Auteur Sujet: La culture du viol  (Lu 218380 fois)

La culture du viol
« le: mars 01, 2014, 11:33:23 am »
0
Un autre bel exemple du machisme et de la culture du viol qui règne parmi les associations étudiantes.

Le plus beau, c'est que les personnes qui ont émis les commentaires dégradants menacent de poursuivre l'étudiante parce qu'elle a dévoilé une conversation de nature privée (conversation au cours de laquelle on menaçait de la punir de manière sexuelle si elle gagnait ses élections, ce qui pourrait être considéré comme une menace réelle, mais bon, on va pas s'enfarger dans les fleurs du tapis, quand c'est privé, c'est privé).

C'est décourageant.
« Modifié: mars 03, 2014, 12:46:47 pm par ademine »
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #1 le: mars 01, 2014, 15:07:30 pm »
+1
Un exemple de machisme et de culture du viol qui règne parmi les associations étudiantes...

Comme si les paroles/gestes de certains imbéciles devraient être généralisés de la sorte...

La "culture" du viol
« Réponse #2 le: mars 01, 2014, 16:24:32 pm »
0
Si tu relis le sujet, c'est de ça dont on parlait durant toute cette dernière page, notamment les dénonciations d'agressions sexuelles durant la grève et le fait que certaines ont été "étouffées" pour ne pas nuire au militantisme.

Je suis tombée sur l'article ce matin et j'ai trouvé pertinent de montrer que cette attitude avait d'autres façons de se manifester dans les associations étudiantes.

C'est quelle partie de mon commentaire qui te laisse croire que je généralise au juste?
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

sharl

  • Taupe vaillante
La "culture" du viol
« Réponse #3 le: mars 01, 2014, 16:38:53 pm »
0
Voir s'ils allaient violer la fille si elle gagnait ses élections! Qui peut prendre ça au sérieux une seconde? J'imagine que Pauline a peur de subir le même sort,,,

C'est cru et déplacé soit! Mais dans le cadre d'une conversation privée entre étudiants qui badinent en jouant les machos. Bien évidemment, c'est de la confiture pour les féministes,,,

Cela dit, c'est intéressant et pertinent comme lien!
 

« Modifié: mars 01, 2014, 16:41:56 pm par sharl »

La "culture" du viol
« Réponse #4 le: mars 01, 2014, 18:20:20 pm »
0
La banalisation des blagues à caractère sexuel, et encore plus des blagues de viol, est l'un des aspects de la culture du viol, Sharl.

Bien sûr que "Someone punish her with their shaft" ne va pas mener à une réelle agression sexuelle, mais en prétendant que c'est trivial que des gens tiennent des propos dégradants à l'égard du sexe d'une femme dans la sphère publique (c'est public Facebook), on banalise la violence sexuelle et on se rapproche de la mince ligne où on l'encourage en disant rien.

C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

Jay.

  • Fifille Victimisante
La "culture" du viol
« Réponse #5 le: mars 01, 2014, 18:57:40 pm »
+2
Snookey, ces certains imbéciles-là doivent quand même être dénoncés et, en additionnant les exemples, on peut voir que la culture du viol est quand même présente à des endroits qu'on ne s'attendrait pas nécessairement, comme dans les milieux militants ou les associations étudiantes universitaires.

Ca me jette toujours à terre de voir quelqu'un parler en "blague" de corriger une fille avec son pénis, de la violer. Une fille est conne? Mauvaise à son poste? Vite vite faut la fourrer pour la remettre à sa place. WTF pour vrai.
J'avais une idée de signature géniale, mais je ne m'en rappelle plus.

sharl

  • Taupe vaillante
La "culture" du viol
« Réponse #6 le: mars 01, 2014, 19:51:24 pm »
-1
Franchement, c'est abusif et intellectuellement malhonnête de parler de "culture du viol" dans le cas présent.

Et, dans le contexte québécois, il serait mille fois plus pertinent de parler de l'hypersexualisation généralisée des filles qui commencent à jouer aux putes dès 12-13 ans que ce faux scandale de 4-5 gars qui déconnent un peu entre eux.

La seule chose vraiment regrettable dans toute cette histoire, c'est de voir ces jeunes francophones discuter entre eux en anglais.

MadChuck

  • Ing. BBQ
La "culture" du viol
« Réponse #7 le: mars 01, 2014, 20:00:15 pm »
-1
La seule chose vraiment regrettable dans toute cette histoire, c'est de voir ces jeunes francophones discuter entre eux en anglais.

Y'ont peut-être choisi l'université d'Ottawa principalement pour améliorer leur anglais cependant.

La "culture" du viol
« Réponse #8 le: mars 01, 2014, 21:22:36 pm »
+2
Il faut toutefois reconnaître que l'inverse est inexistant, c'est-à-dire des menaces de sodomie en cas de victoire pour un candidat masculin.

Le problème en demeure un de mentalité : une femme peut être menacée de sévices sexuels, alors qu'un homme, non. C'est à ce stade qu'on peut parler de "culture", comme une espèce d'inconscient collectif qui, admettant une hiérarchie fondée sur la force, qui rend cette forcesexuée et qui s'érige en fonction de ce critère, endosse et admet ce genre de commentaire dégradant. Il faut élargir l'analyse pour bien comprendre l'invisible qui s'exprime ici.

Un gars, tu peux lui péter la gueule.
Une fille, tu ne lui pètes pas la gueule : tu la violes.

C'est à ce niveau que s'exprime ce qu'on appelle "la culture du viol" : la violence contre les femmes est d'abord perçue de manière sexuelle, ce qui est malsain, on en conviendra.

« Modifié: mars 01, 2014, 21:31:30 pm par fourchette »

La "culture" du viol
« Réponse #9 le: mars 01, 2014, 21:39:18 pm »
+1
Absolument. Et encore, tu ne casses pas la gueule d'un homme juste parce qu'il est en position de pouvoir, alors qu'une femme qui accède
à une telle fonction est systématiquement victime de commentaires dégradants et de propos qui entrent dans la catégorie des "menaces de viols" faites à la blague.

Dans les faits, ce genre d'humour n'est pas à la baisse dans la société, il est en recrudescence, et il est préoccupant qu'un nombre considérable de personnes (parce que c'est loin d'être l'apanage des hommes) choisissent en premier lieu de s'attaquer à l'intégrité sexuelle d'une femme pour s'opposer à une tout autre chose.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

Jay.

  • Fifille Victimisante
La "culture" du viol
« Réponse #10 le: mars 01, 2014, 23:24:21 pm »
0
Fais un câlin à Fourchette pour moi, Simone!

Édit: dans le fond, faites-vous en un mutuellement sur mon bras ;)
« Modifié: mars 02, 2014, 09:28:52 am par Jay. »
J'avais une idée de signature géniale, mais je ne m'en rappelle plus.

¸Richard Enfer

La "culture" du viol
« Réponse #11 le: mars 02, 2014, 04:30:32 am »
0
Tout à fait d'accord avec les commentaires de Jay, Simone et fourchette. Pour la petite histoire, mentionnons les origines brébovines de deux des participants à cette sordide discussion. Elle est belle notre future élite.

sharl

  • Taupe vaillante
La "culture" du viol
« Réponse #12 le: mars 02, 2014, 09:14:11 am »
0
La seule chose qui a été violées ici, c'est le bon sens et l'intelligence.

Le seul blâme qu'on puisse porter contre ces étudiants est d'avoir nommément porté atteinte à la réputation de leur adversaire politique.

Pour ce qui serait ici d'une présumée "culture du viol", c'est de la pure bullshit. A ce compte-là, faudrait vider les écoles des étudiants mâles pour les faire parader au tribunal de l'Inquisition féministe.

Fourchette: "Le problème en demeure un de mentalité : une femme peut être menacée de sévices sexuels, alors qu'un homme, non. C'est à ce stade qu'on peut parler de "culture", comme une espèce d'inconscient collectif qui, admettant une hiérarchie fondée sur la force, qui rend cette forcesexuée et qui s'érige en fonction de ce critère, endosse et admet ce genre de commentaire dégradant. Il faut élargir l'analyse pour bien comprendre l'invisible qui s'exprime ici."

Les hommes peuvent aussi être menacés de sévices sexuels, notamment les sodomites. Quant à la sexualisation de la force, c'est tout simplement ancré dans la nature humaine. Bien sûr, on peut verser dans l'angélisme et, par vue de l'esprit, pasteuriser la sexualité humaine,,,

Effectivement, cette sexualisation de la force va ressurgir et souvent s'exprimer de manière plus ou moins consciente, "naturelle" et banale sous forme d'humour érotique ou de commentaires déplacés.   

Mais dans cette affaire, on en n'est pas dans la pathologie, les dérives et les viols de guerre. Quoiqu'il me faut, par objectivité, relever le contexte d'affrontement politique estudiantin.

Tout cela pour dire que, chez l'humain, l'humour érotique salace est une résurgence anodine, naturelle et saine de cette réalité qu'est la sexualisation de la force chez l'animal.   







   

« Modifié: mars 02, 2014, 10:11:32 am par sharl »

Richard Enfer

La "culture" du viol
« Réponse #13 le: mars 02, 2014, 09:33:55 am »
-1
La seule chose qui a été violées ici, c'est le bon sens et l'intelligence.

Le seul blâme qu'on puisse porter à ces étudiants est d'avoir nommément porté atteinte à la réputation de leur adversaire politique.

Pour ce qui serait ici d'une présumée "culture du viol", c'est de la pure bullshit. A ce compte-là, faudrait vider les écoles des étudiants mâles pour les faire parader au tribunal de l'Inquisition féministe.

Fourchette: "Le problème en demeure un de mentalité : une femme peut être menacée de sévices sexuels, alors qu'un homme, non. C'est à ce stade qu'on peut parler de "culture", comme une espèce d'inconscient collectif qui, admettant une hiérarchie fondée sur la force, qui rend cette forcesexuée et qui s'érige en fonction de ce critère, endosse et admet ce genre de commentaire dégradant. Il faut élargir l'analyse pour bien comprendre l'invisible qui s'exprime ici."

Les hommes peuvent aussi être menacés de sévices sexuels, notamment les sodomites. Quant à la sexualisation de la force, c'est tout simplement ancrée dans la nature humaine. Bien sûr, on peut verser dans l'angélisme et par vues de l'esprit pasteuriser la sexualité humaine,,,

Effectivement, cette sexualisation de la force va ressurgir et souvent s'exprimer de manière plus ou moins consciente, "naturelle" et banale sous forme d'humour érotique ou commentaires déplacés.   

Mais dans cette affaire, on en n'est pas dans la pathologie, les dérives et les viols de guerre.

Tout cela pour dire que, chez l'humain, l'humour érotique salace est une résurgence anodine, naturelle et saine de cette réalité qu'est la sexualisation de la force chez l'animal.   

Rappelle-nous la dernière fois où tu t'es trempé le pinceau ailleurs que dans un vieux bas blanc dédié à cet usage. Ton commentaire est la somme du discours mascu ambiant: Des hommes qui mettent le blâme de leur incompétence à être des humains avec des valeurs "normales" sur le dos du féminisme et se nourrissent d'un ressentiment collectif d'individus semblables pour se définir de victimes auto-proclamées.  Allez, bienvenue en 2014.

La "culture" du viol
« Réponse #14 le: mars 02, 2014, 11:07:55 am »
0
Chanson "officielle" de mon Bac, ça cadre dans votre definition de culture du viol ?

http://www.accueildroit2010.ulaval.ca/chanson_theme.html

rasemotte

  • Rahlala
La "culture" du viol
« Réponse #15 le: mars 02, 2014, 11:16:35 am »
0
Chanson "officielle" de mon Bac, ça cadre dans votre definition de culture du viol ?

http://www.accueildroit2010.ulaval.ca/chanson_theme.html
  C'est assurément dans la catégorie ''mauvais goût''.  Y'a tu juste moi qui n'arrive à trouver rien de drôle dans ce texte ?

La "culture" du viol
« Réponse #16 le: mars 02, 2014, 12:18:26 pm »
0
Tu devais être plate étudiant!

Berslak

  • Un texte.
La "culture" du viol
« Réponse #17 le: mars 02, 2014, 12:36:46 pm »
0
Chanson "officielle" de mon Bac, ça cadre dans votre definition de culture du viol ?

http://www.accueildroit2010.ulaval.ca/chanson_theme.html
  C'est assurément dans la catégorie ''mauvais goût''.  Y'a tu juste moi qui n'arrive à trouver rien de drôle dans ce texte ?

Moi non plus.

Mais ptete qu'à 19 ans avec ben de la boisson dans le corps et de la musique accompagnant le texte, l'ado attardé que j'étais aurais trouvé ça drôle un peu..


Dans le genre, j'aime beaucoup mieux "La ptite grenouille".
« Modifié: mars 02, 2014, 12:38:48 pm par Berslak »
Yeah! Une signature!

La "culture" du viol
« Réponse #18 le: mars 02, 2014, 12:41:44 pm »
0
La tune officielle de mon bac, c'était Tous les cris, les SOS (la version de Marie-Denise Pelletier).

On trouve encore ça drôle de la chanter (/hurler) en dansant en rond quand on est bien paquetés.

Et ça ne dénigre personne, d'aucune façon.

L'association que tu fais entre ne pas apprécier des propos vulgaires ou dégradants et être plate, c'est aussi un des symptômes de la culture du viol. C'est drôle, donc ce n'est pas grave. Trivialisation de l'enjeu.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #19 le: mars 02, 2014, 12:42:11 pm »
0
Citation de: Snookey
Tu devais être plate étudiant!

Au contraire, trouvez ça drôle dénote une absence totale de sens de l'humour. Il faut être borderline attardé pour écrire ça et penser que c'est drôle. Je ne serais pas plus indulgents envers les auteurs de tels inepties si elles avaient été écrites par des jeunes de secondaire 2 en cheminement particulier.

Richard Enfer

La "culture" du viol
« Réponse #20 le: mars 02, 2014, 12:45:38 pm »
0
Je suis convaincu que les femmes de la faculté chantent cette chanson avec beaucoup d'enthousiasme...

MadChuck

  • Ing. BBQ
La "culture" du viol
« Réponse #21 le: mars 02, 2014, 12:48:26 pm »
+3
Citation de: Snookey
Tu devais être plate étudiant!

Au contraire, trouvez ça drôle dénote une absence totale de sens de l'humour. Il faut être borderline attardé pour écrire ça et penser que c'est drôle. Je ne serais pas plus indulgents envers les auteurs de tels inepties si elles avaient été écrites par des jeunes de secondaire 2 en cheminement particulier.

Je pense que c'est sensé être une toune d'initiation non ? Donc volontairement mauvaise, pas drôle et de mauvais goût pour être gênant de le chanter en public.

La "culture" du viol
« Réponse #22 le: mars 02, 2014, 13:04:32 pm »
0
Un exemple de machisme et de culture du viol qui règne parmi les associations étudiantes...

Comme si les paroles/gestes de certains imbéciles devraient être généralisés de la sorte...

Exactement, comment essayer de culbabiliser l'ensemble pour la connerie de quelques uns. N'importe quoi.

Wolfkiller

  • mi-homme, mi-cannabis
La "culture" du viol
« Réponse #23 le: mars 02, 2014, 13:11:32 pm »
0
Coudonc, ça semble donc ben broche à foin l'université? Des profs qui enseignent pas leurs propres cours, des chansons-thème de pénis poilus... wtf? C'est pas sensé être structuré et efficace?

J'ai soudainement moins de regrets de n'y être jamais allé ;)
Cosmos without hatred
Diamond stars of cosmic light
Quasars shine through endless nights

La "culture" du viol
« Réponse #24 le: mars 02, 2014, 13:28:06 pm »
+6
Je sais que le terme culture du viol fait tiquer quelques uns, mais il faut comprendre que c'est un terme issu des études féministes, et donc compris dans le grand cercle des études sociologiques. En sociologie, la culture a une définition particulière qui est différente de celle qui est généralement admise par tous (ensemble des connaissances ou des acquis de l'être humain).

La culture, au sens sociologique du terme, c'est ce qui distingue une société d'une autre. Michel de Certeau avait une belle expression pour résumer la chose, il disait: "les arts de faire". La façon de cuisiner, la façon de parler (les fameux accents), les sports nationaux, les goûts culturels... Toutes ces choses sont englobées par le terme "culture", qui peut être défini comme "l'ensemble des structures sociales et des manifestations intellectuelles, artistiques, religieuses qui définissent une civilisation, une société par rapport à une autre".

L'expression culture du viol doit être comprise dans cette définition de la culture, c'est à dire une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle. C'est donc une culture qui n'a pas mis en place un système suffisamment cohérent de stigmatisation, de dénonciation et de prévention de la violence sexuelle, c'est-à-dire une culture au sein de laquelle il est possible de banaliser la violence sexuelle sans que cela ne soit systématiquement condamné. Certaines sociétés ont une culture du viol beaucoup plus agressive (c'est le cas des sociétés où il est normal de violer quelqu'un pour le punir et/ou le guérir de son orientation sexuelle, ou des sociétés où il est normal de ne pas demander le consentement d'une femme avant l'acte sexuel puisque la femme doit obligatoirement se conformer au désir de l'homme, par exemple), mais la culture nord-américaine n'est clairement pas blanche comme neige à ce sujet.

La banalisation de la violence sexuelle, c'est:

  • Quand on fait des blagues qui impliquent des propos dégradants ou violents sexuellement et qu'on se dédouane de la portée de nos paroles sous le couvert de l'humour
  • Quand on utilise un vocabulaire sexuel pour valider une relation de pouvoir, même quand c'est à la blague ou avec l'intention de rigoler (parce non, dire "t'es ma pute" à son partenaire, ça n'a rien d'anodin)
  • Quand on dit aux femmes quels vêtements porter et quels endroits éviter, parce qu'on suppose qu'elles portent au moins une partie du fardeau de l'agression sexuelle quand elles sont victimes (rappelez-vous la délicieuse discussion qu'on a eu ici au sujet de Lara Logan...)
  • Quand on blâme des victimes d'agression sexuelle pour leur agression, parce qu'elles n'auraient pas dû suivre leur agresseur (c'est ce que Gilles Proulx disait de la petite fille battue et laissée pour morte, ça et le fait qu'elle était une petite charrue, notamment), parce qu'elles n'auraient pas dû avoir des contacts intimes avec une personne tout en lui refusant son consentement sexuel parce que c'est jouer avec le feu (voir plus haut dans cette même discussion), parce qu'elles n'auraient pas dû laisser leur verre d'alcool sans surveillance, etc.
  • Quand on oblige les jeunes victimes de viol collectif à changer d'école parce qu'on n'a pas le courage de prendre les mesures disciplinaires qui s'imposent à l'égard des agresseurs et qu'il est plus simple de déplacer la victime que les 5-6-7-10 gars qui lui sont passés dessus juste parce qu'elle était passed out
  • Quand on banalise les violences sexuelles faites en prison parce qu'on considère que le viol fait partie des éléments dissuasifs face à l'incarcération/parce qu'on pense que c'est le prix à payer pour avoir commis un tout autre crime
  • Quand on prétend que les travailleurs du sexe ne peuvent subir de violence sexuelle puisque que c'est leur job d'échanger des faveurs sexuelles contre de l'argent, ou quand on refuse d'endosser des projets de loi permettant aux travailleurs du sexe d'offrir leurs services dans des endroits où ils sont en sécurité parce qu'on refuse de reconnaître qu'il s'agit d'un vrai travail
  • Quand on considère que la violence sexuelle ne peut exister entre conjoints ou époux et qu'une agression sexuelle à l'intérieur d'une relation conjugale n'est qu'un peu de sexe "à la dure"
  • Quand les activités d'intégration dans les universités sont truffées de mises en scène pour reproduire des discours sexuels de hiérarchisation ou de domination, comme les Pimps et les Putes Zèbres de Comm-UQAM, et qu'on taxe les gens qui dénoncent ces pratiques de coincées ou de mal-baisées parce qu'il n'y a rien de mal à établir des rapports sexuels de domination entre des gens qui ne se connaissent même pas (mettons...)
  • Quand on examine l'histoire de Woody Allen et de sa fille adoptive, Dylan, et qu'on écrit un article pour dire qu'il est impossible que Woody Allen ait agressé sa fille dans un petit grenier fermé puisqu'il est claustrophobe (et qu'on considère avoir ainsi sauvé les meubles et qu'il n'y a plus lieu de penser à cette histoire)
  • Quand on banalise la violence verbale ou psychologique à caractère sexuel pour la simple et bonne raison qu'elle ne mènera jamais à la violence sexuelle physique (c'est arrivé ici même, dans cette discussion)

Des choses qui arrivent quotidiennement, pour lesquelles nous sommes tous capables de nommer un exemple, et qui ne nous apparaissaient même pas comme un symptôme de la culture du viol tellement elles sont répandues et tacitement acceptées par le discours dominant (n'est-ce pas que vous n'aviez jamais pensé qu'il fallait dénoncer les violences sexuelles vécues en prison?).

Le mot culture vous dérange, soit, mais il est approprié pour décrire un ensemble de traits culturels qui émergent de notre société et qui la caractérisent.

Ce qui est bien avec la culture, cependant, c'est qu'elle définit un ensemble d'individus, pas les individus à proprement parler. Personne n'est obligé de consentir à la culture du viol, ni n'est obligé d'y prendre part. Mais il faut quand même commencer par prendre conscience qu'elle existe....

« Modifié: mars 02, 2014, 13:37:33 pm par Simone »
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #25 le: mars 02, 2014, 13:46:23 pm »
+1
Un exemple de machisme et de culture du viol qui règne parmi les associations étudiantes...

Comme si les paroles/gestes de certains imbéciles devraient être généralisés de la sorte...

Exactement, comment essayer de culbabiliser l'ensemble pour la connerie de quelques uns. N'importe quoi.

Je pense bien avoir démonté cet argument dans mon précédent message. Le terme culture décrit un ensemble social, aucunement "un individu" "des individus" ou "un groupe d'individus" liés à l'ensemble. Quand tu dis que c'est n'importe quoi, que ce sont des conneries et que c'est le fait d'un petit nombre d'individus, ce que tu dis, c'est qu'on ne doit pas en parler parce que ce n'est pas grave. Qu'on ne doit pas en parler parce que ça ne compte pas.

Tu banalises. Tu atténues.

Bref, tu fais juste me donner raison.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #26 le: mars 02, 2014, 13:57:37 pm »
0
Citation de: Snookey
Tu devais être plate étudiant!

Au contraire, trouvez ça drôle dénote une absence totale de sens de l'humour. Il faut être borderline attardé pour écrire ça et penser que c'est drôle. Je ne serais pas plus indulgents envers les auteurs de tels inepties si elles avaient été écrites par des jeunes de secondaire 2 en cheminement particulier.

Je pense que c'est sensé être une toune d'initiation non ? Donc volontairement mauvaise, pas drôle et de mauvais goût pour être gênant de le chanter en public.

Ben oui exactement... faudrait arrêter de tout prendre au sérieux aussi...

@Richard, le bac est peuplé de 65% de filles et personne ne s'est plaint de cette chanson qui est présente depuis un grand nombre d'année!

En fait c'est une vieille chanson paillarde française.

La "culture" du viol
« Réponse #27 le: mars 02, 2014, 14:49:02 pm »
0
Un exemple de machisme et de culture du viol qui règne parmi les associations étudiantes...

Comme si les paroles/gestes de certains imbéciles devraient être généralisés de la sorte...

Exactement, comment essayer de culpabiliser l'ensemble pour la connerie de quelques uns. N'importe quoi.

Je pense bien avoir démonté cet argument dans mon précédent message. Le terme culture décrit un ensemble social, aucunement "un individu" "des individus" ou "un groupe d'individus" liés à l'ensemble.


Le terme culture, tu essaies de l'aseptiser, mais il veut bien dire que ce cas là n'est pas isolé, qu'il faut partie d'une culture du viol et donc que beaucoup d'autres personnes ont tenu ce genre de propos, de sorte que maintenant ça fait partie de la "culture" dans les associations étudiantes, un peu comme le travail au noir fait partie de la culture dans la construction.

On peut dénoncer ces personnes, et dire que leurs propos sont inacceptables sans tout mélanger et dire que ça fait partie d'une "culture du viol". C'est de l'exagération grossière.

Maintenant, tu peux bien me dire que j'atténue, que je banalise, ce n'est qu'un stratégie pour me faire passer pour le méchant au lieu de discuter sereinement.
« Modifié: mars 02, 2014, 15:11:17 pm par megalomarc »

MadChuck

  • Ing. BBQ
La "culture" du viol
« Réponse #28 le: mars 02, 2014, 18:27:44 pm »
0
Des choses qui arrivent quotidiennement, pour lesquelles nous sommes tous capables de nommer un exemple, et qui ne nous apparaissaient même pas comme un symptôme de la culture du viol tellement elles sont répandues et tacitement acceptées par le discours dominant (n'est-ce pas que vous n'aviez jamais pensé qu'il fallait dénoncer les violences sexuelles vécues en prison?).

Y'a une légende urbaine (qui est peut-être vrai et probablement dure à vérifier) qui dit que depuis quelques années à cause des hauts taux d'incarcération, il y aurait plus d'homme que de femme violé aux états-unis.

P.S. Beaucoup d'élément dans ton discours peuvent être aussi transcris pour certains type de crime financié (comme Vincent Lacroix) à qui ont met aussi assez ouvertement le blâme sur la victime, donne des trucs aux gens pour ne pas tomber dans le panneau et donne des sentences assez bonbon.

La "culture" du viol
« Réponse #29 le: mars 02, 2014, 19:10:08 pm »
0
Chanson "officielle" de mon Bac, ça cadre dans votre definition de culture du viol ?

http://www.accueildroit2010.ulaval.ca/chanson_theme.html

C'est une chanson paillarde. Drôle pas drôle c'est pas vraiment la question c'est paillard point barre. Une chanson de salle de garde comme on disait dans le temps.

https://www.youtube.com/watch?v=TZMdab0HoV8


La "culture" du viol
« Réponse #30 le: mars 02, 2014, 19:28:37 pm »
0
La banalisation de la violence sexuelle, c'est:
  • Quand on fait des blagues qui impliquent des propos dégradants ou violents sexuellement et qu'on se dédouane de la portée de nos paroles sous le couvert de l'humour
  • Quand on utilise un vocabulaire sexuel pour valider une relation de pouvoir, même quand c'est à la blague ou avec l'intention de rigoler (parce non, dire "t'es ma pute" à son partenaire, ça n'a rien d'anodin)
  • Quand on dit aux femmes quels vêtements porter et quels endroits éviter, parce qu'on suppose qu'elles portent au moins une partie du fardeau de l'agression sexuelle quand elles sont victimes (rappelez-vous la délicieuse discussion qu'on a eu ici au sujet de Lara Logan...)
  • Quand on blâme des victimes d'agression sexuelle pour leur agression, parce qu'elles n'auraient pas dû suivre leur agresseur (c'est ce que Gilles Proulx disait de la petite fille battue et laissée pour morte, ça et le fait qu'elle était une petite charrue, notamment), parce qu'elles n'auraient pas dû avoir des contacts intimes avec une personne tout en lui refusant son consentement sexuel parce que c'est jouer avec le feu (voir plus haut dans cette même discussion), parce qu'elles n'auraient pas dû laisser leur verre d'alcool sans surveillance, etc.
  • Quand on oblige les jeunes victimes de viol collectif à changer d'école parce qu'on n'a pas le courage de prendre les mesures disciplinaires qui s'imposent à l'égard des agresseurs et qu'il est plus simple de déplacer la victime que les 5-6-7-10 gars qui lui sont passés dessus juste parce qu'elle était passed out
  • Quand on banalise les violences sexuelles faites en prison parce qu'on considère que le viol fait partie des éléments dissuasifs face à l'incarcération/parce qu'on pense que c'est le prix à payer pour avoir commis un tout autre crime
  • Quand on prétend que les travailleurs du sexe ne peuvent subir de violence sexuelle puisque que c'est leur job d'échanger des faveurs sexuelles contre de l'argent, ou quand on refuse d'endosser des projets de loi permettant aux travailleurs du sexe d'offrir leurs services dans des endroits où ils sont en sécurité parce qu'on refuse de reconnaître qu'il s'agit d'un vrai travail
  • Quand on considère que la violence sexuelle ne peut exister entre conjoints ou époux et qu'une agression sexuelle à l'intérieur d'une relation conjugale n'est qu'un peu de sexe "à la dure"
  • Quand les activités d'intégration dans les universités sont truffées de mises en scène pour reproduire des discours sexuels de hiérarchisation ou de domination, comme les Pimps et les Putes Zèbres de Comm-UQAM, et qu'on taxe les gens qui dénoncent ces pratiques de coincées ou de mal-baisées parce qu'il n'y a rien de mal à établir des rapports sexuels de domination entre des gens qui ne se connaissent même pas (mettons...)
  • Quand on examine l'histoire de Woody Allen et de sa fille adoptive, Dylan, et qu'on écrit un article pour dire qu'il est impossible que Woody Allen ait agressé sa fille dans un petit grenier fermé puisqu'il est claustrophobe (et qu'on considère avoir ainsi sauvé les meubles et qu'il n'y a plus lieu de penser à cette histoire)
  • Quand on banalise la violence verbale ou psychologique à caractère sexuel pour la simple et bonne raison qu'elle ne mènera jamais à la violence sexuelle physique (c'est arrivé ici même, dans cette discussion)

Intéressant comme liste, on pourrait sûrement trouver beaucoup d'équivalents pour décrire une culture de violence en général.

J'ai du mal à voir le premier point comme quelque chose de négatif. Chaque jour, on peut entendre des tas de jokes impliquant à peu près chaque crime imaginable, qui peuvent être de très mauvais goût et pas drôles comme dans le cas de l'association étudiante ici, ou plus habiles, disons l'épisode de South Park sur Indiana Jones 4.  Il devrait y avoir à peu près aucun sujet tabou en humour, que des bonnes et mauvaises façons d'aborder un sujet.
« Modifié: mars 02, 2014, 19:34:36 pm par Le pape »

La "culture" du viol
« Réponse #31 le: mars 02, 2014, 19:36:31 pm »
0
Le terme culture, tu essaies de l'aseptiser, mais il veut bien dire que ce cas là n'est pas isolé, qu'il faut partie d'une culture du viol et donc que beaucoup d'autres personnes ont tenu ce genre de propos, de sorte que maintenant ça fait partie de la "culture" dans les associations étudiantes, un peu comme le travail au noir fait partie de la culture dans la construction.

Ce n'est pas du tout ce que j'ai dit.

Voici précisément ce que j'ai dit.

L'expression culture du viol doit être comprise dans cette définition de la culture, c'est à dire une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle. C'est donc une culture qui n'a pas mis en place un système suffisamment cohérent de stigmatisation, de dénonciation et de prévention de la violence sexuelle, c'est-à-dire une culture au sein de laquelle il est possible de banaliser la violence sexuelle sans que cela ne soit systématiquement condamné.

On peut dénoncer ces personnes, et dire que leurs propos sont inacceptables sans tout mélanger et dire que ça fait partie d'une "culture du viol". C'est de l'exagération grossière.

Maintenant, tu peux bien me dire que j'atténue, que je banalise, ce n'est qu'un stratégie pour me faire passer pour le méchant au lieu de discuter sereinement.

En quoi est-ce de l'exagération? J'ai expliqué que l'expression "culture du viol" était liée à la banalisation de la violence sexuelle et j'ai fait une liste d'exemples précis de formes de banalisation auxquelles nous sommes confrontés chaque jour.

À moins que tu ne démontres que mes exemples sont faux ou peu communs, je ne vois pas comment tu peux te contenter de dire que c'est de l'exagération et penser qu'il s'agit là d'un argument de poids.

Et le fait de démontrer que ta façon de répondre en disant que les actions d'une minorité ne sont pas un problème est en fait une partie du problème ne signifie pas non plus que je ne discute pas sereinement. Trouve autre chose.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #32 le: mars 02, 2014, 19:44:44 pm »
+1
La banalisation de la violence sexuelle, c'est:
(..)

Intéressant comme liste, on pourrait sûrement trouver beaucoup d'équivalents pour décrire une culture de violence en général.

J'ai du mal à voir le premier point comme quelque chose de négatif. Chaque jour, on peut entendre des tas de jokes impliquant à peu près chaque crime imaginable, qui peuvent être de très mauvais goût et pas drôles comme dans le cas de l'association étudiante ici, ou plus habiles, disons l'épisode de South Park sur Indiana Jones 4.  Il devrait y avoir à peu près aucun sujet tabou en humour, que des bonnes et mauvaises façons d'aborder un sujet.

Pour ta première phrase, tu as absolument raison. Il y a d'ailleurs une corrélation assez forte des traits que l'on associe à la culture du viol dans les sociétés où il y a beaucoup d'homophobie, de sexisme, d'intégrisme religieux (et donc, en général, beaucoup d'oppression et de rejet de la différence).

Pour le reste, et bien, c'est une question de point de vue, mais on dirait que dans une société où il est possible de rire de tout, on repousse constamment la limite de ce qui est transgressif, et ça peut devenir dangereux de ne plus avoir de limite claire quant à ce qui est acceptable ou non (surtout en matière de consentement sexuel, d'où la recrudescence des cas de "date rape" ou de "gray rape"). Il y a bien sûr différentes grilles de lectures pour toutes sortes de situations, et je ne suis pas nécessairement pour le maintien de tabou, mais l'humour prend part à la banalisation d'une façon ou d'une autre.
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #33 le: mars 02, 2014, 19:45:17 pm »
0
P.S. Beaucoup d'élément dans ton discours peuvent être aussi transcris pour certains type de crime financié (comme Vincent Lacroix) à qui ont met aussi assez ouvertement le blâme sur la victime, donne des trucs aux gens pour ne pas tomber dans le panneau et donne des sentences assez bonbon.

Absolument d'accord.

Mais c'est un tout autre sujet. ;)
C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

La "culture" du viol
« Réponse #34 le: mars 03, 2014, 06:10:51 am »
0

    • Quand on fait des blagues qui impliquent des propos dégradants ou violents sexuellement et qu'on se dédouane de la portée de nos paroles sous le couvert de l'humour
    J'en suis.
    • Quand on utilise un vocabulaire sexuel pour valider une relation de pouvoir, même quand c'est à la blague ou avec l'intention de rigoler (parce non, dire "t'es ma pute" à son partenaire, ça n'a rien d'anodin)
    Oui, pas de problème avec ca.
    • Quand on dit aux femmes quels vêtements porter et quels endroits éviter, parce qu'on suppose qu'elles portent au moins une partie du fardeau de l'agression sexuelle quand elles sont victimes (rappelez-vous la délicieuse discussion qu'on a eu ici au sujet de Lara Logan...)
    C'est le cas. D'ailleurs la cage aux lions n'est pas un bon endroit pour manger au zoo.
    • Quand on blâme des victimes d'agression sexuelle pour leur agression, parce qu'elles n'auraient pas dû suivre leur agresseur (c'est ce que Gilles Proulx disait de la petite fille battue et laissée pour morte, ça et le fait qu'elle était une petite charrue, notamment), parce qu'elles n'auraient pas dû avoir des contacts intimes avec une personne tout en lui refusant son consentement sexuel parce que c'est jouer avec le feu (voir plus haut dans cette même discussion), parce qu'elles n'auraient pas dû laisser leur verre d'alcool sans surveillance, etc.
    C'est la cas. L'être humain est une sale bête avec de puissantes pulsions. N'ayez pas confiance. méfiez vous.
    • Quand on oblige les jeunes victimes de viol collectif à changer d'école parce qu'on n'a pas le courage de prendre les mesures disciplinaires qui s'imposent à l'égard des agresseurs et qu'il est plus simple de déplacer la victime que les 5-6-7-10 gars qui lui sont passés dessus juste parce qu'elle était passed out
    Bof. Pas clair.
    • Quand on banalise les violences sexuelles faites en prison parce qu'on considère que le viol fait partie des éléments dissuasifs face à l'incarcération/parce qu'on pense que c'est le prix à payer pour avoir commis un tout autre crime
    Ca dépend pour qui et quel crime. Mais oui, je banalise ca, et je confirme que c'est tres dissuasif.
    • Quand on prétend que les travailleurs du sexe ne peuvent subir de violence sexuelle puisque que c'est leur job d'échanger des faveurs sexuelles contre de l'argent, ou quand on refuse d'endosser des projets de loi permettant aux travailleurs du sexe d'offrir leurs services dans des endroits où ils sont en sécurité parce qu'on refuse de reconnaître qu'il s'agit d'un vrai travail
    Qu'est-ce qu'il manque ici, le consentement ou le paiement?
    • Quand on considère que la violence sexuelle ne peut exister entre conjoints ou époux et qu'une agression sexuelle à l'intérieur d'une relation conjugale n'est qu'un peu de sexe "à la dure"
    Pas clair. Pas mon cas, mais violer sa propre conjointe, bof.
    • Quand les activités d'intégration dans les universités sont truffées de mises en scène pour reproduire des discours sexuels de hiérarchisation ou de domination, comme les Pimps et les Putes Zèbres de Comm-UQAM, et qu'on taxe les gens qui dénoncent ces pratiques de coincées ou de mal-baisées parce qu'il n'y a rien de mal à établir des rapports sexuels de domination entre des gens qui ne se connaissent même pas (mettons...)
    Des adultes peuvent faire les mises en scène qu'ils veulent. On y participe, ou pas.
    • Quand on examine l'histoire de Woody Allen et de sa fille adoptive, Dylan, et qu'on écrit un article pour dire qu'il est impossible que Woody Allen ait agressé sa fille dans un petit grenier fermé puisqu'il est claustrophobe (et qu'on considère avoir ainsi sauvé les meubles et qu'il n'y a plus lieu de penser à cette histoire)
    Bof.
    • Quand on banalise la violence verbale ou psychologique à caractère sexuel pour la simple et bonne raison qu'elle ne mènera jamais à la violence sexuelle physique (c'est arrivé ici même, dans cette discussion)
    J'entends 40 fois pire. Faudrait voir entre un ''elle j'y crisserais ca dans le cul'' et un ''elle j'vas lui crisser ca dans le cul''. Le premier est correct, le deuxième est suspect.
    [/list]


    COMMENT CA QUE JE BANALISE LA VIOLENCE SEXUELLE?

    « Modifié: mars 03, 2014, 06:15:57 am par Pontiak »

    La "culture" du viol
    « Réponse #35 le: mars 03, 2014, 06:31:30 am »
    0

    Un gars, tu peux lui péter la gueule.
    Une fille, tu ne lui pètes pas la gueule : tu la violes.

    C'est à ce niveau que s'exprime ce qu'on appelle "la culture du viol" : la violence contre les femmes est d'abord perçue de manière sexuelle, ce qui est malsain, on en conviendra.



    Ca serait plus sain une culture de la frappe ou l'on menacerait la femme de la même sorte de violence que l'homme, c'est a dire une menace de lui fracturer les os du visage?

    Entre me faire détruire le visage, perdre la vision d'un œil, subir des opérations chirurgicales pour implanter des plaques en titane, avoir la mâchoire déformée, souffrir de migraine a vie, ou me faire enculer (insérer un organe dans un de mes orifices sans causer de lésions permanentes ou maladie), j'y vais pour l'enculage et par 3 fois.

    La "culture" du viol
    « Réponse #36 le: mars 03, 2014, 06:46:36 am »
    0

    La "culture" du viol
    « Réponse #37 le: mars 03, 2014, 07:14:45 am »
    0
    Je ne vois pas en quoi la menace sexuelle serait pire que les autres types de menace.

    Elle me semble moins pire quand je la mets en comparaison avec les autres sévices qu'on pourrait me faire subir, et mettre son pénis dans ma bouche, de force, jusqu'à éjaculation, ou se frotter la vulve sur ma face pendant 45 minutes, me semble bien en bas de l'échelle de la violence. Alors je mets cette menace a son niveau. (Détruire ma bouche (casser la gueule, lésions), me semble pire.)

    Mais si ces jeunes avaient menacé, sur leur FB, de casser la gueule a leur rivaux mâles, y'aurait pas de scandale. Ca doit bien arriver 600 fois par jour, au Québec seulement. D'ailleurs la totalité des jeunes garcons ont a se lever un matin, se rendre a l'école, la peur au ventre, et faire face a cette menace. Les femmes, en majorité, vont passer leur vie sans avoir a dealer avec ca.
    « Modifié: mars 03, 2014, 07:19:08 am par Pontiak »

    Richard Enfer

    La "culture" du viol
    « Réponse #38 le: mars 03, 2014, 07:46:20 am »
    0
    Tu t'es demandé ce que ta reine si des quidams tenaient des propos semblables à ceux auquel Madame Roy a eu droit? Ta mère? Ta soeur?

    Si tu connaissais les femmes, tu saurais que le rapport qu'elles ont avec leur corps est totalement différent de celui des hommes. Leur génitalité est lié à leur "corps" émotif et que leurs vagins ne peuvent connaître de transgressions. Bien des femmes m'ont déjà confié qu'elles préféraient se faire défoncer la gueule, se faire casser les jambes que de se faire pénétrer de force. Et entre toi, moi et la boîte à beurre, quel plaisir de pénétrer une fille sèche si ce n'est que pour la finalité de l'humilier?

    D'ailleurs, imagine-toi en dedans pis 5 taupins en profitent que t'échappes ta barre de savon dans les douches et se décident à te faire, j'imagine que tu vas passer la semaine qui suit humilié et en tite boule en train de vider toutes les larmes de ton corps et quand tu vas sortir, je suis pas mal certain que ta Reine va devoir te réapprivoiser et ça va être long.

    Richard Enfer

    La "culture" du viol
    « Réponse #39 le: mars 03, 2014, 08:00:50 am »
    0
    Tu t'es demandé ce que ta reine ressentirait, si des quidams tenaient des propos semblables à ceux auxquels Madame Roy a eu droit? Ta mère? Ta sœur?

    Si tu connaissais les femmes, tu saurais que le rapport qu'elles ont avec leur corps est totalement différent de celui des hommes. Leur génitalité est liée à leur "corps" émotif et que leurs vagins ne peuvent connaître de transgressions. Bien des femmes m'ont déjà confié qu'elles préféraient se faire défoncer la gueule ou se faire casser les jambes que de se faire pénétrer de force. Et entre toi, moi et la boîte à beurre, quel plaisir de pénétrer une fille sèche si ce n'est que pour la finalité de l'humilier?

    D'ailleurs, imagine-toi en dedans pis 5 taupins en profitent que t'échappes ta barre de savon dans les douches et se décident à te faire, j'imagine que tu vas passer la semaine qui suit humilié et en tite boule en train de vider toutes les larmes de ton corps et quand tu vas sortir, je suis pas mal certain que ta Reine va devoir te réapprivoiser et ça va être long.

    La "culture" du viol
    « Réponse #40 le: mars 03, 2014, 08:24:51 am »
    0
    Bien-sûr, vous voudrez tous vous présenter comme grand défenseur des femmes. Pitié.

    Citer
    D'ailleurs, imagine-toi en dedans pis 5 taupins en profitent que t'échappes ta barre de savon dans les douches et se décident à te faire, j'imagine que tu vas passer la semaine qui suit humilié et en tite boule en train de vider toutes les larmes de ton corps et quand tu vas sortir, je suis pas mal certain que ta Reine va devoir te réapprivoiser et ça va être long.

    J'aime mieux pleurer en boule, que de me vider de mon sang et de perdre définitivement, les capacités physiques a me venger. Se faire pénétrer dans un orifice concu a cet effet, est mieux que de se faire pénétrer la ou il n'y a pas d'orifice. C'est une violence moindre.

    Citer
    Tu t'es demandé ce que ta reine si des quidams tenaient des propos semblables à ceux auquel Madame Roy a eu droit?

    Ma Reine sera défiante et je n'ai aucune crainte que la sécurité physique de celui qui osera bouger d'un poil, sera plus sérieusement en jeu que la sienne. C'est toute une femme. D'ailleurs, cette menace risque d'être impossible a rendre, a moins d'être nécrophile.

    Ce que vous direz, parce-que la société vous l'a enseigné, c'est que cette menace est pire que les autres. Moi je dis qu'elle ne l'est pas, et que sa vraie place est plus basse dans l'échelle.

    J'aime mieux me faire enculer par tes 5 taupins, 3 heures de temps, par semaine, me faire pénétrer l'anus par leur graine, que de me faire pénétrer, et une seule fois, un poumon, un rein, le foie, par un morceau de plastique bien propre. Force moi a faire un choix, et je te réponds. La possibilité de vengeance sèchera vite mes larmes.



    La "culture" du viol
    « Réponse #41 le: mars 03, 2014, 08:35:40 am »
    -1

    Hey, franchement, grosse tempête dans un verre d'eau : Universités canadiennes: une étudiante dénonce la culture du viol

    Une criss de folle !

    C'est quoi son objectif déjà ?  ah oui, contrôler ce que les gens ont envie de se dire en privé.  Beau programme !  On va l'avoir notre société lisse et parfaite où l'homme est placé en état de péché constant, même dans sa propre tête.

    Vous regrettez quoi de l'époque où le Québec était religieux au juste ?

    La "culture" du viol
    « Réponse #42 le: mars 03, 2014, 08:37:05 am »
    0
    Bien des femmes m'ont déjà confié qu'elles préféraient se faire défoncer la gueule, se faire casser les jambes que de se faire pénétrer de force.

    Les hommes te diront la même chose. Personne n'osera dire autrement. J'vais le faire.

    Je garde mes jambes intactes.

    sharl

    • Taupe vaillante
    La "culture" du viol
    « Réponse #43 le: mars 03, 2014, 08:40:59 am »
    0
    Si tu connaissais les femmes,

    V'là que Pontiak ne connaît rien aux femmes. Prends des notes, Richard va tout t'expliquer,,,

    Bien des femmes m'ont déjà confié qu'elles préféraient se faire défoncer la gueule ou se faire casser les jambes que de se faire pénétrer de force.

    Une vraie fixation! Faut croire qu'il parle de ça avec toutes les femmes qu'il rencontre. Pourquoi?

    Quant à la définition de "culture du viol" de Simone, c'est une définition taillée sur mesure. La "culture du viol" est alors à prendre au même titre que la "culture de la carotte" ou d'une recette,,, Tu fais ceci, ceci,  puis ceci  et au final t'arrivera à la carotte, tout en ne faisant pas cela, cela, puis cela. Mais le problème dans notre affaire, tu ne serais jamais arrivé au viol, car ce n'était absolument pas dans l'intention des étudiants qui, par ailleurs, sont fort probablement dans la réalité de la vie des personnes qui aiment et  respectent les femmes. On a complètement dénaturé leurs propos et leur personne. Et ça, c'était un viol, un viol vrai et effectif.

    Tout est dénaturé dans cette affaire. Et qu'on bannisse l'humour érotique, tout comme celui sur les blondes, les nains, les roux, les newfies, les tapettes, les gros, etc.



     
    « Modifié: mars 03, 2014, 08:42:46 am par sharl »

    La "culture" du viol
    « Réponse #44 le: mars 03, 2014, 08:48:35 am »
    0
    Bien-sûr, vous voudrez tous vous présenter comme grand défenseur des femmes. Pitié.

    Citer
    D'ailleurs, imagine-toi en dedans pis 5 taupins en profitent que t'échappes ta barre de savon dans les douches et se décident à te faire, j'imagine que tu vas passer la semaine qui suit humilié et en tite boule en train de vider toutes les larmes de ton corps et quand tu vas sortir, je suis pas mal certain que ta Reine va devoir te réapprivoiser et ça va être long.

    J'aime mieux pleurer en boule, que de me vider de mon sang et de perdre définitivement, les capacités physiques a me venger. Se faire pénétrer dans un orifice concu a cet effet, est mieux que de se faire pénétrer la ou il n'y a pas d'orifice. C'est une violence moindre.

    Citer
    Tu t'es demandé ce que ta reine si des quidams tenaient des propos semblables à ceux auquel Madame Roy a eu droit?

    Ma Reine sera défiante et je n'ai aucune crainte que la sécurité physique de celui qui osera bouger d'un poil, sera plus sérieusement en jeu que la sienne. C'est toute une femme. D'ailleurs, cette menace risque d'être impossible a rendre, a moins d'être nécrophile.

    Ce que vous direz, parce-que la société vous l'a enseigné, c'est que cette menace est pire que les autres. Moi je dis qu'elle ne l'est pas, et que sa vraie place est plus basse dans l'échelle.

    J'aime mieux me faire enculer par tes 5 taupins, 3 heures de temps, par semaine, me faire pénétrer l'anus par leur graine, que de me faire pénétrer, et une seule fois, un poumon, un rein, le foie, par un morceau de plastique bien propre. Force moi a faire un choix, et je te réponds. La possibilité de vengeance sèchera vite mes larmes.

    Quel drôle d'argument. La violence sexuelle n'est pas une alternative à la violence physique. Ce n'est pas un choix à faire entre se faire pêter la gueule ou se faire violer. Bien sûr que la violence sexuelle laisse moins de traces et de séquelles physiques (et encore, ça dépend), mais ses séquelles psychologiques sont importantes.

    Et tes préférences n'ont pas grand chose à voir avec le fait que notre société tend à consentir à la violence sexuelle. Ce n'est clairement pas l'enjeu du débat.
     

    C'est exactement ça qu'est la littérature: d'habiles mensonges qui, secrètement, disent la vérité. - Simone de Beauvoir

    La "culture" du viol
    « Réponse #45 le: mars 03, 2014, 08:49:39 am »
    0
    Le jeune dit qu'il se fera sucer sur le bureau de...et la fourrer dans le brun.

    Je commence a me demander ou est la menace de viol. Vous prenez pour acquis qu'en sous-entendu, le type ne l'amènerait pas a le faire volontairement, et avec plaisir. Qu'il passerait directement a la contrainte. Pas sûr qu'on en était la.

    Punish her with your shaft. Nous autres, on dit ''a grand coups de pénis''. J'vois pas trop l'ombre d'une sérieuse menace de viol.
    « Modifié: mars 03, 2014, 08:52:55 am par Pontiak »

    La "culture" du viol
    « Réponse #46 le: mars 03, 2014, 08:52:27 am »
    0
    Et tes préférences n'ont pas grand chose à voir avec le fait que notre société tend à consentir à la violence sexuelle. Ce n'est clairement pas l'enjeu du débat.
     

    Consentir a ce que tu percois comme étant de la violence sexuelle.

    Dire a sa vieille plotte, que c'est sa poupée a cul, c'est quasiment, non, c'est carrément un compliment.


    Poune-Keuz

    • Allons-y, Alonso!
    La "culture" du viol
    « Réponse #47 le: mars 03, 2014, 08:53:03 am »
    +2
    On dirait bien que toute cette conversation démontre l'existence de la culture du viol.

    La "culture" du viol
    « Réponse #48 le: mars 03, 2014, 08:56:27 am »
    0

    Hey, franchement, grosse tempête dans un verre d'eau : Universités canadiennes: une étudiante dénonce la culture du viol

    Une criss de folle !

    C'est quoi son objectif déjà ?  ah oui, contrôler ce que les gens ont envie de se dire en privé.  Beau programme !  On va l'avoir notre société lisse et parfaite où l'homme est placé en état de péché constant, même dans sa propre tête.

    Vous regrettez quoi de l'époque où le Québec était religieux au juste ?


    Le viol, ca achève. Y'en a plus un criss qui va bander. C'est pas mal avancé, déjà.


    sharl

    • Taupe vaillante
    La "culture" du viol
    « Réponse #49 le: mars 03, 2014, 09:01:15 am »
    0
    Le jeune dit qu'il se fera sucer sur le bureau de...et la fourrer dans le brun.

    Je commence a me demander ou est la menace de viol. Vous prenez pour acquis qu'en sous-entendu, le type ne l'amènerait pas a le faire volontairement, et avec plaisir. Qu'il passerait directement a la contrainte. Pas sûr qu'on en était la.

    Punish her with your shaft. Nous autres, on dit ''a grand coups de pénis''. J'vois pas trop l'ombre d'une sérieuse menace de viol.

    Non seulement cela, voir si un violeur va s'annoncer sur Facebook.

    Toute cette affaire n'est qu'une grosse bullshit!