Auteur Sujet: La culture du viol  (Lu 343133 fois)

Hors ligne Pontiak

  • Membre
  • Messages: 7998
La culture du viol
« Réponse #500 le: mars 11, 2014, 07:40:41 am »
Pour gagner de l'argent, cette femme a dû se déshabiller et s'agenouiller devant un homme qu'elle ne connaissait pas. Elle a beau être une professionnelle, la dimension de relation de pouvoir est flagrante.

Dans la réalité de notre quotidien, ce pouvoir s'exerce a sens inverse. Des femmes s'exhibent pour exploiter les hommes. Pour les faire marcher aux pas, pour leur vider les poches, elles mentent, feignent l'appétit sexuel, feignent le désir pour récolter plus de cash. Qui a le pouvoir? Qui a eu la plus grosse paie entre les deux pour cette pub?

Et pourquoi cette pub ne serait pas un homme complètement envoûté et exploité sexuellement? Lequel des deux acteurs offrent a qui veut bien payer, d'exposer son cul pour tirer du cash? Pourquoi cette actrice ne miserait pas le paquet la dessus, d'elle même, sur son offre de service?

Pourquoi des milliers de femmes se crinquent les totons chaque matin pour recevoir plus de tippe? Elles monnaient volontairement leur cul a des pauvres bêtes faibles qui rêvent et qui paient.

Dans la réalité, cet homme est mieux d'avoir une méchante liasse de cash a dépenser, autrement elle va passer a un autre appel.

L'actrice n'est certainement pas une victime.

Et dans le scénario, nul part il y a contrainte. Si cette femme fait ca, ce n'est pas le pouvoir de l'homme qui s'exprime, mais son appétit a elle, pour l'argent. C'est l'argent qui parle, villa sur mer, costard et tapis de poils.

Un moment donné...
« Modifié: mars 11, 2014, 08:27:46 am par Pontiak »

Hors ligne Pontiak

  • Membre
  • Messages: 7998
La culture du viol
« Réponse #501 le: mars 11, 2014, 07:59:08 am »
Toutes ces vedettes pop multi-millionnaires genre Shakira, Rihana, allouette, des victimes?

Quand une fille accepte de se mettre nue pour un magasine genre playboy, ce n'est certainement une pauvre femme qu'on exploite et qui a dû se déshabiller devant des hommes puissants qu'elle ne connaissait pas. C'est une femme qui vient de monnayer son pouvoir d'attraction sexuelle a 10,000$ de l'heure. Qui tire sa part et participe a l'entreprise financière du magasine.

Simone, t'as poussé le bouchon en sortant du scénario et en faisant de l'actrice même, une victime, si tu veux mon avis.
« Modifié: mars 11, 2014, 08:12:18 am par Pontiak »

Hors ligne Cinéphile

  • Membre
  • Messages: 7304
La culture du viol
« Réponse #502 le: mars 11, 2014, 08:02:15 am »
Je vous lis et la moitié des intervenants reproche à l’autre moitié de s’attarder sur l’expression "culture du viol" et d’ainsi détourner le débat, mais cette expression là on l’a dans la face chaque fois qu’on se logue sur le forum depuis une semaine; non seulement dans le top de des messages le plus récents, mais également à trois reprises dans les messages de la semaine. Peut-on prendre deux secondes pour parler du sens des mots?

- Le viol est un acte méprisable et condamnable, tout le monde s’entend là-dessus.

- La culture du viol, pour reprendre la définition de Simone, c’est "une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle".

Deux questions à se poser :

1) La banalisation du viol fait-elle réellement partie du discours dominant de notre société?

La banalisation de la sexualité (et dans une certaine mesure de la femme objet), sans aucun doute. Pas besoin d’aller chercher plus loin que sur ce forum où Bonheur plogue le mot pénis vingt fois par jour, où Mlle A est assise sur le visage des forumeux depuis septembre 2010, où Wolfkiller énonce souvent le désir de prendre son bain avec telle ou telle forumeuse, où les souhaits de bonne année de Dalporto c’est un plus gros pénis à qui de droit pis un vagin qui sent moins fort aux autres, où Cinéphile s’amuse à faire un top candidates à chaque élection et où à peu près tout le monde a contribué au fil des fantasmes de célébrités. C’est tout aussi valide sur le reste du Net qu’IRL : oui, la banalisation de la sexualité fait bien partie du discours dominant.

La banalisation du viol? Pas du tout. Une publicité dans GQ, aussi choquante soit-elle, sert avant tout à attirer l’attention. Ce n’est rien de plus que ce que fait Benetton avec une publicité comme celle ci-dessous. Et quand bien même la planète entière serait abonnée à GQ, ça demeurerait une goutte dans l’océan des 3 000 publicités à laquelle chacun de nous est exposé chaque jour. Bref, y a rien de dominant là-dedans. Même chose pour les commentaires des universitaires. On ne va pas aller jusqu'à dire qu’il s’agit d’un incident isolé, loin de là, mais si ça faisait partie du discours dominant, on y serait habitué. Or, c’est précisément parce que ce n’est ni "normal", ni "banal" ni "toléré" que les propos de ces jeunes-là ont été dénoncé.

2) Est-ce qu’en banalisant le viol en parole on banalise l’acte lui-même?

Pour moi, ça reviendrait à dire qu’à force de lire des jokes de bébés mort on devient insensible à la mort subite des nourrissons ou qu’à force de participer à des pools nécrologiques on peut commencer à souhaiter la mort de nos grands-parents dans l’espoir de toucher un héritage.

Ça ne veut pas dire que je ne comprenne pas qu’une fille puisse être choquée par les publicités dans GQ de la même manière qu’un catholique pratiquant peut être choqué par cette publicité de Benetton. Reste qu’il y a tout un monde entre la "culture du viol" et le fait de passer à l’acte.

Mes deux cennes

« Modifié: mars 11, 2014, 12:14:52 pm par Cinéphile »
Some would compare Elvis to God. I'll admit he's good, but he's no Elvis.

Hors ligne Pontiak

  • Membre
  • Messages: 7998
La culture du viol
« Réponse #503 le: mars 11, 2014, 08:07:22 am »


Ça ne veut pas dire que je ne comprenne pas qu’une fille puisse être choquée par les publicités dans GQ

Si quelqu'un est exploité par cette pub, c'est le cave qui va se mettre du AXE et s'acheter un habit gris.

Hors ligne Pontiak

  • Membre
  • Messages: 7998
La culture du viol
« Réponse #504 le: mars 11, 2014, 08:38:59 am »
Faire de ces femmes des victimes, ca ne serait pas de l'anti-féminisme?

Prendre pour acquis qu'elle a dû négocier par faiblesse, que son choix ne peut être acceptable, justifiable et explicable autrement que par la contrainte...

« Modifié: mars 11, 2014, 08:40:59 am par Pontiak »

Hors ligne Tam!

  • Membre
  • Messages: 15468
La culture du viol
« Réponse #505 le: mars 11, 2014, 09:09:31 am »
Le problème c'est que vous stické sur le terme «culture du viol». C'est vrai que c'est discutable comme concept et pour tout dire, j'y crois de moins en moins.

Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

Y'a personne ici qui va me convaincre du contraire.




Hors ligne M. Bonheur

  • Membre
  • Messages: 13880
  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La culture du viol
« Réponse #506 le: mars 11, 2014, 09:16:52 am »
Le problème c'est que vous stické sur le terme «culture du viol». C'est vrai que c'est discutable comme concept et pour tout dire, j'y crois de moins en moins.

Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

Y'a personne ici qui va me convaincre du contraire.

Et il n'y a personne ici qui essaie de le faire.
Le message ci-haut est une boutade.

Hors ligne Tam!

  • Membre
  • Messages: 15468
La culture du viol
« Réponse #507 le: mars 11, 2014, 09:27:43 am »
Le problème c'est que vous stické sur le terme «culture du viol». C'est vrai que c'est discutable comme concept et pour tout dire, j'y crois de moins en moins.

Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

Y'a personne ici qui va me convaincre du contraire.

Et il n'y a personne ici qui essaie de le faire.

Faux.

Vous passez votre temps à mettre des bémols, à comparer (injustement) avec les gars, à dire qu'on veut bien voir ce qu'on veut voir, que c'est juste des affaires de féministes (gouine ) frustrée.), que c'est une vision pessimiste des choses..

Arrête là..

Hors ligne M. Bonheur

  • Membre
  • Messages: 13880
  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La culture du viol
« Réponse #508 le: mars 11, 2014, 09:37:19 am »
Pas moi en tout cas. J'ai bien pesé mes mots et à chaque fait présenté, j'ai pris la peine de préciser que je trouvais cela horrible.
Le message ci-haut est une boutade.

Hors ligne MadChuck

  • Membre
  • Messages: 25745
  • Ing. BBQ
La culture du viol
« Réponse #509 le: mars 11, 2014, 09:38:31 am »
Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

J'imagine que dans 50 ans on va bien rire de notre époque pour certains aspects (et nous trouver naïf-sympathique pour d'autre) un peu comme certains aspect des années 50 peuvent nous sembler bien drôle aujourd'hui.

Hors ligne Tam!

  • Membre
  • Messages: 15468
La culture du viol
« Réponse #510 le: mars 11, 2014, 09:40:59 am »
Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

J'imagine que dans 50 ans on va bien rire de notre époque pour certains aspects (et nous trouver naïf-sympathique pour d'autre) un peu comme certains aspect des années 50 peuvent nous sembler bien drôle aujourd'hui.

Qu'est-ce que tu veux dire?

On va trouver ça aussi ridicule qu'on trouve ridicule, par exemple, les conseils des femmes pour être une bonne épouse, dans les années 40?
« Modifié: mars 11, 2014, 09:47:05 am par Tam! »

Hors ligne M. Bonheur

  • Membre
  • Messages: 13880
  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La culture du viol
« Réponse #511 le: mars 11, 2014, 09:47:41 am »
À plein de niveaux. Et c'est difficile à calculer.

On peut imaginer par exemple que le fait que les gays ne peuvent pas se marier dans plusieurs états américains va paraître aussi ridicule que le fait que les noirs ne pouvaient pas boire aux mêmes abreuvoirs il n'y a pas si longtemps.

J'ai dit précédemment que dans une édition du Larousse au chalet de mes parents, la première définition du mot femme est "Compagne de l'homme". Et cette édition n'a pas 100 ans!

Mon optimisme au niveau de l'évolution de l'homme ne fait que suivre la tendance historique observée.
Le message ci-haut est une boutade.

Hors ligne MadChuck

  • Membre
  • Messages: 25745
  • Ing. BBQ
La culture du viol
« Réponse #512 le: mars 11, 2014, 09:49:31 am »
Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

J'imagine que dans 50 ans on va bien rire de notre époque pour certains aspects (et nous trouver naïf-sympathique pour d'autre) un peu comme certains aspect des années 50 peuvent nous sembler bien drôle aujourd'hui.

Qu'est-ce que tu veux dire?

On va trouver ça aussi ridicule qu'on trouve ridicule, par exemple, les conseils des femmes pour être une bonne épouse, dans les années 40?


Je ne connais pas trop l'exemple dont tu parles, je veux dire qu'on va probablement nous trouver très raciste, sexiste, âgiste et d'autre truc et avoir un équivalent de série comme MadMen sur notre époque. Et trouver drôle les gens qui pensait que ce n'était pas le cas.

Hors ligne Tam!

  • Membre
  • Messages: 15468
La culture du viol
« Réponse #513 le: mars 11, 2014, 09:50:10 am »


Mon optimisme au niveau de l'évolution de l'homme ne fait que suivre la tendance historique observée.

Moi aussi je suis optimiste, mais toutes les évolutions de mentalités dont tu cites ont eu comme point de départ une prise de conscience. Ça ne se fait pas tout seul.

Et à lire certains commentaires ici, je vois qu'on est loin d'une prise de conscience.

Hors ligne M. Bonheur

  • Membre
  • Messages: 13880
  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La culture du viol
« Réponse #514 le: mars 11, 2014, 09:52:39 am »
Et à lire certains commentaires ici, je vois qu'on est loin d'une prise de conscience.

Par exemple?
Le message ci-haut est une boutade.

Hors ligne Tam!

  • Membre
  • Messages: 15468
La culture du viol
« Réponse #515 le: mars 11, 2014, 09:53:02 am »
Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

J'imagine que dans 50 ans on va bien rire de notre époque pour certains aspects (et nous trouver naïf-sympathique pour d'autre) un peu comme certains aspect des années 50 peuvent nous sembler bien drôle aujourd'hui.

Qu'est-ce que tu veux dire?

On va trouver ça aussi ridicule qu'on trouve ridicule, par exemple, les conseils des femmes pour être une bonne épouse, dans les années 40?


Je ne connais pas trop l'exemple dont tu parles, je veux dire qu'on va probablement nous trouver très raciste, sexiste, âgiste et d'autre truc et avoir un équivalent de série comme MadMen sur notre époque. Et trouver drôle les gens qui pensait que ce n'était pas le cas.

Il y a différentes exemples, mais je n'ai rien trouvé de mieux pour l'instant.

http://www.uniondesfamilles.org/guide-de-la-bonne-epouse.htm

Hors ligne rasemotte

  • Membre
  • Messages: 1770
  • Rahlala
La culture du viol
« Réponse #516 le: mars 11, 2014, 09:53:11 am »
Citation de: Tam! link=topic=2810.msg212530#msg212530

Vous passez votre temps à mettre des bémols, à comparer (injustement) avec les gars, à dire qu'on veut bien voir ce qu'on veut voir, que c'est juste des affaires de féministes (gouine ) frustrée.), que c'est une vision pessimiste des choses..

J'aimerais bien te voir encadrer ton ''vous''. Qui désigne ce vous qui semble vouloir englober un large nombre de forumeux ? Selon ce que j'ai pu lire ici ton vous ne désigne en fait que Sharl. Pas besoin de fouiller bien loin pour voir qu'à peu près personne sur ce forum ne s'identifie aux propos de Sharl.

Ce qui est clair c'est que c'est un sujet sensible et qui polarise. Suffit de voir à quelle vitesse plusieurs ont choisi de censurer mon message inoffensif et volontairement niaiseux au sujet du tapis.

« Modifié: mars 11, 2014, 09:54:51 am par rasemotte »

Hors ligne Tam!

  • Membre
  • Messages: 15468
La culture du viol
« Réponse #517 le: mars 11, 2014, 09:56:37 am »
Et à lire certains commentaires ici, je vois qu'on est loin d'une prise de conscience.

Par exemple?

J'aimerais qu'on s'interroge sur la signification de ces éléments visuels et qu'on se demande si c'est ça, la représentation des relations sexuelles que l'on veut pour notre société, pis à la place, je perds du temps à devoir prouver que mes exemples sont pertinents.


Tu vas trop loin. Laissons ca aux curés et ne les écoutons surtout pas.



Hors ligne MadChuck

  • Membre
  • Messages: 25745
  • Ing. BBQ
La culture du viol
« Réponse #518 le: mars 11, 2014, 09:57:30 am »
Et à lire certains commentaires ici, je vois qu'on est loin d'une prise de conscience.

J'avais, je pense, jamais entendu parler de l'expression culture du viol et voila que je voix l'expression partout depuis 2 semaines (et même entendu à Dutrizac).

Hors ligne M. Bonheur

  • Membre
  • Messages: 13880
  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La culture du viol
« Réponse #519 le: mars 11, 2014, 09:58:22 am »
Et à lire certains commentaires ici, je vois qu'on est loin d'une prise de conscience.

Par exemple?

J'aimerais qu'on s'interroge sur la signification de ces éléments visuels et qu'on se demande si c'est ça, la représentation des relations sexuelles que l'on veut pour notre société, pis à la place, je perds du temps à devoir prouver que mes exemples sont pertinents.


Tu vas trop loin. Laissons ca aux curés et ne les écoutons surtout pas.



Pontiak boutait.

Pour le reste, je ne lis pas les interventions de sharl, alors il est fort possible que tu as été exposé à une facette de débat dont je ne suis pas au courant.
Le message ci-haut est une boutade.

Hors ligne rasemotte

  • Membre
  • Messages: 1770
  • Rahlala
La culture du viol
« Réponse #520 le: mars 11, 2014, 09:59:32 am »
Tam, ton exemple n'illustre le fait que Pontiak réponds par l'exagération à ce qu'il considère comme une exagération. Rien de répréhensible là-dedans.

Hors ligne Tam!

  • Membre
  • Messages: 15468
La culture du viol
« Réponse #521 le: mars 11, 2014, 10:02:18 am »
Citation de: Tam! link=topic=2810.msg212530#msg212530

Vous passez votre temps à mettre des bémols, à comparer (injustement) avec les gars, à dire qu'on veut bien voir ce qu'on veut voir, que c'est juste des affaires de féministes (gouine ) frustrée.), que c'est une vision pessimiste des choses..

J'aimerais bien te voir encadrer ton ''vous''. Qui désigne ce vous qui semble vouloir englober un large nombre de forumeux ? Selon ce que j'ai pu lire ici ton vous ne désigne en fait que Sharl. Pas besoin de fouiller bien loin pour voir qu'à peu près personne sur ce forum ne s'identifie aux propos de Sharl.

Ce qui est clair c'est que c'est un sujet sensible et qui polarise. Suffit de voir à quelle vitesse plusieurs ont choisi de censurer mon message inoffensif et volontairement niaiseux au sujet du tapis.



Le vous c'est surtout Sharl, mais c'est un peu Pontiak, c'est un peu Megalomarc, un peu Snookey , un peu d'autre.


Et ton message n'a pas été censuré, les gens ont simplement manifesté l'idée que ton commentaire n'était pas drôle , ni pertinent après le long message éclairant de Simone

Hors ligne Tam!

  • Membre
  • Messages: 15468
La culture du viol
« Réponse #522 le: mars 11, 2014, 10:03:51 am »
Pontiak ne pense pas que Simone va trop loin?

Pas sûr..

Mais bon, c'est juste un exemple. C'est vraiment rien à comparer les inepties que Sharl a pu écrire.


Hors ligne rasemotte

  • Membre
  • Messages: 1770
  • Rahlala
La culture du viol
« Réponse #523 le: mars 11, 2014, 10:16:12 am »
Je trouve que Simone charrie, je n'ai fait que le dire en déconnant. Drôle ou pas ça se discute, mais pour moi y'avait rien de SI éclairant dans son analyse de la photo. C'était bien écrit, intelligent et sans doute assez juste comme interprétation. Par contre, je décroche solidement dans le fait d'utiliser une campagne publicitaire pour illustrer un phénomène qui serait universel.

Je sais qu'il y a eu d'autres exemples, mais c'est quand même le cas qui monopolise l'attention depuis quelques pages. En ce qui me concerne, vil être que je suis, je n'y vois qu'une pub volontairement provocante et rien qui me scandalise par rapport à la situation des femmes dans le monde.

Je ne vais quand même pas trop m'obstiner avec Simone sur le sujet parce que c'est visiblement quelque chose qui vient la chercher très profondément. Je me souviens d'ailleurs du sujet qu'elle avait initiée vers la période de l'halloween alors qu'elle se questionnait sérieusement sur un incident de ''cruisage'' avec un collègue. J'avais trouvé qu'elle faisait un gros cas d'un incident très banal, mais j'avais pas trop osé le dire parce que la relation au corps et à la sexualité c'est quelque chose de très personnel.

Ce qui est banal pour l'un peut être scandaleux pour l'autre. C'est aussi pourquoi je pense que cette discussion n'amènera aucun changement de mentalité parce que chacun est confortable avec sa position.
« Modifié: mars 11, 2014, 10:33:30 am par rasemotte »

Hors ligne MadChuck

  • Membre
  • Messages: 25745
  • Ing. BBQ
La culture du viol
« Réponse #524 le: mars 11, 2014, 10:20:29 am »
Pontiak boutait.

Habituellement il est sérieux, j'imagine que c'est possible qu'il ne veulent pas un équivalent des curés d'autrefois qui vient contrôler la présentation de la sexualité en société (dès que c'est entre adultes consentants).

Hors ligne Le pape

  • Membre
  • Messages: 2035
La culture du viol
« Réponse #525 le: mars 11, 2014, 10:33:49 am »
Je vous lis et la moitié des intervenants reproche à l’autre moitié de s’attarder sur l’expression "culture du viol" et d’ainsi détourner le débat, mais cette expression là on l’a dans la face chaque fois qu’on se logue sur le forum depuis une semaine; non seulement dans le top de des messages le plus récents, mais également à trois reprises dans les messages de la semaine. Peut-on prendre parler du sens des mots?

- Le viol est un acte méprisable et condamnable, tout le monde s’entend là-dessus.

- La culture du viol, pour reprendre la définition de Simone, c’est "une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle".

Deux questions à se poser :

1) La banalisation du viol fait-elle réellement partie du discours dominant de notre société?

La banalisation de la sexualité (et dans une certaine mesure de la femme objet), sans aucun doute. Pas besoin d’aller chercher plus loin que sur ce forum où Bonheur plogue le mot pénis vingt fois par jour, où Mlle A est assise sur le visage des forumeux depuis septembre 2010, où Wolfkiller énonce souvent le désir de prendre son bain avec telle ou telle forumeuse, où les souhaits de bonne année de Dalporto c’est un plus gros pénis à qui de droit pis un vagin qui sent moins fort aux autres, où Cinéphile s’amuse à faire un top candidates à chaque élection et où à peu près tout le monde a contribué au fil des fantasmes de célébrités. C’est tout aussi valide sur le reste du Net qu’IRL : oui, la banalisation de la sexualité fait bien partie du discours dominant.

La banalisation du viol? Pas du tout. Une publicité dans GQ, aussi choquante soit-elle, sert avant tout à attirer l’attention. Ce n’est rien de plus que ce que fait Benetton avec une publicité comme celle ci-dessous. Et quand bien même la planète entière serait abonnée à GQ, ça demeurerait une goutte dans l’océan des 3 000 publicités à laquelle chacun de nous est exposé chaque jour. Bref, y a rien de dominant là-dedans. Même chose pour les commentaires des universitaires. On ne va pas aller jusqu'à dire qu’il s’agit d’un incident isolé, loin de là, mais si ça faisait partie du discours dominant, on y serait habitué. Or, c’est précisément parce que ce n’est ni "normal", ni "banal" ni "toléré" que les propos de ces jeunes-là ont été dénoncé.

2) Est-ce qu’en banalisant le viol en parole on banalise l’acte lui-même?

Pour moi, ça reviendrait à dire qu’à force de lire des jokes de bébés mort on devient insensible à la mort subite des nourrissons ou qu’à force de participer à des pools nécrologiques on peut commencer à souhaiter la mort de nos grands-parents dans l’espoir de toucher un héritage.

Ça ne veut pas dire que je ne comprenne pas qu’une fille puisse être choquée par les publicités dans GQ de la même manière qu’un catholique pratiquant peut être choqué par cette publicité de Benetton. Reste qu’il y a tout un monde entre la "culture du viol" et le fait de passer à l’acte.

Mes deux cennes

Tu soulèves des bonnes questions. Je sais pas si le mot banaliser est le bon, mais j'ai quand même l'impression qu'on ''verbalise'' le viol dans beaucoup plus de contextes qu'il y a juste 15, 20 ans, tandis que les autres formes de violence en général, on a l'habitude.

Des expressions triviales comme ''je me suis fait violer par mon cours de maths'', les menaces de viol en joke, c'est le genre de trucs qu'on entendait plus rarement y'a seulement 15 ans, surtout dans les médias. Est-ce que ça peut avoir un effet malsain à grande échelle? C'est au moins une question qu'on peut se poser. Je crois pas que les jokes de bébés morts soit le meilleur comparable ici, mettons plus dire ''fif'' ou ''un plan de nèg'' à chaque cinq minutes, même sans aucune mauvaise intention. L'entendre une fois, c'est pas tellement choquant, mais à répétition et à grande échelle, pour cet exemple-là, ça pourrait créer un climat où 1- les racistes et homophobes se sentent à l'aise et encouragés dans leur mentalité, 2- les gays et Noirs se sentent ostracisés.
« Modifié: mars 11, 2014, 10:55:02 am par Le pape »

Hors ligne rasemotte

  • Membre
  • Messages: 1770
  • Rahlala
La culture du viol
« Réponse #526 le: mars 11, 2014, 10:36:30 am »
Des expressions triviales comme ''je me suis fait violé par mon cours de maths'',
Quossé ça ! J'ai JAMAIS entendu une telle expression ! Je ne peux croire qu'il s'agisse vraiment de quelque chose de répandu.
« Modifié: mars 11, 2014, 10:38:09 am par rasemotte »

Hors ligne Le pape

  • Membre
  • Messages: 2035
La culture du viol
« Réponse #527 le: mars 11, 2014, 10:39:11 am »
Je l'ai entendu à plusieurs reprises depuis 2-3 ans. Je crois pas que ça soit si répandu par contre.

Hors ligne M. Bonheur

  • Membre
  • Messages: 13880
  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La culture du viol
« Réponse #528 le: mars 11, 2014, 10:42:17 am »
Moi, je l'ai utilisé mercredi dernier dans un bar en m'adressant à Simone.

J'ai dit "Je me suis fait voler ma place habituelle. Je me suis senti violé! Maintenant, je pense que je comprends ce que vous vivez, les femmes!"

Je ne suis pas certain encore si elle l'a trouvée drôle.
Le message ci-haut est une boutade.

Hors ligne sharl

  • Membre
  • Messages: 6121
La culture du viol
« Réponse #529 le: mars 11, 2014, 10:45:19 am »
Et à lire certains commentaires ici, je vois qu'on est loin d'une prise de conscience.

J'avais, je pense, jamais entendu parler de l'expression culture du viol et voila que je voix l'expression partout depuis 2 semaines (et même entendu à Dutrizac).

En chœur, nos médias de la bien pensance gauchiste-féministe-environnementaliste spinnent là-dessus. C'est aussi simple que cela!
« Modifié: mars 11, 2014, 10:49:49 am par sharl »

Hors ligne MadChuck

  • Membre
  • Messages: 25745
  • Ing. BBQ
La culture du viol
« Réponse #530 le: mars 11, 2014, 10:50:38 am »
Des expressions triviales comme ''je me suis fait violé par mon cours de maths'',
Quossé ça ! J'ai JAMAIS entendu une telle expression ! Je ne peux croire qu'il s'agisse vraiment de quelque chose de répandu.

J'ai lu "la fille qui c'est fait violé sur facebook" par rapport à l'histoire de l'université d'Ottawa sur des commentaires en dessous de la nouvelle de GabRoy.

Pis Monsieur bonheur la utilisé de manière triviale.

En ligne Simone

  • Membre
  • Messages: 6698
    • Presque végé !
La culture du viol
« Réponse #531 le: mars 11, 2014, 10:53:24 am »
Moi, je l'ai utilisé mercredi dernier dans un bar en m'adressant à Simone.

J'ai dit "Je me suis fait voler ma place habituelle. Je me suis senti violé! Maintenant, je pense que je comprends ce que vous vivez, les femmes!"

Je ne suis pas certain encore si elle l'a trouvée drôle.

Me semble que j'avais ri, que j'avais ajouté que oui oui, ça c'était un viol réel et effectif (pour parodier sharl), et je m'étais empressée de le répéter à MadChuck.

Mais tu sais bien au fond de toi que ce qui a joué en ta faveur, c'est la personne qui t'as volé ta table. ;)
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

Hors ligne Jay.

  • Membre
  • Messages: 8855
  • Fifille Victimisante
La culture du viol
« Réponse #532 le: mars 11, 2014, 10:59:07 am »
bien pensance gauchiste-féministe-environnementaliste spinnent là-dessus.

Effectivement, c'est la première définition qui me vient en tête en pensant à Dutrizac.
J'avais une idée de signature géniale, mais je ne m'en rappelle plus.

Hors ligne Snookey

  • Membre
  • Messages: 8921
La culture du viol
« Réponse #533 le: mars 11, 2014, 11:01:37 am »
Des expressions triviales comme ''je me suis fait violé par mon cours de maths'',
Quossé ça ! J'ai JAMAIS entendu une telle expression ! Je ne peux croire qu'il s'agisse vraiment de quelque chose de répandu.

Calvinse, fait longtemps t'as pas fait un tour dans une université ou un cegep ? C'est PAS MAL plus commun que tu peux le croire.

"Le prof nous a violer à l'examen" "J'ai fait l'examen pratique, je pense amener un pot de vaseline au cas où"...

Dans un programme où les examens sont relativement durs, c'est devenu normal de dire ça.

Hors ligne M. Bonheur

  • Membre
  • Messages: 13880
  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La culture du viol
« Réponse #534 le: mars 11, 2014, 11:02:48 am »
Mais tu sais bien au fond de toi que ce qui a joué en ta faveur, c'est la personne qui t'as volé ta table. ;)

Une autre féminazi castratrice.
Le message ci-haut est une boutade.

En ligne Simone

  • Membre
  • Messages: 6698
    • Presque végé !
La culture du viol
« Réponse #535 le: mars 11, 2014, 11:09:29 am »
Pire être humain au monde.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

Hors ligne Wotan

  • Membre
  • Messages: 3602
La culture du viol
« Réponse #536 le: mars 11, 2014, 11:11:32 am »
Des expressions triviales comme ''je me suis fait violé par mon cours de maths'',
Quossé ça ! J'ai JAMAIS entendu une telle expression ! Je ne peux croire qu'il s'agisse vraiment de quelque chose de répandu.

Calvinse, fait longtemps t'as pas fait un tour dans une université ou un cegep ? C'est PAS MAL plus commun que tu peux le croire.

"Le prof nous a violer à l'examen" "J'ai fait l'examen pratique, je pense amener un pot de vaseline au cas où"...

Dans un programme où les examens sont relativement durs, c'est devenu normal de dire ça.

J'étais à l'université il n'y a pas si longtemps que ça et aucun prof ne m'a jamais menacé d'un "donkey punch" ou autre "pirate". Faut croire que le programme était facile.

Hors ligne Snookey

  • Membre
  • Messages: 8921
La culture du viol
« Réponse #537 le: mars 11, 2014, 11:13:34 am »
Des expressions triviales comme ''je me suis fait violé par mon cours de maths'',
Quossé ça ! J'ai JAMAIS entendu une telle expression ! Je ne peux croire qu'il s'agisse vraiment de quelque chose de répandu.

Calvinse, fait longtemps t'as pas fait un tour dans une université ou un cegep ? C'est PAS MAL plus commun que tu peux le croire.

"Le prof nous a violer à l'examen" "J'ai fait l'examen pratique, je pense amener un pot de vaseline au cas où"...

Dans un programme où les examens sont relativement durs, c'est devenu normal de dire ça.

J'étais à l'université il n'y a pas si longtemps que ça et aucun prof ne m'a jamais menacé d'un "donkey punch" ou autre "pirate". Faut croire que le programme était facile.

Exagère tant que tu veux, mais ce que j'ai dit est vrai, l'expression "se faire violer à l'examen/par un cours/par le prof" est beaucoup plus commune que vous le pensez.

Hors ligne sharl

  • Membre
  • Messages: 6121
La culture du viol
« Réponse #538 le: mars 11, 2014, 11:20:18 am »
Qui ici a déjà ouvert une porte à une dame.

N'avez-vous jamais réalisé combien ce geste recèle quelque chose de profondément humiliant et dégradant pour elle. Vous vous arrogez alors une position de force et par conséquent de pouvoir; vous incarnez et perpétuez la culture du viol.

Et tant qu'à y être, il faut bannir le mot "dame", car il tient aussi de la culture du viol. Une "dame" c'est quoi? Une nunuche sans colonne vertébrale,,,

La culture du viol, il faut s'y "mettre" dès à présent. Pour cela, nous avons tous besoin d'un livre de référence encore à écrire, "La culture du viol pour les nuls" -- par les nuls, entendre les hommes,,,

PS J'offre ce idée de livre à Simone. Il y a là "la graine" d'un best seller,,,
« Modifié: mars 11, 2014, 11:31:27 am par sharl »

Hors ligne dardar32

  • Membre
  • Messages: 5809
  • Je suis juste trop beau.
La culture du viol
« Réponse #539 le: mars 11, 2014, 11:35:27 am »
ECOUTEZ-LE. Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n'est pas le moment opportun.
Laissez le parler d'abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres. Faites en sorte que la soirée lui appartienne.

 :smiley32: poque de merde.

Hors ligne Le Jam

  • Membre
  • Messages: 9196
La culture du viol
« Réponse #540 le: mars 11, 2014, 12:17:13 pm »
Pour gagner de l'argent, cette femme a dû se déshabiller et s'agenouiller devant un homme qu'elle ne connaissait pas. Elle a beau être une professionnelle, la dimension de relation de pouvoir est flagrante.

Dans la réalité de notre quotidien, ce pouvoir s'exerce a sens inverse. Des femmes s'exhibent pour exploiter les hommes. Pour les faire marcher aux pas, pour leur vider les poches, elles mentent, feignent l'appétit sexuel, feignent le désir pour récolter plus de cash. Qui a le pouvoir? Qui a eu la plus grosse paie entre les deux pour cette pub?

Et pourquoi cette pub ne serait pas un homme complètement envoûté et exploité sexuellement? Lequel des deux acteurs offrent a qui veut bien payer, d'exposer son cul pour tirer du cash? Pourquoi cette actrice ne miserait pas le paquet la dessus, d'elle même, sur son offre de service?

Pourquoi des milliers de femmes se crinquent les totons chaque matin pour recevoir plus de tippe? Elles monnaient volontairement leur cul a des pauvres bêtes faibles qui rêvent et qui paient.

Dans la réalité, cet homme est mieux d'avoir une méchante liasse de cash a dépenser, autrement elle va passer a un autre appel.

L'actrice n'est certainement pas une victime.

Et dans le scénario, nul part il y a contrainte. Si cette femme fait ca, ce n'est pas le pouvoir de l'homme qui s'exprime, mais son appétit a elle, pour l'argent. C'est l'argent qui parle, villa sur mer, costard et tapis de poils.

Un moment donné...

C'est peut-être vrai, mais je pense que l'image que ça donne à savoir celle d'une feme qui "vend" ses charmes pour obtenir quelque chose de cet homme ne plait pas à Simone. ça ne donne pas une image de la femme qui lui plait.

Hors ligne Wolfkiller

  • Membre
  • Messages: 10378
  • mi-homme, mi-cannabis
La culture du viol
« Réponse #541 le: mars 11, 2014, 12:59:20 pm »
Le problème c'est que vous stické sur le terme «culture du viol». C'est vrai que c'est discutable comme concept et pour tout dire, j'y crois de moins en moins.

Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

Y'a personne ici qui va me convaincre du contraire.

Et il n'y a personne ici qui essaie de le faire.

Faux.

Vous passez votre temps à mettre des bémols, à comparer (injustement) avec les gars, à dire qu'on veut bien voir ce qu'on veut voir, que c'est juste des affaires de féministes (gouine ) frustrée.), que c'est une vision pessimiste des choses..

Arrête là..

Dans certains cas il y a exagération de l'autre côté aussi. La personne qui choisit d'être prude a tout à fait le droit de vivre sa vie comme ça, mais ça ne veut pas dire qu'on est tous obligés de vivre avec cette vision.

Et j'sais pas pourquoi tu parles d'avoir "stické" sur "culture du viol", c'est le titre du sujet esti! C'est exactement de ça qu'on débat. Sinon partons un autre sujet sur la dégradation de la femme dans les médias ou whatever.


Cosmos without hatred
Diamond stars of cosmic light
Quasars shine through endless nights

Hors ligne Wolfkiller

  • Membre
  • Messages: 10378
  • mi-homme, mi-cannabis
La culture du viol
« Réponse #542 le: mars 11, 2014, 13:02:39 pm »
Simone, t'as pas vu mon message? J'ai posé de bonnes questions ;)
Cosmos without hatred
Diamond stars of cosmic light
Quasars shine through endless nights

Hors ligne Jay.

  • Membre
  • Messages: 8855
  • Fifille Victimisante
La culture du viol
« Réponse #543 le: mars 11, 2014, 13:10:16 pm »
"Sticker" sur "culture du viol" parce qu'au lieu de parler de sa définition, beaucoup de commentaires ont été écrits pour dire que "culture"+"du"+"viol" est trop fort, inapproprié, etc.
J'avais une idée de signature géniale, mais je ne m'en rappelle plus.

Hors ligne Cinéphile

  • Membre
  • Messages: 7304
La culture du viol
« Réponse #544 le: mars 11, 2014, 13:10:21 pm »
Je vous lis et la moitié des intervenants reproche à l’autre moitié de s’attarder sur l’expression "culture du viol" et d’ainsi détourner le débat, mais cette expression là on l’a dans la face chaque fois qu’on se logue sur le forum depuis une semaine; non seulement dans le top de des messages le plus récents, mais également à trois reprises dans les messages de la semaine. Peut-on prendre parler du sens des mots?

- Le viol est un acte méprisable et condamnable, tout le monde s’entend là-dessus.

- La culture du viol, pour reprendre la définition de Simone, c’est "une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle".

Deux questions à se poser :

1) La banalisation du viol fait-elle réellement partie du discours dominant de notre société?

La banalisation de la sexualité (et dans une certaine mesure de la femme objet), sans aucun doute. Pas besoin d’aller chercher plus loin que sur ce forum où Bonheur plogue le mot pénis vingt fois par jour, où Mlle A est assise sur le visage des forumeux depuis septembre 2010, où Wolfkiller énonce souvent le désir de prendre son bain avec telle ou telle forumeuse, où les souhaits de bonne année de Dalporto c’est un plus gros pénis à qui de droit pis un vagin qui sent moins fort aux autres, où Cinéphile s’amuse à faire un top candidates à chaque élection et où à peu près tout le monde a contribué au fil des fantasmes de célébrités. C’est tout aussi valide sur le reste du Net qu’IRL : oui, la banalisation de la sexualité fait bien partie du discours dominant.

La banalisation du viol? Pas du tout. Une publicité dans GQ, aussi choquante soit-elle, sert avant tout à attirer l’attention. Ce n’est rien de plus que ce que fait Benetton avec une publicité comme celle ci-dessous. Et quand bien même la planète entière serait abonnée à GQ, ça demeurerait une goutte dans l’océan des 3 000 publicités à laquelle chacun de nous est exposé chaque jour. Bref, y a rien de dominant là-dedans. Même chose pour les commentaires des universitaires. On ne va pas aller jusqu'à dire qu’il s’agit d’un incident isolé, loin de là, mais si ça faisait partie du discours dominant, on y serait habitué. Or, c’est précisément parce que ce n’est ni "normal", ni "banal" ni "toléré" que les propos de ces jeunes-là ont été dénoncé.

2) Est-ce qu’en banalisant le viol en parole on banalise l’acte lui-même?

Pour moi, ça reviendrait à dire qu’à force de lire des jokes de bébés mort on devient insensible à la mort subite des nourrissons ou qu’à force de participer à des pools nécrologiques on peut commencer à souhaiter la mort de nos grands-parents dans l’espoir de toucher un héritage.

Ça ne veut pas dire que je ne comprenne pas qu’une fille puisse être choquée par les publicités dans GQ de la même manière qu’un catholique pratiquant peut être choqué par cette publicité de Benetton. Reste qu’il y a tout un monde entre la "culture du viol" et le fait de passer à l’acte.

Mes deux cennes

Tu soulèves des bonnes questions. Je sais pas si le mot banaliser est le bon, mais j'ai quand même l'impression qu'on ''verbalise'' le viol dans beaucoup plus de contextes qu'il y a juste 15, 20 ans, tandis que les autres formes de violence en général, on a l'habitude.

Des expressions triviales comme ''je me suis fait violer par mon cours de maths'', les menaces de viol en joke, c'est le genre de trucs qu'on entendait plus rarement y'a seulement 15 ans, surtout dans les médias. Est-ce que ça peut avoir un effet malsain à grande échelle? C'est au moins une question qu'on peut se poser. Je crois pas que les jokes de bébés morts soit le meilleur comparable ici, mettons plus dire ''fif'' ou ''un plan de nèg'' à chaque cinq minutes, même sans aucune mauvaise intention. L'entendre une fois, c'est pas tellement choquant, mais à répétition et à grande échelle, pour cet exemple-là, ça pourrait créer un climat où 1- les racistes et homophobes se sentent à l'aise et encouragés dans leur mentalité, 2- les gays et Noirs se sentent ostracisés.

Ok, allons-y avec "fif" que j'ai moi-même employé à outrance quand j'avais genre entre 8 et 16 ans. Pourquoi j'employais cette expression? Parce que c'était dans le langage commun de ma gang d'amis. Dépendamment de la situation, "fif" pouvait signifier "poche", "nul", "faible", "kétaine" et aussi "gai" par moment. À ce compte-là, on peut dire qu'il y avait une culture "fif" dans laquelle tout le monde se traitait de "fif" et que c'était partie intégrante des jeunes de mon âge. On pouvait dire "T'es ben fif" à celui qui arrivait en dernier dans une course aussi bien que "C'est ben fif" 'à celui qui arrivait avec un chandail laid ou qui écoutait un groupe de marde.

Maintenant, est-ce que ça banalisait l'homophobie? Pas du tout. Et par conséquent, y a jamais eu de lien dans ma tête entre traiter quelqu'un de "fif" et le fait d'injurier, de battre ou de pitcher des roches à un gai. Et je vais aller plus loin que ça : même si c'était utilisé à répétition et à grande échelle, comme tu le dis, ça n'a jamais été normal ou toléré dans le sens qu'on a toujours su que si on disait ça devant nos parents ou un prof, on allait se faire chicaner (même si on s'entend ici que se faire chicaner à 8 ans c'est plus traumatisant qu'à 16 ans).
« Modifié: mars 11, 2014, 13:40:53 pm par Cinéphile »
Some would compare Elvis to God. I'll admit he's good, but he's no Elvis.

Hors ligne Tam!

  • Membre
  • Messages: 15468
La culture du viol
« Réponse #545 le: mars 11, 2014, 13:10:26 pm »
Et j'sais pas pourquoi tu parles d'avoir "stické" sur "culture du viol", c'est le titre du sujet esti! C'est exactement de ça qu'on débat. Sinon partons un autre sujet sur la dégradation de la femme dans les médias ou whatever.

C'est parce qu'à chaque fois qu'on va un peu ailleurs, dans des sujets qui sont inévitablement liés ( sexiste en publicité, commentaires fortement déplacés qui passent pour de l'humour) ) on ramenait le concept de culture du viol.

Ca se peut qu'après 10 pages on en viennent au constat que la culture du viol n'est peut être pas le bon terme et qu'on tente de cerner autre chose, mais malgré ça, sans que personne n'insiste la-dessus, c'était constamment ramené.

C'est pas parce que la cuture du viol n'existe (peut être )pas, que tout est rose.



« Modifié: mars 11, 2014, 13:37:04 pm par Tam! »

Hors ligne rasemotte

  • Membre
  • Messages: 1770
  • Rahlala
La culture du viol
« Réponse #546 le: mars 11, 2014, 13:13:32 pm »
C'est pas parce que la cuture du viol n'existe (peut être )pas, que tout est rose.
En plus, le rose, c'est une couleur de fille.
« Modifié: mars 11, 2014, 13:15:20 pm par MadChuck »

Hors ligne Cinéphile

  • Membre
  • Messages: 7304
La culture du viol
« Réponse #547 le: mars 11, 2014, 13:37:39 pm »
"Sticker" sur "culture du viol" parce qu'au lieu de parler de sa définition, beaucoup de commentaires ont été écrits pour dire que "culture"+"du"+"viol" est trop fort, inapproprié, etc.

C'est parce que c'est lourd de sens, Jay. On ne parle plus du comportement répréhensible d'une bande d'imbéciles (et oui, je veux bien admettre qu'ils sont nombreux), mais d'un trait culturel ET dominant. En tant qu'homme y a rien qu'on puisse dire pour échapper à ça. C'est un peu (et je le précise : très, très, très peu - et Simone je ne t'accuse pas de cela du tout) comme le lendemain de la polytechnique où des femmes disaient qu'un violeur/batteur de femme sommeillait en chaque homme. Y a absolument rien que tu puisses dire pour te défendre de ça. Faut que d'autres femmes se lèvent pour venir à notre défense et heureusement elles l'ont fait. En ce sens-là, j'étais soulagé de lire la blogueuse citée par MégaloMarc.

Il ne faut pas se fermer les yeux sur certains des comportements décriés dans ce fil, mais élever ça au rang de la culture, faut pas charrier non plus comme dit Canta.
Some would compare Elvis to God. I'll admit he's good, but he's no Elvis.

Hors ligne megalomarc

  • Membre
  • Messages: 5360
La culture du viol
« Réponse #548 le: mars 11, 2014, 13:41:54 pm »
Et pour la combattre (la culture du viol), il faut la reconnaître. L'ignorer participe à sa prolifération. C'est pas juste une lubie de féministe frustrée. Et un homme n'est pas moins homme quand il reconnait le phénomène, au contraire.

À la limite, il y a une question de respect de l'opinion de l'autre là dedans. Selon toi, si on l'ignore, on permet à la culture du viol de proliférer, et sa suite logique, c'est qu'on permet qu'il y ait plus de viols !!!

Belle manière de diaboliser ceux qui ne sont pas d'accord avec vous. Cet argumentaire sens la nausée. C'est ce que je dénonce chez Simone aussi, qui nous a accusé de banaliser.

Selon moi, de toute évidence, si le concept culture du viol crée la controverse, c'est parce qu'il est mal choisi, c'est parce qu'il est mal balisé. On n'est pas de mauvaise foi. On dirait que vous cherchez à faire comme Georges Bush, comme Bush a lancé des attaques préventives en Irak au cas où se cacherait là des armes de destruction massives, vous faites des attaques préventives contre une part significative des hommes au cas où se cacherait là de méchants violeurs potentiels. En cherchant à nous associer à la culture du viol, on cherche à nous associer aux violeurs et ainsi, nous mettre tellement de pression qu'on vous dise que finalement, même si intérieurement on n'y crois pas du tout, que vous avez raison.

C'est malhonnête intellectuellement d'utiliser de tels stratagèmes. On dirait pourtant que c'est la fonction même de ce concept de culture du viol.

"Vous êtes avec nous sinon vous niez, sinon vous banalisez et alors, vous êtes prenante de cette culture du viol."
« Modifié: mars 11, 2014, 13:54:42 pm par megalomarc »

Hors ligne Le Jam

  • Membre
  • Messages: 9196
La culture du viol
« Réponse #549 le: mars 11, 2014, 13:48:24 pm »
Je vous lis et la moitié des intervenants reproche à l’autre moitié de s’attarder sur l’expression "culture du viol" et d’ainsi détourner le débat, mais cette expression là on l’a dans la face chaque fois qu’on se logue sur le forum depuis une semaine; non seulement dans le top de des messages le plus récents, mais également à trois reprises dans les messages de la semaine. Peut-on prendre parler du sens des mots?

- Le viol est un acte méprisable et condamnable, tout le monde s’entend là-dessus.

- La culture du viol, pour reprendre la définition de Simone, c’est "une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle".

Deux questions à se poser :

1) La banalisation du viol fait-elle réellement partie du discours dominant de notre société?

La banalisation de la sexualité (et dans une certaine mesure de la femme objet), sans aucun doute. Pas besoin d’aller chercher plus loin que sur ce forum où Bonheur plogue le mot pénis vingt fois par jour, où Mlle A est assise sur le visage des forumeux depuis septembre 2010, où Wolfkiller énonce souvent le désir de prendre son bain avec telle ou telle forumeuse, où les souhaits de bonne année de Dalporto c’est un plus gros pénis à qui de droit pis un vagin qui sent moins fort aux autres, où Cinéphile s’amuse à faire un top candidates à chaque élection et où à peu près tout le monde a contribué au fil des fantasmes de célébrités. C’est tout aussi valide sur le reste du Net qu’IRL : oui, la banalisation de la sexualité fait bien partie du discours dominant.

La banalisation du viol? Pas du tout. Une publicité dans GQ, aussi choquante soit-elle, sert avant tout à attirer l’attention. Ce n’est rien de plus que ce que fait Benetton avec une publicité comme celle ci-dessous. Et quand bien même la planète entière serait abonnée à GQ, ça demeurerait une goutte dans l’océan des 3 000 publicités à laquelle chacun de nous est exposé chaque jour. Bref, y a rien de dominant là-dedans. Même chose pour les commentaires des universitaires. On ne va pas aller jusqu'à dire qu’il s’agit d’un incident isolé, loin de là, mais si ça faisait partie du discours dominant, on y serait habitué. Or, c’est précisément parce que ce n’est ni "normal", ni "banal" ni "toléré" que les propos de ces jeunes-là ont été dénoncé.

2) Est-ce qu’en banalisant le viol en parole on banalise l’acte lui-même?

Pour moi, ça reviendrait à dire qu’à force de lire des jokes de bébés mort on devient insensible à la mort subite des nourrissons ou qu’à force de participer à des pools nécrologiques on peut commencer à souhaiter la mort de nos grands-parents dans l’espoir de toucher un héritage.

Ça ne veut pas dire que je ne comprenne pas qu’une fille puisse être choquée par les publicités dans GQ de la même manière qu’un catholique pratiquant peut être choqué par cette publicité de Benetton. Reste qu’il y a tout un monde entre la "culture du viol" et le fait de passer à l’acte.

Mes deux cennes

Tu soulèves des bonnes questions. Je sais pas si le mot banaliser est le bon, mais j'ai quand même l'impression qu'on ''verbalise'' le viol dans beaucoup plus de contextes qu'il y a juste 15, 20 ans, tandis que les autres formes de violence en général, on a l'habitude.

Des expressions triviales comme ''je me suis fait violer par mon cours de maths'', les menaces de viol en joke, c'est le genre de trucs qu'on entendait plus rarement y'a seulement 15 ans, surtout dans les médias. Est-ce que ça peut avoir un effet malsain à grande échelle? C'est au moins une question qu'on peut se poser. Je crois pas que les jokes de bébés morts soit le meilleur comparable ici, mettons plus dire ''fif'' ou ''un plan de nèg'' à chaque cinq minutes, même sans aucune mauvaise intention. L'entendre une fois, c'est pas tellement choquant, mais à répétition et à grande échelle, pour cet exemple-là, ça pourrait créer un climat où 1- les racistes et homophobes se sentent à l'aise et encouragés dans leur mentalité, 2- les gays et Noirs se sentent ostracisés.

Ok, allons-y avec "fif" que j'ai moi-même employé à outrance quand j'avais genre entre 8 et 16 ans. Pourquoi j'employais cette expression? Parce que c'était dans le langage commun de ma gang d'amis. Dépendamment de la situation, "fif" pouvait signifier "poche", "nul", "faible", "kétaine" et aussi "gai" par moment. À ce compte-là, on peut dire qu'il y avait une culture "fif" dans laquelle tout le monde se traitait de "fif" et que c'était partie intégrante des jeunes de mon âge. On pouvait dire "T'es ben fif" à celui qui arrivait en dernier dans une course aussi bien que "C'est ben fif" 'à celui qui arrivait avec un chandail laid ou qui écoutait un groupe de marde.

Maintenant, est-ce que ça banalisait l'homophobie? Pas du tout. Et par conséquent, y a jamais eu de lien dans ma tête entre traiter quelqu'un de "fif" et le fait d'injurier, de battre ou de pitcher des roches à un gai. Et je vais aller plus loin que ça : même si c'était utilisé à répétition et à grande échelle, comme tu le dis, ça n'a jamais été normal ou toléré dans le sens qu'on a toujours su que si on disait ça devant nos parents ou un prof, on allait se faire chicaner (même si on s'entend ici que se faire chicaner à 8 ans c'est plus traumatisant qu'à 16 ans).

Personnellement je pense qu'on ne doit pas limiter des propos dans la mesure où ils n'enfreignent pas la loi, des propos de "fif" ou d'utilisation du mot de viol peuvent déplaire, être trouvé come vulgaires ou inappropriés mais ne posent pour moi pas de problème en soit, les gens utilisent le vocabulaire qu'ils souhaitent et qu'ils trouve approprié et la société ne doit pas dicté ce qui se dit ou ne se dit pas (à l'exception de ce que la loi prévoit) c'est d'ailleurs le principe du "politiquement correct" des propos qui ne sont pas illégaux ou interdits mais qu'il est d'usage d'utiliser, un genre de pression sociale pour utiliser ou pousser à l'utilisation de tel ou tel terme pour des fins politique (entendre politique au sens large) plutôt que les termes utilisés naturellement par la population. Les mots, les expressions ne se dictent pas par des lobbys ou des courants de pensée, ils sont le fruit de la société elle même dans son entier.

après on peut juger que l'utilisation effective de tel ou tel expression a un effet nefaste mais c'est un jugement de valeur qui n'a pas à interférer avec la liberté d'expression de chacun (je le répète dans les limites de ce que prévoit la liberté d'expression).