Auteur Sujet: La génération smartphone  (Lu 315 fois)

La génération smartphone
« le: août 08, 2017, 15:28:51 pm »
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J'ai partagé cet article dans le sujet Bonnes lectures parce que c'est un article considérablement long, mais il soulève une foule de questions sur les relations des jeunes à la technologie (en général) et à l'omniprésence de cette technologie dans leur vie (en particulier), via les téléphones intelligents et les réseaux sociaux.

El Kabong me faisant remarquer que c'est probablement un sujet qui mérite son propre fil, voici ledit fil.

Quelques remarques

- L'article me fait constater que les changements de paradigmes générationnels se déroulent maintenant à une vitesse folle, et l'auteure semble faire une distinction bien nette entre les GenXers, les Millenials et les iGens. Si on compte la fameuse "micro-génération" qui s'insère entre les GenXers et les Millenials (qui porte au Québec le nom de génération Y/génération passe-partout, je pense), ça fait toute une taxonomie pour classer les gens. J'aurais aimé avoir l'avis d'anthropologue de Jay là-dessus.
- Parmi les choses que je trouve vraiment perturbantes, le fait que plusieurs passages donnent l'impression que les iGens ont une vision quasi-anthropomorphique de leur smartphone ("I think we like our phones more than we like actual people", "Having my phone closer to me while I’m sleeping is a comfort.")
- Il y a une réflexion intéressante à avoir sur le fait que le taux de suicide n'est pas plus élevé chez les iGens (dans les faits, il l'était beaucoup plus chez les GenXers) mais que l'augmentation importante de la consommation d'antidépresseurs peut avoir un impact important sur la chose - c'est comme inquiétant de toutes les manières
- Je me rends compte que j'ai certains comportements typiques de cette génération aussi, je n'ai jamais mon téléphone avec moi dans la chambre, mais je recharge mon iPad à côté du lit (et je m'en sers souvent avant de dormir, même si je constate que je trouve moins facilement le sommeil) et ça va m'arriver de le regarder au réveil, les yeux bien collés... (prétexte: regarder la météo, mais je suis souvent sur Facebook dans le temps de le dire)
- "We didn’t have a choice to know any life without iPads or iPhones" - quelque chose qui me préoccupe moi aussi, parce que même si Bérénice n'a encore jamais été exposée à la télévision, elle comprend très bien que le iPad et le téléphone sont des objets qui attirent notre attention et ils l'attirent de facto... elle sait comment allumer mon téléphone (un LG G4, donc le bouton est au dos, et elle a tout compris ça du haut de ses 14 mois) et elle adore voir la lumière surgir quand elle appuie dessus, et elle a tout à fait compris les gestures "réservées" aux écrans, notamment le swipe. Je ne suis pas certaine que je suis à l'aise avec ça.

Bref.

Lisez donc l'article.
« Modifié: août 08, 2017, 15:31:17 pm par Simone »
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

Jay.

  • Fifille Victimisante
La génération smartphone
« Réponse #1 le: août 08, 2017, 15:33:52 pm »
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Je l’ai lu au deux-tiers environ, je commenterai davantage si nécessaire, mais j’avais envie de commenter tout de suite pour ne pas perdre mes réflexions.

D’un côté, je dois beaucoup à la vie sociale numérique. Je ne suis pas quelqu’un de sociable. Découvrir l’Internet à l’adolescence m’a permis toutes sortes de choses comme rencontrer mon chum et père de mes enfants, d’écouter la musique que je voulais découvrir malgré que mon environnement direct n’en écoutait pas, etc. Communiquer par les médias sociaux correspond beaucoup à mon type de personnalité.

Par contre, je vois très bien comment ça peut être nuisible pour les adolescents. Ca fitte tellement avec le spleen de l’adolescence, avec le besoin de reconnaissance des pairs, etc. Je vois comment ça peut rendre dépressif ou exacerber l’état dépressif, nuire à la capacité d’attention etc. (nous en sommes probablement tous victimes aussi).

Bref, je lis ça et ça me fait peur un peu aussi pour mes enfants, même si rendu à l’adolescence on sera probablement passé à autre chose. C’est spécial de se dire qu’ils n’ont jamais vécu sans Internet (ex. ma fille écoute un peu la télévision depuis quelques mois qui est branchée sur un laptop #mèreindigne. Elle a très vite compris qu’elle peut avoir ce qu’elle a envie d’écouter à la carte. Pas besoin d’attendre devant la télé que Passe-Partout commence et se taper les pubs, elle peut voir des chats, des lions, des girafes ou l’émission pour enfant qu’elle veut quand elle veut. C’est fou pareil). À quel âge auront-elles leurs propres technologies? C’est fini le temps de l’ordinateur dans un espace commun de la maison.

L’auteure tient nécessairement quelque chose et je fais confiance dans les études qu’elle a fait.

Par contre, j’ai de la misère à croire que les grosses tendances dans les graphiques à partir de 2012 ne sont dûes qu’à la statistique que 50% des gens ont un téléphone intelligent. Il doit y avoir autre chose, je n’y crois pas.

Puis c’est important aussi de parler d’autres tendances de société qui vont main dans la main avec ce qui est rapporté dans l’article (elle en parle peut-être vers la fin mea culpa si c’est le cas). La plupart des ménages sont brisés et ceux de la génération d’avant aussi. La filiation familiale est éclatée. C’est fini le temps des gros partys de famille, des familles nombreuses, etc. Les cellules familiales sont déjà plus isolées. Souvent des parents et des grands-parents séparés.

Avec le rythme de vie qu’on a, c’est difficile aussi de maintenir un bon équilibre de vie de travail, vie de famille et de tâches ménagères. Les enfants voient moins leurs parents cuisiner, font sûrement moins d’activités avec eux aussi comme aller camper ou aller « au chalet » la fin de semaine, etc.

Il y a aussi le phénomène des parents hélicoptères. Les parents qui guettent le moindre risque d’égratignure ou de bactérie. On aseptise leur vie et après on remarque qu’ils s’enferment et ne prennent plus de risque.

C’est sûr que je généralise en disant tout ça, mais il me semble qu’on ne peut pas passer à côté.

J’ai l’impression que les Millenials, malgré tout le mal qu’on en dit, est une génération pivot qui va refuser le carcan du système actuel. Travailler beaucoup pour vivre dans une belle maison qu’on a jamais le temps de profiter parce qu’on passe trop de temps dans le traffic. Une génération plus revendicatrice (on peut rêver). Mais ça serait un peu poche que celle d’après soit juste évachée à regarder le train passer.
J'avais une idée de signature géniale, mais je ne m'en rappelle plus.

Jay.

  • Fifille Victimisante
La génération smartphone
« Réponse #2 le: août 08, 2017, 15:36:37 pm »
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Mon avis sur les micros-générations est que nous avons sûrement trop le nez collé dessus avec l'envie de définir vite et que c'est dans l'avenir qu'on pourra tracer des grandes tendances avec des tranches d'années qui font du sens. D'après moi les "Y" et les Milléniaux ne feront qu'un, restera à voir avec les "iGen" qui suivent. Mais mon humble opinion est qu'on essaye de définir trop rapidement.
J'avais une idée de signature géniale, mais je ne m'en rappelle plus.

La génération smartphone
« Réponse #3 le: août 08, 2017, 16:53:20 pm »
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C'est un sujet intéressant que tu lances.

Je vois vraiment internet et surtout internet mobile à la fois comme une bénédiction et une malédiction. Je crois que pour les gens comme moi (1977 Xgen ?), je me suis fait au phénomène, je ne suis pas nait avec mais je l'ai adopté bien plus que d'autres de ma génération ou à peine plus vieux. C'est super d'avoir tout absolument tout à porté de la main mais je m'aperçois que ça a deux effet pervers très absolument anxiogène même si j'ai du mal à en mesurer l'impact et le mécanisme :

1) La disparition de l'ennuie et tout ce que l'ennuie engendre de positif, créativité, introspection, attente etc...
2) L'accès à la connaissance à la moindre interrogation (alors qu'avant certaines interrogations mineurs étaient oubliées) engendre une espèce de tsunami de soif de savoir sans queue ni tête et sans priorité ni mesure génératrice
de stresse d'anxiété et d'énergie négative, on s'investit moins sur du long du durable au bénéfice d'une boulimie d'immédiateté.

Actuellement et à mon niveau je ne vois pas trop l'écart générationnel avec les plus jeunes que moi mais d'avantage avec les plus vieux comme certains collègues, mon frère ou mes parents.

Le truc du téléphone meilleur ami, e n'y crois pas trop, par contre je m'aperçois que certaines choses évoluent vite également, dernière en date, le phénomène wgatsapp, j'ai de plus en plus de groupe WhatsApp, c'est un peu la dernière étape du processus, forum --> réseaux sociaux --> groupe WhatsApp et même ça c'est devenu pénible et franchement intrusif.

MadChuck

  • Ing. BBQ
La génération smartphone
« Réponse #4 le: août 08, 2017, 21:17:10 pm »
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Par contre, j’ai de la misère à croire que les grosses tendances dans les graphiques à partir de 2012 ne sont dûes qu’à la statistique que 50% des gens ont un téléphone intelligent. Il doit y avoir autre chose, je n’y crois pas.

Pour le pourcentage de conducteur par example, on voit que la tendance lourde avaient commencé bien avant 2007 (je me souviens des peurs de certaines grande compagnie comme GM et Budweiser dans the Economist autour de 2003-2005 autour du premier peak vers le bas des stats sur le nombre de jeunes sans permis et qui avait encore bu aucune bière régulière a l'âge de 25 ans qui avaient augmenté en fou)

Pour le sommeil j'imagine que c'est bien vrai.

MadChuck

  • Ing. BBQ
La génération smartphone
« Réponse #5 le: août 08, 2017, 21:24:28 pm »
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Citer
Avec le rythme de vie qu’on a, c’est difficile aussi de maintenir un bon équilibre de vie de travail, vie de famille et de tâches ménagères. Les enfants voient moins leurs parents cuisiner, font sûrement moins d’activités avec eux aussi comme aller camper ou aller « au chalet » la fin de semaine, etc.

C'est tu une illusion un peu ça ?



Citer
L'article me fait constater que les changements de paradigmes générationnels se déroulent maintenant à une vitesse folle...  J'aurais aimé avoir l'avis d'anthropologue de Jay là-dessus.

Ouien faudras voir a quelque recul, mais on peut être assez mauvais a évaluer l'impact de technologie qui semble être complètement bénin et sans importance (comme un simple smarthphone qui fait rien de plus qu'un laptop + fliphone ordinaire juste plus confortable par moment) il me semble avoir déjà lu une théorie que le grille-pain et le pain tranché avaient peut-être eu un impact sur le féminisme par exemple.

dalporto

  • Admin capo di tutti i capi
La génération smartphone
« Réponse #6 le: août 08, 2017, 22:14:09 pm »
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"That’s just the way her generation is, she said. “We didn’t have a choice to know any life without iPads or iPhones. I think we like our phones more than we like actual people.”"

On s'entend que c'est l'interprétation du journaliste?

Penserais pas qu'une fillette de 13 ans a des pensées aussi profondes sur la société.

Ça m'enlève le goût de lire le reste.

La génération smartphone
« Réponse #7 le: août 09, 2017, 07:58:01 am »
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"That’s just the way her generation is, she said. “We didn’t have a choice to know any life without iPads or iPhones. I think we like our phones more than we like actual people.”"

On s'entend que c'est l'interprétation du journaliste?

Penserais pas qu'une fillette de 13 ans a des pensées aussi profondes sur la société.

Ça m'enlève le goût de lire le reste.

Hm, le "she said" laisse croire que c'est des paroles rapportées.

Il y a plusieurs autres passages dans le texte où l'adolescente mentionne que ses amis sont scotchés à leur téléphone toute la journée et que même lorsqu'ils ont des interactions IRL, ils textent et s'envoient des vidéos au lieu de se parler de vive voix (et elle raconte un incident où elle essayait de se confier à une amie à propos d'une situation avec sa mère et que celle-ci était tellement obsédée par son téléphone qu'elle lui a arraché des mains et l'a lancé dans le mur). Ça ne prend pas tellement de profondeur pour décrire ton vécu ou ton quotidien, il me semble.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La génération smartphone
« Réponse #8 le: août 09, 2017, 08:09:17 am »
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Avec le rythme de vie qu’on a, c’est difficile aussi de maintenir un bon équilibre de vie de travail, vie de famille et de tâches ménagères. Les enfants voient moins leurs parents cuisiner, font sûrement moins d’activités avec eux aussi comme aller camper ou aller « au chalet » la fin de semaine, etc.

C'est tu une illusion un peu ça ?



Ouin, mais il me semble que ton graphique ne prend pas en compte une donnée vraiment importante qui est que les "personnes" qui travaillent sont maintenant au nombre de deux dans une cellule familiale, et qu'il n'y a plus personne pour rester à la maison et prendre en charge toutes les tâches ménagères et l'organisation du foyer. Ton nombre d'heures travaillées est un nombre d'heures passées au travail, mais il n'inclut pas l'impact des différents changements (ex: temps passé dans les déplacements, temps perdu dans le trafic, temps passé à répondre à des courriels de job alors qu'il est 21h et que tu n'as pas fait les luncchs, etc.) qui ont une incidence directe sur le temps disponible pour passer du temps de qualité avec la cellule familiale. (Si tu trouves ce graphique là, je serais intéressée.) Et je connais quelques femmes qui sont mères à la maison, et coïncidence (ou non, évidemment), elles ont toutes un conjoint qui travaille en fou (70-80h sem., entrepreneur, FIFO, travaille sur des runs, etc.). Je ne suis pas un échantillon statistique, mais me semble qu'il y a quelque chose là.

Citer
L'article me fait constater que les changements de paradigmes générationnels se déroulent maintenant à une vitesse folle...  J'aurais aimé avoir l'avis d'anthropologue de Jay là-dessus.


Ouien faudras voir a quelque recul, mais on peut être assez mauvais a évaluer l'impact de technologie qui semble être complètement bénin et sans importance (comme un simple smarthphone qui fait rien de plus qu'un laptop + fliphone ordinaire juste plus confortable par moment) il me semble avoir déjà lu une théorie que le grille-pain et le pain tranché avaient peut-être eu un impact sur le féminisme par exemple.

Je serais preneuse pour la théorie sur le féminisme du pain tranché.

Ceci dit, bien sûr qu'il est trop tôt pour tirer des observations globales de l'impact de la technologie sur notre société, et même pour en arriver à une classification définitive des "générations", mais si toutes les études qui sont effectuées actuellement sur l'utilisation des réseaux sociaux tendent à démontrer qu'il y a une corrélation entre l'utilisation desdits réseaux sociaux et le niveau de détresse psychologique ou de solitude des gens qui les utilisent, on pourrait peut-être trouver pertinent d'éventuellement étudier la causation et de voir si l'omniprésence de la technologie est un facteur qui contribue à l'augmentation de la détresse psychologique (et si c'est avéré, quessé qu'on fait avec ça?).

Il y a quand même des effets quantifiables/observables de l'utilisation des smartphones qui sont inquiétants, comme l'impact sur le sommeil et sur la capacité de concentration. Qu'est-ce qu'on fait avec ça?
« Modifié: août 09, 2017, 08:11:51 am par Simone »
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La génération smartphone
« Réponse #9 le: août 09, 2017, 08:28:41 am »
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C'est un sujet intéressant que tu lances.

Je vois vraiment internet et surtout internet mobile à la fois comme une bénédiction et une malédiction. Je crois que pour les gens comme moi (1977 Xgen ?), je me suis fait au phénomène, je ne suis pas nait avec mais je l'ai adopté bien plus que d'autres de ma génération ou à peine plus vieux. C'est super d'avoir tout absolument tout à porté de la main mais je m'aperçois que ça a deux effet pervers très absolument anxiogène même si j'ai du mal à en mesurer l'impact et le mécanisme :

1) La disparition de l'ennuie et tout ce que l'ennuie engendre de positif, créativité, introspection, attente etc...
2) L'accès à la connaissance à la moindre interrogation (alors qu'avant certaines interrogations mineurs étaient oubliées) engendre une espèce de tsunami de soif de savoir sans queue ni tête et sans priorité ni mesure génératrice
de stresse d'anxiété et d'énergie négative, on s'investit moins sur du long du durable au bénéfice d'une boulimie d'immédiateté.

Actuellement et à mon niveau je ne vois pas trop l'écart générationnel avec les plus jeunes que moi mais d'avantage avec les plus vieux comme certains collègues, mon frère ou mes parents.

Le truc du téléphone meilleur ami, e n'y crois pas trop, par contre je m'aperçois que certaines choses évoluent vite également, dernière en date, le phénomène wgatsapp, j'ai de plus en plus de groupe WhatsApp, c'est un peu la dernière étape du processus, forum --> réseaux sociaux --> groupe WhatsApp et même ça c'est devenu pénible et franchement intrusif.

Y'a bien des choses dans ce que tu dis, mais globalement, je suis d'accord que c'est loin d'être tout noir ou tout blanc, et bien sûr toute cette technologie a autant d'aspect positif que d'aspect négatif.

Je pense ceci dit que comme Jay un peu plus haut qui parle des impacts positifs d'Internet dans son adolescence (on a vécu à peu près les mêmes, donc je comprends ce qu'elle veut dire), c'est bien difficile pour nous de comprendre _à quel point_ la technologie est une partie prenante de la vie des ados et pré-ados actuels, parce que nous, on a _toujours_ connu un monde sans internet, et surtout sans "device" portable. J'ai eu mon premier cellulaire il y a trois ans. Je ne peux juste pas savoir ce que ça fait de grandir avec un cellulaire dans les poches et de voir cet objet teinter ma perception de moi, de mes rapports avec les autres et de ma façon d'affirmer ma personnalité. On n'aura jamais le même rapport à la technologie que les jeunes qui sont nés après les années 2000, on aurait tort de juger l'utilisation qu'ils ont des réseaux sociaux à l'aune de nos propres expériences (assez positives pour tout le monde ici, je pense).

Pour ce qui est de la perte de la capacité de s'ennuyer, tu touches un point, et non seulement de la capacité de s'ennuyer et l'aspect créatif que tu nommes, mais aussi de la capacité à se concentrer sur une tâche ou une activité qui n'implique pas de stimulation extérieure, comme la lecture, le dessin, des trucs du genre. Je me demande à long terme si nous ne verrons pas un impact sur la littérature et les arts visuels (en littérature, pour vrai, on le voit déjà, il y a peu de "longs romans" qui se publient, et encore moins qui connaissent des succès de librairie, sauf dans certains sous-genres spécifiques... on est dans l'ère de l'immédiateté mêmes pour les intrigues de roman). Aussi, une amie prof de maternelle (5 ans ici) me dit que c'est INSUPPORTABLE à quel point les enfants ne sont plus capables d'attendre pour quoique ce soit. S'ils ont fini un exercice et qu'ils doivent attendre le reste de la classe, ils sont super bruyants et quémandent d'aller passer du temps à l'ordinateur ou de sortir de la classe, ils sont incapables de rester assis en silence et de feuilleter un livre ou de griffonner, comme avant. C'est vraiment perturbant.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La génération smartphone
« Réponse #10 le: août 09, 2017, 08:31:47 am »
0
Mon avis sur les micros-générations est que nous avons sûrement trop le nez collé dessus avec l'envie de définir vite et que c'est dans l'avenir qu'on pourra tracer des grandes tendances avec des tranches d'années qui font du sens. D'après moi les "Y" et les Milléniaux ne feront qu'un, restera à voir avec les "iGen" qui suivent. Mais mon humble opinion est qu'on essaye de définir trop rapidement.

Oui, probablement, un peu comme avec les courants artistiques.

Mais il y a des chances tu penses que les "turnovers" se fassent plus rapidement quand même?
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La génération smartphone
« Réponse #11 le: août 09, 2017, 08:49:15 am »
+1
Je l’ai lu au deux-tiers environ, je commenterai davantage si nécessaire, mais j’avais envie de commenter tout de suite pour ne pas perdre mes réflexions.

D’un côté, je dois beaucoup à la vie sociale numérique. Je ne suis pas quelqu’un de sociable. Découvrir l’Internet à l’adolescence m’a permis toutes sortes de choses comme rencontrer mon chum et père de mes enfants, d’écouter la musique que je voulais découvrir malgré que mon environnement direct n’en écoutait pas, etc. Communiquer par les médias sociaux correspond beaucoup à mon type de personnalité.

Par contre, je vois très bien comment ça peut être nuisible pour les adolescents. Ca fitte tellement avec le spleen de l’adolescence, avec le besoin de reconnaissance des pairs, etc. Je vois comment ça peut rendre dépressif ou exacerber l’état dépressif, nuire à la capacité d’attention etc. (nous en sommes probablement tous victimes aussi).

Le Jam a parlé du caractère anxiogène, je pense que c'est ce qui est le plus inquiétant pour moi. Le "FOMO", le besoin de contrôler ce qu'on dit et l'image qu'on projette en tout temps, l'incapacité à sortir de situations sociales difficiles parce que les réseaux sociaux les perpétuent de manière constante (bullying, harcèlement, rejet...). Il y a quelque chose de très étouffant et de très paralysant là-dedans, ce n'est comme pas étonnant que les jeunes soient aussi désengagés de leur propre vie.

Bref, je lis ça et ça me fait peur un peu aussi pour mes enfants, même si rendu à l’adolescence on sera probablement passé à autre chose. C’est spécial de se dire qu’ils n’ont jamais vécu sans Internet (ex. ma fille écoute un peu la télévision depuis quelques mois qui est branchée sur un laptop #mèreindigne. Elle a très vite compris qu’elle peut avoir ce qu’elle a envie d’écouter à la carte. Pas besoin d’attendre devant la télé que Passe-Partout commence et se taper les pubs, elle peut voir des chats, des lions, des girafes ou l’émission pour enfant qu’elle veut quand elle veut. C’est fou pareil). À quel âge auront-elles leurs propres technologies? C’est fini le temps de l’ordinateur dans un espace commun de la maison.

L’auteure tient nécessairement quelque chose et je fais confiance dans les études qu’elle a fait.

J'ai une amie qui a de grands enfants (15, 13 et 11 ans) et qui a trouvé ça TRÈS difficile la gestion des technologies, surtout pour sa plus vieille. Elle est un peu plus âge que nous aussi (46 ans), donc en plus, même si elle maîtrise très bien Facebook ou LinkedIn ou whatever dans sa vie de tous les jours, il y a des "codes" d'Internet qu'elle ne comprend pas nécessairement. La CRISE qu'elle a fait quand elle a découvert que sa fille (qui avait genre 11 ou 12 ans à l'époque) avait reçu d'une amie des memes de Pedo Bear et qu'elle s'apprêtait à les partager. Elle ne comprenait pas comment des enfants pouvaient rire du concept d'un ours qui souhaite agresser des enfants (et c'est vrai que c'est particulièrement glauque). Bref. Elle empêchait sa fille d'avoir un cellulaire, mais elle a consenti à un iPod touch, donc elle se branchait sur Internet quand même et se levait la nuit pour "voler" son iPod (que mon amie lui obligeait de charger dans la cuisine familiale, t'sais) afin de texter ses amis en cachette, en pleine nuit, alors qu'elle avait 12 ou 13 ans (pendant son secondaire 1, il me semble). Elles ont passé presque deux ans en guerre avec des conséquences genre iPod confisqué pour un mois, mots de passe de wi-fi changé tous les soirs à partir de telle heure, etc. et ça a grandement nuit à leur relation. C'est vraiment un changement de paradigme par rapport à l'ordinateur familial au milieu du salon ou de la salle familiale au sous-sol.

PS: J'aime l'idée de Mathilde qui réclame des vidéos de girafe :D

Par contre, j’ai de la misère à croire que les grosses tendances dans les graphiques à partir de 2012 ne sont dûes qu’à la statistique que 50% des gens ont un téléphone intelligent. Il doit y avoir autre chose, je n’y crois pas.

Puis c’est important aussi de parler d’autres tendances de société qui vont main dans la main avec ce qui est rapporté dans l’article (elle en parle peut-être vers la fin mea culpa si c’est le cas). La plupart des ménages sont brisés et ceux de la génération d’avant aussi. La filiation familiale est éclatée. C’est fini le temps des gros partys de famille, des familles nombreuses, etc. Les cellules familiales sont déjà plus isolées. Souvent des parents et des grands-parents séparés.

Avec le rythme de vie qu’on a, c’est difficile aussi de maintenir un bon équilibre de vie de travail, vie de famille et de tâches ménagères. Les enfants voient moins leurs parents cuisiner, font sûrement moins d’activités avec eux aussi comme aller camper ou aller « au chalet » la fin de semaine, etc.

Il y a aussi le phénomène des parents hélicoptères. Les parents qui guettent le moindre risque d’égratignure ou de bactérie. On aseptise leur vie et après on remarque qu’ils s’enferment et ne prennent plus de risque.

C’est sûr que je généralise en disant tout ça, mais il me semble qu’on ne peut pas passer à côté.

Oui, j'aimerais aussi savoir c'est quoi les autres facteurs qui ont un impact. Elle aborde un peu le sujet du helicopter parenting (sans l'aborder vraiment), en parlant du fait que les jeunes ont un niveau d'autonomie, d'indépendance et de prise de risque qui correspond à des enfants plus jeunes dans la génération précédente. Mais ça aussi, pour moi, c'est hyper inquiétant, la dérive sécuritaire de la parentalité et le fait que laisser ses enfants aller au parc seuls ou marcher sur un boulevard est maintenant associé à de la négligence criminelle. Je suis une grande adepte de Free Range Kids, mais je suis toujours suprise de constater à quel point le helicopter parenting est répandu et généralisé (voir: ma belle-soeur qui ne veut pas que mon neveu de quatre ans - en fait, cinq depuis hier - aille jouer dans la cour de l'appartement, clôturée, à laquelle ils sont les seuls à avoir accès... wtf ?!). Ceci dit, c'est un tout autre sujet.

J’ai l’impression que les Millenials, malgré tout le mal qu’on en dit, est une génération pivot qui va refuser le carcan du système actuel. Travailler beaucoup pour vivre dans une belle maison qu’on a jamais le temps de profiter parce qu’on passe trop de temps dans le traffic. Une génération plus revendicatrice (on peut rêver). Mais ça serait un peu poche que celle d’après soit juste évachée à regarder le train passer.

Je pense bien que les revendications vont leur passer au fur et à mesure qu'ils vont vieillir. ;)
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

Lisa

  • Jeannette officielle du forum
La génération smartphone
« Réponse #12 le: août 09, 2017, 09:27:24 am »
0
Aussi, une amie prof de maternelle (5 ans ici) me dit que c'est INSUPPORTABLE à quel point les enfants ne sont plus capables d'attendre pour quoique ce soit. S'ils ont fini un exercice et qu'ils doivent attendre le reste de la classe, ils sont super bruyants et quémandent d'aller passer du temps à l'ordinateur ou de sortir de la classe, ils sont incapables de rester assis en silence et de feuilleter un livre ou de griffonner, comme avant. C'est vraiment perturbant.

J'ai vraiment beaucoup de difficulté à croire cela. Je pense que c'est un effet de perception, parce qu'elle est maintenant dans la chaise du prof, et peut-être une question de population, parce que les enfants qui arrivent viennent de milieux culturels, socio-économiques et familiaux bien différents qu'avant, que l'éducation à la patience n'est juste pas faite autant avant l'entrée à l'école (ne serait-ce que les familles moins nombreuses en partant).

J'en vois plein, de classes de maternelles dont les élèves sont capables d'attendre (J'avais 16 classes de maternelle par an à ma charge). En septembre? Non, évidemment, sauf ceux qui ont fait la maternelle 4 ans. Mais en février-mars? Oui, vraiment beaucoup. Mais surprise, ça dépend de la classe, donc du prof.
"It's amazing how I can feel sorry for you and hate you at the same time. I'm sure there's a German word for it." - Lisa

La génération smartphone
« Réponse #13 le: août 09, 2017, 09:51:53 am »
0
Aussi, une amie prof de maternelle (5 ans ici) me dit que c'est INSUPPORTABLE à quel point les enfants ne sont plus capables d'attendre pour quoique ce soit. S'ils ont fini un exercice et qu'ils doivent attendre le reste de la classe, ils sont super bruyants et quémandent d'aller passer du temps à l'ordinateur ou de sortir de la classe, ils sont incapables de rester assis en silence et de feuilleter un livre ou de griffonner, comme avant. C'est vraiment perturbant.

J'ai vraiment beaucoup de difficulté à croire cela. Je pense que c'est un effet de perception, parce qu'elle est maintenant dans la chaise du prof, et peut-être une question de population, parce que les enfants qui arrivent viennent de milieux culturels, socio-économiques et familiaux bien différents qu'avant, que l'éducation à la patience n'est juste pas faite autant avant l'entrée à l'école (ne serait-ce que les familles moins nombreuses en partant).

J'en vois plein, de classes de maternelles dont les élèves sont capables d'attendre (J'avais 16 classes de maternelle par an à ma charge). En septembre? Non, évidemment, sauf ceux qui ont fait la maternelle 4 ans. Mais en février-mars? Oui, vraiment beaucoup. Mais surprise, ça dépend de la classe, donc du prof.

Elle enseigne en maternelle depuis 6 ou 7 ans, donc je suppose que c'est plus qu'un effet de perception. C'est exactement comme tu dis: l'éducation à la patience n'est plus faite avant l'école. Évidemment, il y a un travail d'éducation à faire de sa part, mais comme elle remarque elle-même, c'est loin d'être limité à l'école, les enfants qui attendent leur tour chez le médecin, ou à l'aéroport mettons, ils sont tous pluggués sur un iPad (ou presque). Ils n'ont tout simplement pas cultivé l'habitude d'être seuls avec le bruit de leurs pensées.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

MadChuck

  • Ing. BBQ
La génération smartphone
« Réponse #14 le: août 09, 2017, 12:01:10 pm »
0
Je serais preneuse pour la théorie sur le féminisme du pain tranché.

Ceci dit, bien sûr qu'il est trop tôt pour tirer des observations globales de l'impact de la technologie sur notre société, et même pour en arriver à une classification définitive des "générations", mais si toutes les études qui sont effectuées actuellement sur l'utilisation des réseaux sociaux tendent à démontrer qu'il y a une corrélation entre l'utilisation desdits réseaux sociaux et le niveau de détresse psychologique ou de solitude des gens qui les utilisent, on pourrait peut-être trouver pertinent d'éventuellement étudier la causation et de voir si l'omniprésence de la technologie est un facteur qui contribue à l'augmentation de la détresse psychologique (et si c'est avéré, quessé qu'on fait avec ça?).

Malheureusement c'était a l'ancienne époque des revues (actualité disons ou québec science) et je ne le trouve pas en ligne.

Pour les corrélations oui si c'est fort il faut se pencher, mais puisque toute personne en détresse ou seul vont naturellement se tourner vers ceux-ci c'est just normal et attendu d'avoir une très forte corrélation (un peu comme la corrélation trouvé entre marché beaucoup et la dépression qui a probablement aucune causation), dans le cas-ci ça peut créer un cercle vicieux et s'enfoncer la dedans par example.

Pour de ce qui peut-être fait, un ancien employé de google (qui était en charge de leur division éthique) essait d'implémenter des pistes de solutions:

https://www.samharris.org/podcast/item/what-is-technology-doing-to-us

En podcast ici avec le souvent excellent Sam Harris sur la question, en gros il aurait un système de pointage sur comment tu juges avoir bien dépensé ton temps en ligne pour essayer de te contrôler (au niveau du temps et du moment dans la journée, comme pas la nuit par example).

Y'aurait aussi les parents ici, peut-être pas rien d'autre que la possibilité de texté avec le téléphone avant 15 ans (un fliphone avec clavier physique étant parfait pour ça) et un contrôle sur le nombre d'heure en ligne par semaine (comme nous avions jeune avec la télé, nintendo et ordinateur) maintenant que les parents ne se contrôle par eux même la dessus (les adultes sont plus sur leur cellulaire que les jeunes) ça doit être dure a implémenter pour eux cependant.


Lisa

  • Jeannette officielle du forum
La génération smartphone
« Réponse #15 le: août 13, 2017, 10:52:00 am »
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Aussi, une amie prof de maternelle (5 ans ici) me dit que c'est INSUPPORTABLE à quel point les enfants ne sont plus capables d'attendre pour quoique ce soit. S'ils ont fini un exercice et qu'ils doivent attendre le reste de la classe, ils sont super bruyants et quémandent d'aller passer du temps à l'ordinateur ou de sortir de la classe, ils sont incapables de rester assis en silence et de feuilleter un livre ou de griffonner, comme avant. C'est vraiment perturbant.

J'ai vraiment beaucoup de difficulté à croire cela. Je pense que c'est un effet de perception, parce qu'elle est maintenant dans la chaise du prof, et peut-être une question de population, parce que les enfants qui arrivent viennent de milieux culturels, socio-économiques et familiaux bien différents qu'avant, que l'éducation à la patience n'est juste pas faite autant avant l'entrée à l'école (ne serait-ce que les familles moins nombreuses en partant).

J'en vois plein, de classes de maternelles dont les élèves sont capables d'attendre (J'avais 16 classes de maternelle par an à ma charge). En septembre? Non, évidemment, sauf ceux qui ont fait la maternelle 4 ans. Mais en février-mars? Oui, vraiment beaucoup. Mais surprise, ça dépend de la classe, donc du prof.

Elle enseigne en maternelle depuis 6 ou 7 ans, donc je suppose que c'est plus qu'un effet de perception. C'est exactement comme tu dis: l'éducation à la patience n'est plus faite avant l'école. Évidemment, il y a un travail d'éducation à faire de sa part, mais comme elle remarque elle-même, c'est loin d'être limité à l'école, les enfants qui attendent leur tour chez le médecin, ou à l'aéroport mettons, ils sont tous pluggués sur un iPad (ou presque). Ils n'ont tout simplement pas cultivé l'habitude d'être seuls avec le bruit de leurs pensées.

Ce que je veux dire, c'est qu'il y a le fait que ça ne semble plus être enseigné avant l'entrée à l'école, mais la technologie entre très peu en ligne de compte dans les raisons pour lesquelles ce n'est plus enseigné selon moi. Ne serait-ce que par le fait que ces enfants font l'apprentissage de la patience en grande majorité durant la maternelle.
"It's amazing how I can feel sorry for you and hate you at the same time. I'm sure there's a German word for it." - Lisa

La génération smartphone
« Réponse #16 le: août 13, 2017, 11:24:28 am »
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Simone, un petit bémol tout de même, quand tu dis grandir avec un cellulaire dans la poche, les enfants, enfin ceux que je connais n'ont pas de smartphone avec l'âge de 12 ou 14 ans au plus tôt.

Je veux dire, il savent quand même ce que c'est que d'avoir des relations sociales sans "device".

Berslak

  • Un texte.
La génération smartphone
« Réponse #17 le: août 14, 2017, 01:27:25 am »
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Simone, un petit bémol tout de même, quand tu dis grandir avec un cellulaire dans la poche, les enfants, enfin ceux que je connais n'ont pas de smartphone avec l'âge de 12 ou 14 ans au plus tôt.

Je veux dire, il savent quand même ce que c'est que d'avoir des relations sociales sans "device".

Ils n'ont pas de téléphone avant l'adolescence mais ont la plupart du temps accès à un ipod touch ou un ipad à un très jeune âge.

Pour les 8-12 ans, regarder des vidéos de Youtubers est très souvent leur loisir #1.
Yeah! Une signature!

La génération smartphone
« Réponse #18 le: août 14, 2017, 08:44:00 am »
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Mes neveux de 17 mois & 5 ans consomment 90% de leur contenu télévisuel sous forme de vidéos YouTube, le plus jeune essentiellement des comptines à geste et des vidéos d'animaux, l'autre en vidéos de pâte à modeler et de unboxing de cossins. C'est assez incroyable.

Et comme le dit souvent Berslak, les enfants ont des iPod touch aussi jeune que 6-7-8 ans et avec les iPod touch branchés sur le wi-fi, tu peux pratiquement avoir le même comportement qu'avec un smartphone, comme texter et passer ta vie sur Snapchat. Et souvent, le premier smartphone est recyclé, exemple le téléphone "désuet" d'un parent changé pour le modèle le plus récent. Avec tous ces gens qui changent de téléphone tous les 18 mois, il y a de la ressource en maudit pour fournir un téléphone intelligent aux enfants. Souvent, c'est même à l'initiative des parents qui, complètement étouffés par l'impression qu'on vit dans un monde moins sécuritaire, voient là un excellent moyen d'avoir un contact constant avec leur jeune.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La génération smartphone
« Réponse #19 le: août 14, 2017, 08:47:45 am »
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Ce que je veux dire, c'est qu'il y a le fait que ça ne semble plus être enseigné avant l'entrée à l'école, mais la technologie entre très peu en ligne de compte dans les raisons pour lesquelles ce n'est plus enseigné selon moi. Ne serait-ce que par le fait que ces enfants font l'apprentissage de la patience en grande majorité durant la maternelle.

Je pense qu'on est en désaccord, parce que ce que je dis moi, c'est que l'accès presque constant à des stimulations technologiques (sous form de le cellulaire de maman-papa, le iPad, les "tablettes" pour enfants style LeapFrog et autres, etc.) font que les enfants ne font pratiquement pas l'expérience de situations où ils ont à attendre et à développer leur patience, et ça contribue au fait qu'ils n'ont pas acquis ceci avant d'entrer à l'école.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

Lisa

  • Jeannette officielle du forum
La génération smartphone
« Réponse #20 le: août 16, 2017, 06:52:39 am »
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Oui, je suis très peu en accord avec cela. On est d'accord là-dessus :)



Ceci dit, sujet intéressant, je me demande vraiment quoi faire avec les enfants. Un ordi dans la salle commune comme dans le temps? Pas de téléphone/Ipod touch etc. avant qu'ils s'en achètent eux-même? Acheter une maison dans un endroit pas de réseau? J'ai vraiment aucune idée. J'ai juste espoir que SnapChat perde de la popularité dans 10 ans.
"It's amazing how I can feel sorry for you and hate you at the same time. I'm sure there's a German word for it." - Lisa

La génération smartphone
« Réponse #21 le: août 16, 2017, 09:17:37 am »
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C'est drôle que tu parles des maisons dans les zones sans réseau. Je suis allée chez Auger la semaine dernière, dans sa nouvelle maison à Chute St-Philippe, et eux n'ont pas du tout de réseau cellulaire. Et c'est comme un des seuls villages dans les environs à avoir un réseau Internet (sinon, tu peux l'avoir via satellite, mais c'est une affaire de 120+$/mois). On a croisé un de ses amis du secondaire qui est devenu actuaire et qui travaille chez Desjardins à distance. Il est en processus de s'acheter une maison, mais il est super limité par la couverture du réseau Internet parce qu'il est dépendant d'un accès à internet fiable et stable.

Bref, tout ça pour dire que: les enfants survivent à cette non omniprésence d'internet.

Ils n'ont pas de réseau, mais ils ont des killers installations municipales, incluant une tyrolienne dans leur parc.

Je ne veux pas faire un sophisme (vraiment), mais il y a certaine un lien entre l'accessibilité et l'habitude d'y avoir accès. (Je sais que tu comprends ce que je veux dire).

Dans le fond, là où je veux en venir, c'est que déjà si en tant qu'adulte on a de la difficulté à contrôler le temps qu'on consacre aux technologies et à en être satisfait, ça me semble évident qu'il faut être en mesure de mieux encadrer l'utilisation que les enfants en font, et pour moi, ça commence par montrer aux enfants que la techno n'est pas leur divertissement numéro 1 (et évidemment, si nous on passe tous nos temps libres sur iPad & smartphones, on ne leur apprend pas grand chose).

C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

El Kabong

  • Données erronées, résultats significatifs.
La génération smartphone
« Réponse #22 le: août 16, 2017, 15:36:49 pm »
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Les idées émises et le débat sont très intéressants.

Mon point de vue est un peu plus terre-à-terre.

J'observe toute cette jeunesse qui ne voient plus le Monde tel qu'il est.  Ils le voient au travers un filtre techno.  Le rêve oblitère le réel.

J'observe que beaucoup de jeunes ont un développement physique qui frise la misère physiologique.  Des mollets d'une minceur épeurante, des corps peu développés car très peu sollicités par l'exercice.  La conséquence directe de ce sous-développement, c'est un système cœur-poumon faible et peu endurant.  Autre point majeur selon moi:  La distance de lecture.
Ces patates-à-main demandent de très bons yeux afin de lire des milli-lettres, des milli-images et milli-vidéos.  C'est à s'arracher les yeux!  Donc, la distance de lecture passe rapidement, avec une rapide dégradation de la vue, de un pied à quelques pouces. 

Combien ont la patate-à-main littéralement dans la face?  De plus en plus...

Autre point:  L'oreille!  Avec des écouteurs perpétuellement dans les oreilles, beaucoup deviennent à moitié sourd avant même d'avoir 21 ans.

Je résume:  Des corps faibles, des yeux brûlés, des oreilles abîmés et pas mal de temps perdu à regarder ou écouter des choses banales qui apportent peu au développement des capacités physiques et mentales.

Quel est l'avenir pour nos jeunes?

Quand j'essaie d'en parler avec eux, c'est la négation totale. 

Miserere.
Z

La génération smartphone
« Réponse #23 le: août 16, 2017, 20:34:57 pm »
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(...) en gros il aurait un système de pointage sur comment tu juges avoir bien dépensé ton temps en ligne pour essayer de te contrôler (...)

Temps de connexion cumulé

MadChuck 458j 20h 54m :wolf:

Some would compare Elvis to God. I'll admit he's good, but he's no Elvis.