Auteur Sujet: La culture du viol  (Lu 249868 fois)

La culture du viol
« Réponse #6600 le: janvier 12, 2018, 10:45:04 am »
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Tu as raison, le mot campagne est très largement excessif mais il est pour moi clairement le reflet d'un état d'esprit qu'on retrouve dans toutes les sphères de la société et qui selon moi hypertrophie l'individu et les réactions complaisantes que je lis ici au sujet de cette scandaleuse affichette montre que les gens ont perdu la notion du discernement.


Encore là tu exagères et généralises...

Les gens ont perdu la notion du discernement. Qui les gens? 1% de la population gros max? Tu ne veux pas qu'on mette les hommes dans le même panier, commence par faire la même chose de ton bord, bordel.



La culture du viol
« Réponse #6601 le: janvier 12, 2018, 11:03:22 am »
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L'affaire crêpage de chignon continue :

https://www.flair.be/fr/lifestyle/societe/peut-on-reellement-jouir-lors-dun-viol/

Un article qui réussi le tour de force de dire oui Brigitte Lahaie à raison mais elle a quand même tord de le dire.

La culture du viol
« Réponse #6602 le: janvier 12, 2018, 11:07:16 am »
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Tu as raison, le mot campagne est très largement excessif mais il est pour moi clairement le reflet d'un état d'esprit qu'on retrouve dans toutes les sphères de la société et qui selon moi hypertrophie l'individu et les réactions complaisantes que je lis ici au sujet de cette scandaleuse affichette montre que les gens ont perdu la notion du discernement.


Encore là tu exagères et généralises...

Les gens ont perdu la notion du discernement. Qui les gens? 1% de la population gros max? Tu ne veux pas qu'on mette les hommes dans le même panier, commence par faire la même chose de ton bord, bordel.




90% de la populatiin. Quand c'est rendu que dire un fait avéré, démontré que ce soit scientifiquement, historiquement ou autre est considéré comme scandaleux, condamné unanimement au titre de sous-entendu ou d'intentions qui n'existent pas c'est rendu que la société est en train de se transformer. On est au coeur du politiquement correct qui dicte et commande tous les aspects de la société.

La culture du viol
« Réponse #6603 le: janvier 12, 2018, 11:33:45 am »
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Je défendrais toujoirs la vérité face au mensonge et à l'obscurantisme qu'il soit religieux, dogmatique ou idéologique.

Société de merde et de tarés qui condamne Brigitte Lahaie pour avoir dit la vérité

https://youtu.be/mcJxYFRScic

La culture du viol
« Réponse #6604 le: janvier 12, 2018, 11:35:59 am »
+1
Je défendrais toujoirs la vérité face au mensonge et à l'obscurantisme qu'il soit religieux, dogmatique ou idéologique.

Ben oui toi.

"En ce qui concerne la rondeur de la terre, en effet je serais bien incapable de la démontrer vu de chez moi sans faire appel à des photos de la Nasa ou que sais-je. Juste à l'aide de mes propres observations. C'est beaucoup plus complexe qu'on ne le pense, d'ailleurs les "plateux" donnent plutôt de bons arguments quj seraient pas mal crédibles."


@Cibiou, finalement, c'est tu l'fun discuter avec Le Jam ?

La culture du viol
« Réponse #6605 le: janvier 12, 2018, 11:47:45 am »
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Oui tout cela est exactement dans la même logique, tu fais très bien le parallèle entre les deux topic alors très différents mais tu sembles le faire pour me contredire alors que cela concours à exactement la même démarche.

Qu'est-ce que tu n'as pas compris Snookey ? Je peux ré-expliquer si je n'ai pas été clair ?

La culture du viol
« Réponse #6606 le: janvier 12, 2018, 11:50:45 am »
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Oui, sur ce sujet pour lequel j'ai un certain interet, sinon je ne le ferai pas. Et ca me permet de lire des articles que je ne serai probablement pas alle lire autrement, histoire de voir ce qu'on pense hors de ma bulle.

Ca m'amuse et me defoule de monter sur mes grands chevaux mais je n'en fais pas une cause personnelle. J'arreterai de participer quand ca ne m'amusera plus (ou je ne commencerai pas, comme sur certains de ses autres sujets)

La culture du viol
« Réponse #6607 le: janvier 12, 2018, 11:50:50 am »
+2
Deneuve et les autres sont allés trop loin dans leur critique et ça ressemble en effet à une réticence au changement.

Dire que l'avis opposé ressemble à une réticence au changement, ça ressemble à l'éloge de la nouveauté.

En fait, c'est toute la culture pop des années 60 et 70, le leg de ces années-là, qui est remis en cause et qui est poussé à disparaître lorsqu'on ne fait pas les nuances nécessaires.

J'ai réécouté One Upon a Time in the West l'autre jour et il y a cette scène où Cheyenne dit à la fille, «va leur apporter de l'eau, à ces pauvres ouvriers. Tu ne sais pas ce que ça fait à un homme de voir une belle fille comme toi. Et si jamais il y en a un qui te pince une fesse, tu peux faire comme si c'était pas si grave». Bon la fille est une ancienne prostituée de New Orlean qui vient de se faire massacrer sa famille et elle a sûrement d'autres problèmes à gérer, mais ce genre de phrase représente une partie de l'esprit de ces années qui ont permi la libération des femmes.

On peut penser aussi à Brassens qui reprenait un peu cette idée dans Embrasse-les tous (Dieu reconnaîtra les siens).

Ou à sa manière de dénoncer les comportements de mononc cochons dans Tonton Nestor, qui n'est vraiment pas dans le registre dramatique.

Dénoncer ce qui a fait mal: Oui, bien sûr.
Dramatiser et souffrir d'un truc qui de prime abord n'aurait pas nécessairement dérangé? Non, ça serait dommage.

Parce que pour la plupart des trucs dénoncés dans les médias avec vigueur, les avis sont quasi-unanimes qu'il s'agit bien d'agressions et d'abus de pouvoir, qui se perpétraient à la faveur d'un tabou qui est en train de briser. Mais quand on approche de la zone d'ombre, c'est toute une question de perceptions et de vécu subjectif. Il y a plein de trucs qui me sont arrivés dans ma vie qui auraient pu être interprétés comme de l'agression sexuelle si, subjectivement, je m'étais crinqué à les prendre comme ça. Une supérieure hiérarchique plus âgée qui me fait signe d'avancer et qui touche mes fesses en passant, un gars qui m'a fait un lift sur le pouce et qui, juste avant de partir me touche le pénis à travers mon pantalon, un autre qui m'avais touché la cuisse, une fille dans un groupe de théâtre / improvisation qui profite qu'on soit couchés par terre comme morts pour déposer sa main sur mon entrejambe, ou une fille qui se frotte les fesses sur moi pendant un show, c'est toute le genre d'affaire qui m'est déjà arrivé et sérieux, j'ai pas vécu ça comme des agressions. À la rigueur comme un manque de classe, pas plus grave que puer de la bouche ou parler en sacrant à toutes les phrases, en me disant «bah! si ça lui a fait plaisir».

Je ne suis pas dans sa peau, mais probablement qu'une jeune femme qui n'a pas été traumatisée a le même potentiel de passer au travers ce genre de choses sans en souffrir le moins du monde.

C'est pour ça que je considère que dénoncer les abus et les souffrances, oui c'est important, ça prend un changement de culture (et j'ai défendu ça, en masse sur cette tribune et ailleurs!). Mais les affiches que Wolfkiller avait vu à Hochelag il y a 2 ou 3 ans et qui disaient en substance, «touche-moi pas, parle-moi pas, regarde-moi pas!» ou Judith Lussier avec son histoire de robe d'été, ça dépasse la limite pour moi. Un moment donné, c'est ça, le message de ces femmes là, les Bombardier et signataires de la lettre: le vaste monde est plein de petits accrochages et il vaut mieux ne pas se sentir toujours agressée et menacée au moindre truc, parce que c'est vrai qu'il y a une pente glissante vers plus de sécuritaire, de puritanisme et de peur sociale.

Je pense que si on évite les prise de positions extrêmes et intransigeantes, on est capable de concilier tout ça, sans tomber dans la polarisation.
« Modifié: janvier 12, 2018, 11:55:19 am par Gustavus »

La culture du viol
« Réponse #6608 le: janvier 12, 2018, 12:21:29 pm »
0
Gustavus qui prend grosso modo position de mon côté tout en enrobant de telle sorte que ça ne paraisse pas.

Fait gaffe Gustavus, on commence comme ça et on finit comme un monstre comme moi. 

La culture du viol
« Réponse #6609 le: janvier 12, 2018, 13:10:01 pm »
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Deneuve et les autres sont allés trop loin dans leur critique et ça ressemble en effet à une réticence au changement.

Dire que l'avis opposé ressemble à une réticence au changement, ça ressemble à l'éloge de la nouveauté.

En fait, c'est toute la culture pop des années 60 et 70, le leg de ces années-là, qui est remis en cause et qui est poussé à disparaître lorsqu'on ne fait pas les nuances nécessaires.

J'ai réécouté One Upon a Time in the West l'autre jour et il y a cette scène où Cheyenne dit à la fille, «va leur apporter de l'eau, à ces pauvres ouvriers. Tu ne sais pas ce que ça fait à un homme de voir une belle fille comme toi. Et si jamais il y en a un qui te pince une fesse, tu peux faire comme si c'était pas si grave». Bon la fille est une ancienne prostituée de New Orlean qui vient de se faire massacrer sa famille et elle a sûrement d'autres problèmes à gérer, mais ce genre de phrase représente une partie de l'esprit de ces années qui ont permi la libération des femmes.

On peut penser aussi à Brassens qui reprenait un peu cette idée dans Embrasse-les tous (Dieu reconnaîtra les siens).

Ou à sa manière de dénoncer les comportements de mononc cochons dans Tonton Nestor, qui n'est vraiment pas dans le registre dramatique.

Dénoncer ce qui a fait mal: Oui, bien sûr.
Dramatiser et souffrir d'un truc qui de prime abord n'aurait pas nécessairement dérangé? Non, ça serait dommage.

Parce que pour la plupart des trucs dénoncés dans les médias avec vigueur, les avis sont quasi-unanimes qu'il s'agit bien d'agressions et d'abus de pouvoir, qui se perpétraient à la faveur d'un tabou qui est en train de briser. Mais quand on approche de la zone d'ombre, c'est toute une question de perceptions et de vécu subjectif. Il y a plein de trucs qui me sont arrivés dans ma vie qui auraient pu être interprétés comme de l'agression sexuelle si, subjectivement, je m'étais crinqué à les prendre comme ça. Une supérieure hiérarchique plus âgée qui me fait signe d'avancer et qui touche mes fesses en passant, un gars qui m'a fait un lift sur le pouce et qui, juste avant de partir me touche le pénis à travers mon pantalon, un autre qui m'avais touché la cuisse, une fille dans un groupe de théâtre / improvisation qui profite qu'on soit couchés par terre comme morts pour déposer sa main sur mon entrejambe, ou une fille qui se frotte les fesses sur moi pendant un show, c'est toute le genre d'affaire qui m'est déjà arrivé et sérieux, j'ai pas vécu ça comme des agressions. À la rigueur comme un manque de classe, pas plus grave que puer de la bouche ou parler en sacrant à toutes les phrases, en me disant «bah! si ça lui a fait plaisir».

Je ne suis pas dans sa peau, mais probablement qu'une jeune femme qui n'a pas été traumatisée a le même potentiel de passer au travers ce genre de choses sans en souffrir le moins du monde.

C'est pour ça que je considère que dénoncer les abus et les souffrances, oui c'est important, ça prend un changement de culture (et j'ai défendu ça, en masse sur cette tribune et ailleurs!). Mais les affiches que Wolfkiller avait vu à Hochelag il y a 2 ou 3 ans et qui disaient en substance, «touche-moi pas, parle-moi pas, regarde-moi pas!» ou Judith Lussier avec son histoire de robe d'été, ça dépasse la limite pour moi. Un moment donné, c'est ça, le message de ces femmes là, les Bombardier et signataires de la lettre: le vaste monde est plein de petits accrochages et il vaut mieux ne pas se sentir toujours agressée et menacée au moindre truc, parce que c'est vrai qu'il y a une pente glissante vers plus de sécuritaire, de puritanisme et de peur sociale.

Je pense que si on évite les prise de positions extrêmes et intransigeantes, on est capable de concilier tout ça, sans tomber dans la polarisation.

Compare la lettre de Deneveu et celle que Petrowski cite, on ne parle vraiment pas du même ton et des mêmes critiques.

La culture du viol
« Réponse #6610 le: janvier 12, 2018, 13:25:52 pm »
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Gustavus qui prend grosso modo position de mon côté tout en enrobant de telle sorte que ça ne paraisse pas.

Il n'enrobe rien, il nuance. Ce que tu fais trop rarement.

En gros je suis trouve son commentaire intéressant et pertinent. La seule chose, et ce qui m'agace profondément dans la lettre de Deneuve et cie et dont Gustavus ne parle pas, c'est l'utilisation de l'expression « le droit importuné ». C'est là que ça dérape.

Importuner - définition: Fatiguer quelqu'un d'une manière continue, par une action intempestive.

Et Deneuve et cie revendiquent ce droit, prennent la peine d'écrire une lettre pour dire que ça doit continuer? Calvince...

«Je pense que si on évite les prise de positions extrêmes et intransigeantes, on est capable de concilier tout ça, sans tomber dans la polarisation.» (Gustavus)

En effet mais en choisissant le terme « droit d'importunité » on tombe justement dans une sorte d'extrême.

Hier j'ai cité un statut d'Aurélie Lanctôt. Voici le texte complet publié dans Le Devoir ce matin. Tout est là pour moi.:

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/517426/le-desir

Lisa

  • Jeannette officielle du forum
La culture du viol
« Réponse #6611 le: janvier 12, 2018, 16:25:53 pm »
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Quand on entre dans un hôpital universitaire on en accepte les règles. Et les règles sont que ton cas peut servir d'étude que tu sois une faible femme ou un homme. Tu ne choisis pas ton médecin, tu choisi pas qui t'opère, il peut y avoir une cohorte de 15 étudiant te reluquant la vulve, si celle-ci offre un intérêt médical pertinant pour l'enseignement on ne te demandera pas ton avis et il y aura 10 étudiants autour de toi pendant ton opération et tu n'en sauras rien.


Tu choisis les règles comme patient, même dans un hôpital universitaire. Tu choisis que tu peux refuser des étudiants dans ta chambre. Tu choisis que tu peux changer de médecin ou obtenir un 2e avis. Tu choisis de ne pas avoir 15 étudiants te reluquant la vulve. Ces étudiants et ces enseignants devraient avoir l'éthique de parler en termes professionnels de leur métier même si tu es inconscient.



****


Gustavus: Le problème, c'est souvent la répétition du geste. Si ta boss s'était mise à te toucher de plus en plus, sans avertissement, et sans indication que ça te plaisait? Si la fille de ton cours de théâtre avait répété la chose dans chaque exercices? Imagine maintenant ton massothérapeute qui profite de te masser pour remonter vers tes couilles sans ton consentement? Ton médecin qui t'introduit des doigts dans l'anus sans avertissement? Pour moi il y a deux choses: la répétition d'un geste déplacé, ce qui constitue une agression, une importunation, et le fait que les professionnels de la santé devraient au minimum respecter le code d'éthique qu'ils ont déjà.
"It's amazing how I can feel sorry for you and hate you at the same time. I'm sure there's a German word for it." - Lisa

La culture du viol
« Réponse #6612 le: janvier 12, 2018, 16:53:16 pm »
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En effet mais en choisissant le terme « droit d'importunité » on tombe justement dans une sorte d'extrême.


On peut critiquer le terme d'importuner mais pour moi c'est de la pinaillerie, il faut prendre du recul et voir l'idée général qui se cache derrière la démarche.

La culture du viol
« Réponse #6613 le: janvier 12, 2018, 16:55:41 pm »
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Quand on entre dans un hôpital universitaire on en accepte les règles. Et les règles sont que ton cas peut servir d'étude que tu sois une faible femme ou un homme. Tu ne choisis pas ton médecin, tu choisi pas qui t'opère, il peut y avoir une cohorte de 15 étudiant te reluquant la vulve, si celle-ci offre un intérêt médical pertinant pour l'enseignement on ne te demandera pas ton avis et il y aura 10 étudiants autour de toi pendant ton opération et tu n'en sauras rien.


Tu choisis les règles comme patient, même dans un hôpital universitaire. Tu choisis que tu peux refuser des étudiants dans ta chambre. Tu choisis que tu peux changer de médecin ou obtenir un 2e avis. Tu choisis de ne pas avoir 15 étudiants te reluquant la vulve. Ces étudiants et ces enseignants devraient avoir l'éthique de parler en termes professionnels de leur métier même si tu es inconscient.


J'étais sur du contraire, et en tous cas à chaque fois que c'est arrivé il ne me semble pas qu'on m'ait laisser sous entendre que j'avais le choix et je ne me suis même pas posé la question, j'étais à l'hôpital et je n'avais pas à choisir qui allait m'osculter, ça ne me chiquait pas.


Lisa

  • Jeannette officielle du forum
La culture du viol
« Réponse #6614 le: janvier 12, 2018, 17:07:01 pm »
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Mais c'est justement le fait qu'on ne te fait même pas sentir que tu as le choix qui est à l'encontre du consentement libre et éclairé. ;)

Imagine encore des hommes et des femmes avec moins de connaissances, moins d'éducation, plus de confiance encore au corps médical.
"It's amazing how I can feel sorry for you and hate you at the same time. I'm sure there's a German word for it." - Lisa

La culture du viol
« Réponse #6615 le: janvier 12, 2018, 17:53:31 pm »
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Je n'en suis pas mort. Je ne dis pas que ce n'est pas un sujet (on me dépeind toujours comme sans nuances mais c'est un costar qu'on me taille), mais je trouve qu'il n'y a plus que ça, je ne lis plus que ça partout. Alors que notre société n'a jamais eu autant de libertés, de droits individuels, je dirais même que pardoxalement plus on est libre plus la population semble s'emballer dans une folie revendicatrice comme si nous étions la population la plus oppressée, la plus brimée. On est en train de générer une population de névrosés à force d'hypertrophier l'importance de tous ces problèmes auxquels on ne pensais même pas auparavant, c'est le règne absolu de l'individu égocentrique qui ne cesse revendiquer des droits au détriment de ses devoirs et qui s'imagine toujours minorité victime de je ne sais quel force mystérieuse. C'est un véritable délire. On est tous victime et auteur de je ne sais quel sévice imaginaire c'est insupportable.

Les homos sont victime de l'homophobie
Les femmes victimes du patriarcat
Les musulmans de l'islamophobie
Les femmes victimes d'un système médical qui ne respecte pas les libertés et l'intimité
Les noirs sont victime du racisme er de la violence policiére
On est victimes des OGM et des glyphosates et du système capitalo-phamasotico-industriel
Les hommes sont victimes de leurs employeurs et de la pression au travail, augmentation en flèche des burn out
La vaccination est un danger donc il faut e méfier des vaccins parce qu'on nous ment
Les enfants sont tous traumatisés d'être battus par leurs parents "halte à la violence des parents" surtout pas une gifle c'est un crime
Les femmes victimes des violences de leur maris
Les enfants doivent faire extrêmement attention car si c'est pas le prêtre qui est pédophile ce sera le professeur, le prof de gym ou le moniteur de colo. Si vous touchez un enfant sur l'épaule c'est limite, mais alors si vous effleurez ses fesses vous êtes pédophiles. Ces gamins sont éduqués avec cette idée qu'ils sont roi tienne tête à tous les adultes en connaissant mieux leurs droit que leur alphabet
Il ne faut plus rire des juifs, des arabes, des pauvres, des handicapés parce que c'est mal de se moquer des plus faibles.


Merde le monde est rendu complètement fou et je me rends compte que je ne vis pas dans le même monde, il y a 20 ans on ne se plaignait pas des médecins, des gynécos, les femmes avaient l'air plus heureuses qu'aujourd'hui, elles se faisaient siffler dans la rueparfois et elles en était très heureuses et pourtant elles ont gagnés en droit et en liberté, on a jamais autant fait de prévention contre le viol, le racisme, les affaires font de plus en plus la une des journaux, on en a jamais autant parlé, mais les gens sont encore plus à crans. En fait plus on est objectivement libre et protéger de toute part plus il semble que par réaction les gens se sentent encore plus victime de quelque chose, comme si la moindre frustration, violence ou écart de langage était vécu comme totalement intolérable alors qu'autrefois on en aurait même pas parlé. Pour reprendre les mots de doc Mailloux je sens que je n'appartiens pas à cette génération de tarés !

On a jamais été autant protégés, respecté, nos droits expliqués et en même temps ou se méfie et on se plaint de tout et tous. Je lme brule avec un café j'attaque le restaurant.

Je ne vais pas aller pleurnicher sur mon psy parce qu'un jour un médecin ma toucher les couilles sans mon autorisation ou m'a écarté les fesses subreptissement parce que c'est un connard sans délicatesse, merde j'ai autre chose à faire que de m'apitoyer sur ces détails insignifiants de ma vie et faites en autant !! Il y a des épreuves plus graves qu'un type qui vous siffle dans la rue ou vous met une main au cul, vous êtes faibles, vous êtes des victimes et perpétuez la victimisation, c'est la culture de la défiance et de la victimisation.

Génération de faibles, de traumatisés permanents, de pleurnichards victimaire. Il y a 35 ans, j'en avais 5 les maitresses d'école nous tiraient les cheveux, les oreilles, des violences qui feraient aujourd'hui l'objet d'une mise à pied immédiate et c'est très bien, mais merde on en est pas mort, je pense même que ça a participé à nous endurcir, à faire de nous des adultes résistants pas cette bande de moumounes pleurnicharde que je croise partout. Moi et d'autre avons subit notre lots d'humiliation à l'école en sport obligé de se mettre tout nu au vestiaire, j'en suis pas mort, ça ma marqué mais je ne suis pas en sucre. Les gens sont rendus d'une sensibilité qui rend la population totalement inadapté et traumatisable à la moindre épreuve.

Apprenez donc à vos enfants à vos filles et vos femmes à se défendre eux mêmes plutôt que d'être formatés victimes permanentes parce que la prochaine fois c'est vous qu'on ira voir en vous traitant d'oppresseur.

dalporto

  • Admin capo di tutti i capi
La culture du viol
« Réponse #6616 le: janvier 12, 2018, 21:39:10 pm »
0

dalporto

  • Admin capo di tutti i capi
La culture du viol
« Réponse #6617 le: janvier 12, 2018, 21:39:40 pm »
0
CULTURE DU VIOL!!!

La culture du viol
« Réponse #6618 le: janvier 12, 2018, 23:54:54 pm »
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Dire que l'avis opposé ressemble à une réticence au changement, ça ressemble à l'éloge de la nouveauté.

Je pense que tu viens de résumer la pensée de Snookey, et peut-être aussi de Tam, qui qualifie aisément ceux qui ne sont pas d'accords de "conservateurs".

La culture du viol
« Réponse #6619 le: janvier 13, 2018, 00:35:31 am »
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Megalo, tu peux demander a toutes les femmes que tu croiseras aujourd'hui comment elles se sentent si elles entendent un homme a l'air louche ou aggressif qui les siffle, a la nuit, quand il n'y a personne autour ; je peux te garantir que pas une ne se sentirait flattee.

Oui mais tout ce qu'un individu louche, drogué et/ou agressif fait doit poser un malaise. Le problème n'est pas en soi le sifflement. Sans en faire une technique de drague, je me souviens l'avoir fait une fois juste pour signifier à une fille au loin que je la trouvais belle. Elle s'est revirée de bord et a fait un sourire. Ça n'a pas mené à une date ou quoi que ce soit. Pour ma part, c'était un compliment gratuit. Le genre de choses qui se produira de moins en moins.

cantabile

  • Membre fondateur du boys club et douchebag
La culture du viol
« Réponse #6620 le: janvier 13, 2018, 04:54:44 am »
0
Tu peux continuer à siffler les filles, c'est juste que tu vas avoir l'air d'un moyen colon.
Les gens....

La culture du viol
« Réponse #6621 le: janvier 13, 2018, 10:43:50 am »
+1
Merci pour l'article Tam! C'est vraiment bien dit. Ça met les mots sur ce que je ressens et que bien d'autres ressentent, probablement. Le problème n'est pas la drague, mais l'utilisation de la drague comme outil de pouvoir sur les autres.
Bon, Mégalomarc, je vais essayer de t'expliquer pourquoi le sifflement, ça gosse. Le sifflement gosse parce que c'est la même technique qu'on utilise pour attirer l'attention d'un chien. Ça m'est arrivé rarement, mais quand ça m'arrive, je souris aussi, mais c'est un sourire contrit qui veut plus dire "grand niaiseux" que "merci". En smiley, ça ressemblerait à ceci: -_-

La culture du viol
« Réponse #6622 le: janvier 13, 2018, 11:31:09 am »
0
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=VJFSL19Stas" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=VJFSL19Stas</a>
je me sens bien dans ma peau, elle est pile a ma taille!

La culture du viol
« Réponse #6623 le: janvier 13, 2018, 12:23:06 pm »
0
Merci pour l'article Tam! C'est vraiment bien dit. Ça met les mots sur ce que je ressens et que bien d'autres ressentent, probablement. Le problème n'est pas la drague, mais l'utilisation de la drague comme outil de pouvoir sur les autres.
Bon, Mégalomarc, je vais essayer de t'expliquer pourquoi le sifflement, ça gosse. Le sifflement gosse parce que c'est la même technique qu'on utilise pour attirer l'attention d'un chien. Ça m'est arrivé rarement, mais quand ça m'arrive, je souris aussi, mais c'est un sourire contrit qui veut plus dire "grand niaiseux" que "merci". En smiley, ça ressemblerait à ceci: -_-

Il y a un sifflement très distinct pour les filles qui pourrait s'écrire comme : "fiou fiou !" À l'écrit, on voit les filles se faire ce commentaire sur les photos Facebook. Ça n'a rien à voir avec le sifflement d'un chien qui est très différent, et tu le sais.

Mais bon. Les femmes un peu moins féministes et plus attentives à l'intention des hommes sont fort probablement contentes quand elle se font dire qu'elles sont belles, d'une manière ou d'une autre.

La culture du viol
« Réponse #6624 le: janvier 13, 2018, 12:34:50 pm »
+2
Ah ! C'est drôle ! Megalomarc pense que quand il a siffler une fille elle était contente, mais elle devait surement faire comme pédoncule et penser qu'il était un grand niaiseux !

Tu vis dans une belle utopie !

La culture du viol
« Réponse #6625 le: janvier 13, 2018, 14:36:57 pm »
0
On va tous finir par nous taper des thaïs, des Haïtiennes ou des Africaines. Elles ne sont pas aussi exigeantes et casses couilles comme les occidentales feminazies à la con qui font les malines à 25 ou 30 ans à jouer les saintes ni touche et qui arrivées à 50 balais ne plaisant à plus personne se payent des ecorts boys Africains qui leur pompe tout leur blé.

On va faire pareil. L'occident va lentement devenir me marché de la prostituion du monde.

La culture du viol
« Réponse #6626 le: janvier 13, 2018, 14:58:41 pm »
0
Ce moment où on se rappel (pour la 100e fois) qu’au fond, le Jam c’est juste un troll.

#onvatoussetaperdeshaitiennes
#escortboys
#marchedelaprostitutiondumonde

La culture du viol
« Réponse #6627 le: janvier 13, 2018, 15:46:10 pm »
0
Et tu es ma nourriture, ma raison d'être.

La culture du viol
« Réponse #6628 le: janvier 13, 2018, 17:52:36 pm »
0
Merci pour l'article Tam! C'est vraiment bien dit. Ça met les mots sur ce que je ressens et que bien d'autres ressentent, probablement. Le problème n'est pas la drague, mais l'utilisation de la drague comme outil de pouvoir sur les autres.
Bon, Mégalomarc, je vais essayer de t'expliquer pourquoi le sifflement, ça gosse. Le sifflement gosse parce que c'est la même technique qu'on utilise pour attirer l'attention d'un chien. Ça m'est arrivé rarement, mais quand ça m'arrive, je souris aussi, mais c'est un sourire contrit qui veut plus dire "grand niaiseux" que "merci". En smiley, ça ressemblerait à ceci: -_-

Il y a un sifflement très distinct pour les filles qui pourrait s'écrire comme : "fiou fiou !" À l'écrit, on voit les filles se faire ce commentaire sur les photos Facebook. Ça n'a rien à voir avec le sifflement d'un chien qui est très différent, et tu le sais.

Parfois, les afros-américains entre eux s'appellent "nigga". Ce n'est pas une raison que tu fasse de même.

La culture du viol
« Réponse #6629 le: janvier 13, 2018, 20:03:12 pm »
+1
Gustavus: Le problème, c'est souvent la répétition du geste. Si ta boss s'était mise à te toucher de plus en plus, sans avertissement, et sans indication que ça te plaisait? Si la fille de ton cours de théâtre avait répété la chose dans chaque exercices? Imagine maintenant ton massothérapeute qui profite de te masser pour remonter vers tes couilles sans ton consentement? Ton médecin qui t'introduit des doigts dans l'anus sans avertissement? Pour moi il y a deux choses: la répétition d'un geste déplacé, ce qui constitue une agression, une importunation, et le fait que les professionnels de la santé devraient au minimum respecter le code d'éthique qu'ils ont déjà.


Bien sûr que je suis d'accord avec toi à-dessus.

Pour moi, c'est l'agression et l'abus qui font le problème, et non pas le caractère sexuel. Si le médecin introduisait son doigt dans ma bouche ou ma narine sans m'avertir, ce serait nettement agressant. C'est donc une agression (mineure, mais une vraie). Si un patron abusait de son autorité pour me puer de la gueule dans la face ou péter à côté de moi par exprès, je trouverais ça un abus, tout autant que s'il me montrait son pénis (et encore plus en ce qui me concerne).

Quelqu'un qui fait la même chose mais sans contexte de pouvoir, je trouve ça juste pas de classe, mais je ne suis en rien une victime de ce connard.

Le truc que je propose est de trouver un équivalent non-sexuel. Quelqu'un qui me frôle une fesse ou un genou dans un transport en commun, si ça m'arrive, perso je trouve ça équivalent. Surtout quand on sait même pas si c'est accidentel.

Même chose pour regarder de manière insistante, siffler dans la rue et ce genre de choses. Si l'équivalent non-sexuel n'est pas abusif ou agressif, je pense qu'on devrait rester dans le registre «classe / pas de classe» et lâcher les histoires d'agressions et de victimes.

Le problème avec le caractère sexuel des abus, selon moi, c'est pas que ça empire l'inconvénient vécu, mais c'est que c'est réparti de manière inégale entre les hommes et les femmes, et c'est d'ailleurs pourquoi je trouve que le féminisme est justifié d'occuper ce terrain. Mais il devrait le faire selon moi en utilisant l'approche de l'équivalent non-sexuel. Une manière aussi de se blinder contre les accusations de puritanisme et ce genre de choses.

L'autre truc, c'est d'arriver à la fois à conscientiser les gens (surtout les gossants et les agresseurs), sans dramatiser et victimiser inutilement. On peut à la fois décourager ET dédramatiser.

Écoute, personne ne souhaite perdre son enfant, mais même dans ces cas là, je souhaiterais que la personne qui vit ça s'en sorte le mieux possible avec philosophie et qu'elle ne passe pas le reste de sa vie à se morfondre et à souffrir. C'est fondamental, on encaisse la souffrance inévitable, la plus petite possible, celle qui arrive hors de notre volonté, et après on ne fait pas exprès pour en rajouter. Alors, c'est ce que je prône aussi pour les agressions sexuelles et les viols. En dédramatisant, peu importe combien l'épreuve est pénible, c'est sa souffrance à soi qu'on diminue. C'est ça que les vieilles féministes veulent dire. C'est aussi une forme de pouvoir sur sa vie et son destin. Se faire de la couenne. Dédramatiser peut aussi se faire tout en décourageant le geste répréhensible, par exemple, en dénonçant l'agresseur.

Encore une fois, on peut faire des équivalents non-sexuels. Se faire voler, personne n'aime ça, mais personne pense que si on se dit «ça aurait pu être pire», au lieu de pleurer sa vie là-dessus, on va banaliser et cesser de poursuivre les voleurs.

Citation de: Tam!
En effet mais en choisissant le terme « droit d'importunité » on tombe justement dans une sorte d'extrême.

Ça peut choquer, mais d'un point de vue sémantique, quel serait le contraire? «L'interdiction d'importuner»!

Ça ne peut être que l'un ou l'autre. C'est comme dire légal ou illégal. L'interdiction d'importuner, en réalité, c'est beaucoup plus extrémiste que le droit d'importuner. C'est là que moi je trace la barre «classe / pas de classe» et non pas «légal / illégal». Les gens ont le droit d'importuner, ce n'est pas cela qui est extrême, mais c'est plutôt l'option contraire, la criminalisation de l'offense ou sa tentative. Les gens peuvent être offusqués de manière complètement subjectives, on ne peut pas tracer vraiment de limite là-dessus, alors la loi s'occupe des choses concrètes, l'abus, l'agression, le discours haineux, etc.

C'est ben plate pour ceux qui ont l'épiderme sensible et qui s'offusquent plus que les autres, qui se sentent davantage importunées, mais la gauche post-moderne n'a pas rapport dans ce combat là. Elle erre complètement selon moi. La gauche a toujours choqué, été accusée d'offusquer, de léser, d'importuner les âmes prudes ou sensibles. La tentation de censure est malsaine selon moi.

Ça crée peut-être même une pression sur les femmes pour qu'elles se sentent davantage victimes (si l'on en croit l'opinions de certaines femmes qui s'expriment et qui dénoncent une «victimisation»). Par exemple, s'il y a deux femmes qui vivent le même événement, par exemple, se faire suivre en bécyc 4 ou 5 minutes par un cycliste qui leur watche le cul, une pourrait s'en foutre ou même s'en amuser, alors que l'autre se considérerait victime. Si elles se parlent et que la victime convainc l'autre, il y a processus de victimisation, ça me semble assez clair. Personne ne veut être une victime consentante, complice du crime. Bon je noircit le trait, mais on comprend ce que je veux dire.

Bref... l'interdiction d'importuner est beaucoup plus extrémiste quand on y pense ;- )
« Modifié: janvier 14, 2018, 11:33:10 am par Gustavus »

Jay.

  • Fifille Victimisante
La culture du viol
« Réponse #6630 le: janvier 15, 2018, 14:38:29 pm »
+2
J'ai lu la dernière page un peu en diagonale, mais...on répète beaucoup les mots "victimisation", "traumatismes", etc. Et pourtant, je ne trouve pas que le discours de celles qui revendiquent est si victimisant que ça.

Si on prend l'exemple du frottage dans le métro puisqu'il revient souvent... Est-ce qu'une personne peut être troublée sur le coup seulemebt ou même pas du tout et quand même trouver que ça se ne fait pas?

J'entends "Ben là, arrêtez de jouer à la victime, on peut passer par dessus", mais c'est pas parce qu'une personne peut passer par dessus ces gestes qu'ils deviennent acceptables ou respectueux. Parce que ce n'est pas la pire chose qui peut arriver il faudrait se retenir de parler?
J'avais une idée de signature géniale, mais je ne m'en rappelle plus.

La culture du viol
« Réponse #6631 le: janvier 15, 2018, 14:45:07 pm »
0

Si on prend l'exemple du frottage dans le métro puisqu'il revient souvent... Est-ce qu'une personne peut être troublée sur le coup seulemebt ou même pas du tout et quand même trouver que ça se ne fait pas?


Clairement ça ne se fait pas mois fut-il comme c'est le cas au Japon condamner le moindre frotteur à peine de prison sur simple dénonciation + être viré de son boulot ?

Ou

Se prendre une majestueuse gifle en public.

MadChuck

  • Ing. BBQ
La culture du viol
« Réponse #6632 le: janvier 15, 2018, 15:02:59 pm »
+2
Y'a un peu de 2 discours la dedans aussi ou pas très claire.

Ben, faite votre part pour arrêter d'être des victimes, de vous plaindre 20 ans après sans avoir rien dit, etc...

Comme si en parler publiquement n'était justement pas le moyen trouvé pour le faire, d'arrêter d'être des victimes.

Je comprend bien le risque de dramatiser encore plus dont parle Jivre (dans le sens on va peut-être diminuer le nombre de victimes, mais en parlant de quelque chose comme étant très grave on peut finir par le rendre), mais ici c'est dangereux de projeter comment nous ou la personne X se seraient sentit dans une situation donnée pour dire que ce n'est pas si grave si ce ne l'est pas pour eux, qui ne prend parfois pas en compte le contexte de peur pour sa sécurité qui sera presque toujours présent pour une femme face a un homme et pas souvent la si on renverse le scénario.


La culture du viol
« Réponse #6633 le: janvier 15, 2018, 15:43:58 pm »
0
Un peu comme François Girard hier à TLMEP qui parlait du nouveau tribunal populaire

Girard: c'est rendu qu'on accuse n'importe qui. Y'a des tribunaux pour ça. Les journalistes ne devraient pas dénoncer.

Aurélie Lanctôt: Oui mais c'est pas efficace quand les victimes passent par la justice. C'est pas assez prit au sérieux.

François Girard: C'est vrai ça.

C'est vrai ça? Donc ça prend le mouvement #metoo pour changer les choses, pourquoi tu t'opposes à ça au juste?

Les gens en général:

« C'est rendu qu'on dénonce n'importe qui sans aucune preuve. » Qui a été dénoncé injustement? A-t-on quelques cas concrets récents pour marteler une telle chose?

« C'est rendu qu'on ne peut plus flirter ». Qui on? il y a des cas de gens qui ont flirté au bureau et ce sont fait congédier? Si on arrête pas de dire ça, il doit bien avoir des signes tangibles que la séduction c'est fini, non?

Mais bon, j'imagine que tout révolution a eu ses résistances et contre-arguments. On devait aussi s'opposer à ce que les femmes puissent voter dans les années 40.



« Modifié: janvier 15, 2018, 15:50:29 pm par Tam! »

La culture du viol
« Réponse #6634 le: janvier 15, 2018, 16:17:55 pm »
0
Moi l'affaire Weinstein j'ai trouvé ça très bien. Faut juste passer à autre chose. Transformer ça en quelque chose de positif et pas une complainte permanente.

MadChuck

  • Ing. BBQ
La culture du viol
« Réponse #6635 le: janvier 15, 2018, 16:36:57 pm »
0

La culture du viol
« Réponse #6636 le: janvier 15, 2018, 16:40:32 pm »
0
"transformer ça en quelque chose de positif"

D'accord, tu proposes quoi ?

La culture du viol
« Réponse #6637 le: janvier 15, 2018, 21:32:18 pm »
0
Un peu comme François Girard hier à TLMEP qui parlait du nouveau tribunal populaire

Girard: c'est rendu qu'on accuse n'importe qui. Y'a des tribunaux pour ça. Les journalistes ne devraient pas dénoncer.

Aurélie Lanctôt: Oui mais c'est pas efficace quand les victimes passent par la justice. C'est pas assez prit au sérieux.

François Girard: C'est vrai ça.

C'est vrai ça? Donc ça prend le mouvement #metoo pour changer les choses, pourquoi tu t'opposes à ça au juste?


Il s'est pas opposé à ça.

L'essentiel de son propos était justement le contraire. Il faut être capable de prendre les bémols, c'est la meilleure façon d'obtenir de vrais gains durables.


Citer
Les gens en général:

« C'est rendu qu'on dénonce n'importe qui sans aucune preuve. » Qui a été dénoncé injustement? A-t-on quelques cas concrets récents pour marteler une telle chose?

« C'est rendu qu'on ne peut plus flirter ». Qui on? il y a des cas de gens qui ont flirté au bureau et ce sont fait congédier? Si on arrête pas de dire ça, il doit bien avoir des signes tangibles que la séduction c'est fini, non?

Mais bon, j'imagine que tout révolution a eu ses résistances et contre-arguments. On devait aussi s'opposer à ce que les femmes puissent voter dans les années 40.

Ben oui. Il y a une partie de résistance qui est juste réflexe. C'est le niveau des discussions de comptoir ou des chroniques du Journal. Il y a aussi des bémols et des nuances qui valent la peine d'être entendues. Girard était, je pense, dans cette deuxième partie, et même dans les chroniques du Journal, il y a des éléments qui peuvent être pris en compte.

Citation de: Jay
Si on prend l'exemple du frottage dans le métro puisqu'il revient souvent... Est-ce qu'une personne peut être troublée sur le coup seulement ou même pas du tout et quand même trouver que ça se ne fait pas?

C'est exactement ce que je suggère! Que la personne soit le moins troublée possible, idéalement pas du tout, et quand même dire haut et fort que ça se fait pas. Bref, embarquer ça dans le registre «classe / pas de classe» plutôt que «victime / agression».

Exactement comme la cigarette en public ces derniers 15 ans ou, jusque dans les années 50, les crachoirs et les gens qui crachent tout le temps. Ce sont les moeurs qui évoluent.

Citer
c'est pas parce qu'une personne peut passer par dessus ces gestes qu'ils deviennent acceptables ou respectueux. Parce que ce n'est pas la pire chose qui peut arriver il faudrait se retenir de parler?

Exactement!

Citation de: MadChuck
qui ne prend parfois pas en compte le contexte de peur pour sa sécurité qui sera presque toujours présent pour une femme face a un homme et pas souvent la si on renverse le scénario.

Ça c'est aussi une question débattue. J'en ai parlé souvent sur ce fil, je pense qu'il y a pas mal de femmes qui ne sont pas toujours rongées par la peur et qui sauraient réagir de manière adéquate et forte. Ça n'enlève rien à celles qui ont peur, mais je pense que c'est l'éducation et la culture ambiante qui crée ça. Les vieilles féministes se sont justement battues contre cette culture de la peur, la culture du petit chaperon rouge et du méchant loup, et se sont battues pour s'épargner ça, quitte à supporter parfois des désagréments de ce genre là.

Les deux ne sont pas contradictoires. On peut à la fois respecter celles qui ont peur et qui souffrent de gestes et de mots qui ne dérangeraient pas les autres, décourager et réprimer les comportements grossiers et dérangeants, ET encourager la dédramatisation et le fait de prendre ça avec un grain de sel autant que possible.

La culture du viol
« Réponse #6638 le: Aujourd'hui à 09:39:26 »
0
Un peu comme François Girard hier à TLMEP qui parlait du nouveau tribunal populaire

Girard: c'est rendu qu'on accuse n'importe qui. Y'a des tribunaux pour ça. Les journalistes ne devraient pas dénoncer.

Aurélie Lanctôt: Oui mais c'est pas efficace quand les victimes passent par la justice. C'est pas assez prit au sérieux.

François Girard: C'est vrai ça.

C'est vrai ça? Donc ça prend le mouvement #metoo pour changer les choses, pourquoi tu t'opposes à ça au juste?


Il s'est pas opposé à ça.


Il n'était pas si fermé, non. Sauf qu'en critiquant le travail des journalistes et les dénonciations sur les réseaux sociaux, il critique forcément par la bande le mouvement #meetoo. Les dénonciations et la prise de parole sont au coeur de celui-ci.


La culture du viol
« Réponse #6639 le: Aujourd'hui à 10:30:10 »
0
Moi l'affaire Weinstein j'ai trouvé ça très bien. Faut juste passer à autre chose. Transformer ça en quelque chose de positif

C'est déjà en marche.

(encore ce texte):

Dans les faits, c’est une mobilisation positive qui s’observe. Nous avons vu des ajustements immédiats de politiques publiques pour mieux venir en aide aux victimes de violences sexuelles. Des journalistes issues de médias, en principe, concurrents ont travaillé d’arrache-pied pour mettre au jour, et avec rigueur, des allégations troublantes sur des personnalités influentes. Informellement, j’ai vu de l’écoute, des échanges, entre hommes et femmes. Je me trouvais l’autre soir dans un souper d’amis et deux hommes, spontanément, se sont mis à discuter de ces fois où « ils auraient dû intervenir » face à des comportements inappropriés. Je savais, mais pensais que je n’avais pas le droit d’élever le ton. À l’avenir, je saurai. La mouvance #MoiAussi a provoqué chez plusieurs une réaction profondément empathique, dont nous sommes, j’en suis certaine, tous capables.

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/517426/le-desir