Auteur Sujet: Oslo, August 31st  (Lu 239 fois)

Hors ligne ademine

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Oslo, August 31st
« le: avril 17, 2013, 08:31:07 am »


J'ai (encore) réécouté Oslo hier.

Je crois que je suis maintenant en mesure de dire que c'est mon film préféré. (ou du moins il est dans le groupe select de The Wind Will Carry Us, Woman in the Dunes et Oldboy)

C'est un portrait parfait de ma génération face à l'absurde.

C'est beau. C'est puissant.

Les passes de spoken words avec la musique de Deaf Center sont hypnotisantes.

Le film commence avec une telle séquence: une recollection de doux souvenirs abruptement interrompue par la destruction d'un édifice. On comprends tout de suite le parallèle avec la vie de Anders, héroïnomane.

Pendant des discussions tantôt profondes, tantôt ludiques avec des amis et connaissances on observe l'angoisse d'une génération. Mais ça n'en devient jamais lourd ou prêchi-prêcha. C'est juste beau. Simple. Authentique. Porteur d'un certain espoir malgré le ton mélancholique.

On est le 31 août. Le dernier jour avant que la municipalité d'Oslo vide l'eau de ses piscines. Le dernier jour de réhabilitation de Anders. Il a une entrevue pour un emploi à un magazine culturel. Un nouveau départ qu'il craint. Tout recommencer à 34 ans lui semble futile. Ses amis ont l'air d'avoir déjà accompli des choses dans la rien. Lui il n'a rien. Il n'est rien.

Citer
I remember taking the first dip in the Oslo fjord on the first of May.
I remember driving into Oslo on Sunday at sunset.
The city was completely empty.
I remember how tall the trees seemed compared to those in Northern Norway.
I remember thinking, "I'll remember this."

Anders Danielsen Lie donne une prestation extraordinaire. Encore mieux que dans l'excellent Reprise (par Joachim Trier aussi, surveillez son prochain film qui risque de le mettre sur la map: Louder Than Bombs). Je ne sais pas si c'est l'accent norvégien mais sa voix est mélodique, tranquille, poétique. Ses monologues sur ses parents, sur sa vie. On ressent ce qu'il vit. On est impuissant alors qu'on regarde le train passer. Alors qu'on regarder le train nous frapper.

Écoutez ce film.



Spoiler for Lisez VRAIMENT pas ça si vous avez pas vu le film:
Et god, la scène finale où il joue du piano dans la maison familiale avant de se suicider. C'est impossible d'exprimer l'émotion de cette scène dans un média autre que cinématique. Le déroulement des scènes dans l'ordre décroissant. Le silence. Puis le thème de The White Birch qui embarque. J'en tremble encore.




Trailer


(c'est un bon trailer qui n'en dévoile pas trop)

Hors ligne Le mashk

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Oslo, August 31st
« Réponse #1 le: avril 17, 2013, 08:42:01 am »
 C'est vrai que c'est un film magnifique.

 J'ai longtemps attendu avant de pouvoir le voir, et je n'ai vraiment pas été déçu. C'est une vrai merveille.
I have dined with kings, I've been offered wings. And I've never been too impressed.