours même si on change de compte (marge vers CELI), alors mon cas ne s'applique pas. Il aurait fallu que je change d'action, ce que je ne veux pas faire...

Je trouve des infos contradictoires...

"Pour utiliser cette perte, vous auriez dû vendre vos actions et transférer l'argent dans le CELI pour ensuite racheter des actions de Power Corporation." http://www.lesaffaires.com/mes-finances/placements/imposition-lors-d-un-transfert-dans-le-celi/508418

Mais je crois qu'il est dans l'erreur...

"Cette perte sera qualifiée de «perte apparente», et donc refusée, si vous ou une personne apparentée (conjoint, société sous notre contrôle, REER, CELI, etc.) faites l'acquisition des mêmes actions dans les 30 jours civils précédant ou suivant la transaction." http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/201012/01/01-4348001-transfert-au-celi-et-au-reer-pertes-sur-actions-refusees.php
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sharl

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« Réponse #419 le: janvier 07, 2016, 09:16:47 am »
Je ne m'emmerde pas avec des transferts d'actions d'un compte à l'autre.

Dans mon cas, en toute fin d'année j'ai vendu à contrecœur du tck.b dans un creux annuel (tout le monde faisait comme moi) pour prendre ma perte. Je pensais les racheter dans mon Celi (ou mon compte américain), mais c'était évident qu'il aurait s'agit d'un subterfuge.

Quant à savoir s'il vaut mieux mettre des titres pépères ou risqués dans ton Celi, c'est une question de philosophie de placement. La logique voudrait que tu y mettes tes titres à plus haut potentiel de rendement, mais lorsque tu enregistres une perte nette de plusieurs milliers de dollars ça te fais réviser tes idées sur le sujet,,,

megalomarc

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« Réponse #420 le: octobre 04, 2016, 13:02:35 pm »
L'industrie pétrolière canadienne a perdu 11 milliards en 2015. Pourrait perdre à peu près autant en 2016.

http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-ressources/201610/04/01-5027199-canada-lindustrie-petroliere-pourrait-perdre-10-milliards-en-2016.php


MadChuck

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« Réponse #421 le: octobre 04, 2016, 13:45:34 pm »
L'industrie pétrolière canadienne a perdu 11 milliards en 2015. Pourrait perdre à peu près autant en 2016.

http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-ressources/201610/04/01-5027199-canada-lindustrie-petroliere-pourrait-perdre-10-milliards-en-2016.php

Un bon petit bémol et un rappel a ceux qui répète toujours que y'a rien qui presse, ça va juste prendre de la valeur quand y'a une fenêtre d'investissement étranger qui s'ouvre. Bien des ressources naturelles ont perdu de la valeur dans le temps, énormément de valeur.

sharl

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« Réponse #422 le: avril 18, 2017, 21:05:18 pm »
Je lisais un article qui disait que personne n'arrivait plus à battre les fonds indiciels et qu'on était en train de se débarrasser des fonds en gestion active et de pas mal de gestionnaires contre-productifs et grassement payés.

C'est bien vrai! Je suis pas mal cash, mais j'aurais eu de bien meilleurs résultats avec mes fonds indiciels qu'avec les quelques titres que j'ai conservés ou achetés suivant l'avis des analystes. 

Cela confirme aussi mon opinion que la Bourse est devenue une chaîne à la Ponzi.

« Modifié: avril 18, 2017, 21:07:54 pm par sharl »

MadChuck

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« Réponse #423 le: avril 18, 2017, 21:23:48 pm »
Je comprend aucunement le lien que tu fais, avec la difficulté de battre le marché parce qu'il est bien évalué (difficile de battre les fonds indiciel) et le fait que la bourse est devenue une chaîne de Ponzi , peux-tu expliquer ?

Et oui mis a part que comme pour le hobby, tu es presque assurement de passer une heure par année sur des fonds indiciel que d'essayer des les battres.

plsavaria

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« Réponse #424 le: avril 18, 2017, 21:53:50 pm »
T'oublies qu'une excellente façon de battre le marché, c'est d'avoir une forte proportion de son portfolio en argent.
De cette façon, moins de paperasse à remplir!

sharl

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« Réponse #425 le: avril 18, 2017, 21:58:15 pm »
Le marché est surévalué et c'est justement parce qu'il est une chaîne à la Ponzi qu'il l'est.

Quant aux fonds indiciels, de plus en plus imposants, ils ne font qu'alimenter la Bête.

Un titre intrinsèquement de grande valeur sera voué à la déchéance, alors qu'on autre bien positionné dans l'indice sera, de ce seul fait, faussement dopé.

Il ne fait aucun doute pour moi que la Bourse est due pour une chute drastique. Son niveau actuel n'est dû qu'aux taux d'intérêt actuellement proches du zéro et les gens n'ont d'autre option pour leurs liquidités. Puis il y a le fait que la situation géopolitique devient on ne peut plus trouble, notamment en Europe et sans parler des flux migratoires,  et qu'on est en passe de muter de la mondialisation à protectionnisme difforme et bâtard. 
 










« Modifié: avril 18, 2017, 22:01:18 pm par sharl »

plsavaria

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« Réponse #426 le: avril 18, 2017, 22:37:14 pm »
En passant, tu utilises souvent "chaîne de ponzi" pour décrire les bourses.
Au départ, c'est système de Ponzi le terme généralement utilisé.

Lire le wiki de cet article devrait réajuster ton vocabulaire (si tu comprends le fonctionnement et en quoi ça diffère viscéralement).

MadChuck

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« Réponse #427 le: avril 18, 2017, 22:50:08 pm »
Un titre intrinsèquement de grande valeur sera voué à la déchéance, alors qu'on autre bien positionné dans l'indice sera, de ce seul fait, faussement dopé.

Pas sur de suivre, un fond indexé va acheter tous les titres relativement a leur grosseur dans l'index, disons un titre A dans le S&P 500

Le fond indiciel s'il est de 20 milliard, va acheter A/valeur total S&P 500 * 20 milliard

Ainsi de suite pour tous les titres et se rajuster quelque fois par années parce que la valeur des titres relatifs va changer. Pas sur pourquoi ca changerait de beaucoup la valeur relative des titres entre eux, mais oui ça va tous les pousser a la hausse quand y'a plus d'acheter de fond indiciel que de vendeur comme pour toujours toutes.

Citer
Son niveau actuel n'est dû qu'aux taux d'intérêt actuellement proches du zéro et les gens n'ont d'autre option pour leurs liquidités

Les produits financier non boursier non jamais été plus gros versus la bourse que dans les temps moderne non ? C'est immemse le marché des bond bien plsu gros que la bourse, la majorité des gens mettent la majorité de leur argent hors bourse:

http://2zeobl3ojpj43evvq11p5yodq7e.wpengine.netdna-cdn.com/wp-content/uploads/Bond-Market-Size-Article-Chart-1.png

Le marché serait une chaine de ponzi si une part non importante de revenue ne serait jamais fait par des dividente ou de rachat par la compagnie, peux tu expliquer ce que le marché a de présentement d'historiquement différent de plus ponzi qu'avant, il me semble que ça va faire dans pas long 10 ans que tu parles du crash de la bourse:



Alors bien sur quand le prochain crash va survenir tu l'auras bien dit.

sharl

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« Réponse #428 le: avril 19, 2017, 09:30:07 am »
Un fonds indiciels n'achètent pas TOUS les titres inscrits en bourse, ni même TOUS les titres du secteur qu'il représente.

Où serait la Bourse si, récemment et à répétition, les gouvernements et les banques des États n'étaient pas intervenus massivement (les taux à zéro voire négatifs, l'orgie des quantitative easing I, II, III, IV, etc.)?

Effectivement la Bourse ne draine pas tout les avoirs, mais elle n'est plus que le charognard d'un système perverti. Les gens s'y regroupent comme des lemmings au haut de la falaise d'où ils seront précipités dans le vide. La Bourse offrent le mirage de la sûreté (sur 20 ans, diras-tu) et paradoxalement l'illusion de pouvoir disposer à tout moment des fonds qu'on y a investi.   

Dans un système sensé, les taux d'intérêt seraient à 6%. L'immobilier, les obligations et la bourse reprendraient leur juste place. Que ce qui est sensé arrive et c'est la catastrophe. Que demain ce qui est la demi de ce qui est sensé arrive, 3%, et c'est aussi la catastrophe.
 

« Modifié: avril 19, 2017, 09:57:19 am par sharl »

MadChuck

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« Réponse #429 le: avril 19, 2017, 13:52:42 pm »
Un fonds indiciels n'achètent pas TOUS les titres inscrits en bourse, ni même TOUS les titres du secteur qu'il représente.

J<imagine que c'est le cas pour certains, si avoir un certains pourcentage t'assure bien de suivre la performance de l'index, mais un fond comme le TD S&P 500 a 507 investissement:

https://www.tdassetmanagement.com/Fund-Document/pdf/Fund-Facts/TD-Mutual-Funds/TDB902E.pdf

Et le top 10, est seulement 16% de celui-ci, il doit avoir des actions pour presque toute les actions du S&P500 (si c'est pas tous ceux qui sont dedans depuis plus de 1 ans)

Citer
Dans un système sensé, les taux d'intérêt seraient à 6%.

Cette phrase la est totalement vide de sens sans inclure l'inflation. Les taux a 6% avec une inflation a 5%, la bourse va automiquement faire 4% de plus par ann/e (les titre coutant plus chère avec l'inflation), il y aura qu'une illusion de différence.
« Modifié: avril 19, 2017, 15:17:27 pm par MadChuck »

sharl

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« Réponse #430 le: avril 19, 2017, 15:11:57 pm »
Cette phrase la est totalement vide de sens sans include l'inflation. Les taux a 6% avec une inflation a 5%, la bourse va automiquement faire 4% de plus par ann/e (les titre coutant plus chère avec l'inflation), il y aura qu'une illusion de différence.

J'avais implicitement en tête une inflation "standard" tournant autour de 1.5%.

D'autre part, tu ne peux présumer que la valeur des titres sera systématiquement et positivement corrélée à l'inflation. Une forte inflation va réduire le pouvoir d'achat et seuls les titres associés aux produits de première nécessité pourront suivre la parade, et encore,,,

sharl

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« Réponse #431 le: avril 21, 2017, 10:22:50 am »
Today! Tiens MadChuck passes-toi ça entre les dents en réfléchissant un peu avant de débiter des âneries,,,

Billionaire investor Paul Tudor Jones has a message for Janet Yellen and investors: Be very afraid.

The legendary macro trader says that years of low interest rates have bloated stock valuations to a level not seen since 2000, right before the Nasdaq tumbled 75 percent over two-plus years. That measure -- the value of the stock market relative to the size of the economy -- should be “terrifying” to a central banker, Jones said earlier this month at a closed-door Goldman Sachs Asset Management conference, according to people who heard him.

Jones is voicing what many hedge fund and other money managers are privately warning investors: Stocks are trading at unsustainable levels. A few traders are more explicit, predicting a sizable market tumble by the end of the year.
« Modifié: avril 21, 2017, 10:28:16 am par sharl »

plsavaria

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« Réponse #432 le: avril 21, 2017, 11:31:18 am »
Attends une minute : un manager d'un hedge fund qui proclame une débâcle financière d'ici un an?
Tu pourrais en choisir un avec un discours semblable à chaque mois, et éventuellement, certains verraient leur prédiction s'avérer.
Mais, fouille moi pourquoi, j'ai des doutes que les actifs de leurs fonds soient majoritairement en argent à attendre, contrairement à certains qui se considèrent "prudents", dix ans durant.

MadChuck

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« Réponse #433 le: avril 21, 2017, 11:40:27 am »
Since 2000, plus que 2007 ? Peut-être en terme de ratio par rapport a l'économie totale, mais ça monte constamment et le ratio compagnie privé vs public va jouer sur ce ratio, indépendament de leur sur ou sous évalution.

Par rapport aux revenues des companies côté en bourse, ça semble dans les normes et loins de ce que c'était avant 2002 ou 2008. Et oui pour une personne âgé c'est terrifiant, au point que je ne mettrais qu'un petit pourcentage d'actif en bourse, c'est bien différent pour les gens 30 ans et plus de la retraite, les bruits du marché, les rééquilibrage, etc... c'est bien beau mais essayer de timer ça faut être un génie ou chanceux, la bourse sera telle plus haute et suffisament plus haute dans 35 ans, c'est la question.




sharl

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« Réponse #434 le: avril 28, 2017, 10:49:52 am »
Vous voyez, même Canam Manac se retire de la Bourse!

Vous direz que cela n'a pas rapport à ce que je soutiens relativement son effondrement quasi assuré à court ou moyen terme. Mais oui, cela a un rapport.

Les dirigeants de Canam Manac en font une propriété strictement privée, car l'entreprise ne peut plus être gérée correctement si elle est assujettie à cette structure complètement pervertie qu'est devenue la Bourse.


MadChuck

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« Réponse #435 le: avril 28, 2017, 11:26:45 am »
Vous direz que cela n'a pas rapport à ce que je soutiens relativement son effondrement quasi assuré à court ou moyen terme. Mais oui, cela a un rapport.

Fais que les gens achètent toutes les actions maintenant pour privatisé une entreprise, au lieu d'attendre l'effondrement quasi assuré pour le faire ? Le fait que des gens achètent des actions maintenant est pour toi un signe d'éffondrement dans pas long ?

Si tu voix des signes dans une petite compagnie comme ça, quand Micheal Dell a lever 25 milliard pour privatiser Dell en 2013 ta du capoter.

plsavaria

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« Réponse #436 le: janvier 26, 2018, 14:59:48 pm »
Victoire de Bombardier contre Boeing :
Les quatre commissaires de la Commission américaine sur le Commerce international (USITC) ont décidé de façon unanime de rejeter la plainte de Boeing à l'endroit de Bombardier. Les avions de la C Series ne feront donc pas l'objet de tarifs douaniers aux États-Unis.

Bien hâte de voir à quel point ça va affecter le carnet de commandes provenant des transporteurs américains pour leurs vols régionaux.

Snookey

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« Réponse #437 le: janvier 26, 2018, 16:21:17 pm »
C'est là que je regrette de ne pas avoir acheté du Bombardier au moment où c'était du Penny Stock...

sharl

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« Réponse #438 le: janvier 26, 2018, 16:23:10 pm »
Le pire étant que Bombardier a dû se donner à Airbus à cause de de la plainte de Boeing et des droits de 300%. Imaginez! des centaines de millions ont été mis sur le développement de la CSerie et le produit final est donné gratos à Airbus. Ils avaient un joyau qu'ils n'arrivaient pas à vendre.


plsavaria

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« Réponse #439 le: janvier 26, 2018, 16:31:55 pm »
Imaginez! des centaines de millions ont été mis sur le développement de la CSerie

À un ordre de grandeur près :
-Coûts du programme cseries : US$ 5.4 milliards en date de février 2015

sharl

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« Réponse #440 le: février 05, 2018, 16:33:28 pm »
"L'affolement gagnait Wall Street lundi, où l'indice vedette le Dow Jones chutait plus de 1.500 points, ou plus de 6%, dans un marché fébrile face à la hausse des taux d'intéret après plusieurs mois d'euphorie boursière"

Quand je disais -- et exactement pour cette raison -- que c'était grand temps de sortir de la bourse. Pour moi, il ne me reste déjà que quelques titres que, pour une raison ou l'autre, je dois laisser végéter pour l'instant.

Et j'imagine que MadChuck va se pointer avec plein de tableaux édidfiants favorables à la bourse, mais qui n'ont, en réalité, pas plus de sens que sa dernière érection,,,

Il va dire que s'il avait placé en bourse la valeur sa cabane il y a cent ans, il serait multi- milliardaire aujourd'hui. Sauf que sa cabane, il l'aurait perdu dix fois entre-temps,,,

« Modifié: février 05, 2018, 17:21:33 pm par sharl »