Auteur Sujet: La psychiatrie en dérapage  (Lu 34125 fois)

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La psychiatrie en dérapage
« Réponse #400 le: septembre 23, 2015, 07:59:59 am »
Je suis plutôt d'accord avec le philosophe quant à ses conclusions et suggestions. Dans un autre article, voici ce qu'il dit:

« Je ne dis pas que le TDAH n’existe pas. Je dis seulement qu’on ne connaît pas la part jouée par le cerveau, par les gènes et par l’environnement dans cette condition. La médication présuppose qu’il s’agit d’un problème strictement neurologique. Tout ce qu’on sait jusqu’à maintenant, selon The Lancet, c’est qu’il y aurait des gènes prédisposants », dit-il.»

Snookey: les fondements scientifiques de la psychiatrie sont chambranlants, c'est le moins qu'on puisse dire. Ça ne va pas beaucoup plus loin que catégoriser et classifier des observations, ce qui laisse énormément de place à l'interprétation et donc aux pressions sociales ou économiques.

Sauf qu'entre scientifiques, ils se remettent continuellement en question et les choses changent ainsi.

Le philosophe ne donne aucune réponses et se contente de critiquer. Évidemment, il n'a pas la formation et les connaissances nécessaires pour amener des solutions.

Hors ligne Gustavus

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La psychiatrie en dérapage
« Réponse #401 le: septembre 23, 2015, 10:25:40 am »
Snookey: Le philosophe nous met en garde contre la tentation de donner des pilules pour masquer un symptôme (parmis d'autres) de problèmes dont les origines sont diverses, culturelles, socio-économiques, etc.

Un peu comme si tu vivais à côté d'un chantier extrêmement bruyant et dangereux qui pulse des sons de 140 dB à la minute et qui émet beaucoup de monoxydes dans ton logement, et que pour soigner tes maux de tête, tu prenais des tylenols. On pourrait arriver et dire «oui mais non». Les facteurs environnementaux des TDA sont beaucoup plus multiples et complexes que dans cet exemple de chantier et de mal de tête, mais de ce qu'on en sait, ils sont certains.

N'oublie pas que la science est une branche de la philosophie.

Citation de: MadChuck
 
Citer
  La médication présuppose qu’il s’agit d’un problème strictement neurologique

Ce bout la est-il vrai cependant ? J'aurais imaginé que ça suppose qu'un médicament a un effet observable sur les symptômes, souvent sans trop comprendre pourquoi pendant des années. Le mot strictement semble un peu un bout qu'il rajoute.

Je suis pas trop sur entre la nuance entre neurologique et physcho-sommatique, y'a tu des choses non neuronale dans un cerveau, c'est rendu qu'on parle de quoi au juste ?

Par "strictement neurologique", il veut probablement dire «rien d'autre, aucune autre cause ou moyen d'action possible». C'est un peu la nuance que j'expliquais à Lisa il y a deux pages. La différence entre celui qui présente des TDA mais qui, en donnant son 100% dans un environnement adéquat, arrive à prendre le dessus, et l'autre qui, même en donnant son 100% avec persévérance et en mettant le paquet sur les moyens, n'y arrive pas. «Strictement neurologique» veut dire: indépendant de la volonté et de l'environnement.

La médication peut avoir un effet (un peu comme la tylenol dans mon exemple à Snookey) tout en passant à côté du problème.

Citation de: Lisa
Rendu là, c'est quoi l'argumentaire? Ne pas médicamenter les enfants pour tout médicament, jusqu'à ce qu'ils aient 14 ans et puisse décider par eux-mêmes?

J'ai déjà dis que j'étais pas fondamentalement contre la médication; que pour moi c'était de même nature que prendre un café pour se réveiller et se stimuler. L'argumentaire c'est plutôt de faire attention au surdiagnostique et à la surmédication.

Hors ligne MadChuck

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« Réponse #402 le: septembre 23, 2015, 11:20:02 am »
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Par "strictement neurologique", il veut probablement dire «rien d'autre, aucune autre cause ou moyen d'action possible».

Ok (C'est ce que je pensais mais ne voulais pas l'accuser), je pense qu'il construit un homme de paille intentionnellement (il ne pense pas vraiment ça mais le dit comme ça), il essait de défaire une position que personne a réellement.

Personne de sérieux va penser ça parce qu'il a une médication, y'a tu une seule personne qui pense que parce qu'il existe des médicaments pour le diabètes de type 2 qui y'a rien d'autre et aucune autre cause ou moyen d'action possible ?

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« Réponse #403 le: septembre 23, 2015, 11:26:43 am »
Snookey: Le philosophe nous met en garde contre la tentation de donner des pilules pour masquer un symptôme (parmis d'autres) de problèmes dont les origines sont diverses, culturelles, socio-économiques, etc.

Un peu comme si tu vivais à côté d'un chantier extrêmement bruyant et dangereux qui pulse des sons de 140 dB à la minute et qui émet beaucoup de monoxydes dans ton logement, et que pour soigner tes maux de tête, tu prenais des tylenols. On pourrait arriver et dire «oui mais non». Les facteurs environnementaux des TDA sont beaucoup plus multiples et complexes que dans cet exemple de chantier et de mal de tête, mais de ce qu'on en sait, ils sont certains.

N'oublie pas que la science est une branche de la philosophie.

Je ne suis pas contre la vertu, mais en même temps, j'ai tendance à croire qu'un enfant adéquatement suivi par des professionnels, tels des psychologues, psychiatres et autres médecins spécialisés compétents ne sera pas "surdiagnostiqué" ou "surmédicamenté".

Il y a des cas où les spécialistes l'échappe, la science n'étant pas 100% exacte dans ce domaine comme tu le mentionne. Peut-être qu'il y a effectivement des facteurs environnementaux ou pas, je ne sais pas je connais rien dans le domaine. Ce que je sais est que chaque cas est un cas d'espèce par contre et que les seuls qui sont qualifiés pour donner un diagnostique sont ceux que j'ai nommé plus haut et ce sont ceux à qui je vais accorder le plus de crédibilité. Je n'accorderai pas du tout le même niveau de crédibilité envers des spécialistes du domaine versus un philosophe n'ayant aucune formation spécifique en science et en psychologie comme semble le faire Mégalomarc. Le gars est prof d'économie au CEGEP, formation en philosophie et socio-économie...

Hors ligne Lisa

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« Réponse #404 le: septembre 23, 2015, 13:44:49 pm »
Autre question, est ce qu'il faut avoir éliminé tous les autres facteurs (environnementaux, familiaux, socio économique,  personnels) avant de decider que la cause est probablement neurologique et que puisqu'il n'y arrive pas même en donnant son 100% on medicamente?

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« Réponse #405 le: septembre 24, 2015, 22:01:10 pm »
Ça dépend du monde.

Personnellement, si j'ai mal à la tête, et autant que possible, j'essaie d'aller dormir, de relaxer, d'aller dehors, de boire de l'eau, de manger, de fermer les yeux, de m'éloigner d'une source de bruit, de vibration, de tapage, de respirer, etc. avant de prendre une pilule. Même chose lorsque j'ai mal au coeur, au ventre, aux genoux (masse mon genoux, change de posture, mesures préventives, etc.).

Lorsque j'ai des TDA, parce que oui ça m'arrive encore, comme presque tous les êtres humains de temps à autre mais plus souvent que la moyenne, j'ai développé des techniques pour pallier, remédier, ou compenser les problèmes occasionnés.

Ça n'empêche pas que je ne juge pas les gens, comme mon neveux qui a décidé d'essayer la médication vers l'age de 17-18 ans, avec l'appui de ma soeur et de la famille. Mais pour moi, ça devrait être la dernière des solutions et je constate que ce n'est pas le cas de nombreux professionnels. Ce faisant, on ne remet pas en cause les facteurs environnementaux qui contribuent à perpétuer cette «épidémie» moderne (et typiquement nord-américaine).
« Modifié: septembre 24, 2015, 22:35:16 pm par Gustavus »

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« Réponse #406 le: septembre 24, 2015, 22:22:14 pm »
MadChuck: Pour moi, c'est logique de considérer les pilules (ou la chirurgie, etc.) comme la dernière des solutions. Si c'est l'environnement qui cause des problèmes de santé publique, il vaut mieux changer l'environnement que de changer la physiologie des individus les plus touchés par des interventions médicales. Je crois que c'est ce que le philosophe de Mégalomarc sous-entend.

Selon moi, l'usage de médecine «lourde» sous-entend effectivement que le problème est strictement (ou prioritairement) d'origine physiologique.

Snookey: «j'ai tendance à croire qu'un enfant adéquatement suivi par des professionnels, tels des psychologues, psychiatres et autres médecins spécialisés compétents ne sera pas "surdiagnostiqué" ou "surmédicamenté"

Alors comment expliquer la différence de diagnostiques entre l'Europe et l'Amérique? Équivalente à une différence de compétence? C'est vraiment plus une question de mode, d'école de pensée, de lobbys, et la science pure n'a presque rien à voir là-dedans. En fait la science n'est pas seulement «pas à 100% exacte», elle est même pas du tout exacte dans ce domaine, sauf lorsqu'on embarque dans la neurologie. Il s'agit grosso modo de remplir des questionnaires et de répondre à un nombre x de critères décrétés arbitrairement par un panel de spécialistes. Tout cela afin d'être désigné sous un nom de maladie ou de trouble décrété arbitrairement par un panel de spécialistes. Nous sommes à des années lumières du tableau périodique et des mesures du poids atomique. C'est plus «si tu coches oui à 25 des 89 questions suivantes, tu entres dans une catégorie de trouble mental qui est apparue il y a deux décennies suite à un vote de spécialistes.»
« Modifié: septembre 24, 2015, 22:25:05 pm par Gustavus »

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« Réponse #407 le: septembre 25, 2015, 07:24:15 am »
Ok, mais tu viens d'un environnement potentiellement sain, sécuritaire et soutenant. Que faire si ce n'est pas le cas? Ça se règle pas juste en s'éloignant de la source du problème.

Je veux bien croire d'essayer autres choses. Sauf qu'il faut bien constater qu'on est avec des jeunes de 10-11 ans qui sont en échec depuis 2-3-4 ans, qui ont de la difficulté à absorber les règles de l'écrit, à produire et performer en contexte de classe avec 24 autres élèves, qui ont de la difficulté même quand on les met dans un local isolé pour leurs examens (avec 6-7 élèves), qui ont de la difficulté malgré un placement préférentiel en classe, un isoloir au besoin, des coquilles au besoin, un animal lourd au besoin, de l'orthopédagogie plusieurs fois par semaine. Qui ont des conflits sans arrêt durant les récréations parce qu'ils sont impulsifs.

Continuer d'attendre 17-18 ans et accumuler les échecs? Ou bien tester une médication et voir si ça fonctionne, et si ça aide (parce que je répète, il n'y a aucune médication qui règle tous les problèmes comme par magie).
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La psychiatrie en dérapage
« Réponse #408 le: septembre 25, 2015, 07:26:42 am »
Aussi, vous mélangez deux ou trois choses: La quantité de diagnostics, et la quantité de gens médicamentés.

Il y a des TDA/H qui sont diagnostiqués par une équipe multi et médicamentés
Il y a des TDA/H qui sont diagnostiqués par une équipe multi et non-médicamentés
Il y a des TDA/H qui sont diagnostiqués par un médecin seul et médicamentés
Il y a des TDA/H qui sont diagnostiqués par un médecin seul et non-médicamentés
Il y a des TDA/H qui sont soupçonnés et non-médicamentés
Il y a des élèves pour qui on ne croit pas à un TDA/H qui sont médicamentés.


Alors quand vous sortez des chiffres, expliquez donc exactement de qui vous parlez.
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La psychiatrie en dérapage
« Réponse #409 le: janvier 05, 2018, 18:02:31 pm »
Une nouvelle maladie apparaît:

La dépendance aux jeux vidéo reconnue comme une maladie par l'OMS
http://www.lapresse.ca/sciences/medecine/201801/05/01-5149043-la-dependance-aux-jeux-video-reconnue-comme-une-maladie-par-loms.php

Je ne suis pas contre qu'on reconnaisse ce problème. J'ai juste un doute sur les solutions proposées qui seront probablement, encore, superficielles.

Va-t-on prescrire un médicament pour ne plus avoir envie de jouer aux jeux vidéos ?

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« Réponse #410 le: janvier 05, 2018, 18:28:52 pm »
A mon avis, on va retrouver exactement les mêmes mécanismes que pour les jeux d'argent et de casinos, la dépendance au sexe etc, rien de nouveau.

Je pense que tous les comportements engendrant plaisir et décharge de dopamine peuvent virer à l'excès et au comportement addictif.

Drogues, sexe, TV, jeux vidéos, sports, travail, comportement violent, bouffe etc...

Hors ligne megalomarc

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« Réponse #411 le: janvier 05, 2018, 19:51:44 pm »
Je pense que tous les comportements engendrant plaisir et décharge de dopamine peuvent virer à l'excès et au comportement addictif.

Drogues, sexe, TV, jeux vidéos, sports, travail, comportement violent, bouffe etc...

Exact, et j'ajouterais l'utilisation du téléphone cellulaire. C'est une façon de combler un vide intérieur par une recherche compulsive de plaisirs superficiels. En soi, ils ne sont pas le problème, le problème est l'attachement à ces choses. La maladie, en fait, est ce vide intérieur.

C'est pas rare de voir des personnes obèses régler leur problème compulsif avec la nourriture retomber rapidement dans un autre type de dépendance.

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« Réponse #412 le: mai 07, 2018, 00:28:43 am »
L'opinion que je défend depuis quelques années devient de plus en plus forte. Les psychiatres en dérapage, les docteurs en dérapage, vite arrêtons cette folie :

Citer
Irène Duranleau est docteure en sciences de l’éducation et neuropédagogue. Elle est persuadée que le nombre de cas diagnostiqués — et médicamentés — de TDAH est démesurément exagéré. « Seulement 1 % des jeunes nécessite une médication, et c’est pour des problèmes neu-ro-lo-gi-ques. Pas des troubles d’apprentissage. Pas des troubles de comportement », affirme-t-elle.

https://www.lavoixdelest.ca/chroniques/on-na-pas-tous-un-tdah-3f35099cc48aa04c503b5abe7e2f182c?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

Hors ligne Snookey

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« Réponse #413 le: mai 07, 2018, 07:48:37 am »
Es-tu scientologue ?

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« Réponse #414 le: mai 07, 2018, 10:36:10 am »
Non, et c'est quoi le rapport ? La personne qui commente est docteure en sciences de l'éducation et neuropédagogue.

À part ton petit commentaire niaiseux qui vient du simple fait que tu réponds à Mégalomarc, as-tu quelque chose de pertinent à rajouter ?

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« Réponse #415 le: mai 07, 2018, 14:54:13 pm »
Oui, une docteure en sciences de l'éducation et neuropédagogue, je ne remet absolument pas ses compétences en question.

Sauf que, "Les psychiatres en dérapage, les docteurs en dérapage, vite arrêtons cette folie", ce n'est pas ce qu'elle dit.

C'est pas mal plus nuancé que ça.

Hors ligne megalomarc

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« Réponse #416 le: mai 07, 2018, 15:06:17 pm »
C'est le titre de mon sujet, ça part de l'élaboration du plus récent DSM. C'est le titre d'un article provenant d'un docteur en psychiatrie, et ancien rédacteur du DSM. Je pense que ces mots ne sont pas trop forts pour décrire l'hypermédicamentation qui prévaut de plus en plus dans notre société, mais heureusement peut-être que ce sera remis en question.

 « Seulement 1 % des jeunes nécessite une médication, et c’est pour des problèmes neu-ro-lo-gi-ques. Pas des troubles d’apprentissage. Pas des troubles de comportement », affirme-t-elle.

« Le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) aurait touché 6 % des jeunes de 0 à 25 ans inscrits au régime public d’assurance médicaments en 2014-2015, soit près de trois fois plus que ce qui a été observé ailleurs dans le reste du Canada.
Selon une analyse des données provenant de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), la prévalence de l’usage des médicaments spécifiques au TDAH chez les enfants et les jeunes adultes a atteint 6,4 %, au Québec en 2014-2015 alors qu’elle était de 2,4 % ailleurs au pays.»

https://www.ledevoir.com/societe/sante/509049/tdah-6-des-jeunes-quebecois-se-voient-prescrire-un-traitement-pharmacologique

C'est donc que le taux de médicamentation est six fois plus élevé (6,4%) que le nombre réel de cas qui ont des problèmes neurologiques (1%)

Hors ligne Snookey

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« Réponse #417 le: mai 07, 2018, 15:57:39 pm »
Si c'est réellement 6%, je met fortement en doute sa crédibilité quand elle dit "Et elle est choquée chaque fois qu’elle constate que la moitié des élèves d’une classe doit prendre « une ‘tite pilule » sur l’heure du midi."

À part de ça, au Québec nous avons l'assurance-médicament. Normal qu'on en trouve plus qui sont médicamenté ici qu'ailleurs au Canada où la médication est beaucoup plus dispendieuse.

Hors ligne MadChuck

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« Réponse #418 le: mai 07, 2018, 16:13:26 pm »
Y'a une crise de sur-prescription d'anti-biotique aussi:
https://www.ctvnews.ca/health/canadians-receiving-more-antibiotics-than-many-other-oecd-residents-1.3671765

Y'a une panique inventé autour du cancer de la prostate, a peu près toute les études montrent qu'ils ne faut pas recommander aux hommes de se faire tester systématiquement pour la prostate:
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4216256/

C'est même interdit de le faire dans certains pays, cela n'empêche pas des movembers et des messages publics qui recommande de se faire tester (politique qui cause plus de problème que ça n'en règles).

Y'a peu de lien entre la santé, la mortalité, etc... avec les augmentation de dépense en santés en général dans les pays richent, la médecine c'est aussi beaucoup une question de vouloir démontrer qu'on est des bonnes personnes et le montrer aux autres qu'augmenter l'espérance et la qualité de vie.

Penses-tu que y'a une différence entre le dérapage de la psychiatrie en particulier versus le reste de la médecine ?
Si non, pourquoi focusser sur la psychiatrie en particulier vs la sur-utilisation d'anti-biotique par exemple ?



Hors ligne megalomarc

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« Réponse #419 le: mai 08, 2018, 13:16:09 pm »
Penses-tu que y'a une différence entre le dérapage de la psychiatrie en particulier versus le reste de la médecine ?
Si non, pourquoi focusser sur la psychiatrie en particulier vs la sur-utilisation d'anti-biotique par exemple ?

Parce que je ne peux pas m'intéresser à tout. Je suis plus intéressé par les questions qui concernent l'esprit. La médecine en général aussi m'intéresse, mais il n'y a pas encore eu de sujet là dessus. Pourquoi tu ne le partirais pas ?

Hors ligne MadChuck

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« Réponse #420 le: mai 08, 2018, 14:17:56 pm »
Penses-tu que y'a une différence entre le dérapage de la psychiatrie en particulier versus le reste de la médecine ?
Si non, pourquoi focusser sur la psychiatrie en particulier vs la sur-utilisation d'anti-biotique par exemple ?

Parce que je ne peux pas m'intéresser à tout. Je suis plus intéressé par les questions qui concernent l'esprit. La médecine en général aussi m'intéresse, mais il n'y a pas encore eu de sujet là dessus. Pourquoi tu ne le partirais pas ?

Parce que ça m'intéresse plus ou moins la sur médication, c'est juste normal d'agir de la sorte je pense et je suis cohérent sur ce point sur pas mal toute la médecine.

Je considère pas tant le cerveau très différent qu'un pancréas et ne crois pas a l'esprit plus qu'il faut cependant. Je pense que cette distinction et intérêt particulier, d'être plus dure sur la surmédication au niveau des maladies mentales versus en général, participe au dogme et tabou de celle-ci versus le reste des maladies.


Hors ligne El Kabong

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Les pharmaceutiques en dérapage
« Réponse #421 le: mai 08, 2018, 16:25:56 pm »
TDAH???

Le pharma-pusher y crôa très fort lui.
Z

Hors ligne MadChuck

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« Réponse #422 le: mai 08, 2018, 16:56:30 pm »
TDAH???

Le pharma-pusher y crôa très fort lui.

Si tu lis l'entrevue (Je ne sais pas pourquoi tu prends cette habitude de lire des articles avec des petits bout avec un auteur qui rajoutent ses propes bout au lieu de juste l<entrevue):
http://www.spiegel.de/INTERNATIONAL/WORLD/CHILD-PSYCHOLOGIST-JEROME-KAGAN-ON-OVERPRESCIBING-DRUGS-TO-CHILDREN-A-847500-2.HTML

Tu verras que c'est très différent que l'interprétation qu'un bloggeur sur un site web appelé sain-et-naturel.com en fait. Il ne dit nulle part que:
le TDAH n’est pas une vraie pathologie. C’est vrai, il pense que le trouble de déficit de l’attention / hyperactivité est un canular complet.

Tu postes des fake news sur Internet Kabong.

Dans l'entrevue:
Kagan: Certainly. Tutoring, for example. Who's being diagnosed with ADHD? Children who aren't doing well in school. It never happens to children who are doing well in school. So what about tutoring instead of pills?

SPIEGEL: Listening to you, one might get the impression that mental illnesses are simply an invention of the pharmaceutical industry.

Kagan: No, that would be a crazy assertion.