Auteur Sujet: La psychiatrie en dérapage  (Lu 35913 fois)


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La psychiatrie en dérapage
« Réponse #1 le: avril 08, 2013, 09:57:53 am »
C'est intéressant comme article, de voir tout ce qui entoure le DSM, les effets dans la pratique, mais aussi les effets politiques.

La seule chose que j'ai entendu dire du DSM-V c'est qu'il devrait prendre une approche d'un spectre plutôt que des catégories fermées. D'un point de vue théorique, ça semble avoir de l'allure.

C'est le genre de document de référence qui sera constamment à refaire et à parfaire et pour lequel il faudra toujours faire de la sensibilisation quant à sa portée et son utilisation réelle.
J'avais une idée de signature géniale, mais je ne m'en rappelle plus.

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La psychiatrie en dérapage
« Réponse #2 le: avril 08, 2013, 10:05:20 am »
Rien de neuf sous le soleil... C'est le parfait exemple des chicanes de chapelles idéologiques/théoriques/pratiques. On les retrouvent dans tous les secteurs où il existe des progrès.
« Modifié: avril 08, 2013, 10:37:11 am par currius »
?

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La psychiatrie en dérapage
« Réponse #3 le: avril 08, 2013, 14:48:25 pm »
À ce que je sache, ce sujet n'a jamais été abordé ni ici ni sur le forum des Cowboy Fringants. C'est donc plus neuf que bien d'autres sujets.

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« Réponse #4 le: avril 08, 2013, 14:49:53 pm »
On les retrouvent dans tous les secteurs où il existe des progrès.

Il faudrait définir le progrès. Parfois le progrès c'est le retour en arrière. L'évolution n'est pas toujours pour le mieux.

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« Réponse #5 le: avril 08, 2013, 14:50:01 pm »
J'imagine qu'à peu près personne ici travaillent ou s'intéresse sérieusement au sujet de la psychiatrie ?

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« Réponse #6 le: avril 08, 2013, 14:51:50 pm »
On les retrouvent dans tous les secteurs où il existe des progrès.

Il faudrait définir le progrès. Parfois le progrès c'est le retour en arrière. L'évolution n'est pas toujours pour le mieux.

Évolution implique absolument pas mieux ou pire.

Le cellulaire est l'évolution du téléphone à fils traditionnel système qui a bien des avantages sur le cellulaire (mais beaucoup plus chère à mettre en place). Tous commes dans la nature, évolution implique nullement un jugement de valeur.

Pour progrès souvent le mot est porteur de jugement (de même pour évolution en langage courant) mais pas nécessairement.

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« Réponse #7 le: avril 08, 2013, 14:56:23 pm »
Megalo on a quand même eu une courte discussion il y a quelques mois sur les ailes psychiatriques en milieu hospitaliers, mais, non effectivement, jamais directement sur le DSM a ma connaissance.

S'il fallait se limiter aux sujets qui n'ont jamais été traités nul part...

MC: ça fait partie des clientèles que je peux avoir à servir, mais non, pas directement.
J'avais une idée de signature géniale, mais je ne m'en rappelle plus.

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« Réponse #8 le: avril 08, 2013, 15:02:27 pm »
La réflexion sur le DSM, c'est ce qui m'a amené à être critique par rapport au cas de Guy Turcotte. Le DSM épaissit beaucoup beaucoup à chacune de ses nouvelles éditions, ça veut dire qu'on y décrit/élabore/invente de nouvelles maladies mentales à chaque édition. On peut penser que c'est du progrès, ou on peut aussi penser que la psychiatrie est en dérapage. Je penche plus pour la deuxième option.

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« Réponse #9 le: avril 08, 2013, 15:04:10 pm »
Comment pencher entre la première et deuxième option sans une quantité assez énorme sur le sujet ?

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« Réponse #10 le: avril 08, 2013, 15:08:15 pm »
L'article de base de ce sujet montre un ancien rédacteur du DSM, c'est donc pas d'importe qui. Il n'accuse pas ses collègues de faire partie d'une conspiration, il les accuse d'être naïfs. Je pense que cet article est fort instructif. Parfois t'es pas obligé de tout lire sur un sujet pour comprendre les tenants et aboutissants, mais juste un ou deux articles concis qui exposent les points clairement.

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« Réponse #11 le: avril 08, 2013, 15:11:22 pm »
À qui profitent les psychotropes?AVEC «BOOKS». Après avoir lu cet article, vous ne regarderez plus jamais un antidépresseur de la même façon.
http://bibliobs.nouvelobs.com/en-partenariat-avec-books/20120203.OBS0550/a-qui-profitent-les-psychotropes.html


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« Réponse #12 le: avril 08, 2013, 15:13:39 pm »
L'article de base de ce sujet montre un ancien rédacteur du DSM, c'est donc pas d'importe qui. Il n'accuse pas ses collègues de faire partie d'une conspiration, il les accuse d'être naïfs. Je pense que cet article est fort instructif. Parfois t'es pas obligé de tout lire sur un sujet pour comprendre les tenants et aboutissants, mais juste un ou deux articles concis qui exposent les points clairement.

Oui pour comprendre la problématique bien sur, mais penché d'un bord ou l'autre, quand on n'y connait pas trop, si tu ne penches pas dans le bord de la majorité des experts du sujets, c'est parce que ta le goût d'aller d'un bord et ce n'est pas trop rationnel.

Dans tous sujets que l'on connait pas, l'opinion d'un expert en particulier est au mieux juste intéressant, pourquoi prendre son opinion plus que celui d'un autre ?

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« Réponse #13 le: avril 08, 2013, 15:16:59 pm »
À qui profitent les psychotropes?AVEC «BOOKS». Après avoir lu cet article, vous ne regarderez plus jamais un antidépresseur de la même façon.
http://bibliobs.nouvelobs.com/en-partenariat-avec-books/20120203.OBS0550/a-qui-profitent-les-psychotropes.html

Au pharmacologue et compagnies j'imagine, faire une longue thérapie qui frôle les 100% de marge brutes doit être plus payant et intéressant que de simplement donnée des pilules cependant. Surtout si tu pars sur des affaires que ça doit prendre plus que 1 ans, parfois même des 5-10 ans de thérapie.

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« Réponse #14 le: avril 08, 2013, 15:21:41 pm »
Oui pour comprendre la problématique bien sur, mais penché d'un bord ou l'autre, quand on n'y connait pas trop, si tu ne penches pas dans le bord de la majorité des experts du sujets, c'est parce que ta le goût d'aller d'un bord et ce n'est pas trop rationnel.

Dans tous sujets que l'on connait pas, l'opinion d'un expert en particulier est au mieux juste intéressant, pourquoi prendre son opinion plus que celui d'un autre ?

Je suis ouvert à changer d'avis si on me présente un expert qui va défendre aussi bien l' "évolution" du DSM. Mais je ne crois pas que ça va arriver.

Se poser la question c'est aussi mieux que de se fier aveuglément à la psychiatrie. Ça augmente notre degré de compréhension de la manière que ce domaine fonctionne.

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« Réponse #15 le: avril 08, 2013, 15:22:05 pm »
À qui profitent les psychotropes?AVEC «BOOKS». Après avoir lu cet article, vous ne regarderez plus jamais un antidépresseur de la même façon.
http://bibliobs.nouvelobs.com/en-partenariat-avec-books/20120203.OBS0550/a-qui-profitent-les-psychotropes.html



J'en profite depuis 4 ans, par conséquent ma famille aussi. Quelques unes de mes connaissances en profitent aussi. Un article de quelques mille mots pour expliquer une situation complexe avec un à priori idéologique évident et les opinions sont déjà faites. Les gens devraient lire quelques traités de psychiatrie et de neuro-psychologie mis à jour, ils seront mieux équipés pour porter des jugements sur la question.
?

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« Réponse #16 le: avril 08, 2013, 15:25:41 pm »
Sur mon Facebook, j'ai deux amies qui ont des bacs en psychologie qui ont liké mon lien. C'est trop facile de dire que ce sont des experts donc on ne peut pas se faire une idée par nous mêmes.

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« Réponse #17 le: avril 08, 2013, 15:34:48 pm »
Psychologie =/= Psychiatrie
©

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« Réponse #18 le: avril 08, 2013, 15:36:53 pm »
Parce qu'il existe des BAC en psychiatrie tu crois ?

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« Réponse #19 le: avril 08, 2013, 15:39:48 pm »
T'es pas le couteau le plus aiguisé du tiroir, hein?
?

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« Réponse #20 le: avril 08, 2013, 15:41:17 pm »
Les bonnes vieilles attaques personnelles, ça vient toujours à la rescousse de ceux qui ne savent plus quoi dire.

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« Réponse #21 le: avril 08, 2013, 15:49:39 pm »
Sur mon Facebook, j'ai deux amies qui ont des bacs en psychologie qui ont liké mon lien. C'est trop facile de dire que ce sont des experts donc on ne peut pas se faire une idée par nous mêmes.

Elles ont un aussi gros conflit d'intérêts que les psychiatres mais de l'autre bord non ?

Pour devenir psychiatre:
http://www.kapwest.com/comment-devenir-un-psychiatre-au-canada.html

Pas sur que le bac en psychologie soit un chemin rapide ou qu'un psychologue soit un bon expert en psychiatrie (que dire de quelqu'un au bac).

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« Réponse #22 le: avril 08, 2013, 15:53:08 pm »
T'es crétin pas à peu près...

Non, il n'y a effectivement pas de bac en psychiatrie, mais au past-secondaire tu peux suivre des cours. Il n'en demeure pas moins que dans ma scolarité en travail social et tech infirmières, j'ai eu 3 cours d'intro à la psy ou d'intervention. et, si tu veux t'instruire, il existe des bibliothèques pleines de livres sur le sujet, il existe des périodiques sur le sujet, etc...

Bref, après ce commentraire, je te répéterai ce que j'ai dit plus haut:

T'es pas le couteau le plus aiguisé du tiroir, hein?
?

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« Réponse #23 le: avril 08, 2013, 15:56:10 pm »
Je me compare avantageusement à plusieurs personnes, certainement mieux que ceux qui préfèrent croire les "experts" et ne pas se poser de questions. Mais je suis sûr que tu vas vite me trouver une maladie mentale de la questionnite aigüe. Je devrais bien sûr aller voir un psy et prendre des pilules pour régler cette tare (!)

Je considère plutôt mon attitude comme de la saine curiosité. Me trouver cave pour ça expose juste à quel point t'es ridicule.
« Modifié: avril 08, 2013, 15:58:38 pm par megalomarc »

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« Réponse #24 le: avril 08, 2013, 16:02:43 pm »
Y'a aucun problème à lire sur un sujet, c'est pensé et aller dire qu'un groupe d'expert à tord avec comme argument que tel autre expert dit le contraire d'eux ?

Comment aller justifier ça au juste ?


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« Réponse #25 le: avril 08, 2013, 16:03:42 pm »
Bien sûr... L'argument de la saine curiosité et du doute quand on n'a aucune idée de quoi on parle. Tu rejoins le cercle sélect des Red fox, des Aqwa et autres zozos qui pullulent sur internet. Tu es franchement en bonne compagnie.
?

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« Réponse #26 le: avril 08, 2013, 16:08:46 pm »
Ils étaient certainement supérieur à ceux qui préfèrent croire tout ce que tous les experts leur envoit sans jamais se poser de questions. T'as toujours été du côté de refuser le questionnement. C'est une attitude anti-intellectuelle et tu devrais éviter de traiter les autres de caves avec une attitude comme la tienne. Dans le présent sujet, tu dis toi-même que tu prends des anti-dépresseurs et que c'est bon pour toi et ta famille. T'es donc plus biaisé que moi. Je sens pas que je discute avec quelque'un de rationnel, mais plutôt de très très émotif, ce qui te disqualifie dans le sujet.

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« Réponse #27 le: avril 08, 2013, 16:17:42 pm »
Je vais alors te laisser patauger seul dans la mare visqueuses des demi-vérités et des fabulations comme un cochon dans sa merde. En te souhaitant une bonne continuation...
?

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« Réponse #28 le: avril 08, 2013, 16:18:09 pm »
Megalo, c'est que ton seul argument semble justement le lien d'un texte d'un expert sur la question, alors....... ?

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« Réponse #29 le: avril 08, 2013, 16:19:00 pm »
C'est quoi votre argument Madchuck.

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« Réponse #30 le: avril 08, 2013, 16:20:39 pm »
Je vais alors te laisser patauger seul dans la mare visqueuses des demi-vérités et des fabulations comme un cochon dans sa merde. En te souhaitant une bonne continuation...

Merci bien je te souhaite une bonne thérapie.

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« Réponse #31 le: avril 08, 2013, 16:26:19 pm »
C'est quoi votre argument Madchuck.

tu peux pas dire que certains ne font que croire les experts sans réfléchir et faire de même dans le même sujets ;)


Si tu veux t'appuyer sur l'argumentation d'expert dans un sujet que l'on ne connait pas, quel autre attitude que de regardé l'avis générales de tous les experts sur le sujet peux t'on raisonnablement prendre ? Pourquoi prendre l'avis d'un expert plus qu'un autre ?

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« Réponse #32 le: avril 08, 2013, 16:32:31 pm »
Je fais de même mais en comprenant ses arguments. C'est évident qu'on doit se poser des questions sur l'explosion de la prise de médicaments pour traiter des problèmes psychiatriques. C'est évident aussi qu'on doit se poser des questions sur l'invention exagérée de maladies mentales.

Votre acharnement sur des détails nous empêche de parler du sujet lui-même. Comme si pour chaque sujet, avant d'avoir le droit d'ouvrir une discussion et de prendre position, il fallait obligatoirement avoir lu tout sur le sujet et être soi-même une sommité en psychologie. Common.

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« Réponse #33 le: avril 08, 2013, 16:54:03 pm »
Je connais absolument rien au sujet, mais je me demande à quel points c'est réellement important comme sujet.

Je trouve important et inquiétant les gens qui s'y connaissent peut agir beaucoup sur le sujet et le commenter publiquement, mais l'avis des regroupement des psychiatres lui pas vraiment.

Je peux comprendre un non-expert aller critiquer les non-expert qui vont stigmatisé les gens et encourager les charlatant, psychanalystes, religions et autres vendeur de croissance personnels en diminuant la psychiatrie et la science en disant qu'elles inventes des maladies.

Mais un non-expert qui se prononce contre les avis des groupes d'expert en psychiatrie (je dis bien prononce un avis et non l'avenu curiosité, poser de vrai question comme certaines prétendent), je comprend mal. Le feras t-il en mécanique automobiles, en aviations, en physique nucléaires ? Lirais-tu son avis ? Pourquoi son avis en psychiatrie serait plus intéressant que celui qu'il à sur les nanotubes de carbones ?


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« Réponse #34 le: avril 08, 2013, 17:16:39 pm »
C'est drôlement important comme sujet. Les gens ne comprennent pas leur esprit, c'est facile pour un psychologuepsychiatre de faire admettre à une personne faible qu'elle a un problème et de lui faire prendre des médicaments. Ça ne veut pas dire qu'il a tort de le faire. Mais peut-être que oui. Pour les enfants qui ont trop d'énergie, on dit qu'ils sont hyperactifs et on leur prescrit du ritalin. As-t-on raison de le faire ? On a dit que Guy Turcotte était non-responsable de son crime parce qu'il avait été victime de folie passagère.

Ces diagnostics de problèmes mentaux ont une origine, ils sont identifiés et décris dans le DSM. C'est la bible des psychologues et psychiatres. C'est intéressant de savoir comment ce livre est conçu.

Vouloir restreindre ce débat à la crédibilité de moi par exemple est complètement risible.
« Modifié: avril 08, 2013, 18:12:47 pm par megalomarc »

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« Réponse #35 le: avril 08, 2013, 17:50:40 pm »
Psychologue peuvent prescrire des médicaments ?

Semblerait que non:

http://www.apqc.ca/publicDiff.aspx?id=smenu5

quoiqu'il puisse avoir une formation dans l'usage des médicaments, il n'a pas le droit d'en prescrire;

Je ne penses pas que les enfants qui ont trop d'énergie se voit prescrire du ritalin, je connaissais deux frères (cousins) qui avait le même cardio et niveau d'énergie, un avec de grave problème de focus et de concentration qui prenait du ritalin et pas l'autre.

Dans tous les exemples que du donne, je me demande à quel points c'est important pour tous de s'intéresser au sujet ou non ? Je comprend très bien pour les principaux intéresser, mais les gens en générales ?

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« Réponse #36 le: avril 08, 2013, 18:01:01 pm »
Tu t'attaques constamment à des détails. Je te parle de la manière qu'on décide qu'un trouble mental est un trouble mental, et de la nécessité ou pas de prescrire un médicament pour régler le problème mental identifié. L'article de base parle de ça.

Tu essais de me dire que je n'ai pas ce qui faut pour juger, alors que je me base sur l'article, si t'es en désaccord, parles moi de l'article ?

Tu me dis que un enfant a reçu du ritalin, l'autre pas... Pis ?

Un psychologue ne peut prescrire des médicaments, tant mieux, merci de me l'apprendre, mais, pis ? En quoi ça touche au sujet ?

Le débat consiste à se demander si l'accroissement du nombre de maladies mentales reconnues - et des médicaments pour combattre les maladies -  c'est quelque chose de positif ou de négatif. Dans l'article on dit que c'est négatif, et je les crois c'est tout.
« Modifié: avril 08, 2013, 18:10:57 pm par megalomarc »

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« Réponse #37 le: avril 08, 2013, 18:12:41 pm »
Moi je connais absolument rien au sujet, alors je ne fais que remarqué des petits détails évident du genre, évidemment j'ai aucun opinion sur le sujet, comme tous le monde qui n'ont pas de connaissance profonde en psychothérapie. Je me trompe ou toi non plus tu as peux lu sur le sujet et tu y voix une histoire que les gens travaillent pas assez sur leur spiritualité et ferais mieux d'aller vers cette piste que la médication ?

Mais j'ai l'impression que dans 100 ans, des lunettes contre la myopie ou des ritalins contre le manque d'attention, des lithiums contre la dépression, les gens n'y verront plus la même stigmatisation que tu sembles vouloir promouvoir, (qui devait exister pour les lunettes aussi au début).


Pour l'article en question dès le début il me fort bien étrange, par exemple:

Citer
L’un parlait d’une nouvelle possibilité de diagnostic, celle du risque de psychose (schizophrénie). Il serait désormais envisageable de prévoir qu’un jeune deviendra psychotique. J’ai tenté de lui expliquer le danger d’une telle idée: nous n’avons en réalité aucun moyen de prédire vraiment qui deviendra psychotique

wow, c'est bien étrange, l,un parle de produire des facteurs de risques et l,autre de dire: aucun moyen de prédire vraiment.... Mais c'est bien sur, d'où la notion de risque de psychose et non pas certitudes de futur psychose.

Et d'autre moments:

Citer
Ils sont fascinés par les apports possibles de la biologie, alors que la psychiatrie, contrairement aux autres branches de la médecine, ne dispose pas de tests biologiques. Ils sont fascinés par la médecine préventive, au moment même où celle-ci fait marche arrière dans certains domaines,

Sonne juste étrange.

Aussi il dit:

Citer
Non, leurs liens avec l’industrie sont minimes. Je les connais, la plupart d’entre eux sont des gens bien. Mais ils sont naïfs. Et s’ils n’ont pas de conflits d’intérêts au sens habituel du terme, ils développent souvent un conflit d’intérêts intellectuel.

Ce qui va à l'encontre de ce que tu laissais supposés dans la suite des liens que tu as cités.


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« Réponse #38 le: avril 08, 2013, 18:15:52 pm »
Le débat consiste à se demander si l'accroissement du nombre de maladies mentales reconnues - et des médicaments pour combattre les maladies -  c'est quelque chose de positif ou de négatif. Dans l'article on dit que c'est négatif, et je les crois c'est tout.

Ce n'est pas aussi claire que ça, puisqu'il critique que l'on va diminuer le nombre de formes d'autisme pour tous mettre dans un spectre. Donc il semble pas dire parfaitement ce que tu lui fait dire.

Il faudrait jamais que les psychiatres s'empêche d'identifier des maladies au meilleur des connaissances actuelles par peur que les compagnies se mettent à faire des médicaments remboursable par des assurances tous de même.

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« Réponse #39 le: avril 08, 2013, 18:29:29 pm »
Tout n'est pas noir ou blanc. Sur le cas précis de l'autisme, en effet c'est différent, mais pas pour le reste:

Citer
En rangeant toutes les formes d’autisme dans une seule catégorie, appelée «spectre de l’autisme», ils pensent rationaliser l’approche diagnostique et jugent que cela n’aura guère d’effet sur le nombre d’enfants diagnostiqués. En réalité, des études indépendantes indiquent que le nombre d’enfants éligibles à un diagnostic d’autisme va beaucoup baisser. Ce serait une bonne chose si c’était pour de bonnes raisons. Malheureusement, les nouveaux critères, définis par une poignée de psychiatres, sont contestables, et l’on doit s’attendre à ce que beaucoup de jeunes malades qui ont besoin d’être pris en charge ne le soient pas ou ne le soient plus.

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« Réponse #40 le: avril 08, 2013, 19:36:48 pm »
Wow, mégalo, je sais pas par ou commencer parce que tu mélange plein plein plein d'affaires.

Juste dire, en passant, un médecin généraliste (mettons, un pédiatre) peut prescrire du Ritalin sans aucunement être backé par une évaluation psychologique, pour moi c'est bien pire que le psychologue et l'équipe-école qui après des évaluations et des adaptations en classe, voudraient recommander au pédiatre de prescrire une médication pour voir si on pourrait faire bénéficier l'enfant.

Pour le reste, je sais pas si tu parles des psychiatres, du nouveau DSM, ou des médicaments.... 3 dossiers complètement différents.
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« Réponse #41 le: avril 08, 2013, 19:42:55 pm »
Ceci dit, sur l'article, c'est de la bullshit pour plusieurs raisons (j'ai lu vite vite, cependant)
1. Le gars est francais, et il parle de psychiatre, ici les psychologues (avec une formation reconnue et un ordre) utilisent plus le dsm et c'est a eux que ca va etre utile.
2. Le gars est loin de son domaine depuis des années, il ne s'est pas tenu au courant des avancées dans le domaine, et après il trouve en bon "vieux" que c'était aps comme ca dans le temps et que c'était bien mieux avant.
3- Il interprète tout croche les changements apportés au DSMV. Je peux particulièrement parler pour les changements au TSA, puisque je travaille en étroite relation avec les psy la-dessus et qu'on attend de voir les changements que ca va apporter. En même temps, on regarde nos cas actuels avec les deux éclairages voir si on l'interprèterait différemment.
4- Dire que ca va empêcher des gens d'avoir accès à des services, c'est faux. De plus en plus, on se base sur la définition de handicap de l'OMS pour ajuster nos services, donc on va prioriser les personnes que leurs diagnostic/symptomes/etc les handicapent le plus.
5- Il y a un jugement professionnel en tout. On ne suit pas le DSM a la lettre, sinon on aurait simplement besoin d'un robot et non pas d'un professionnel de la santé.
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« Réponse #42 le: avril 08, 2013, 19:52:09 pm »
4- Dire que ca va empêcher des gens d'avoir accès à des services, c'est faux. De plus en plus, on se base sur la définition de handicap de l'OMS pour ajuster nos services, donc on va prioriser les personnes que leurs diagnostic/symptomes/etc les handicapent le plus.

Il veut probablement, empêcher des gens assurer de pouvoir payer les services avec leur assurances, aux états-unis par exemple. Certaines compagnies doit utiliser ses critères et leur expert doit couper le monde qui ne fit pas.

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« Réponse #43 le: avril 08, 2013, 19:57:06 pm »
Il s'est dit tellement de conneries qu'il importe de mettre les points sur les i;

1) Tout d'abord, dès que je voie l'amalgame DSM= bible, il est très facile de voir qui en est l'auteur: L'église de scientologie!
2) Le DSM n'est pas la "bible" pour rependre le terme du fan club de John Travolta et de Tom Cruise, des psychologues et des psychiatres (sic), mais un guide élaboré par et pour les psychiatres de l'Association psychiatrique américaine. D'ailleurs, ce n'est même pas le guide le plus utilisé dans le monde: c'est plutöt la classification internationale des maladies (CIM-10) de l'OMS:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_internationale_des_maladies

3) C'est d'ailleurs la CIM-10 qui est utilisée au Québec pour la RAMQ:

 http://www.ramq.gouv.qc.ca/fr/donnees-statistiques/sur-demande/donnees-msss/Pages/med-echo.aspx

4) Pour ce qui est des critiques envers le DSM-5, je propose de consulter ce texte nuancé, produit par une association de parents et amis des personnes atteintes d'un trouble mental, plutôt que le texte 100% biaisé et uniderectionnel du début:

http://www.alpabem.qc.ca/index.php?option=com_content&id=384%3Adsm-50-grand-menage-dans-les-maladies-mentales&Itemid=75

Vous verrez qu'il y a une réduction du nombre de troubles mentaux plutöt qu'une augmentation.

5) Passons rapidement sur l'affaire Turcotte: ce n'est pas un psychiatre qui a considéré le mec irresponsable mais un jury formé de 12 Mégalomarc. En outre, au Québec, comme dans tous les pays anglo-saxons, on applique l'expertise contradictoire, c'est-à-dire que la couronne et la défense présentent chacun leurs experts.

6) Enfin, pour ce qui est de la critique envers la surmédication, elle est pertinente qu'en partie. Vrai, la psychothérapie peut rêgler tout aussi efficacement des troubles anxieux et dépressifs que les médicaments. Par contre, penser que l'on invente des maladies juste pour vendre des nouveaux médicaments est d'une bétise à manger du foin!  :smiley36:

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« Réponse #44 le: avril 08, 2013, 20:07:06 pm »
Lisa: Vois-tu je me sens pas obligé de savoir tout ça avant de partir un sujet, c'est comme ça qu'ensemble on construit des connaissances. On fait du socio-constructivisme (terme cher à la réforme scolaire).

Par contre, je trouve que le DSM, les psychiatres et les médicaments sont assez proches comme sujets. C'est à partir du DSM qu'un psychiatre (ou un pédiatre?) produit son diagnostic. C'est après avoir produit un diagnostic qu'il regarde quel traitement proposer et s'il y a un médicament à prescrire. On voit bien que l'invention de nouvelles maladies mentales a un lien direct sur le nombre de médicaments vendus. C'est ça, entre autres choses, qu'on dit dans l'article que je suggère aux forumeux de lire.

Je réponds à tes points:

1. les psychiatres n'utilisent pas le DSM ?
2. il a quand même participé au dernier DSM. De dire qu'il est vieux et pas au courant des dernières recherches (ah oui ?), ce n'est pas un très bon argument.
3-4-5: En gros tu critiques son point de vue sur l'autisme. C'est pourtant pas l'essentiel de son message.

Qu'est-ce que tu penses de sa critique de ceux qui veulent prévenir la psychose?

Citer
L’un parlait d’une nouvelle possibilité de diagnostic, celle du risque de psychose (schizophrénie). Il serait désormais envisageable de prévoir qu’un jeune deviendra psychotique. J’ai tenté de lui expliquer le danger d’une telle idée: nous n’avons en réalité aucun moyen de prédire vraiment qui deviendra psychotique et il y a fort à parier que huit jeunes sujets ainsi labellisés sur dix ne le deviendront jamais. Le résultat serait une inflation aberrante du diagnostic et des traitements donnés à tort à des sujets jeunes, avec des effets secondaires graves (2).

Qu'est-ce que tu penses des troubles qui paraissent bénins qui pourraient apparaître dans le DSM ?
Citer
Un autre psychiatre se passionnait pour le diagnostic d’hyperphagie, ces moments où l’on se jette sur la nourriture en dehors d’un repas. Je me dis: j’ai peut-être bien ça moi-même. Un autre se concentrait sur le «trouble cognitif mineur» (on oublie les dates, etc.). Je me dis: j’ai peut-être ça aussi… Un autre encore parlait du «dérèglement sévère de l’humeur» chez l’enfant qui pique des colères. Bref, je constatai une forte propension à vouloir médicaliser tous les problèmes de la vie quotidienne.

Or, l’expérience du «DSM-IV» me l’avait appris: la moindre modification, extension ou abaissement, du seuil d’un diagnostic est une aubaine pour les compagnies pharmaceutiques. J’ai compris qu’il serait irresponsable de ma part de rester à l’écart du débat. D’autant que ma qualité d’ancien responsable du «DSM-IV» me donne du poids et me permet de me faire entendre.

Qu'est-ce que tu réponds quand il prétend que les spécialistes de chaque secteur poussent pour élargir les champs de diagnostics ?

Citer
Ensuite, chaque psychiatre a tendance à pousser sa spécialité ou son sujet de prédilection et à vouloir élargir le filet des patients potentiellement concernés. Enfin, ils ne réfléchissent pas du tout aux conséquences d’une inflation des diagnostics pour la société et les patients eux-mêmes.
 
Ils ne réfléchissent pas, ou ils sont influencés par l’industrie?
 
Non, leurs liens avec l’industrie sont minimes. Je les connais, la plupart d’entre eux sont des gens bien. Mais ils sont naïfs. Et s’ils n’ont pas de conflits d’intérêts au sens habituel du terme, ils développent souvent un conflit d’intérêts intellectuel. Chacun veut faire davantage valoir ses compétences, ses recherches, ses lubies aussi, chacun veut s’assurer que le système ne laissera pas de malades de côté. La plupart du temps, cela se traduit par une pression pour élargir le champ des diagnostics dans son secteur. Quand je leur dis qu’ils ne réfléchissent pas aux conséquences, ils répondent que ce n’est pas de leur ressort, que ce n’est pas leur responsabilité, que leur responsabilité s’arrête à la science. Mais ce n’est pas vrai.

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« Réponse #45 le: avril 08, 2013, 20:27:50 pm »
Fouinard: C'est drôle, je connais aussi le CIM-10 mais je dois avouer que je ne connais pas de psy qui l'utilise plus que le DSM. Ca doit dépendre des milieux.

megalo:
1- L'affaire, c'est que les psychiatres sont beaucoup plus présents en France qu'au Québec, ou du moins, n'ont pas le même rôle.
Disons, les seuls enfants en scolaire que j'ai vu entrer en contact avec des médecins psychiatres, c'est des enfants très très perturbés qui sont envoyé en hopital psychiatrique, et qui y font soit un cours séjour, soit y sont finalement scolarisé.
2 - Dernier DSM en 1994, donc presque 10 ans, oui il est vieux. Il l'avoue lui-même que même en 1994 il était plus in.
3- a) je ne connais pas beaucoup la schizophrénie. Dans mon domaine, on peut cependant poser une conclusion en disant "hypothèse de" ou "à risque de développer un trouble XYZ", qui est a confirmer ensuite avec le suivi, parce qu'on a beaucoup de marqueurs et qu'on le soupçonne fortement, mais qu'il est encore tôt. Je sais également qu'il y a des études pour Alzheimer et Parkinson pour tenter de détecter ces maladies dans les premiers stades, avant que les symptômes "full-bloom" apparaissent.
Ca s'est toujours fait, et c'est justement mieux de mettre une hypothèse que de ne rien dire/poser immédiatement la conclusion. J'imagine que c'est similaire mais vraiment, il faudrait demander à Christophe, il travaille plus avec les cas psychiatriques.
b) troubles bénin, c'est toi qui le dit. Ce qu'il fait dans l'article, c'est ce que toute personne fait en lisant doctissimo ou dans toute classe de médecine: se dire que dans le fond, on a ces symptômes là. C'est toujours une question de degré. Le nouveau DSM ne sera pas un abaissement des critères, mais comme dit Jay, plutôt une approche par spectre. Une personne peut par exemple être dans le spectre de la maladie, mais avoir des symptômes très très légers. Cela ne veut pas dire qu'on va vers une médication ou un traitement automatiquement, mais elle peut modifier sa vie pour par exemple, contrôler certains symptômes ou certaines habitudes.
c) il n'y a pas vraiment d'inflation des diagnostics, même qu'il y a de plus en plus une sensibilisation au "surdiagnostic".

Dans tous les cas, ce n'est pas souvent un diagnostic qui va donner accès à des services ou en couper, sauf pour les cas sévères. (Par exemple, un trouble du langage, tant qu'il n'est pas sévère, il n'a pas d'argent du gouvernement pour des services, mais un enfant modéré, par exemple,  a du service quand même dans son milieu scolaire, selon les ressources. De l'autre coté du spectre, qu'on diagnostic plus de cas "légers" ne change rien, on a pas assez de ressources pour leur offrir du service, diagnostiqué ou non.)
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« Réponse #46 le: avril 08, 2013, 20:46:26 pm »
1) Tout d'abord, dès que je voie l'amalgame DSM= bible, il est très facile de voir qui en est l'auteur: L'église de scientologie!

Je t'assure que je ne savais pas que c'est leur vocabulaire.

Il semble quand même que ce soit un livre important, même si pas partout utilisé, je prend une citation dans l'article que tu nous a généreusement mis en lien :

Citer
Le DSM est la référence principale des médecins et psychiatres dans plusieurs pays, dont le Canada et les États-Unis. Élaboré par l’American psychiatric association,  ce manuel est devenu une véritable référence en psychiatrie.

J'y trouve même le mot bible dans cet article !
Citer
Cette «bible» des maladies mentales n’a donc pas subi de modification depuis douze ans.

2) Le DSM n'est pas la "bible" pour rependre le terme du fan club de John Travolta et de Tom Cruise, des psychologues et des psychiatres (sic), mais un guide élaboré par et pour les psychiatres de l'Association psychiatrique américaine. D'ailleurs, ce n'est même pas le guide le plus utilisé dans le monde: c'est plutöt la classification internationale des maladies (CIM-10) de l'OMS:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_internationale_des_maladies

3) C'est d'ailleurs la CIM-10 qui est utilisée au Québec pour la RAMQ:

 http://www.ramq.gouv.qc.ca/fr/donnees-statistiques/sur-demande/donnees-msss/Pages/med-echo.aspx

4) Pour ce qui est des critiques envers le DSM-5, je propose de consulter ce texte nuancé, produit par une association de parents et amis des personnes atteintes d'un trouble mental, plutôt que le texte 100% biaisé et uniderectionnel du début:

http://www.alpabem.qc.ca/index.php?option=com_content&id=384%3Adsm-50-grand-menage-dans-les-maladies-mentales&Itemid=75

Vous verrez qu'il y a une réduction du nombre de troubles mentaux plutöt qu'une augmentation.

Ça reste à prouver. Mais tu passes à côté du point. Le nombre de maladies a au final peu d'importance, il faut plutôt se pencher sur la nature des maladies nouvellement reconnues comme le "risque de psychose".

Ils en parlent dans ton article, et le Dr. Morissette est favorable au traitement de cette "future" maladie, mais ils concoit tout de même le risque de dérapage de la médicalisation:
Citer
Un nouveau diagnostic fera son entrée dans le DSM 5 comme diagnostic «à l’étude». Il sera appelé le «syndrome de risque de psychose». En parcourant les critiques, elles semblent généralement similaires à celles formulées pour la dépression anxieuse légère.  Lorsque j’ai questionné Dr Morissette sur sa perception, il a eu un accueil plus favorable à ce diagnostic.  Dr Morissette nomme que ce nouveau diagnostic fournira des outils importants pour mieux détecter les jeunes à risques de développer des symptômes d’un trouble psychotique comme la schizophrénie. Un diagnostic comme celui-là permettra de traiter avec des antipsychotiques les jeunes à risque.  Dr Morissette explique que ce genre de traitement précoce permet souvent à la maladie de se déclarer plus tard et de façon moins sévère. Évidemment, il nomme qu’il sera important de respecter les critères diagnostiques à la lettre afin d’éviter de «surpeupler» cette catégorie diagnostique et de «surmédicamenter» par la même occasion.

L'autre docteur est plus sceptique:

Citer
De son côté, Dr Lalonde met un bémol en nommant que les recherches effectuées sur le sujet jusqu’à maintenant sont plutôt contradictoires. Est-ce que le fait de donner un traitement antipsychotique aux jeunes qui présentent un risque psychotique est aidant? Certaines études affirment que oui et d’autres que non. Dr Lalonde fait référence à un congrès auquel il a assisté aux États-Unis avec ses collègues américains.  Il relate que, suite à un vote à main levée pour connaitre l’opinion de l’auditoire quant à la pertinence d’ajouter ce diagnostic au futur DSM,  l’auditoire était divisé à 50/50 sur le sujet.

Le docteur Morissette parle aussi du trouble de l'humeur, du diagnostic de dépression-anxieuse-légère, il dit exactement la même chose que dans l'article que j'ai présenté au début:

Citer
Trouble de l’humeur
Le diagnostic de «dépression anxieuse légère» sera ajouté comme maladie. Lorsque j’ai nommé ce diagnostic à Dr Morissette il a rapidement nommé qu’il s’agissait de  «bouillie pour chat» et il m’a fait part des doutes qu’il avait quant à l’utilisation de ce diagnostic. Il questionne l’utilité d’apposer ce genre d’étiquette et nomme que les personnes qui en profiteront seront sans nul doute les compagnies pharmaceutiques qui seront heureuses de trouver des remèdes pour chaque pathologie qui s’ajoutera au DSM. Il sera très intéressant de consulter les critères diagnostiques pour ce nouveau trouble puisqu’au premier abord, il semblerait que bon nombre de personnes dans la population aurait traversé un épisode de dépression anxieuse légère et n’aurait jamais eu recours à de la médication et/ou un suivi psychiatrique. Quelle est donc la pertinence d’ajouter ce diagnostic maintenant?

Le Dr Lalonde en rajoute au sujet de cas de deuils qui dureraient trop longtemps aux yeux des psy :
Citer
Dr Lalonde nomme aussi qu’il y aura des changements au niveau de la dépression majeure. Avant, suite à un deuil, on pouvait diagnostiquer une dépression majeure si les symptômes dépressifs (tristesse, manque d’intérêt, etc.) perduraient au-delà de trois mois. Actuellement, la version préliminaire prétend que, malgré un deuil récent, si les symptômes dépressifs perdurent au-delà de 2 semaines, la personne doit être traitée pour dépression majeure. Dr Lalonde est d’accord pour soutenir une personne dont les symptômes sont importants et souffrants,  mais il nomme avoir la crainte que l’on commence à médicaliser les événements difficiles de la vie comme s’il s’agissait de maladie.

On pense même rendre l'addiction à l'internet comme maladie mentale ! J'ai peut-être ça moi !  :smiley17:

Citer
Addiction comportementale
Il s’agit d’une nouvelle catégorie diagnostique dans laquelle nous retrouverons le jeu pathologique. Le groupe de travail s’est penché sur la possibilité d’inclure dans ce trouble l’addiction à internet.  Mais le peu de recherche scientifique sur le sujet on fait en sorte que ce trouble sera admis dans le DSM 5, comme diagnostic «à l’étude».

On parle ici de l’hyperphagie:

Citer
on souhaite inclure «l’hyperphagie» (binge eating).  L’hyperphagie se caractérise par des épisodes de consommation excessive et incontrôlée de nourriture, bien au-delà de la satiété, qui se produisent au moins deux fois par semaine. On souligne aussi le fait que ce trouble serait souvent lié à l’obésité.

Bref, tu nous a montré un article qui ne contredit pas l'article que j'ai présenté au début. Le ton est différent, et on sent Allen Frances bien plus critique que les Dr. Lalonde et Morrissette, mais ils ne se contredisent pas, ou presque pas.

6) Enfin, pour ce qui est de la critique envers la surmédication, elle est pertinente qu'en partie. Vrai, la psychothérapie peut rêgler tout aussi efficacement des troubles anxieux et dépressifs que les médicaments. Par contre, penser que l'on invente des maladies juste pour vendre des nouveaux médicaments est d'une bétise à manger du foin!  :smiley36:

Je n'ai pas dis ça. Mais pourquoi ne pas se poser la question ?
« Modifié: avril 08, 2013, 21:13:00 pm par megalomarc »

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« Réponse #47 le: avril 08, 2013, 20:58:52 pm »
Dans les commentaires de l'article de fouinard:

Citer
À noter: La bible officielle des psychiatres canadiens est en fait le CIM-10 bien que sur le terrain ce soit le DSM qui soit le plus utilisé.

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« Réponse #48 le: avril 08, 2013, 21:22:44 pm »
Une personne qui a une dépression anxieuse légère peut ne pas aller voir de psychiatre ou être médicamenté, ca n'enlève pas la validité d'identifier la situation et pour la personne de se faire suivre par son psychologue au privé ou de contacter le centre d'aide de son milieu de travail pour bénéficier de conseils, au lieu d'attendre que les symptomes s'aggravent et s'accumule et de partir en congé de maladie!
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« Réponse #49 le: avril 08, 2013, 21:40:11 pm »
Bien sûr. Les docteurs n'ont pas dit, ça. Ils font jsute dire que ce serait aller trop loin que de médicamenter ces cas. Les seuls bénéficiaires de ça serait les compagnies pharmaceutiques.