Auteur Sujet: La culture du viol  (Lu 218563 fois)

La "culture" du viol
« Réponse #50 le: mars 03, 2014, 09:04:51 am »
0

Hey, franchement, grosse tempête dans un verre d'eau : Universités canadiennes: une étudiante dénonce la culture du viol

Une criss de folle !

C'est quoi son objectif déjà ?  ah oui, contrôler ce que les gens ont envie de se dire en privé.  Beau programme !  On va l'avoir notre société lisse et parfaite où l'homme est placé en état de péché constant, même dans sa propre tête.

Vous regrettez quoi de l'époque où le Québec était religieux au juste ?

Anne-Marie Roy n'a jamais parlé de culture du viol, elle a toujours employé le mot "misogynie" pour décrire les propos de ses collègues. C'est le blogue féministe que j'ai posté plus haut qui a lié le tout à la culture du viol, parce que c'est un exemple flagrant de la banalisation de la violence sexuelle. Le journaliste rapporte la nouvelle tout croche, mais tu en fais une lecture encore pire.

D'abord, parce que Facebook, ce n'est pas privé. Si quelqu'un est en mesure de prendre une capture d'écran d'une conversation entre cinq individus dont il ne fait pas partie, c'est assurément parce que leur conversation n'a rien de privé.

Et ensuite, parce que, pour autant que je sache, dénoncer des propos dégradants tenus à notre endroit n'a aucun lien avec le fait de "vouloir contrôler ce que les gens se disent en privé", c'est un glissement intellectuel que tu fais, qui n'a strictement rien à voir avec ce qui a été dit ou fait dans la situation.

Voici ce que me semble être les objectifs des gens impliqués dans la discussion.

1) Anne-Marie Roy veut dénoncer les propos misogynes tenus par des gens qui sont en position de pouvoir dans les fédérations étudiantes, et qui devraient donc afficher un minimum de respect pour la moitié des étudiants qu'ils représentent, c'est-à-dire les femmes.

2) La blogueuse veut démontrer qu'il s'agit d'un exemple de banalisation qui est symptomatique d'un enjeu social plus grand, la culture du viol, et que cet enjeu semble de plus en plus présent dans les associations étudiantes.

Je ne vois aucunement où réside l'enjeu de contrôle que tu évoques.

Du même coup, j'aimerais en profiter pour dénoncer cette manie que certains intervenants ont de traiter les femmes de criss de folle quand elles expriment une pensée qui est pourtant logique et argumentée (on est loin de la folie), ou encore de leur dire de se calmer quand elles ont une réaction passionnée par rapport à quelque chose. Un peu de lecture à ce sujet.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #51 le: mars 03, 2014, 09:07:36 am »
0
Et tes préférences n'ont pas grand chose à voir avec le fait que notre société tend à consentir à la violence sexuelle. Ce n'est clairement pas l'enjeu du débat.
 

Consentir a ce que tu percois comme étant de la violence sexuelle.

Dire a sa vieille plotte, que c'est sa poupée a cul, c'est quasiment, non, c'est carrément un compliment.



Tu mélanges ce que j'ai appelé des exemples de banalisation de la violence sexuelle et la violence sexuelle à proprement parler.

Merci de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

M. Bonheur

  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La "culture" du viol
« Réponse #52 le: mars 03, 2014, 09:12:20 am »
+1
Je démarre ce sujet, parce que je trouve absurde le fait que le sujet sur les manifestations étudiantes se soit transformé en sujet sur le viol.

Aussi, c'est un sujet important et un problème majeur qui mérite son propre fil de discussion.

Cela dit, personnellement, je déteste l'expression "culture du viol". Je ne la trouve pas appropriée pour représenter ce qu'elle est supposée décrire. L'utilisation du mot "culture" présuppose que ce phénomène relève de quelque chose d'enseigné et d'acquis, ce qui me semble être le contraire de la réalité. Ce rapport avec la sexualité, bien qu'inacceptable et contre-productif s'adresse à nos plus bas instincts et contrairement à la vision clairement faussée que Simone semble en avoir, il est fort probablement en lente régression plutôt qu'en recrudescence, car lutter contre sa présence, même si entièrement souhaitable et essentiel, se résume à combattre notre nature.

Je ne suis pas biologiste, historien, ni anthropologue, mais selon moi, la "culture du viol" est prédominante dans le monde animal et précède, j'en suis persuadé, l'arrivée des civilisations humaines. Un de mes professeurs de philosophie au cégep disait que le moment-clé dans la séparation de l'humain avec l'animal et le début de l'évolution sociale n'avait pas débuté avec l'arrivée de l'agriculture ni avec l'invention de l'écriture, mais bien avec l'interdiction de l'inceste. Le malaise entourant le viol et l'établissement d'un tabou à son sujet a dû arriver bien plus tard, logiquement.

Je ne dis pas que tous les hommes sont des violeurs en puissance et que toutes les femmes sont destinées à être des victimes. Je dis exactement le contraire. Mais je crois cependant que ce phénomène n'en est pas un de culture. C'est plutôt quelque chose d'inné en nous qu'il faut combattre constamment si on veut faire fonctionner la société que l'on s'est créée.

Aussi, je ne parle pas pour moi. Je suis une des personnes les moins instinctives sur terre. Je crois sincèrement que le fait que j'ai perdu ma virginité si tard et que je me retrouve célibataire à 37 ans est dû en grande partie au fait que je possède moins que mes confrères humains cette capacité à prendre ma place dans la tribu. Je ne serais définitivement pas un mâle alpha à une époque préhistorique. Ce n,est pas une mauvaise chose, mais cela évoque pour moi le fait que l'humain n'est jamais très loin de ses instincts animaux.

Un point intéressant dans le discours de Simone est lorsqu'elle dit que le genre d'attaque lié à ceci "est loin d'être l'apanage des hommes". Les femmes, sans s'en rendre compte, perpétuent également cette "culture". Je ne jouerai pas la game de "elle s'habille comme une slut, elle mérite de se faire violer". Je considère que c'est faible de s'en prendre aux victimes dans une situation et que le coupable est toujours, toujours celui qui commet le crime, peu importe le contexte. Là n'est pas mon point, je tiens à le préciser avant que cela ne dérape. Mais le désir de se faire enlever par un bel homme sur un fougueux destrier blanc est assez répandu. Bien sûr, les femmes ne veulent pas se faire violer. Elles exigent, comme il se doit, de consentir à un rapport sexuel ou à un rapprochement avant d'être impliqué. Cela dit, selon ce que j'ai pu constater, elles s'attendent à ne pas avoir besoin de manifester ce consentement. L'être désiré doit s'en rendre compte par lui-même et non seulement faire les premiers pas, mais prendre le contrôle de la situation. La culture du viol facilite malheureusement ce type de rapprochement. Quand l'homme a un bon jugement, il n'y a pas de problème. Il devine que la fille est intéressée, prend les devants, ils se marient, vivent heureux et font beaucoup d'enfants. Mais pas tout le monde est doté d'un bon jugement. Des deux côtés. Et c'est là que ça dégénère.

Aussi, selon moi, si Simone croit faussement que cette "culture" est en recrudescence, c'est parce que les rapports entre hommes et femmes ont beaucoup changé en un siècle. Il y a moins de 100 ans, dans plusieurs pays occidentaux (dont le nôtre), les femmes n'avaient pas le droit de vote, ne pouvaient pas travailler ou étudier dans des domaines réservés aux hommes. Un homme n'avait qu'à demander la main au père de sa bien-aimée pour avoir le droit de l'ensemencer et de passer sa vie avec elle. Nos codes sociaux n'ont juste pas été assez rapides à évoluer pour suivre tous ces changements. Dans un vieux Larousse du début du XXe siècle chez mes parents, la définition du mot "femme" est "compagne de l'homme".

Si ça se trouve, c'est remarquable à quel point cette "culture du viol" n'est pas plus répandue.

Et c'est pourquoi il faut continuer à décrier ce phénomène et à blâmer ceux qui le perpétuent. Mais commençons par mieux le comprendre si on veut pouvoir le combattre.
« Modifié: mars 03, 2014, 09:14:49 am par M. Bonheur »
Le message ci-haut est une boutade.

La "culture" du viol
« Réponse #53 le: mars 03, 2014, 09:13:06 am »
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Le jeune dit qu'il se fera sucer sur le bureau de...et la fourrer dans le brun.

Je commence a me demander ou est la menace de viol. Vous prenez pour acquis qu'en sous-entendu, le type ne l'amènerait pas a le faire volontairement, et avec plaisir. Qu'il passerait directement a la contrainte. Pas sûr qu'on en était la.

Punish her with your shaft. Nous autres, on dit ''a grand coups de pénis''. J'vois pas trop l'ombre d'une sérieuse menace de viol.

Non, la traduction de cette phrase en français c'est: "Quelqu'un doit la punir avec sa queue."

La définition de punition, c'est "châtiment infligé à une personne qui a commis une faute."

Infliger. C'est à dire faire subir.

Il y a quand même lieu de trouver ça préoccupant.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #54 le: mars 03, 2014, 09:19:59 am »
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Quel est l'enjeu du débat? Cette histoire, tu m'excuseras, de culture du viol, me semble pas mal floue, loin de ma réalité en tout les cas.

Vous me montrez un jeune qui semble dire qu'il aimerait se faire sucer, et vous me dites, qu'il menace de se faire sucer par la force.

Des ''elle j'y crisserais ca dans l'cul'', moi, j'en entends souvent, et rien ne me choque la d'dans. Ce que ca dit c'est ''criss que j'aimerais pouvoir l'amener a vouloir se faire crisser ca dans l'cul''.

Les femmes d'aujourd'hui devraient peut-être recommencer a s'entourer d'hommes.

Sachez au moins que tous le pense. Quand un type dit ''elle j'y crisserais ca dans l'cul'', tous le pense. Tous le désir. Quand un le dit, nous savons tous. On voit la même chose que lui. Le premier a changer de sujet, est le moins viril.
« Modifié: mars 03, 2014, 09:29:38 am par Pontiak »

La "culture" du viol
« Réponse #55 le: mars 03, 2014, 09:23:11 am »
0

Merci de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.

J'essaie. J'essaierai plus fort.


MadChuck

  • Ing. BBQ
La "culture" du viol
« Réponse #56 le: mars 03, 2014, 09:28:19 am »
0
J'ai bien de la difficulté à croire que le tabou de l'inceste soit particulièrement quelque chose d'humain, dans la plupart des cultures des autres grand singes on doit retrouver la même genre de chose. Et ça doit être pas mal plus vieux que l'humain.

Pour ce qui est de la recrudescense c'est peut-être comme genre d'humour.

La "culture" du viol
« Réponse #57 le: mars 03, 2014, 09:28:47 am »
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Des ''elle j'y crisserais ca dans l'cul'', moi, j'en entends souvent,

Je me cite pour dire que jamais je n'ai jamais entendu ce genre de propos avec un sous-entendu de le faire par la contrainte.

Ca serait inacceptable.
« Modifié: mars 03, 2014, 09:37:13 am par Pontiak »

M. Bonheur

  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La "culture" du viol
« Réponse #58 le: mars 03, 2014, 09:39:09 am »
0
Pour ce qui est de la recrudescense c'est peut-être comme genre d'humour.

Comme l'humour est basé sur la confrontation et le malaise, si c'est le cas, c'est un bon signe.
Le message ci-haut est une boutade.

La "culture" du viol
« Réponse #59 le: mars 03, 2014, 09:39:13 am »
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Des ''elle j'y crisserais ca dans l'cul'', moi, j'en entends souvent,

Je me cite pour dire que jamais je n'ai entendu ce genre de propos avec un sous-entendu de le faire par la contrainte.

Ca serait inacceptable.

Tu l'as montré dans ton message plus haut, il y a quand même une grosse nuance sémantique entre "elle, j'y crisserais dans l'cul" et "j'aimerais tellement ça qu'elle veuille que je lui crisse dans l'cul".  J'ai personnellement pas de problème avec la seconde phrase (mais d'autres féministes pourraient prétendre que ça demeure ultra-dégradant - et c'est vrai que sur le plan de la séduction, c'est assez moyen, mais c'est pas comme si le sexe c'était toujours propre propre non plus, en tout cas, là, ça demeure une question de nuances).

Si tu dis "elle j'y crisserais dans l'cul et je la punirais avec ma queue", tu commences à glisser sur le terrain de la contrainte sexuelle sous-entendue (voir plus haut: punir/infliger/faire subir, etc.).

La culture du viol, c'est dire: oui, mais c'est pas grave de dire ça, il va pas la punir avec sa queue pour vrai (lol). Donc, soutenir qu'il n'y a rien de grave dans le fait de vouloir punir/infliger/faire subir un acte sexuel à quelqu'un parce que ce n'est pas sérieux, ce n'est pas réel, c'est du domaine du langage ou whatever. En clair, banaliser la chose.

C'est quoi l'enjeu?

Plus quelque chose est banalisé, plus la société tend à l'accepter tacitement ou à y consentir. Dans une société où on trouve ça drôle de faire des blagues sur le fait de punir une femme avec un pénis, on risque plus d'accepter (ou à tout le moins de ne pas dénoncer) un tel geste. L'enjeu, donc: assurer une remise en perspective de l'enjeu, lui redonner l'importance qu'il devrait avoir et tenter de diminuer la violence sexuelle réelle.

C'est quand même pas un si mauvais enjeu?!

C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #60 le: mars 03, 2014, 09:41:11 am »
0
Peut-être peux-tu transférer les messages ici?
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

M. Bonheur

  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La "culture" du viol
« Réponse #61 le: mars 03, 2014, 09:41:16 am »
0
J'ai bien de la difficulté à croire que le tabou de l'inceste soit particulièrement quelque chose d'humain, dans la plupart des cultures des autres grand singes on doit retrouver la même genre de chose. Et ça doit être pas mal plus vieux que l'humain.

Fort possible. Mais j'ai précisé juste avant que je n'étais pas anthropologue et que cette donnée me venait principalement d'un prof de philo du cégep.

De plus, c'était juste un préambule sans lien direct avec le reste de mon long message. C'est drôle que ça soit le seul bout qui semble t'avoir interpellé.
Le message ci-haut est une boutade.

M. Bonheur

  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La "culture" du viol
« Réponse #62 le: mars 03, 2014, 09:43:43 am »
0
Peut-être peux-tu transférer les messages ici?

Je ne suis pas modérateur, alors je ne peux pas. MadChuck pourrait le faire, mais ça serait bizarre à suivre avant ou après mon message pour ceux qui ne comprennent pas le contexte initial des messages.

Pourquoi ne pas commencer à neuf?
Le message ci-haut est une boutade.

La "culture" du viol
« Réponse #63 le: mars 03, 2014, 09:44:34 am »
0
Aussi, je ne comprends pas comment tu peux qualifier ma "vision" de la culture comme étant faussée alors que ce que j'ai essayé d'expliquer, c'est que le terme culture du viol est un concept qui doit être compris en fonction d'une définition de la culture qui n'est pas celle que l'on utilise normalement.

Débattre de l'utilisation du terme me semble plus pertinent si le débat se fait avec une base commune au niveau de la compréhension du contexte.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #64 le: mars 03, 2014, 09:45:05 am »
0
Peut-être peux-tu transférer les messages ici?

Je ne suis pas modérateur, alors je ne peux pas. MadChuck pourrait le faire, mais ça serait bizarre à suivre avant ou après mon message pour ceux qui ne comprennent pas le contexte initial des messages.

Pourquoi ne pas commencer à neuf?

Parce que la discussion va continuer dans l'autre sujet en même temps et que ce sera encore plus difficile à suivre en deux fils différents, je pense?
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

M. Bonheur

  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La "culture" du viol
« Réponse #65 le: mars 03, 2014, 09:46:57 am »
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Je suis capable de canaliser mes opinions sur un sujet donné à un seul endroit.

Ça aurait été plus "clean" de simplement séparer la discussion initiale du sujet d'où il est né, je l'admets. Mais n'ayant pas le pouvoir de faire ça et n'ayant pas le goût d'écrire un long message sur ce sujet dans le fil des manifs étudiantes, j'ai choisi autre chose.
Le message ci-haut est une boutade.

M. Bonheur

  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La "culture" du viol
« Réponse #66 le: mars 03, 2014, 09:49:16 am »
0
Aussi, je ne comprends pas comment tu peux qualifier ma "vision" de la culture comme étant faussée alors que ce que j'ai essayé d'expliquer, c'est que le terme culture du viol est un concept qui doit être compris en fonction d'une définition de la culture qui n'est pas celle que l'on utilise normalement.

Débattre de l'utilisation du terme me semble plus pertinent si le débat se fait avec une base commune au niveau de la compréhension du contexte.

Oui, mais peu importe, "culture" se rapproche davantage de l'acquis que de l'inné, non? N'est-ce pas la définition la plus large du terme? L'enjeu selon moi n'est-il pas de former une "culture du consentement" plutôt?
Le message ci-haut est une boutade.

Jay.

  • Fifille Victimisante
La "culture" du viol
« Réponse #67 le: mars 03, 2014, 09:55:08 am »
0
C'est vrai que le tabou de l'inceste n'est pas limité aux humains. C'est une piste intéressante de l'enseignant en philosophie, mais c'est faux. Tous les schémas complexes de parenté, la considération des cousins parallèles ou croisés dans ce qui est considéré ou non comme incestueux, c'est assez humain, mais le classique enfant-parent frère-soeur est assez répandu comme limite dans le monde animal, il me semble. Le viol existe dans le règne animal. Le choix de la femelle (female's choice) aussi. C'est vrai je pense que derrière la culture du viol il peut y avoir un fond biologique. L'humain travaille depuis longtemps à contrôler plusieurs éléments retenus dans leur bagage évolutif. Ca aide à mieux comprendre, sans le cautionner.

Je n'aime pas l'expression "culture du viol" non plus, ça fesse trop, on dirait que le viol devrait prendre une place plus prédominante que celle que j'observe dans notre société. Par contre, tout ce que l'expression sous-entend, je me range derrière. Je ne suis pas du genre à me placer en victime dans la vie, mais il est vrai qu'il y a une couche de violence sexuelle auprès des femmes qui est banalisée. Et j'ai beau chercher une autre expression qui collerait mieux au concept, je n'y arrive pas. Je refusais de croire à cette "culture du viol" jusqu'à ce que les exemples s'accumulent trop pour le nier. J'ai bien beau pas aimer le terme, la définition existe quand même. Une sous-culture du viol dans une culture de sexe? Mais ça sonne moins punché pas mal.

C'est aussi l'apannage des femmes, pas par leurs fantasmes, je crois, mais dans leur participation à mettre le blâme sur les victimes. Il n'est pas rare quand une fille se dit victime d'une agression sexuelle d'être jugée par ses pairs, de se faire dire par d'autres filles/femmes que c'est de leur faute, qu'elles mentent, etc.

Est-ce que c'est en augmentation? Je ne sais pas. Il est vrai que dans notre société, quand la femme avait moins de droits, c'était plus difficile d'élaborer le concept. Avec l'Internet, on est plus en contact avec ce genre de discours, de blagues, de menaces, de blâme. Dans le monde virtuel, c'est aussi devenu quelque chose d'assez banal et automatique de menacer de violer une femme pour la corriger, pour qu'elle se retire de cet espace, ou d'en parler en riant parce que c'est un genre de running gag. Donc je pense que ça pourrait effectivement être en recrudescence de cette façon-là.



« Modifié: mars 03, 2014, 09:57:58 am par Jay. »
J'avais une idée de signature géniale, mais je ne m'en rappelle plus.

La "culture" du viol
« Réponse #68 le: mars 03, 2014, 09:57:48 am »
0
ça m'étonne qu'on a pas abordé la controverse du Nacho Libre dans cette discussion sur la culture du viol.




Team Simone en passant.

M. Bonheur

  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La "culture" du viol
« Réponse #69 le: mars 03, 2014, 10:01:36 am »
0
Est-ce que c'est en augmentation? Je ne sais pas. Il est vrai que dans notre société, quand la femme avait moins de droits, c'était plus difficile d'élaborer le concept. Avec l'Internet, on est plus en contact avec ce genre de discours, de blagues, de menaces, de blâme. Dans le monde virtuel, c'est aussi devenu quelque chose d'assez banal et automatique de menacer de violer une femme pour la corriger, pour qu'elle se retire de cet espace, ou d'en parler en riant parce que c'est un genre de running gag. Donc je pense que ça pourrait effectivement être en recrudescence de cette façon-là.

En recrudescence en réaction à une époque pas si lointaine où ce genre de discours n'était pas nécessaire puisqu'il représentait la norme?

Il n'y a pas si longtemps, non seulement un "bon père de famille" n'hésitait pas à donner une correction à sa femme qui déviait un peu des sentiers battus, mais c'était applaudi et encouragé.

Si le discours est devenu plus vulgaire à cause d'une certaine libération des moeurs, il n'est pas nouveau.
Le message ci-haut est une boutade.

sharl

  • Taupe vaillante
La "culture" du viol
« Réponse #70 le: mars 03, 2014, 10:01:37 am »
-1
Plus quelque chose est banalisé, plus la société tend à l'accepter tacitement ou à y consentir. Dans une société où on trouve ça drôle de faire des blagues sur le fait de punir une femme avec un pénis, on risque plus d'accepter (ou à tout le moins de ne pas dénoncer) un tel geste. L'enjeu, donc: assurer une remise en perspective de l'enjeu, lui redonner l'importance qu'il devrait avoir et tenter de diminuer la violence sexuelle réelle.


J'en reviens pas comme c'est primaire et faux comme raisonnement.

"Plus quelque chose est banalisé, plus la société tend à l'accepter tacitement ou à y consentir."

Faudrait le démontrer dans le cas de cette présumée "culture du viol" et, plus est, je crois que c'est exactement le contraire qui s'appliquerait.

Je serais même prêt à dire que c'est là où il y a le moins de blagues de cul que les femmes sont les plus molestées. 

Pour le reste, je ne vais pas me répéter. Si ce n'est pour dire qu'on a complètement dénaturé les propos des étudiants et leur personne. Et ça, c'était un viol, un viol vrai et effectif.


« Modifié: mars 03, 2014, 10:03:17 am par sharl »

La "culture" du viol
« Réponse #71 le: mars 03, 2014, 10:03:36 am »
0
Un gars qui dit : elle je la fourrerais, c'est pas correct. Une fille qui dit : pour lui je me pencherais, ça passe tu le test ?

Moi je crois que le problème provient de ceux qui s'offensent pour pas grand chose...

MadChuck

  • Ing. BBQ
La "culture" du viol
« Réponse #72 le: mars 03, 2014, 10:11:41 am »
+1
Plus quelque chose est banalisé, plus la société tend à l'accepter tacitement ou à y consentir. Dans une société où on trouve ça drôle de faire des blagues sur le fait de punir une femme avec un pénis, on risque plus d'accepter (ou à tout le moins de ne pas dénoncer) un tel geste. L'enjeu, donc: assurer une remise en perspective de l'enjeu, lui redonner l'importance qu'il devrait avoir et tenter de diminuer la violence sexuelle réelle.

Le viol en prison est un belle preuve de ce que tu avances à mon avis. C'est explicitement accepté par la grande majorité de la population (pour un certains type de prisonnier), même explicitement souhaité, bien sur qu'on ne metteras pas de ressource à essayer de diminuer le problème (pour un certains type de prisonnier du moins).

MadChuck

  • Ing. BBQ
La "culture" du viol
« Réponse #73 le: mars 03, 2014, 10:15:47 am »
0
"Plus quelque chose est banalisé, plus la société tend à l'accepter tacitement ou à y consentir."

Ça tiens la route je pense, par exemple, le vol de personne ayant une assurance (vol de bien assurable sans violence en générale) c'est très banalisé maintenant et conséquemment y'a t-il même une enquête de police de faite ? Ou juste un numéro remis pour les assurances ?

Le viol en prison aussi, c'est ultra commun et entend t-on au nouvelle des histoires de procès parce que tel prisonnier en aurait violer un autre ?

Pour ce qui est de l'exemple donné ici, c'est évident qu'il n'y avait aucune menace réel et c'est pas ce que Simone essait de leur faire dire.

La "culture" du viol
« Réponse #74 le: mars 03, 2014, 10:23:06 am »
0


Ça tiens la route je pense, par exemple, le vol de personne ayant une assurance (vol de bien assurable sans violence en générale) c'est très banalisé maintenant et conséquemment y'a t-il même une enquête de police de faite ? Ou juste un numéro remis pour les assurances ?

Très mauvais exemple, la police n'enquête pas parce que bien souvent c'est des biens de peu de valeur et ils en ont assez sur les bras pour s'occuper de ce genre de chose où de toute façon il n'y a pratiquement aucune chance de retrouver le bien. C'est un manque de ressource le problème.

Cependant, et ça m'est arrivé récemment, elles remplissent bel et bien un rapport de vol pour les assurances. Est-ce que les gens utilisent les assurances ? Ça dépend, quand ta franchise est de 300$, c'est moins intéressant, mais moi je les ai utilisés.

MadChuck

  • Ing. BBQ
La "culture" du viol
« Réponse #75 le: mars 03, 2014, 10:28:38 am »
0
Cependant, et ça m'est arrivé récemment, elles remplissent bel et bien un rapport de vol pour les assurances. Est-ce que les gens utilisent les assurances ? Ça dépend, quand ta franchise est de 300$, c'est moins intéressant, mais moi je les ai utilisés.

Le rapport c'est ce que je veux dire par numéro remis pour les assurances, et ton discours sur le vol de bien sans violence (j'ai le même), montre bien que c'est bien établis dans notre culture de banaliser se crime et qu'il devient commun, accepter, etc..

La "culture" du viol
« Réponse #76 le: mars 03, 2014, 10:35:46 am »
0
Simone, tu te rabats sur le mot punish. Je ne pense pas qu'en slang, c'est vraiment ce que l'on chercher a exprimer, un désir de punir, et punir au pied de la lettre.

Tu crois vraiment que ce gars la désirait la punition par le viol de cette fille?

Le problème c'est surement que ces mots laisse place a l'interprétation, et que ca peut être dégradant selon l'interprétation, pas le choix de donner ce point, voir menacant, encore selon l'interprétation.

Mais moi l'utilisation de ces mots ne me donne pas signe d'une menace ou d'un désir réel de punir par le viol. Il me donne signe de l'expression maladroit du désir sexuel que ces petites bêtes éprouvent pour cette fille. De l'autre bord, j'ai l'impression de surenchère sur le crime commis dans le but de se débarrasser de rivaux et de se trouver une cause.

Tout un plât pour peu de chose (je banalise), et nous serions tous en prison.

Banalisons un peu. Ca ne peut pas être aussi stricte.

sharl

  • Taupe vaillante
La "culture" du viol
« Réponse #77 le: mars 03, 2014, 10:39:42 am »
0
MadChuk,  si je te dis: "Mon esti de gros porc, je vais te fourrer mon concombre dans le cul!"

Est-ce que tu me prends au sérieux? Est-ce que tu me crois? Est-ce que je banalise la sodomie? Est-ce que je vais avoir une incidence sur sa pratique? Est-ce une menace?

Tu vois bien que cela n'a pas de bon sens. Toute cette affaire est montée en épingle par des féministes hystériques et, disons-le,  en manque,,,

Maintenant, pour ce qui est de la banalisation de la sodomie dans les prisons. Il n'y a pas là de la banalisation, c'est un simple constat, une pratique acceptée. Et si je m'arrangeais pour m'y ramasser... Connais-tu l'histoire du gars qui a fait un vol de banque pour se retrouver en prison pour se faire enculer à loisir,,,

J'ai une maudite  grosse journée en perspective; te mettre un concombre dans le cul et aller faire un vol de banque pour me retrouver en prison et me faire enculer à profusion,,, Vous voyez ce qui arrive quand on banalise!!!
« Modifié: mars 03, 2014, 10:45:50 am par sharl »

MadChuck

  • Ing. BBQ
La "culture" du viol
« Réponse #78 le: mars 03, 2014, 10:43:59 am »
0
Il n'y a pas là de la banalisation, c'est un simple constat, une pratique acceptée.

J'aimerais que tu me donne ta définition d'une pratique banalisé ;).

Jay.

  • Fifille Victimisante
La "culture" du viol
« Réponse #79 le: mars 03, 2014, 10:47:10 am »
0
Je ne sais pas, c'est difficile à évaluer et à situer vu que le concept dépasse les limites de la société québécoise.

Mais une piste de réflexion pourrait être le fait que la recrudescence est un effet de l'avancement de la femme dans la société. On voyait pas mal moins de femmes dans des sphères comme les postes de pouvoir, dans les hautes études ou dans d'autres espaces où il n'y avait à peu près que des hommes d'inclus dans la conversation.
Plus la femme occupe de nouveaux espaces, plus elle a le droit de prendre position, plus on voit cette "culture" à l'oeuvre.
J'avais une idée de signature géniale, mais je ne m'en rappelle plus.

La "culture" du viol
« Réponse #80 le: mars 03, 2014, 10:49:16 am »
0
Cependant, et ça m'est arrivé récemment, elles remplissent bel et bien un rapport de vol pour les assurances. Est-ce que les gens utilisent les assurances ? Ça dépend, quand ta franchise est de 300$, c'est moins intéressant, mais moi je les ai utilisés.

Le rapport c'est ce que je veux dire par numéro remis pour les assurances, et ton discours sur le vol de bien sans violence (j'ai le même), montre bien que c'est bien établis dans notre culture de banaliser se crime et qu'il devient commun, accepter, etc..

Voyons donc Mad, c'est pas accepté du tout et personne ne considère que c'est commun, au contraire...

La "culture" du viol
« Réponse #81 le: mars 03, 2014, 10:55:11 am »
0

Tu vois bien que cela n'a pas de bon sens. Toute cette affaire est montée en épingle par des féministes hystériques et, disons-le,  en manque,,,



Sharl, étant donné que tu as 62 ans , je te pardonne ce commentaire.  Je peux comprendre que ce soit dur à comprendre pour toi ce qu'explique Simone étant donné que tu es de la vielle génération.





MadChuck

  • Ing. BBQ
La "culture" du viol
« Réponse #82 le: mars 03, 2014, 10:55:17 am »
0
Cependant, et ça m'est arrivé récemment, elles remplissent bel et bien un rapport de vol pour les assurances. Est-ce que les gens utilisent les assurances ? Ça dépend, quand ta franchise est de 300$, c'est moins intéressant, mais moi je les ai utilisés.

Le rapport c'est ce que je veux dire par numéro remis pour les assurances, et ton discours sur le vol de bien sans violence (j'ai le même), montre bien que c'est bien établis dans notre culture de banaliser se crime et qu'il devient commun, accepter, etc..

Voyons donc Mad, c'est pas accepté du tout et personne ne considère que c'est commun, au contraire...

A oui, on fait beaucoup pour attraper les coupables selon toi (prises d'empreinte digitales, adn, etc...) ou parfois(souvent) la police ne se déplace même pas ?

Et si tu avais pas de porte après ta maison, on diras pas que tu l'avais "cherché" ;) ? On passe pas des messages de ne pas laisser d'object de valeur à la vu de tous dans ta voiture et ainsi de suite. Les compagnies de cellulaires mettent pas une technologie en place pour diminuer la conséquence du vol (formatter l'appareil à distance).

La "culture" du viol
« Réponse #83 le: mars 03, 2014, 10:55:25 am »
0
Les femmes, sans s'en rendre compte, perpétuent également cette "culture". Je ne jouerai pas la game de "elle s'habille comme une slut, elle mérite de se faire violer". Je considère que c'est faible de s'en prendre aux victimes dans une situation et que le coupable est toujours, toujours celui qui commet le crime, peu importe le contexte. Là n'est pas mon point, je tiens à le préciser avant que cela ne dérape. Mais le désir de se faire enlever par un bel homme sur un fougueux destrier blanc est assez répandu. Bien sûr, les femmes ne veulent pas se faire violer. Elles exigent, comme il se doit, de consentir à un rapport sexuel ou à un rapprochement avant d'être impliqué. Cela dit, selon ce que j'ai pu constater, elles s'attendent à ne pas avoir besoin de manifester ce consentement. L'être désiré doit s'en rendre compte par lui-même et non seulement faire les premiers pas, mais prendre le contrôle de la situation. La culture du viol facilite malheureusement ce type de rapprochement. Quand l'homme a un bon jugement, il n'y a pas de problème. Il devine que la fille est intéressée, prend les devants, ils se marient, vivent heureux et font beaucoup d'enfants. Mais pas tout le monde est doté d'un bon jugement. Des deux côtés. Et c'est là que ça dégénère.

Pour les situations de ''personne X se met en position de danger et il lui arrive X conséquences néfastes causées par un autre humain, à qui le blâme?'', elles sont très nombreuses pour plein de circonstances, ce genre de débat va jamais disparaître. Je crois que c'est une erreur d'isoler ça uniquement pour le viol.

(Et les personnes qui disent qu'une femme a mérité d'être violée pour son apparence physique ou sa tenue vestimentaire sont issus j'ai l'impression d'une mentalité tordue de plus en plus rare.)
« Modifié: mars 03, 2014, 11:03:29 am par Le pape »

La "culture" du viol
« Réponse #84 le: mars 03, 2014, 10:56:09 am »
0
Sharl doit parler de sodomie volontaire, en prison. Tres acceptée.

Parce-que le viol de détenu, bien qu'on en verse pas une larme le soir, je ne crois pas que c'est réellement accepté.  C'est a chacun d'apres moi. Par exemple, sans trop réfléchir, ceux a qui j'aurais donné la peine de mort. J'accepte, voir j'encourage.

Mais un voleur de voiture de 22 ans qui se ferait défoncé le cul (en privé j'ajouterais ''par une graine de neille''(certains vont y voir du racisme, il n'en est rien, c'est juste drôle parce-qu'on se doute que la graine est plus grosse, une sodomie déplaisante, c'est fait par une graine de neille)) en prison, bah non, svp, attendez qu'il commette un crime méritant la peine de mort a mes yeux. Et encore, sans réfléchir (je me désengage de mes propres propos) faut il que cette voiture ne soit pas la mienne. Parce-que dans un tel cas, je serais même prêt a payer pour la plus grosse graine de l'aile.
« Modifié: mars 03, 2014, 10:58:43 am par Pontiak »

La "culture" du viol
« Réponse #85 le: mars 03, 2014, 10:59:57 am »
0
Peut-être peux-tu transférer les messages ici?

Je ne suis pas modérateur, alors je ne peux pas. MadChuck pourrait le faire, mais ça serait bizarre à suivre avant ou après mon message pour ceux qui ne comprennent pas le contexte initial des messages.

Pourquoi ne pas commencer à neuf?

Ne polluez pas ce fil avec mes messages.

sharl

  • Taupe vaillante
La "culture" du viol
« Réponse #86 le: mars 03, 2014, 11:01:58 am »
0

Tu vois bien que cela n'a pas de bon sens. Toute cette affaire est montée en épingle par des féministes hystériques et, disons-le,  en manque,,,



Sharl, étant donné que tu as 62 ans , je te pardonne ce commentaire.  Je peux comprendre que ce soit dur à comprendre pour toi ce qu'explique Simone étant donné que tu es de la vielle génération.


Faut surtout pas faire ça, tu vas banaliser!

Soit fort! Fais une bonne féministe de toi,,,

MadChuck

  • Ing. BBQ
La "culture" du viol
« Réponse #87 le: mars 03, 2014, 11:08:30 am »
0
Parce-que le viol de détenu, bien qu'on en verse pas une larme le soir, je ne crois pas que c'est réellement accepté.  C'est a chacun d'apres moi. Par exemple, sans trop réfléchir, ceux a qui j'aurais donné la peine de mort. J'accepte, voir j'encourage.

je parle évidemment chez une certaines clientèles de prisonniers (tous ceux qui ont fait des crimes sexuels, sur des enfants, etc...), bref ton accepte, voir j'encourage, est très répendu et c'est ce que je veux dire par banalisation (même un peu plus loins) du phénomène.

La "culture" du viol
« Réponse #88 le: mars 03, 2014, 11:09:14 am »
0
A une menace de viol, on doit répondre par une menace de tappes sur la gueule et plus.

Mais qu'est-ce qu'une réelle menace de viol? C'est juste la qu'on ne s'entend pas dans le fond.

On doit aller jusqu'à ou? ''Il me déshabille des yeux'' ?

La "culture" du viol
« Réponse #89 le: mars 03, 2014, 11:58:24 am »
+1

Pour le reste, je ne vais pas me répéter. Si ce n'est pour dire qu'on a complètement dénaturé les propos des étudiants et leur personne. Et ça, c'était un viol, un viol vrai et effectif.

Est-ce que c'est une blague?! Les propos n'ont pas été déformés, ils ont été rapportés textuellement au moyen de captures d'écran.

Des personnes rigolent au sujet d'une femme et suggèrent de la punir avec leur queue, et il n'y a pas la de menace de viol, ni même de banalisation de la violence sexuelle.

Les propos de ces étudiants sont dénoncés et là, ce sont eux qui sont violés?

Te rends-tu compte de l'absurdité de ce que tu dis? Tu refuses de voir la nature problématique de propos misogynes et dégradants et tu nies l'existence d'un sous-entendu violent, mais tu n'as aucun problème a employer le terme VIOL pour parler de ce que tu considères être des propos déformés alors que c'est faux?!

Si ça, ce n'est pas un exemple de banalisation de la violence sexuelle, je me demande c'est quoi.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #90 le: mars 03, 2014, 12:01:46 pm »
0
Tu vois bien que cela n'a pas de bon sens. Toute cette affaire est montée en épingle par des féministes hystériques et, disons-le,  en manque,,,

Simplement dans ce fil, plusieurs commentateurs sont des femmes en couple (susceptibles d'avoir une vie sexuelle, disons), et des hommes.

Trouve autre chose pour discréditer cette thèse parce qu'en plus d'être bête, cet argument ne fait pas le poids.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #91 le: mars 03, 2014, 12:02:32 pm »
0
Le terme est trop fort pour les deux situations.


La "culture" du viol
« Réponse #92 le: mars 03, 2014, 12:05:16 pm »
0

Tu vois bien que cela n'a pas de bon sens. Toute cette affaire est montée en épingle par des féministes hystériques et, disons-le,  en manque,,,



Sharl, étant donné que tu as 62 ans , je te pardonne ce commentaire.  Je peux comprendre que ce soit dur à comprendre pour toi ce qu'explique Simone étant donné que tu es de la vielle génération.


Faut surtout pas faire ça, tu vas banaliser!

Soit fort! Fais une bonne féministe de toi,,,

 J'imagine que cette réponse se voulait incisive. Dommage parce que je ne la comprend pas trop.






La "culture" du viol
« Réponse #93 le: mars 03, 2014, 12:21:47 pm »
+1
Je démarre ce sujet, parce que je trouve absurde le fait que le sujet sur les manifestations étudiantes se soit transformé en sujet sur le viol.

Aussi, c'est un sujet important et un problème majeur qui mérite son propre fil de discussion.

Cela dit, personnellement, je déteste l'expression "culture du viol". Je ne la trouve pas appropriée pour représenter ce qu'elle est supposée décrire. L'utilisation du mot "culture" présuppose que ce phénomène relève de quelque chose d'enseigné et d'acquis, ce qui me semble être le contraire de la réalité. Ce rapport avec la sexualité, bien qu'inacceptable et contre-productif s'adresse à nos plus bas instincts et contrairement à la vision clairement faussée que Simone semble en avoir, il est fort probablement en lente régression plutôt qu'en recrudescence, car lutter contre sa présence, même si entièrement souhaitable et essentiel, se résume à combattre notre nature.

Apparté linguistique:

En passant, je n'ai jamais dit que j'appuyais l'emploi de l'expression culture du viol à 100%, mais j'ai essayé de la remettre dans un contexte où elle peut être comprise sans que nous ayons besoin de nous enfarger dedans pour discuter de l'enjeu qu'elle décrit. C'est un terme qui est utilisé depuis les années 70, et je ne vois pas pourquoi nous nous passerions de l'utiliser parce qu'il donne une impression de radicalité alors qu'il est parfaitement compris par tout le monde. À partir de là, et dans la mesure où c'est explicite qu'on ne parle pas d'un acquis, mais bien d'un trait culturel qui tend à se refléter dans une société donnée, je ne vois pas la pertinence de s'en prendre au terme à proprement parler quand on reconnaît l'existence de ses manifestations. Un moment donné, à trop vouloir expurger le langage, on finit par détourner le débat, et ce n'est pas pertinent.

Fin de l'aparté linguistique.

Un point intéressant dans le discours de Simone est lorsqu'elle dit que le genre d'attaque lié à ceci "est loin d'être l'apanage des hommes". Les femmes, sans s'en rendre compte, perpétuent également cette "culture". Je ne jouerai pas la game de "elle s'habille comme une slut, elle mérite de se faire violer". Je considère que c'est faible de s'en prendre aux victimes dans une situation et que le coupable est toujours, toujours celui qui commet le crime, peu importe le contexte. Là n'est pas mon point, je tiens à le préciser avant que cela ne dérape. Mais le désir de se faire enlever par un bel homme sur un fougueux destrier blanc est assez répandu. Bien sûr, les femmes ne veulent pas se faire violer. Elles exigent, comme il se doit, de consentir à un rapport sexuel ou à un rapprochement avant d'être impliqué. Cela dit, selon ce que j'ai pu constater, elles s'attendent à ne pas avoir besoin de manifester ce consentement. L'être désiré doit s'en rendre compte par lui-même et non seulement faire les premiers pas, mais prendre le contrôle de la situation. La culture du viol facilite malheureusement ce type de rapprochement. Quand l'homme a un bon jugement, il n'y a pas de problème. Il devine que la fille est intéressée, prend les devants, ils se marient, vivent heureux et font beaucoup d'enfants. Mais pas tout le monde est doté d'un bon jugement. Des deux côtés. Et c'est là que ça dégénère.

C'est important de mentionner que la culture du viol n'est pas un comportement masculin (parce que des imbéciles vont toujours s'arranger pour faire passer ça pour une lubie de féministes frustrées, voir sharl dans la discussion précédente), c'est pour ça que j'ai donné des exemples où les hommes sont victimes de banalisation. Le slut shaming émane souvent de femmes, pas nécessairement de femmes qui sont envieuses ou qui sont jalouses, simplement de femmes qui pensent rationnellement qu'une femme qui mise sur ses atouts sexuels cherche nécessairement le contact sexuel (ce qui est faux).

Pour le reste, je pense que tu t'éloignes de la problématique en parlant de fantasme d'enlèvement, du manque de volonté de faire des premiers pas ou autres. Je connais autant d'hommes qui pensent que les femmes de nos jours sont prédatrices et initient le contact sexuel rapidement que de gens qui tiennent des discours semblables au tien, ce qui me laisse croire que c'est une question de contexte, que toutes les femmes sont différentes et que certains types d'hommes attirent certains types de femmes, mais qu'en aucun cas, ce qui se déroule dans le domaine du fantasme ne peut être pris pour acquis et constituer une forme de consentement. C'est tout simple: si ce n'est pas clair et que le consentement n'a pas été formulé, on peut s'en assurer (et je pense que c'est possible de le faire de manière romantique ou érotique selon les besoins de la situation). Si une situation laisse croire que le consentement ne peut être validé (si la fille est passed out, si elle ne bouge pas ou si elle est visiblement perturbée, par exemple), le consentement n'est pas valide (c'est comme ça que ça marche en cour anyway). Quand on parle d'absence de consentement, de grey rape ou de date rape, on parle de personnes qui ont dit non et qui ont subi des actes sexuels contre leur gré. Le fantasme du bel homme à cheval n'a rien à voir, et c'est un peu désolant de lier un enjeu social aussi important à des observations généralisées et généralisantes sur les goûts romantiques des femmes.


Aussi, selon moi, si Simone croit faussement que cette "culture" est en recrudescence, c'est parce que les rapports entre hommes et femmes ont beaucoup changé en un siècle. Il y a moins de 100 ans, dans plusieurs pays occidentaux (dont le nôtre), les femmes n'avaient pas le droit de vote, ne pouvaient pas travailler ou étudier dans des domaines réservés aux hommes. Un homme n'avait qu'à demander la main au père de sa bien-aimée pour avoir le droit de l'ensemencer et de passer sa vie avec elle. Nos codes sociaux n'ont juste pas été assez rapides à évoluer pour suivre tous ces changements. Dans un vieux Larousse du début du XXe siècle chez mes parents, la définition du mot "femme" est "compagne de l'homme".

Si ça se trouve, c'est remarquable à quel point cette "culture du viol" n'est pas plus répandue.

Je ne comprends pas ton point. La culture du viol n'est pas un enjeu strictement féminin, même si c'est un terme issu des études féministes.

Et le fait que la femme ne soit plus considéré comme un bien meuble pour l'homme qui la possède ne signifie aucunement que son intégrité sexuelle est préservée des menaces de violence sexuelle banalisées qui pullulent dans les discours dominants de notre société.

Bref, je ne vois même pas pourquoi on parle de ça.



C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

sharl

  • Taupe vaillante
La "culture" du viol
« Réponse #94 le: mars 03, 2014, 12:35:19 pm »
-2
Féministes: on s'entend.

Féministes "hystériques": il y a des féministes extrémistes qu'on peut considérer comme "hystériques" et le choix du qualificatif, tout freudien, fait un clin d'œil à l'histoire de la psychanalyse.

Féministes hystériques "en manque":   tient de l'hypothèse et ajouté volontairement pour provoquer, en sachant bien que cela (la femme mal baisée)  tient du lieu commun macho.  Un classique qu'il faudra dorénavant bannir de nos discussions,,,

M. Bonheur

  • Robophobe
    • Meilleur avec du banjo
La "culture" du viol
« Réponse #95 le: mars 03, 2014, 12:35:32 pm »
0
Ton incompréhension de la pertinence de mon discours montre notre point principal de dissension sur ce sujet.

Il serait débile de parler de réchauffement de la planète à des paysans du XVIIIe siècle comme il serait ridicule de parler de culture du viol à des Occidentaux pré-féminisme.

Tu t'attaques (avec raison) à un phénomène dû à un retour du balancier et semble négliger cette partie importante de l'équation. Pour que les gens fassent des blagues avec le viol, il faut tout d'abord qu'un interdit soit dressé avec ce sujet. Il n'y a rien de potentiellement drôle à raconter quelque chose de normal et d'habituel. Je crois que c'est principalement parce que le viol est un sujet plus difficile à encourager que des gens sentent le besoin de relâcher la pression en en parlant sur un ton léger.

Tu dis que je mélange des concepts qui n'ont rien à voir et moi, au contraire, je crois que tu omets de regarder le phénomène avec le recul et la perspective nécessaires.
Le message ci-haut est une boutade.

La "culture" du viol
« Réponse #96 le: mars 03, 2014, 12:44:50 pm »
0
J'ai tendance a juger que j'ai tort, parce-que Simone est de l'autre bord.

J'ai surement tort. Ca doit être grave comme geste, comme parole. Je ne m'en rend pas compte parce-que je baigne dans la culture du viol et de la misogynie.

Malheureusement, ce qui risque de changer chez moi, c'est ma vision de ces deux choses. Passeront de quelque chose d'automatiquement grave et sérieux, a quelque chose allant de banal a grave. Cas par cas.

Je vais craquer le terme. De menace de viol, je passerai a vraie de vraie menace de viol pour décrire ce que je perçois aujourd'hui comme une menace de viol, quelque chose qui était automatiquement grave. Si vous tenez a banaliser ce qu'est une menace de viol, en l'appliquant a ces quelques mots, allez-y. Moi je ne m'en ferai plus avec les menaces de viol.

Maintenant, vous avez raison, ceci est une menace de viol. Et qu'on se le dise, une menace de viol, c'est peu de chose et tout bon cowboys en fait une par semaine.

La culture du viol
« Réponse #97 le: mars 03, 2014, 12:53:30 pm »
0
J'viens de menacer ma conjointe de la passer au batte a son arrivé. OMFG!!!

J'vais lui dire tantôt que c'est faux, j'voudrais pas qu'elle soit imprudente au volant, passant sur les rouges et dépassant un autobus scolaire dans une zone de 30.


La culture du viol
« Réponse #98 le: mars 03, 2014, 13:02:41 pm »
+2
Je vais te punir avec ma graine.
-Hahahaha
-de kossé?
Je te menace de viol.
-J'ai failli m'étouffer.
-Depuis quand tu fais du sexetexte?
Ok, salut.
-T'es un petit coquin.



Johnny Clash

  • `````````````` ``
La culture du viol
« Réponse #99 le: mars 03, 2014, 13:06:32 pm »
0
Pontiak utilise les textos.

Ok, je suis vraiment le seul au monde à ne pas le faire maintenant.
*