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Forum => Actualité et Société => Discussion démarrée par: Simone le mars 01, 2014, 11:33:23 am

Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 01, 2014, 11:33:23 am
Un autre bel exemple (http://bellejar.ca/2014/02/28/rape-culture-at-the-university-of-ottawa/) du machisme et de la culture du viol qui règne parmi les associations étudiantes.

Le plus beau, c'est que les personnes qui ont émis les commentaires dégradants menacent de poursuivre l'étudiante parce qu'elle a dévoilé une conversation de nature privée (conversation au cours de laquelle on menaçait de la punir de manière sexuelle si elle gagnait ses élections, ce qui pourrait être considéré comme une menace réelle, mais bon, on va pas s'enfarger dans les fleurs du tapis, quand c'est privé, c'est privé).

C'est décourageant.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Snookey le mars 01, 2014, 15:07:30 pm
Un exemple de machisme et de culture du viol qui règne parmi les associations étudiantes...

Comme si les paroles/gestes de certains imbéciles devraient être généralisés de la sorte...
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 01, 2014, 16:24:32 pm
Si tu relis le sujet, c'est de ça dont on parlait durant toute cette dernière page, notamment les dénonciations d'agressions sexuelles durant la grève et le fait que certaines ont été "étouffées" pour ne pas nuire au militantisme.

Je suis tombée sur l'article ce matin et j'ai trouvé pertinent de montrer que cette attitude avait d'autres façons de se manifester dans les associations étudiantes.

C'est quelle partie de mon commentaire qui te laisse croire que je généralise au juste?
Titre: La "culture" du viol
Posté par: sharl le mars 01, 2014, 16:38:53 pm
Voir s'ils allaient violer la fille si elle gagnait ses élections! Qui peut prendre ça au sérieux une seconde? J'imagine que Pauline a peur de subir le même sort,,,

C'est cru et déplacé soit! Mais dans le cadre d'une conversation privée entre étudiants qui badinent en jouant les machos. Bien évidemment, c'est de la confiture pour les féministes,,,

Cela dit, c'est intéressant et pertinent comme lien!
 

Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 01, 2014, 18:20:20 pm
La banalisation des blagues à caractère sexuel, et encore plus des blagues de viol, est l'un des aspects de la culture du viol, Sharl.

Bien sûr que "Someone punish her with their shaft" ne va pas mener à une réelle agression sexuelle, mais en prétendant que c'est trivial que des gens tiennent des propos dégradants à l'égard du sexe d'une femme dans la sphère publique (c'est public Facebook), on banalise la violence sexuelle et on se rapproche de la mince ligne où on l'encourage en disant rien.

Titre: La "culture" du viol
Posté par: Jay. le mars 01, 2014, 18:57:40 pm
Snookey, ces certains imbéciles-là doivent quand même être dénoncés et, en additionnant les exemples, on peut voir que la culture du viol est quand même présente à des endroits qu'on ne s'attendrait pas nécessairement, comme dans les milieux militants ou les associations étudiantes universitaires.

Ca me jette toujours à terre de voir quelqu'un parler en "blague" de corriger une fille avec son pénis, de la violer. Une fille est conne? Mauvaise à son poste? Vite vite faut la fourrer pour la remettre à sa place. WTF pour vrai.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: sharl le mars 01, 2014, 19:51:24 pm
Franchement, c'est abusif et intellectuellement malhonnête de parler de "culture du viol" dans le cas présent.

Et, dans le contexte québécois, il serait mille fois plus pertinent de parler de l'hypersexualisation généralisée des filles qui commencent à jouer aux putes dès 12-13 ans que ce faux scandale de 4-5 gars qui déconnent un peu entre eux.

La seule chose vraiment regrettable dans toute cette histoire, c'est de voir ces jeunes francophones discuter entre eux en anglais.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: MadChuck le mars 01, 2014, 20:00:15 pm
La seule chose vraiment regrettable dans toute cette histoire, c'est de voir ces jeunes francophones discuter entre eux en anglais.

Y'ont peut-être choisi l'université d'Ottawa principalement pour améliorer leur anglais cependant.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: fourchette le mars 01, 2014, 21:22:36 pm
Il faut toutefois reconnaître que l'inverse est inexistant, c'est-à-dire des menaces de sodomie en cas de victoire pour un candidat masculin.

Le problème en demeure un de mentalité : une femme peut être menacée de sévices sexuels, alors qu'un homme, non. C'est à ce stade qu'on peut parler de "culture", comme une espèce d'inconscient collectif qui, admettant une hiérarchie fondée sur la force, qui rend cette forcesexuée et qui s'érige en fonction de ce critère, endosse et admet ce genre de commentaire dégradant. Il faut élargir l'analyse pour bien comprendre l'invisible qui s'exprime ici.

Un gars, tu peux lui péter la gueule.
Une fille, tu ne lui pètes pas la gueule : tu la violes.

C'est à ce niveau que s'exprime ce qu'on appelle "la culture du viol" : la violence contre les femmes est d'abord perçue de manière sexuelle, ce qui est malsain, on en conviendra.

Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 01, 2014, 21:39:18 pm
Absolument. Et encore, tu ne casses pas la gueule d'un homme juste parce qu'il est en position de pouvoir, alors qu'une femme qui accède
à une telle fonction est systématiquement victime de commentaires dégradants et de propos qui entrent dans la catégorie des "menaces de viols" faites à la blague.

Dans les faits, ce genre d'humour n'est pas à la baisse dans la société, il est en recrudescence, et il est préoccupant qu'un nombre considérable de personnes (parce que c'est loin d'être l'apanage des hommes) choisissent en premier lieu de s'attaquer à l'intégrité sexuelle d'une femme pour s'opposer à une tout autre chose.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Jay. le mars 01, 2014, 23:24:21 pm
Fais un câlin à Fourchette pour moi, Simone!

Édit: dans le fond, faites-vous en un mutuellement sur mon bras ;)
Titre: La "culture" du viol
Posté par: ¸Richard Enfer le mars 02, 2014, 04:30:32 am
Tout à fait d'accord avec les commentaires de Jay, Simone et fourchette. Pour la petite histoire, mentionnons les origines brébovines de deux des participants à cette sordide discussion. Elle est belle notre future élite.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: sharl le mars 02, 2014, 09:14:11 am
La seule chose qui a été violées ici, c'est le bon sens et l'intelligence.

Le seul blâme qu'on puisse porter contre ces étudiants est d'avoir nommément porté atteinte à la réputation de leur adversaire politique.

Pour ce qui serait ici d'une présumée "culture du viol", c'est de la pure bullshit. A ce compte-là, faudrait vider les écoles des étudiants mâles pour les faire parader au tribunal de l'Inquisition féministe.

Fourchette: "Le problème en demeure un de mentalité : une femme peut être menacée de sévices sexuels, alors qu'un homme, non. C'est à ce stade qu'on peut parler de "culture", comme une espèce d'inconscient collectif qui, admettant une hiérarchie fondée sur la force, qui rend cette forcesexuée et qui s'érige en fonction de ce critère, endosse et admet ce genre de commentaire dégradant. Il faut élargir l'analyse pour bien comprendre l'invisible qui s'exprime ici."

Les hommes peuvent aussi être menacés de sévices sexuels, notamment les sodomites. Quant à la sexualisation de la force, c'est tout simplement ancré dans la nature humaine. Bien sûr, on peut verser dans l'angélisme et, par vue de l'esprit, pasteuriser la sexualité humaine,,,

Effectivement, cette sexualisation de la force va ressurgir et souvent s'exprimer de manière plus ou moins consciente, "naturelle" et banale sous forme d'humour érotique ou de commentaires déplacés.   

Mais dans cette affaire, on en n'est pas dans la pathologie, les dérives et les viols de guerre. Quoiqu'il me faut, par objectivité, relever le contexte d'affrontement politique estudiantin.

Tout cela pour dire que, chez l'humain, l'humour érotique salace est une résurgence anodine, naturelle et saine de cette réalité qu'est la sexualisation de la force chez l'animal.   







   

Titre: La "culture" du viol
Posté par: Richard Enfer le mars 02, 2014, 09:33:55 am
La seule chose qui a été violées ici, c'est le bon sens et l'intelligence.

Le seul blâme qu'on puisse porter à ces étudiants est d'avoir nommément porté atteinte à la réputation de leur adversaire politique.

Pour ce qui serait ici d'une présumée "culture du viol", c'est de la pure bullshit. A ce compte-là, faudrait vider les écoles des étudiants mâles pour les faire parader au tribunal de l'Inquisition féministe.

Fourchette: "Le problème en demeure un de mentalité : une femme peut être menacée de sévices sexuels, alors qu'un homme, non. C'est à ce stade qu'on peut parler de "culture", comme une espèce d'inconscient collectif qui, admettant une hiérarchie fondée sur la force, qui rend cette forcesexuée et qui s'érige en fonction de ce critère, endosse et admet ce genre de commentaire dégradant. Il faut élargir l'analyse pour bien comprendre l'invisible qui s'exprime ici."

Les hommes peuvent aussi être menacés de sévices sexuels, notamment les sodomites. Quant à la sexualisation de la force, c'est tout simplement ancrée dans la nature humaine. Bien sûr, on peut verser dans l'angélisme et par vues de l'esprit pasteuriser la sexualité humaine,,,

Effectivement, cette sexualisation de la force va ressurgir et souvent s'exprimer de manière plus ou moins consciente, "naturelle" et banale sous forme d'humour érotique ou commentaires déplacés.   

Mais dans cette affaire, on en n'est pas dans la pathologie, les dérives et les viols de guerre.

Tout cela pour dire que, chez l'humain, l'humour érotique salace est une résurgence anodine, naturelle et saine de cette réalité qu'est la sexualisation de la force chez l'animal.   

Rappelle-nous la dernière fois où tu t'es trempé le pinceau ailleurs que dans un vieux bas blanc dédié à cet usage. Ton commentaire est la somme du discours mascu ambiant: Des hommes qui mettent le blâme de leur incompétence à être des humains avec des valeurs "normales" sur le dos du féminisme et se nourrissent d'un ressentiment collectif d'individus semblables pour se définir de victimes auto-proclamées.  Allez, bienvenue en 2014.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Snookey le mars 02, 2014, 11:07:55 am
Chanson "officielle" de mon Bac, ça cadre dans votre definition de culture du viol ?

http://www.accueildroit2010.ulaval.ca/chanson_theme.html
Titre: La "culture" du viol
Posté par: rasemotte le mars 02, 2014, 11:16:35 am
Chanson "officielle" de mon Bac, ça cadre dans votre definition de culture du viol ?

http://www.accueildroit2010.ulaval.ca/chanson_theme.html
  C'est assurément dans la catégorie ''mauvais goût''.  Y'a tu juste moi qui n'arrive à trouver rien de drôle dans ce texte ?
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Snookey le mars 02, 2014, 12:18:26 pm
Tu devais être plate étudiant!
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Berslak le mars 02, 2014, 12:36:46 pm
Chanson "officielle" de mon Bac, ça cadre dans votre definition de culture du viol ?

http://www.accueildroit2010.ulaval.ca/chanson_theme.html
  C'est assurément dans la catégorie ''mauvais goût''.  Y'a tu juste moi qui n'arrive à trouver rien de drôle dans ce texte ?

Moi non plus.

Mais ptete qu'à 19 ans avec ben de la boisson dans le corps et de la musique accompagnant le texte, l'ado attardé que j'étais aurais trouvé ça drôle un peu..


Dans le genre, j'aime beaucoup mieux "La ptite grenouille".
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 02, 2014, 12:41:44 pm
La tune officielle de mon bac, c'était Tous les cris, les SOS (la version de Marie-Denise Pelletier).

On trouve encore ça drôle de la chanter (/hurler) en dansant en rond quand on est bien paquetés.

Et ça ne dénigre personne, d'aucune façon.

L'association que tu fais entre ne pas apprécier des propos vulgaires ou dégradants et être plate, c'est aussi un des symptômes de la culture du viol. C'est drôle, donc ce n'est pas grave. Trivialisation de l'enjeu.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: BushMustDie le mars 02, 2014, 12:42:11 pm
Citation de: Snookey
Tu devais être plate étudiant!

Au contraire, trouvez ça drôle dénote une absence totale de sens de l'humour. Il faut être borderline attardé pour écrire ça et penser que c'est drôle. Je ne serais pas plus indulgents envers les auteurs de tels inepties si elles avaient été écrites par des jeunes de secondaire 2 en cheminement particulier.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Richard Enfer le mars 02, 2014, 12:45:38 pm
Je suis convaincu que les femmes de la faculté chantent cette chanson avec beaucoup d'enthousiasme...
Titre: La "culture" du viol
Posté par: MadChuck le mars 02, 2014, 12:48:26 pm
Citation de: Snookey
Tu devais être plate étudiant!

Au contraire, trouvez ça drôle dénote une absence totale de sens de l'humour. Il faut être borderline attardé pour écrire ça et penser que c'est drôle. Je ne serais pas plus indulgents envers les auteurs de tels inepties si elles avaient été écrites par des jeunes de secondaire 2 en cheminement particulier.

Je pense que c'est sensé être une toune d'initiation non ? Donc volontairement mauvaise, pas drôle et de mauvais goût pour être gênant de le chanter en public.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: megalomarc le mars 02, 2014, 13:04:32 pm
Un exemple de machisme et de culture du viol qui règne parmi les associations étudiantes...

Comme si les paroles/gestes de certains imbéciles devraient être généralisés de la sorte...

Exactement, comment essayer de culbabiliser l'ensemble pour la connerie de quelques uns. N'importe quoi.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 02, 2014, 13:11:32 pm
Coudonc, ça semble donc ben broche à foin l'université? Des profs qui enseignent pas leurs propres cours, des chansons-thème de pénis poilus... wtf? C'est pas sensé être structuré et efficace?

J'ai soudainement moins de regrets de n'y être jamais allé ;)
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 02, 2014, 13:28:06 pm
Je sais que le terme culture du viol fait tiquer quelques uns, mais il faut comprendre que c'est un terme issu des études féministes, et donc compris dans le grand cercle des études sociologiques. En sociologie, la culture a une définition particulière qui est différente de celle qui est généralement admise par tous (ensemble des connaissances ou des acquis de l'être humain).

La culture, au sens sociologique du terme, c'est ce qui distingue une société d'une autre. Michel de Certeau avait une belle expression pour résumer la chose, il disait: "les arts de faire". La façon de cuisiner, la façon de parler (les fameux accents), les sports nationaux, les goûts culturels... Toutes ces choses sont englobées par le terme "culture", qui peut être défini comme "l'ensemble des structures sociales et des manifestations intellectuelles, artistiques, religieuses qui définissent une civilisation, une société par rapport à une autre".

L'expression culture du viol doit être comprise dans cette définition de la culture, c'est à dire une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle. C'est donc une culture qui n'a pas mis en place un système suffisamment cohérent de stigmatisation, de dénonciation et de prévention de la violence sexuelle, c'est-à-dire une culture au sein de laquelle il est possible de banaliser la violence sexuelle sans que cela ne soit systématiquement condamné. Certaines sociétés ont une culture du viol beaucoup plus agressive (c'est le cas des sociétés où il est normal de violer quelqu'un pour le punir et/ou le guérir de son orientation sexuelle, ou des sociétés où il est normal de ne pas demander le consentement d'une femme avant l'acte sexuel puisque la femme doit obligatoirement se conformer au désir de l'homme, par exemple), mais la culture nord-américaine n'est clairement pas blanche comme neige à ce sujet.

La banalisation de la violence sexuelle, c'est:


Des choses qui arrivent quotidiennement, pour lesquelles nous sommes tous capables de nommer un exemple, et qui ne nous apparaissaient même pas comme un symptôme de la culture du viol tellement elles sont répandues et tacitement acceptées par le discours dominant (n'est-ce pas que vous n'aviez jamais pensé qu'il fallait dénoncer les violences sexuelles vécues en prison?).

Le mot culture vous dérange, soit, mais il est approprié pour décrire un ensemble de traits culturels qui émergent de notre société et qui la caractérisent.

Ce qui est bien avec la culture, cependant, c'est qu'elle définit un ensemble d'individus, pas les individus à proprement parler. Personne n'est obligé de consentir à la culture du viol, ni n'est obligé d'y prendre part. Mais il faut quand même commencer par prendre conscience qu'elle existe....

Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 02, 2014, 13:46:23 pm
Un exemple de machisme et de culture du viol qui règne parmi les associations étudiantes...

Comme si les paroles/gestes de certains imbéciles devraient être généralisés de la sorte...

Exactement, comment essayer de culbabiliser l'ensemble pour la connerie de quelques uns. N'importe quoi.

Je pense bien avoir démonté cet argument dans mon précédent message. Le terme culture décrit un ensemble social, aucunement "un individu" "des individus" ou "un groupe d'individus" liés à l'ensemble. Quand tu dis que c'est n'importe quoi, que ce sont des conneries et que c'est le fait d'un petit nombre d'individus, ce que tu dis, c'est qu'on ne doit pas en parler parce que ce n'est pas grave. Qu'on ne doit pas en parler parce que ça ne compte pas.

Tu banalises. Tu atténues.

Bref, tu fais juste me donner raison.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Snookey le mars 02, 2014, 13:57:37 pm
Citation de: Snookey
Tu devais être plate étudiant!

Au contraire, trouvez ça drôle dénote une absence totale de sens de l'humour. Il faut être borderline attardé pour écrire ça et penser que c'est drôle. Je ne serais pas plus indulgents envers les auteurs de tels inepties si elles avaient été écrites par des jeunes de secondaire 2 en cheminement particulier.

Je pense que c'est sensé être une toune d'initiation non ? Donc volontairement mauvaise, pas drôle et de mauvais goût pour être gênant de le chanter en public.

Ben oui exactement... faudrait arrêter de tout prendre au sérieux aussi...

@Richard, le bac est peuplé de 65% de filles et personne ne s'est plaint de cette chanson qui est présente depuis un grand nombre d'année!

En fait c'est une vieille chanson paillarde française.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: megalomarc le mars 02, 2014, 14:49:02 pm
Un exemple de machisme et de culture du viol qui règne parmi les associations étudiantes...

Comme si les paroles/gestes de certains imbéciles devraient être généralisés de la sorte...

Exactement, comment essayer de culpabiliser l'ensemble pour la connerie de quelques uns. N'importe quoi.

Je pense bien avoir démonté cet argument dans mon précédent message. Le terme culture décrit un ensemble social, aucunement "un individu" "des individus" ou "un groupe d'individus" liés à l'ensemble.


Le terme culture, tu essaies de l'aseptiser, mais il veut bien dire que ce cas là n'est pas isolé, qu'il faut partie d'une culture du viol et donc que beaucoup d'autres personnes ont tenu ce genre de propos, de sorte que maintenant ça fait partie de la "culture" dans les associations étudiantes, un peu comme le travail au noir fait partie de la culture dans la construction.

On peut dénoncer ces personnes, et dire que leurs propos sont inacceptables sans tout mélanger et dire que ça fait partie d'une "culture du viol". C'est de l'exagération grossière.

Maintenant, tu peux bien me dire que j'atténue, que je banalise, ce n'est qu'un stratégie pour me faire passer pour le méchant au lieu de discuter sereinement.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: MadChuck le mars 02, 2014, 18:27:44 pm
Des choses qui arrivent quotidiennement, pour lesquelles nous sommes tous capables de nommer un exemple, et qui ne nous apparaissaient même pas comme un symptôme de la culture du viol tellement elles sont répandues et tacitement acceptées par le discours dominant (n'est-ce pas que vous n'aviez jamais pensé qu'il fallait dénoncer les violences sexuelles vécues en prison?).

Y'a une légende urbaine (qui est peut-être vrai et probablement dure à vérifier) qui dit que depuis quelques années à cause des hauts taux d'incarcération, il y aurait plus d'homme que de femme violé aux états-unis.

P.S. Beaucoup d'élément dans ton discours peuvent être aussi transcris pour certains type de crime financié (comme Vincent Lacroix) à qui ont met aussi assez ouvertement le blâme sur la victime, donne des trucs aux gens pour ne pas tomber dans le panneau et donne des sentences assez bonbon.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Splatch... le mars 02, 2014, 19:10:08 pm
Chanson "officielle" de mon Bac, ça cadre dans votre definition de culture du viol ?

http://www.accueildroit2010.ulaval.ca/chanson_theme.html

C'est une chanson paillarde. Drôle pas drôle c'est pas vraiment la question c'est paillard point barre. Une chanson de salle de garde comme on disait dans le temps.

https://www.youtube.com/watch?v=TZMdab0HoV8

Titre: La "culture" du viol
Posté par: Le pape le mars 02, 2014, 19:28:37 pm
La banalisation de la violence sexuelle, c'est:
  • Quand on fait des blagues qui impliquent des propos dégradants ou violents sexuellement et qu'on se dédouane de la portée de nos paroles sous le couvert de l'humour
  • Quand on utilise un vocabulaire sexuel pour valider une relation de pouvoir, même quand c'est à la blague ou avec l'intention de rigoler (parce non, dire "t'es ma pute" à son partenaire, ça n'a rien d'anodin)
  • Quand on dit aux femmes quels vêtements porter et quels endroits éviter, parce qu'on suppose qu'elles portent au moins une partie du fardeau de l'agression sexuelle quand elles sont victimes (rappelez-vous la délicieuse discussion qu'on a eu ici au sujet de Lara Logan...)
  • Quand on blâme des victimes d'agression sexuelle pour leur agression, parce qu'elles n'auraient pas dû suivre leur agresseur (c'est ce que Gilles Proulx disait de la petite fille battue et laissée pour morte, ça et le fait qu'elle était une petite charrue, notamment), parce qu'elles n'auraient pas dû avoir des contacts intimes avec une personne tout en lui refusant son consentement sexuel parce que c'est jouer avec le feu (voir plus haut dans cette même discussion), parce qu'elles n'auraient pas dû laisser leur verre d'alcool sans surveillance, etc.
  • Quand on oblige les jeunes victimes de viol collectif à changer d'école parce qu'on n'a pas le courage de prendre les mesures disciplinaires qui s'imposent à l'égard des agresseurs et qu'il est plus simple de déplacer la victime que les 5-6-7-10 gars qui lui sont passés dessus juste parce qu'elle était passed out
  • Quand on banalise les violences sexuelles faites en prison parce qu'on considère que le viol fait partie des éléments dissuasifs face à l'incarcération/parce qu'on pense que c'est le prix à payer pour avoir commis un tout autre crime
  • Quand on prétend que les travailleurs du sexe ne peuvent subir de violence sexuelle puisque que c'est leur job d'échanger des faveurs sexuelles contre de l'argent, ou quand on refuse d'endosser des projets de loi permettant aux travailleurs du sexe d'offrir leurs services dans des endroits où ils sont en sécurité parce qu'on refuse de reconnaître qu'il s'agit d'un vrai travail
  • Quand on considère que la violence sexuelle ne peut exister entre conjoints ou époux et qu'une agression sexuelle à l'intérieur d'une relation conjugale n'est qu'un peu de sexe "à la dure"
  • Quand les activités d'intégration dans les universités sont truffées de mises en scène pour reproduire des discours sexuels de hiérarchisation ou de domination, comme les Pimps et les Putes Zèbres de Comm-UQAM, et qu'on taxe les gens qui dénoncent ces pratiques de coincées ou de mal-baisées parce qu'il n'y a rien de mal à établir des rapports sexuels de domination entre des gens qui ne se connaissent même pas (mettons...)
  • Quand on examine l'histoire de Woody Allen et de sa fille adoptive, Dylan, et qu'on écrit un article pour dire qu'il est impossible que Woody Allen ait agressé sa fille dans un petit grenier fermé puisqu'il est claustrophobe (et qu'on considère avoir ainsi sauvé les meubles et qu'il n'y a plus lieu de penser à cette histoire)
  • Quand on banalise la violence verbale ou psychologique à caractère sexuel pour la simple et bonne raison qu'elle ne mènera jamais à la violence sexuelle physique (c'est arrivé ici même, dans cette discussion)

Intéressant comme liste, on pourrait sûrement trouver beaucoup d'équivalents pour décrire une culture de violence en général.

J'ai du mal à voir le premier point comme quelque chose de négatif. Chaque jour, on peut entendre des tas de jokes impliquant à peu près chaque crime imaginable, qui peuvent être de très mauvais goût et pas drôles comme dans le cas de l'association étudiante ici, ou plus habiles, disons l'épisode de South Park sur Indiana Jones 4.  Il devrait y avoir à peu près aucun sujet tabou en humour, que des bonnes et mauvaises façons d'aborder un sujet.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 02, 2014, 19:36:31 pm
Le terme culture, tu essaies de l'aseptiser, mais il veut bien dire que ce cas là n'est pas isolé, qu'il faut partie d'une culture du viol et donc que beaucoup d'autres personnes ont tenu ce genre de propos, de sorte que maintenant ça fait partie de la "culture" dans les associations étudiantes, un peu comme le travail au noir fait partie de la culture dans la construction.

Ce n'est pas du tout ce que j'ai dit.

Voici précisément ce que j'ai dit.

L'expression culture du viol doit être comprise dans cette définition de la culture, c'est à dire une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle. C'est donc une culture qui n'a pas mis en place un système suffisamment cohérent de stigmatisation, de dénonciation et de prévention de la violence sexuelle, c'est-à-dire une culture au sein de laquelle il est possible de banaliser la violence sexuelle sans que cela ne soit systématiquement condamné.

On peut dénoncer ces personnes, et dire que leurs propos sont inacceptables sans tout mélanger et dire que ça fait partie d'une "culture du viol". C'est de l'exagération grossière.

Maintenant, tu peux bien me dire que j'atténue, que je banalise, ce n'est qu'un stratégie pour me faire passer pour le méchant au lieu de discuter sereinement.

En quoi est-ce de l'exagération? J'ai expliqué que l'expression "culture du viol" était liée à la banalisation de la violence sexuelle et j'ai fait une liste d'exemples précis de formes de banalisation auxquelles nous sommes confrontés chaque jour.

À moins que tu ne démontres que mes exemples sont faux ou peu communs, je ne vois pas comment tu peux te contenter de dire que c'est de l'exagération et penser qu'il s'agit là d'un argument de poids.

Et le fait de démontrer que ta façon de répondre en disant que les actions d'une minorité ne sont pas un problème est en fait une partie du problème ne signifie pas non plus que je ne discute pas sereinement. Trouve autre chose.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 02, 2014, 19:44:44 pm
La banalisation de la violence sexuelle, c'est:
(..)

Intéressant comme liste, on pourrait sûrement trouver beaucoup d'équivalents pour décrire une culture de violence en général.

J'ai du mal à voir le premier point comme quelque chose de négatif. Chaque jour, on peut entendre des tas de jokes impliquant à peu près chaque crime imaginable, qui peuvent être de très mauvais goût et pas drôles comme dans le cas de l'association étudiante ici, ou plus habiles, disons l'épisode de South Park sur Indiana Jones 4.  Il devrait y avoir à peu près aucun sujet tabou en humour, que des bonnes et mauvaises façons d'aborder un sujet.

Pour ta première phrase, tu as absolument raison. Il y a d'ailleurs une corrélation assez forte des traits que l'on associe à la culture du viol dans les sociétés où il y a beaucoup d'homophobie, de sexisme, d'intégrisme religieux (et donc, en général, beaucoup d'oppression et de rejet de la différence).

Pour le reste, et bien, c'est une question de point de vue, mais on dirait que dans une société où il est possible de rire de tout, on repousse constamment la limite de ce qui est transgressif, et ça peut devenir dangereux de ne plus avoir de limite claire quant à ce qui est acceptable ou non (surtout en matière de consentement sexuel, d'où la recrudescence des cas de "date rape" ou de "gray rape"). Il y a bien sûr différentes grilles de lectures pour toutes sortes de situations, et je ne suis pas nécessairement pour le maintien de tabou, mais l'humour prend part à la banalisation d'une façon ou d'une autre.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 02, 2014, 19:45:17 pm
P.S. Beaucoup d'élément dans ton discours peuvent être aussi transcris pour certains type de crime financié (comme Vincent Lacroix) à qui ont met aussi assez ouvertement le blâme sur la victime, donne des trucs aux gens pour ne pas tomber dans le panneau et donne des sentences assez bonbon.

Absolument d'accord.

Mais c'est un tout autre sujet. ;)
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 06:10:51 am

  • Quand on fait des blagues qui impliquent des propos dégradants ou violents sexuellement et qu'on se dédouane de la portée de nos paroles sous le couvert de l'humour
J'en suis.
  • Quand on utilise un vocabulaire sexuel pour valider une relation de pouvoir, même quand c'est à la blague ou avec l'intention de rigoler (parce non, dire "t'es ma pute" à son partenaire, ça n'a rien d'anodin)
Oui, pas de problème avec ca.
  • Quand on dit aux femmes quels vêtements porter et quels endroits éviter, parce qu'on suppose qu'elles portent au moins une partie du fardeau de l'agression sexuelle quand elles sont victimes (rappelez-vous la délicieuse discussion qu'on a eu ici au sujet de Lara Logan...)
C'est le cas. D'ailleurs la cage aux lions n'est pas un bon endroit pour manger au zoo.
  • Quand on blâme des victimes d'agression sexuelle pour leur agression, parce qu'elles n'auraient pas dû suivre leur agresseur (c'est ce que Gilles Proulx disait de la petite fille battue et laissée pour morte, ça et le fait qu'elle était une petite charrue, notamment), parce qu'elles n'auraient pas dû avoir des contacts intimes avec une personne tout en lui refusant son consentement sexuel parce que c'est jouer avec le feu (voir plus haut dans cette même discussion), parce qu'elles n'auraient pas dû laisser leur verre d'alcool sans surveillance, etc.
C'est la cas. L'être humain est une sale bête avec de puissantes pulsions. N'ayez pas confiance. méfiez vous.
  • Quand on oblige les jeunes victimes de viol collectif à changer d'école parce qu'on n'a pas le courage de prendre les mesures disciplinaires qui s'imposent à l'égard des agresseurs et qu'il est plus simple de déplacer la victime que les 5-6-7-10 gars qui lui sont passés dessus juste parce qu'elle était passed out
Bof. Pas clair.
  • Quand on banalise les violences sexuelles faites en prison parce qu'on considère que le viol fait partie des éléments dissuasifs face à l'incarcération/parce qu'on pense que c'est le prix à payer pour avoir commis un tout autre crime
Ca dépend pour qui et quel crime. Mais oui, je banalise ca, et je confirme que c'est tres dissuasif.
  • Quand on prétend que les travailleurs du sexe ne peuvent subir de violence sexuelle puisque que c'est leur job d'échanger des faveurs sexuelles contre de l'argent, ou quand on refuse d'endosser des projets de loi permettant aux travailleurs du sexe d'offrir leurs services dans des endroits où ils sont en sécurité parce qu'on refuse de reconnaître qu'il s'agit d'un vrai travail
Qu'est-ce qu'il manque ici, le consentement ou le paiement?
  • Quand on considère que la violence sexuelle ne peut exister entre conjoints ou époux et qu'une agression sexuelle à l'intérieur d'une relation conjugale n'est qu'un peu de sexe "à la dure"
Pas clair. Pas mon cas, mais violer sa propre conjointe, bof.
  • Quand les activités d'intégration dans les universités sont truffées de mises en scène pour reproduire des discours sexuels de hiérarchisation ou de domination, comme les Pimps et les Putes Zèbres de Comm-UQAM, et qu'on taxe les gens qui dénoncent ces pratiques de coincées ou de mal-baisées parce qu'il n'y a rien de mal à établir des rapports sexuels de domination entre des gens qui ne se connaissent même pas (mettons...)
Des adultes peuvent faire les mises en scène qu'ils veulent. On y participe, ou pas.
  • Quand on examine l'histoire de Woody Allen et de sa fille adoptive, Dylan, et qu'on écrit un article pour dire qu'il est impossible que Woody Allen ait agressé sa fille dans un petit grenier fermé puisqu'il est claustrophobe (et qu'on considère avoir ainsi sauvé les meubles et qu'il n'y a plus lieu de penser à cette histoire)
Bof.
  • Quand on banalise la violence verbale ou psychologique à caractère sexuel pour la simple et bonne raison qu'elle ne mènera jamais à la violence sexuelle physique (c'est arrivé ici même, dans cette discussion)
J'entends 40 fois pire. Faudrait voir entre un ''elle j'y crisserais ca dans le cul'' et un ''elle j'vas lui crisser ca dans le cul''. Le premier est correct, le deuxième est suspect.
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COMMENT CA QUE JE BANALISE LA VIOLENCE SEXUELLE?

Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 06:31:30 am

Un gars, tu peux lui péter la gueule.
Une fille, tu ne lui pètes pas la gueule : tu la violes.

C'est à ce niveau que s'exprime ce qu'on appelle "la culture du viol" : la violence contre les femmes est d'abord perçue de manière sexuelle, ce qui est malsain, on en conviendra.



Ca serait plus sain une culture de la frappe ou l'on menacerait la femme de la même sorte de violence que l'homme, c'est a dire une menace de lui fracturer les os du visage?

Entre me faire détruire le visage, perdre la vision d'un œil, subir des opérations chirurgicales pour implanter des plaques en titane, avoir la mâchoire déformée, souffrir de migraine a vie, ou me faire enculer (insérer un organe dans un de mes orifices sans causer de lésions permanentes ou maladie), j'y vais pour l'enculage et par 3 fois.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 06:46:36 am
http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2014/03/20140302-203002.html

Ils sont démissionnés.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 07:14:45 am
Je ne vois pas en quoi la menace sexuelle serait pire que les autres types de menace.

Elle me semble moins pire quand je la mets en comparaison avec les autres sévices qu'on pourrait me faire subir, et mettre son pénis dans ma bouche, de force, jusqu'à éjaculation, ou se frotter la vulve sur ma face pendant 45 minutes, me semble bien en bas de l'échelle de la violence. Alors je mets cette menace a son niveau. (Détruire ma bouche (casser la gueule, lésions), me semble pire.)

Mais si ces jeunes avaient menacé, sur leur FB, de casser la gueule a leur rivaux mâles, y'aurait pas de scandale. Ca doit bien arriver 600 fois par jour, au Québec seulement. D'ailleurs la totalité des jeunes garcons ont a se lever un matin, se rendre a l'école, la peur au ventre, et faire face a cette menace. Les femmes, en majorité, vont passer leur vie sans avoir a dealer avec ca.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Richard Enfer le mars 03, 2014, 07:46:20 am
Tu t'es demandé ce que ta reine si des quidams tenaient des propos semblables à ceux auquel Madame Roy a eu droit? Ta mère? Ta soeur?

Si tu connaissais les femmes, tu saurais que le rapport qu'elles ont avec leur corps est totalement différent de celui des hommes. Leur génitalité est lié à leur "corps" émotif et que leurs vagins ne peuvent connaître de transgressions. Bien des femmes m'ont déjà confié qu'elles préféraient se faire défoncer la gueule, se faire casser les jambes que de se faire pénétrer de force. Et entre toi, moi et la boîte à beurre, quel plaisir de pénétrer une fille sèche si ce n'est que pour la finalité de l'humilier?

D'ailleurs, imagine-toi en dedans pis 5 taupins en profitent que t'échappes ta barre de savon dans les douches et se décident à te faire, j'imagine que tu vas passer la semaine qui suit humilié et en tite boule en train de vider toutes les larmes de ton corps et quand tu vas sortir, je suis pas mal certain que ta Reine va devoir te réapprivoiser et ça va être long.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Richard Enfer le mars 03, 2014, 08:00:50 am
Tu t'es demandé ce que ta reine ressentirait, si des quidams tenaient des propos semblables à ceux auxquels Madame Roy a eu droit? Ta mère? Ta sœur?

Si tu connaissais les femmes, tu saurais que le rapport qu'elles ont avec leur corps est totalement différent de celui des hommes. Leur génitalité est liée à leur "corps" émotif et que leurs vagins ne peuvent connaître de transgressions. Bien des femmes m'ont déjà confié qu'elles préféraient se faire défoncer la gueule ou se faire casser les jambes que de se faire pénétrer de force. Et entre toi, moi et la boîte à beurre, quel plaisir de pénétrer une fille sèche si ce n'est que pour la finalité de l'humilier?

D'ailleurs, imagine-toi en dedans pis 5 taupins en profitent que t'échappes ta barre de savon dans les douches et se décident à te faire, j'imagine que tu vas passer la semaine qui suit humilié et en tite boule en train de vider toutes les larmes de ton corps et quand tu vas sortir, je suis pas mal certain que ta Reine va devoir te réapprivoiser et ça va être long.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 08:24:51 am
Bien-sûr, vous voudrez tous vous présenter comme grand défenseur des femmes. Pitié.

Citer
D'ailleurs, imagine-toi en dedans pis 5 taupins en profitent que t'échappes ta barre de savon dans les douches et se décident à te faire, j'imagine que tu vas passer la semaine qui suit humilié et en tite boule en train de vider toutes les larmes de ton corps et quand tu vas sortir, je suis pas mal certain que ta Reine va devoir te réapprivoiser et ça va être long.

J'aime mieux pleurer en boule, que de me vider de mon sang et de perdre définitivement, les capacités physiques a me venger. Se faire pénétrer dans un orifice concu a cet effet, est mieux que de se faire pénétrer la ou il n'y a pas d'orifice. C'est une violence moindre.

Citer
Tu t'es demandé ce que ta reine si des quidams tenaient des propos semblables à ceux auquel Madame Roy a eu droit?

Ma Reine sera défiante et je n'ai aucune crainte que la sécurité physique de celui qui osera bouger d'un poil, sera plus sérieusement en jeu que la sienne. C'est toute une femme. D'ailleurs, cette menace risque d'être impossible a rendre, a moins d'être nécrophile.

Ce que vous direz, parce-que la société vous l'a enseigné, c'est que cette menace est pire que les autres. Moi je dis qu'elle ne l'est pas, et que sa vraie place est plus basse dans l'échelle.

J'aime mieux me faire enculer par tes 5 taupins, 3 heures de temps, par semaine, me faire pénétrer l'anus par leur graine, que de me faire pénétrer, et une seule fois, un poumon, un rein, le foie, par un morceau de plastique bien propre. Force moi a faire un choix, et je te réponds. La possibilité de vengeance sèchera vite mes larmes.


Titre: La "culture" du viol
Posté par: Temporel le mars 03, 2014, 08:35:40 am

Hey, franchement, grosse tempête dans un verre d'eau : Universités canadiennes: une étudiante dénonce la culture du viol (http://www.lapresse.ca/actualites/education/201403/03/01-4744004-universites-canadiennes-une-etudiante-denonce-la-culture-du-viol.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1)

Une criss de folle !

C'est quoi son objectif déjà ?  ah oui, contrôler ce que les gens ont envie de se dire en privé.  Beau programme !  On va l'avoir notre société lisse et parfaite où l'homme est placé en état de péché constant, même dans sa propre tête.

Vous regrettez quoi de l'époque où le Québec était religieux au juste ?
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 08:37:05 am
Bien des femmes m'ont déjà confié qu'elles préféraient se faire défoncer la gueule, se faire casser les jambes que de se faire pénétrer de force.

Les hommes te diront la même chose. Personne n'osera dire autrement. J'vais le faire.

Je garde mes jambes intactes.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: sharl le mars 03, 2014, 08:40:59 am
Si tu connaissais les femmes,

V'là que Pontiak ne connaît rien aux femmes. Prends des notes, Richard va tout t'expliquer,,,

Bien des femmes m'ont déjà confié qu'elles préféraient se faire défoncer la gueule ou se faire casser les jambes que de se faire pénétrer de force.

Une vraie fixation! Faut croire qu'il parle de ça avec toutes les femmes qu'il rencontre. Pourquoi?

Quant à la définition de "culture du viol" de Simone, c'est une définition taillée sur mesure. La "culture du viol" est alors à prendre au même titre que la "culture de la carotte" ou d'une recette,,, Tu fais ceci, ceci,  puis ceci  et au final t'arrivera à la carotte, tout en ne faisant pas cela, cela, puis cela. Mais le problème dans notre affaire, tu ne serais jamais arrivé au viol, car ce n'était absolument pas dans l'intention des étudiants qui, par ailleurs, sont fort probablement dans la réalité de la vie des personnes qui aiment et  respectent les femmes. On a complètement dénaturé leurs propos et leur personne. Et ça, c'était un viol, un viol vrai et effectif.

Tout est dénaturé dans cette affaire. Et qu'on bannisse l'humour érotique, tout comme celui sur les blondes, les nains, les roux, les newfies, les tapettes, les gros, etc.



 
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 08:48:35 am
Bien-sûr, vous voudrez tous vous présenter comme grand défenseur des femmes. Pitié.

Citer
D'ailleurs, imagine-toi en dedans pis 5 taupins en profitent que t'échappes ta barre de savon dans les douches et se décident à te faire, j'imagine que tu vas passer la semaine qui suit humilié et en tite boule en train de vider toutes les larmes de ton corps et quand tu vas sortir, je suis pas mal certain que ta Reine va devoir te réapprivoiser et ça va être long.

J'aime mieux pleurer en boule, que de me vider de mon sang et de perdre définitivement, les capacités physiques a me venger. Se faire pénétrer dans un orifice concu a cet effet, est mieux que de se faire pénétrer la ou il n'y a pas d'orifice. C'est une violence moindre.

Citer
Tu t'es demandé ce que ta reine si des quidams tenaient des propos semblables à ceux auquel Madame Roy a eu droit?

Ma Reine sera défiante et je n'ai aucune crainte que la sécurité physique de celui qui osera bouger d'un poil, sera plus sérieusement en jeu que la sienne. C'est toute une femme. D'ailleurs, cette menace risque d'être impossible a rendre, a moins d'être nécrophile.

Ce que vous direz, parce-que la société vous l'a enseigné, c'est que cette menace est pire que les autres. Moi je dis qu'elle ne l'est pas, et que sa vraie place est plus basse dans l'échelle.

J'aime mieux me faire enculer par tes 5 taupins, 3 heures de temps, par semaine, me faire pénétrer l'anus par leur graine, que de me faire pénétrer, et une seule fois, un poumon, un rein, le foie, par un morceau de plastique bien propre. Force moi a faire un choix, et je te réponds. La possibilité de vengeance sèchera vite mes larmes.

Quel drôle d'argument. La violence sexuelle n'est pas une alternative à la violence physique. Ce n'est pas un choix à faire entre se faire pêter la gueule ou se faire violer. Bien sûr que la violence sexuelle laisse moins de traces et de séquelles physiques (et encore, ça dépend), mais ses séquelles psychologiques sont importantes.

Et tes préférences n'ont pas grand chose à voir avec le fait que notre société tend à consentir à la violence sexuelle. Ce n'est clairement pas l'enjeu du débat.
 

Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 08:49:39 am
Le jeune dit qu'il se fera sucer sur le bureau de...et la fourrer dans le brun.

Je commence a me demander ou est la menace de viol. Vous prenez pour acquis qu'en sous-entendu, le type ne l'amènerait pas a le faire volontairement, et avec plaisir. Qu'il passerait directement a la contrainte. Pas sûr qu'on en était la.

Punish her with your shaft. Nous autres, on dit ''a grand coups de pénis''. J'vois pas trop l'ombre d'une sérieuse menace de viol.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 08:52:27 am
Et tes préférences n'ont pas grand chose à voir avec le fait que notre société tend à consentir à la violence sexuelle. Ce n'est clairement pas l'enjeu du débat.
 

Consentir a ce que tu percois comme étant de la violence sexuelle.

Dire a sa vieille plotte, que c'est sa poupée a cul, c'est quasiment, non, c'est carrément un compliment.

Titre: La "culture" du viol
Posté par: Poune-Keuz le mars 03, 2014, 08:53:03 am
On dirait bien que toute cette conversation démontre l'existence de la culture du viol.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 08:56:27 am

Hey, franchement, grosse tempête dans un verre d'eau : Universités canadiennes: une étudiante dénonce la culture du viol (http://www.lapresse.ca/actualites/education/201403/03/01-4744004-universites-canadiennes-une-etudiante-denonce-la-culture-du-viol.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1)

Une criss de folle !

C'est quoi son objectif déjà ?  ah oui, contrôler ce que les gens ont envie de se dire en privé.  Beau programme !  On va l'avoir notre société lisse et parfaite où l'homme est placé en état de péché constant, même dans sa propre tête.

Vous regrettez quoi de l'époque où le Québec était religieux au juste ?


Le viol, ca achève. Y'en a plus un criss qui va bander. C'est pas mal avancé, déjà.

Titre: La "culture" du viol
Posté par: sharl le mars 03, 2014, 09:01:15 am
Le jeune dit qu'il se fera sucer sur le bureau de...et la fourrer dans le brun.

Je commence a me demander ou est la menace de viol. Vous prenez pour acquis qu'en sous-entendu, le type ne l'amènerait pas a le faire volontairement, et avec plaisir. Qu'il passerait directement a la contrainte. Pas sûr qu'on en était la.

Punish her with your shaft. Nous autres, on dit ''a grand coups de pénis''. J'vois pas trop l'ombre d'une sérieuse menace de viol.

Non seulement cela, voir si un violeur va s'annoncer sur Facebook.

Toute cette affaire n'est qu'une grosse bullshit!
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 09:04:51 am

Hey, franchement, grosse tempête dans un verre d'eau : Universités canadiennes: une étudiante dénonce la culture du viol (http://www.lapresse.ca/actualites/education/201403/03/01-4744004-universites-canadiennes-une-etudiante-denonce-la-culture-du-viol.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1)

Une criss de folle !

C'est quoi son objectif déjà ?  ah oui, contrôler ce que les gens ont envie de se dire en privé.  Beau programme !  On va l'avoir notre société lisse et parfaite où l'homme est placé en état de péché constant, même dans sa propre tête.

Vous regrettez quoi de l'époque où le Québec était religieux au juste ?

Anne-Marie Roy n'a jamais parlé de culture du viol, elle a toujours employé le mot "misogynie" pour décrire les propos de ses collègues. C'est le blogue féministe que j'ai posté plus haut qui a lié le tout à la culture du viol, parce que c'est un exemple flagrant de la banalisation de la violence sexuelle. Le journaliste rapporte la nouvelle tout croche, mais tu en fais une lecture encore pire.

D'abord, parce que Facebook, ce n'est pas privé. Si quelqu'un est en mesure de prendre une capture d'écran d'une conversation entre cinq individus dont il ne fait pas partie, c'est assurément parce que leur conversation n'a rien de privé.

Et ensuite, parce que, pour autant que je sache, dénoncer des propos dégradants tenus à notre endroit n'a aucun lien avec le fait de "vouloir contrôler ce que les gens se disent en privé", c'est un glissement intellectuel que tu fais, qui n'a strictement rien à voir avec ce qui a été dit ou fait dans la situation.

Voici ce que me semble être les objectifs des gens impliqués dans la discussion.

1) Anne-Marie Roy veut dénoncer les propos misogynes tenus par des gens qui sont en position de pouvoir dans les fédérations étudiantes, et qui devraient donc afficher un minimum de respect pour la moitié des étudiants qu'ils représentent, c'est-à-dire les femmes.

2) La blogueuse veut démontrer qu'il s'agit d'un exemple de banalisation qui est symptomatique d'un enjeu social plus grand, la culture du viol, et que cet enjeu semble de plus en plus présent dans les associations étudiantes.

Je ne vois aucunement où réside l'enjeu de contrôle que tu évoques.

Du même coup, j'aimerais en profiter pour dénoncer cette manie que certains intervenants ont de traiter les femmes de criss de folle quand elles expriment une pensée qui est pourtant logique et argumentée (on est loin de la folie), ou encore de leur dire de se calmer quand elles ont une réaction passionnée par rapport à quelque chose. Un peu de lecture à ce sujet.  (http://thecurrentconscience.com/blog/2012/02/21/stop-saying-calm-down-and-crazy/)
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 09:07:36 am
Et tes préférences n'ont pas grand chose à voir avec le fait que notre société tend à consentir à la violence sexuelle. Ce n'est clairement pas l'enjeu du débat.
 

Consentir a ce que tu percois comme étant de la violence sexuelle.

Dire a sa vieille plotte, que c'est sa poupée a cul, c'est quasiment, non, c'est carrément un compliment.



Tu mélanges ce que j'ai appelé des exemples de banalisation de la violence sexuelle et la violence sexuelle à proprement parler.

Merci de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 09:12:20 am
Je démarre ce sujet, parce que je trouve absurde le fait que le sujet sur les manifestations étudiantes se soit transformé en sujet sur le viol.

Aussi, c'est un sujet important et un problème majeur qui mérite son propre fil de discussion.

Cela dit, personnellement, je déteste l'expression "culture du viol". Je ne la trouve pas appropriée pour représenter ce qu'elle est supposée décrire. L'utilisation du mot "culture" présuppose que ce phénomène relève de quelque chose d'enseigné et d'acquis, ce qui me semble être le contraire de la réalité. Ce rapport avec la sexualité, bien qu'inacceptable et contre-productif s'adresse à nos plus bas instincts et contrairement à la vision clairement faussée que Simone semble en avoir, il est fort probablement en lente régression plutôt qu'en recrudescence, car lutter contre sa présence, même si entièrement souhaitable et essentiel, se résume à combattre notre nature.

Je ne suis pas biologiste, historien, ni anthropologue, mais selon moi, la "culture du viol" est prédominante dans le monde animal et précède, j'en suis persuadé, l'arrivée des civilisations humaines. Un de mes professeurs de philosophie au cégep disait que le moment-clé dans la séparation de l'humain avec l'animal et le début de l'évolution sociale n'avait pas débuté avec l'arrivée de l'agriculture ni avec l'invention de l'écriture, mais bien avec l'interdiction de l'inceste. Le malaise entourant le viol et l'établissement d'un tabou à son sujet a dû arriver bien plus tard, logiquement.

Je ne dis pas que tous les hommes sont des violeurs en puissance et que toutes les femmes sont destinées à être des victimes. Je dis exactement le contraire. Mais je crois cependant que ce phénomène n'en est pas un de culture. C'est plutôt quelque chose d'inné en nous qu'il faut combattre constamment si on veut faire fonctionner la société que l'on s'est créée.

Aussi, je ne parle pas pour moi. Je suis une des personnes les moins instinctives sur terre. Je crois sincèrement que le fait que j'ai perdu ma virginité si tard et que je me retrouve célibataire à 37 ans est dû en grande partie au fait que je possède moins que mes confrères humains cette capacité à prendre ma place dans la tribu. Je ne serais définitivement pas un mâle alpha à une époque préhistorique. Ce n,est pas une mauvaise chose, mais cela évoque pour moi le fait que l'humain n'est jamais très loin de ses instincts animaux.

Un point intéressant dans le discours de Simone est lorsqu'elle dit que le genre d'attaque lié à ceci "est loin d'être l'apanage des hommes". Les femmes, sans s'en rendre compte, perpétuent également cette "culture". Je ne jouerai pas la game de "elle s'habille comme une slut, elle mérite de se faire violer". Je considère que c'est faible de s'en prendre aux victimes dans une situation et que le coupable est toujours, toujours celui qui commet le crime, peu importe le contexte. Là n'est pas mon point, je tiens à le préciser avant que cela ne dérape. Mais le désir de se faire enlever par un bel homme sur un fougueux destrier blanc est assez répandu. Bien sûr, les femmes ne veulent pas se faire violer. Elles exigent, comme il se doit, de consentir à un rapport sexuel ou à un rapprochement avant d'être impliqué. Cela dit, selon ce que j'ai pu constater, elles s'attendent à ne pas avoir besoin de manifester ce consentement. L'être désiré doit s'en rendre compte par lui-même et non seulement faire les premiers pas, mais prendre le contrôle de la situation. La culture du viol facilite malheureusement ce type de rapprochement. Quand l'homme a un bon jugement, il n'y a pas de problème. Il devine que la fille est intéressée, prend les devants, ils se marient, vivent heureux et font beaucoup d'enfants. Mais pas tout le monde est doté d'un bon jugement. Des deux côtés. Et c'est là que ça dégénère.

Aussi, selon moi, si Simone croit faussement que cette "culture" est en recrudescence, c'est parce que les rapports entre hommes et femmes ont beaucoup changé en un siècle. Il y a moins de 100 ans, dans plusieurs pays occidentaux (dont le nôtre), les femmes n'avaient pas le droit de vote, ne pouvaient pas travailler ou étudier dans des domaines réservés aux hommes. Un homme n'avait qu'à demander la main au père de sa bien-aimée pour avoir le droit de l'ensemencer et de passer sa vie avec elle. Nos codes sociaux n'ont juste pas été assez rapides à évoluer pour suivre tous ces changements. Dans un vieux Larousse du début du XXe siècle chez mes parents, la définition du mot "femme" est "compagne de l'homme".

Si ça se trouve, c'est remarquable à quel point cette "culture du viol" n'est pas plus répandue.

Et c'est pourquoi il faut continuer à décrier ce phénomène et à blâmer ceux qui le perpétuent. Mais commençons par mieux le comprendre si on veut pouvoir le combattre.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 09:13:06 am
Le jeune dit qu'il se fera sucer sur le bureau de...et la fourrer dans le brun.

Je commence a me demander ou est la menace de viol. Vous prenez pour acquis qu'en sous-entendu, le type ne l'amènerait pas a le faire volontairement, et avec plaisir. Qu'il passerait directement a la contrainte. Pas sûr qu'on en était la.

Punish her with your shaft. Nous autres, on dit ''a grand coups de pénis''. J'vois pas trop l'ombre d'une sérieuse menace de viol.

Non, la traduction de cette phrase en français c'est: "Quelqu'un doit la punir avec sa queue."

La définition de punition, c'est "châtiment infligé à une personne qui a commis une faute."

Infliger. C'est à dire faire subir.

Il y a quand même lieu de trouver ça préoccupant.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 09:19:59 am
Quel est l'enjeu du débat? Cette histoire, tu m'excuseras, de culture du viol, me semble pas mal floue, loin de ma réalité en tout les cas.

Vous me montrez un jeune qui semble dire qu'il aimerait se faire sucer, et vous me dites, qu'il menace de se faire sucer par la force.

Des ''elle j'y crisserais ca dans l'cul'', moi, j'en entends souvent, et rien ne me choque la d'dans. Ce que ca dit c'est ''criss que j'aimerais pouvoir l'amener a vouloir se faire crisser ca dans l'cul''.

Les femmes d'aujourd'hui devraient peut-être recommencer a s'entourer d'hommes.

Sachez au moins que tous le pense. Quand un type dit ''elle j'y crisserais ca dans l'cul'', tous le pense. Tous le désir. Quand un le dit, nous savons tous. On voit la même chose que lui. Le premier a changer de sujet, est le moins viril.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 09:23:11 am

Merci de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.

J'essaie. J'essaierai plus fort.

Titre: La "culture" du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 09:28:19 am
J'ai bien de la difficulté à croire que le tabou de l'inceste soit particulièrement quelque chose d'humain, dans la plupart des cultures des autres grand singes on doit retrouver la même genre de chose. Et ça doit être pas mal plus vieux que l'humain.

Pour ce qui est de la recrudescense c'est peut-être comme genre d'humour.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 09:28:47 am


Des ''elle j'y crisserais ca dans l'cul'', moi, j'en entends souvent,

Je me cite pour dire que jamais je n'ai jamais entendu ce genre de propos avec un sous-entendu de le faire par la contrainte.

Ca serait inacceptable.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 09:39:09 am
Pour ce qui est de la recrudescense c'est peut-être comme genre d'humour.

Comme l'humour est basé sur la confrontation et le malaise, si c'est le cas, c'est un bon signe.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 09:39:13 am


Des ''elle j'y crisserais ca dans l'cul'', moi, j'en entends souvent,

Je me cite pour dire que jamais je n'ai entendu ce genre de propos avec un sous-entendu de le faire par la contrainte.

Ca serait inacceptable.

Tu l'as montré dans ton message plus haut, il y a quand même une grosse nuance sémantique entre "elle, j'y crisserais dans l'cul" et "j'aimerais tellement ça qu'elle veuille que je lui crisse dans l'cul".  J'ai personnellement pas de problème avec la seconde phrase (mais d'autres féministes pourraient prétendre que ça demeure ultra-dégradant - et c'est vrai que sur le plan de la séduction, c'est assez moyen, mais c'est pas comme si le sexe c'était toujours propre propre non plus, en tout cas, là, ça demeure une question de nuances).

Si tu dis "elle j'y crisserais dans l'cul et je la punirais avec ma queue", tu commences à glisser sur le terrain de la contrainte sexuelle sous-entendue (voir plus haut: punir/infliger/faire subir, etc.).

La culture du viol, c'est dire: oui, mais c'est pas grave de dire ça, il va pas la punir avec sa queue pour vrai (lol). Donc, soutenir qu'il n'y a rien de grave dans le fait de vouloir punir/infliger/faire subir un acte sexuel à quelqu'un parce que ce n'est pas sérieux, ce n'est pas réel, c'est du domaine du langage ou whatever. En clair, banaliser la chose.

C'est quoi l'enjeu?

Plus quelque chose est banalisé, plus la société tend à l'accepter tacitement ou à y consentir. Dans une société où on trouve ça drôle de faire des blagues sur le fait de punir une femme avec un pénis, on risque plus d'accepter (ou à tout le moins de ne pas dénoncer) un tel geste. L'enjeu, donc: assurer une remise en perspective de l'enjeu, lui redonner l'importance qu'il devrait avoir et tenter de diminuer la violence sexuelle réelle.

C'est quand même pas un si mauvais enjeu?!

Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 09:41:11 am
Peut-être peux-tu transférer les messages ici?
Titre: La "culture" du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 09:41:16 am
J'ai bien de la difficulté à croire que le tabou de l'inceste soit particulièrement quelque chose d'humain, dans la plupart des cultures des autres grand singes on doit retrouver la même genre de chose. Et ça doit être pas mal plus vieux que l'humain.

Fort possible. Mais j'ai précisé juste avant que je n'étais pas anthropologue et que cette donnée me venait principalement d'un prof de philo du cégep.

De plus, c'était juste un préambule sans lien direct avec le reste de mon long message. C'est drôle que ça soit le seul bout qui semble t'avoir interpellé.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 09:43:43 am
Peut-être peux-tu transférer les messages ici?

Je ne suis pas modérateur, alors je ne peux pas. MadChuck pourrait le faire, mais ça serait bizarre à suivre avant ou après mon message pour ceux qui ne comprennent pas le contexte initial des messages.

Pourquoi ne pas commencer à neuf?
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 09:44:34 am
Aussi, je ne comprends pas comment tu peux qualifier ma "vision" de la culture comme étant faussée alors que ce que j'ai essayé d'expliquer, c'est que le terme culture du viol est un concept qui doit être compris en fonction d'une définition de la culture qui n'est pas celle que l'on utilise normalement.

Débattre de l'utilisation du terme me semble plus pertinent si le débat se fait avec une base commune au niveau de la compréhension du contexte.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 09:45:05 am
Peut-être peux-tu transférer les messages ici?

Je ne suis pas modérateur, alors je ne peux pas. MadChuck pourrait le faire, mais ça serait bizarre à suivre avant ou après mon message pour ceux qui ne comprennent pas le contexte initial des messages.

Pourquoi ne pas commencer à neuf?

Parce que la discussion va continuer dans l'autre sujet en même temps et que ce sera encore plus difficile à suivre en deux fils différents, je pense?
Titre: La "culture" du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 09:46:57 am
Je suis capable de canaliser mes opinions sur un sujet donné à un seul endroit.

Ça aurait été plus "clean" de simplement séparer la discussion initiale du sujet d'où il est né, je l'admets. Mais n'ayant pas le pouvoir de faire ça et n'ayant pas le goût d'écrire un long message sur ce sujet dans le fil des manifs étudiantes, j'ai choisi autre chose.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 09:49:16 am
Aussi, je ne comprends pas comment tu peux qualifier ma "vision" de la culture comme étant faussée alors que ce que j'ai essayé d'expliquer, c'est que le terme culture du viol est un concept qui doit être compris en fonction d'une définition de la culture qui n'est pas celle que l'on utilise normalement.

Débattre de l'utilisation du terme me semble plus pertinent si le débat se fait avec une base commune au niveau de la compréhension du contexte.

Oui, mais peu importe, "culture" se rapproche davantage de l'acquis que de l'inné, non? N'est-ce pas la définition la plus large du terme? L'enjeu selon moi n'est-il pas de former une "culture du consentement" plutôt?
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Jay. le mars 03, 2014, 09:55:08 am
C'est vrai que le tabou de l'inceste n'est pas limité aux humains. C'est une piste intéressante de l'enseignant en philosophie, mais c'est faux. Tous les schémas complexes de parenté, la considération des cousins parallèles ou croisés dans ce qui est considéré ou non comme incestueux, c'est assez humain, mais le classique enfant-parent frère-soeur est assez répandu comme limite dans le monde animal, il me semble. Le viol existe dans le règne animal. Le choix de la femelle (female's choice) aussi. C'est vrai je pense que derrière la culture du viol il peut y avoir un fond biologique. L'humain travaille depuis longtemps à contrôler plusieurs éléments retenus dans leur bagage évolutif. Ca aide à mieux comprendre, sans le cautionner.

Je n'aime pas l'expression "culture du viol" non plus, ça fesse trop, on dirait que le viol devrait prendre une place plus prédominante que celle que j'observe dans notre société. Par contre, tout ce que l'expression sous-entend, je me range derrière. Je ne suis pas du genre à me placer en victime dans la vie, mais il est vrai qu'il y a une couche de violence sexuelle auprès des femmes qui est banalisée. Et j'ai beau chercher une autre expression qui collerait mieux au concept, je n'y arrive pas. Je refusais de croire à cette "culture du viol" jusqu'à ce que les exemples s'accumulent trop pour le nier. J'ai bien beau pas aimer le terme, la définition existe quand même. Une sous-culture du viol dans une culture de sexe? Mais ça sonne moins punché pas mal.

C'est aussi l'apannage des femmes, pas par leurs fantasmes, je crois, mais dans leur participation à mettre le blâme sur les victimes. Il n'est pas rare quand une fille se dit victime d'une agression sexuelle d'être jugée par ses pairs, de se faire dire par d'autres filles/femmes que c'est de leur faute, qu'elles mentent, etc.

Est-ce que c'est en augmentation? Je ne sais pas. Il est vrai que dans notre société, quand la femme avait moins de droits, c'était plus difficile d'élaborer le concept. Avec l'Internet, on est plus en contact avec ce genre de discours, de blagues, de menaces, de blâme. Dans le monde virtuel, c'est aussi devenu quelque chose d'assez banal et automatique de menacer de violer une femme pour la corriger, pour qu'elle se retire de cet espace, ou d'en parler en riant parce que c'est un genre de running gag. Donc je pense que ça pourrait effectivement être en recrudescence de cette façon-là.



Titre: La "culture" du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 09:57:48 am
ça m'étonne qu'on a pas abordé la controverse du Nacho Libre dans cette discussion sur la culture du viol.

(http://images.lpcdn.ca/641x427/201402/19/815379-mardi-matin-cette-photo-ardoise.jpg)


Team Simone en passant.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 10:01:36 am
Est-ce que c'est en augmentation? Je ne sais pas. Il est vrai que dans notre société, quand la femme avait moins de droits, c'était plus difficile d'élaborer le concept. Avec l'Internet, on est plus en contact avec ce genre de discours, de blagues, de menaces, de blâme. Dans le monde virtuel, c'est aussi devenu quelque chose d'assez banal et automatique de menacer de violer une femme pour la corriger, pour qu'elle se retire de cet espace, ou d'en parler en riant parce que c'est un genre de running gag. Donc je pense que ça pourrait effectivement être en recrudescence de cette façon-là.

En recrudescence en réaction à une époque pas si lointaine où ce genre de discours n'était pas nécessaire puisqu'il représentait la norme?

Il n'y a pas si longtemps, non seulement un "bon père de famille" n'hésitait pas à donner une correction à sa femme qui déviait un peu des sentiers battus, mais c'était applaudi et encouragé.

Si le discours est devenu plus vulgaire à cause d'une certaine libération des moeurs, il n'est pas nouveau.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: sharl le mars 03, 2014, 10:01:37 am
Plus quelque chose est banalisé, plus la société tend à l'accepter tacitement ou à y consentir. Dans une société où on trouve ça drôle de faire des blagues sur le fait de punir une femme avec un pénis, on risque plus d'accepter (ou à tout le moins de ne pas dénoncer) un tel geste. L'enjeu, donc: assurer une remise en perspective de l'enjeu, lui redonner l'importance qu'il devrait avoir et tenter de diminuer la violence sexuelle réelle.


J'en reviens pas comme c'est primaire et faux comme raisonnement.

"Plus quelque chose est banalisé, plus la société tend à l'accepter tacitement ou à y consentir."

Faudrait le démontrer dans le cas de cette présumée "culture du viol" et, plus est, je crois que c'est exactement le contraire qui s'appliquerait.

Je serais même prêt à dire que c'est là où il y a le moins de blagues de cul que les femmes sont les plus molestées. 

Pour le reste, je ne vais pas me répéter. Si ce n'est pour dire qu'on a complètement dénaturé les propos des étudiants et leur personne. Et ça, c'était un viol, un viol vrai et effectif.


Titre: La "culture" du viol
Posté par: Snookey le mars 03, 2014, 10:03:36 am
Un gars qui dit : elle je la fourrerais, c'est pas correct. Une fille qui dit : pour lui je me pencherais, ça passe tu le test ?

Moi je crois que le problème provient de ceux qui s'offensent pour pas grand chose...
Titre: La "culture" du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 10:11:41 am
Plus quelque chose est banalisé, plus la société tend à l'accepter tacitement ou à y consentir. Dans une société où on trouve ça drôle de faire des blagues sur le fait de punir une femme avec un pénis, on risque plus d'accepter (ou à tout le moins de ne pas dénoncer) un tel geste. L'enjeu, donc: assurer une remise en perspective de l'enjeu, lui redonner l'importance qu'il devrait avoir et tenter de diminuer la violence sexuelle réelle.

Le viol en prison est un belle preuve de ce que tu avances à mon avis. C'est explicitement accepté par la grande majorité de la population (pour un certains type de prisonnier), même explicitement souhaité, bien sur qu'on ne metteras pas de ressource à essayer de diminuer le problème (pour un certains type de prisonnier du moins).
Titre: La "culture" du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 10:15:47 am
"Plus quelque chose est banalisé, plus la société tend à l'accepter tacitement ou à y consentir."

Ça tiens la route je pense, par exemple, le vol de personne ayant une assurance (vol de bien assurable sans violence en générale) c'est très banalisé maintenant et conséquemment y'a t-il même une enquête de police de faite ? Ou juste un numéro remis pour les assurances ?

Le viol en prison aussi, c'est ultra commun et entend t-on au nouvelle des histoires de procès parce que tel prisonnier en aurait violer un autre ?

Pour ce qui est de l'exemple donné ici, c'est évident qu'il n'y avait aucune menace réel et c'est pas ce que Simone essait de leur faire dire.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Snookey le mars 03, 2014, 10:23:06 am


Ça tiens la route je pense, par exemple, le vol de personne ayant une assurance (vol de bien assurable sans violence en générale) c'est très banalisé maintenant et conséquemment y'a t-il même une enquête de police de faite ? Ou juste un numéro remis pour les assurances ?

Très mauvais exemple, la police n'enquête pas parce que bien souvent c'est des biens de peu de valeur et ils en ont assez sur les bras pour s'occuper de ce genre de chose où de toute façon il n'y a pratiquement aucune chance de retrouver le bien. C'est un manque de ressource le problème.

Cependant, et ça m'est arrivé récemment, elles remplissent bel et bien un rapport de vol pour les assurances. Est-ce que les gens utilisent les assurances ? Ça dépend, quand ta franchise est de 300$, c'est moins intéressant, mais moi je les ai utilisés.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 10:28:38 am
Cependant, et ça m'est arrivé récemment, elles remplissent bel et bien un rapport de vol pour les assurances. Est-ce que les gens utilisent les assurances ? Ça dépend, quand ta franchise est de 300$, c'est moins intéressant, mais moi je les ai utilisés.

Le rapport c'est ce que je veux dire par numéro remis pour les assurances, et ton discours sur le vol de bien sans violence (j'ai le même), montre bien que c'est bien établis dans notre culture de banaliser se crime et qu'il devient commun, accepter, etc..
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 10:35:46 am
Simone, tu te rabats sur le mot punish. Je ne pense pas qu'en slang, c'est vraiment ce que l'on chercher a exprimer, un désir de punir, et punir au pied de la lettre.

Tu crois vraiment que ce gars la désirait la punition par le viol de cette fille?

Le problème c'est surement que ces mots laisse place a l'interprétation, et que ca peut être dégradant selon l'interprétation, pas le choix de donner ce point, voir menacant, encore selon l'interprétation.

Mais moi l'utilisation de ces mots ne me donne pas signe d'une menace ou d'un désir réel de punir par le viol. Il me donne signe de l'expression maladroit du désir sexuel que ces petites bêtes éprouvent pour cette fille. De l'autre bord, j'ai l'impression de surenchère sur le crime commis dans le but de se débarrasser de rivaux et de se trouver une cause.

Tout un plât pour peu de chose (je banalise), et nous serions tous en prison.

Banalisons un peu. Ca ne peut pas être aussi stricte.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: sharl le mars 03, 2014, 10:39:42 am
MadChuk,  si je te dis: "Mon esti de gros porc, je vais te fourrer mon concombre dans le cul!"

Est-ce que tu me prends au sérieux? Est-ce que tu me crois? Est-ce que je banalise la sodomie? Est-ce que je vais avoir une incidence sur sa pratique? Est-ce une menace?

Tu vois bien que cela n'a pas de bon sens. Toute cette affaire est montée en épingle par des féministes hystériques et, disons-le,  en manque,,,

Maintenant, pour ce qui est de la banalisation de la sodomie dans les prisons. Il n'y a pas là de la banalisation, c'est un simple constat, une pratique acceptée. Et si je m'arrangeais pour m'y ramasser... Connais-tu l'histoire du gars qui a fait un vol de banque pour se retrouver en prison pour se faire enculer à loisir,,,

J'ai une maudite  grosse journée en perspective; te mettre un concombre dans le cul et aller faire un vol de banque pour me retrouver en prison et me faire enculer à profusion,,, Vous voyez ce qui arrive quand on banalise!!!
Titre: La "culture" du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 10:43:59 am
Il n'y a pas là de la banalisation, c'est un simple constat, une pratique acceptée.

J'aimerais que tu me donne ta définition d'une pratique banalisé ;).
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Jay. le mars 03, 2014, 10:47:10 am
Je ne sais pas, c'est difficile à évaluer et à situer vu que le concept dépasse les limites de la société québécoise.

Mais une piste de réflexion pourrait être le fait que la recrudescence est un effet de l'avancement de la femme dans la société. On voyait pas mal moins de femmes dans des sphères comme les postes de pouvoir, dans les hautes études ou dans d'autres espaces où il n'y avait à peu près que des hommes d'inclus dans la conversation.
Plus la femme occupe de nouveaux espaces, plus elle a le droit de prendre position, plus on voit cette "culture" à l'oeuvre.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Snookey le mars 03, 2014, 10:49:16 am
Cependant, et ça m'est arrivé récemment, elles remplissent bel et bien un rapport de vol pour les assurances. Est-ce que les gens utilisent les assurances ? Ça dépend, quand ta franchise est de 300$, c'est moins intéressant, mais moi je les ai utilisés.

Le rapport c'est ce que je veux dire par numéro remis pour les assurances, et ton discours sur le vol de bien sans violence (j'ai le même), montre bien que c'est bien établis dans notre culture de banaliser se crime et qu'il devient commun, accepter, etc..

Voyons donc Mad, c'est pas accepté du tout et personne ne considère que c'est commun, au contraire...
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 10:55:11 am

Tu vois bien que cela n'a pas de bon sens. Toute cette affaire est montée en épingle par des féministes hystériques et, disons-le,  en manque,,,



Sharl, étant donné que tu as 62 ans , je te pardonne ce commentaire.  Je peux comprendre que ce soit dur à comprendre pour toi ce qu'explique Simone étant donné que tu es de la vielle génération.




Titre: La "culture" du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 10:55:17 am
Cependant, et ça m'est arrivé récemment, elles remplissent bel et bien un rapport de vol pour les assurances. Est-ce que les gens utilisent les assurances ? Ça dépend, quand ta franchise est de 300$, c'est moins intéressant, mais moi je les ai utilisés.

Le rapport c'est ce que je veux dire par numéro remis pour les assurances, et ton discours sur le vol de bien sans violence (j'ai le même), montre bien que c'est bien établis dans notre culture de banaliser se crime et qu'il devient commun, accepter, etc..

Voyons donc Mad, c'est pas accepté du tout et personne ne considère que c'est commun, au contraire...

A oui, on fait beaucoup pour attraper les coupables selon toi (prises d'empreinte digitales, adn, etc...) ou parfois(souvent) la police ne se déplace même pas ?

Et si tu avais pas de porte après ta maison, on diras pas que tu l'avais "cherché" ;) ? On passe pas des messages de ne pas laisser d'object de valeur à la vu de tous dans ta voiture et ainsi de suite. Les compagnies de cellulaires mettent pas une technologie en place pour diminuer la conséquence du vol (formatter l'appareil à distance).
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Le pape le mars 03, 2014, 10:55:25 am
Les femmes, sans s'en rendre compte, perpétuent également cette "culture". Je ne jouerai pas la game de "elle s'habille comme une slut, elle mérite de se faire violer". Je considère que c'est faible de s'en prendre aux victimes dans une situation et que le coupable est toujours, toujours celui qui commet le crime, peu importe le contexte. Là n'est pas mon point, je tiens à le préciser avant que cela ne dérape. Mais le désir de se faire enlever par un bel homme sur un fougueux destrier blanc est assez répandu. Bien sûr, les femmes ne veulent pas se faire violer. Elles exigent, comme il se doit, de consentir à un rapport sexuel ou à un rapprochement avant d'être impliqué. Cela dit, selon ce que j'ai pu constater, elles s'attendent à ne pas avoir besoin de manifester ce consentement. L'être désiré doit s'en rendre compte par lui-même et non seulement faire les premiers pas, mais prendre le contrôle de la situation. La culture du viol facilite malheureusement ce type de rapprochement. Quand l'homme a un bon jugement, il n'y a pas de problème. Il devine que la fille est intéressée, prend les devants, ils se marient, vivent heureux et font beaucoup d'enfants. Mais pas tout le monde est doté d'un bon jugement. Des deux côtés. Et c'est là que ça dégénère.

Pour les situations de ''personne X se met en position de danger et il lui arrive X conséquences néfastes causées par un autre humain, à qui le blâme?'', elles sont très nombreuses pour plein de circonstances, ce genre de débat va jamais disparaître. Je crois que c'est une erreur d'isoler ça uniquement pour le viol.

(Et les personnes qui disent qu'une femme a mérité d'être violée pour son apparence physique ou sa tenue vestimentaire sont issus j'ai l'impression d'une mentalité tordue de plus en plus rare.)
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 10:56:09 am
Sharl doit parler de sodomie volontaire, en prison. Tres acceptée.

Parce-que le viol de détenu, bien qu'on en verse pas une larme le soir, je ne crois pas que c'est réellement accepté.  C'est a chacun d'apres moi. Par exemple, sans trop réfléchir, ceux a qui j'aurais donné la peine de mort. J'accepte, voir j'encourage.

Mais un voleur de voiture de 22 ans qui se ferait défoncé le cul (en privé j'ajouterais ''par une graine de neille''(certains vont y voir du racisme, il n'en est rien, c'est juste drôle parce-qu'on se doute que la graine est plus grosse, une sodomie déplaisante, c'est fait par une graine de neille)) en prison, bah non, svp, attendez qu'il commette un crime méritant la peine de mort a mes yeux. Et encore, sans réfléchir (je me désengage de mes propres propos) faut il que cette voiture ne soit pas la mienne. Parce-que dans un tel cas, je serais même prêt a payer pour la plus grosse graine de l'aile.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 10:59:57 am
Peut-être peux-tu transférer les messages ici?

Je ne suis pas modérateur, alors je ne peux pas. MadChuck pourrait le faire, mais ça serait bizarre à suivre avant ou après mon message pour ceux qui ne comprennent pas le contexte initial des messages.

Pourquoi ne pas commencer à neuf?

Ne polluez pas ce fil avec mes messages.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: sharl le mars 03, 2014, 11:01:58 am

Tu vois bien que cela n'a pas de bon sens. Toute cette affaire est montée en épingle par des féministes hystériques et, disons-le,  en manque,,,



Sharl, étant donné que tu as 62 ans , je te pardonne ce commentaire.  Je peux comprendre que ce soit dur à comprendre pour toi ce qu'explique Simone étant donné que tu es de la vielle génération.


Faut surtout pas faire ça, tu vas banaliser!

Soit fort! Fais une bonne féministe de toi,,,
Titre: La "culture" du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 11:08:30 am
Parce-que le viol de détenu, bien qu'on en verse pas une larme le soir, je ne crois pas que c'est réellement accepté.  C'est a chacun d'apres moi. Par exemple, sans trop réfléchir, ceux a qui j'aurais donné la peine de mort. J'accepte, voir j'encourage.

je parle évidemment chez une certaines clientèles de prisonniers (tous ceux qui ont fait des crimes sexuels, sur des enfants, etc...), bref ton accepte, voir j'encourage, est très répendu et c'est ce que je veux dire par banalisation (même un peu plus loins) du phénomène.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 11:09:14 am
A une menace de viol, on doit répondre par une menace de tappes sur la gueule et plus.

Mais qu'est-ce qu'une réelle menace de viol? C'est juste la qu'on ne s'entend pas dans le fond.

On doit aller jusqu'à ou? ''Il me déshabille des yeux'' ?
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 11:58:24 am

Pour le reste, je ne vais pas me répéter. Si ce n'est pour dire qu'on a complètement dénaturé les propos des étudiants et leur personne. Et ça, c'était un viol, un viol vrai et effectif.

Est-ce que c'est une blague?! Les propos n'ont pas été déformés, ils ont été rapportés textuellement au moyen de captures d'écran.

Des personnes rigolent au sujet d'une femme et suggèrent de la punir avec leur queue, et il n'y a pas la de menace de viol, ni même de banalisation de la violence sexuelle.

Les propos de ces étudiants sont dénoncés et là, ce sont eux qui sont violés?

Te rends-tu compte de l'absurdité de ce que tu dis? Tu refuses de voir la nature problématique de propos misogynes et dégradants et tu nies l'existence d'un sous-entendu violent, mais tu n'as aucun problème a employer le terme VIOL pour parler de ce que tu considères être des propos déformés alors que c'est faux?!

Si ça, ce n'est pas un exemple de banalisation de la violence sexuelle, je me demande c'est quoi.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 12:01:46 pm
Tu vois bien que cela n'a pas de bon sens. Toute cette affaire est montée en épingle par des féministes hystériques et, disons-le,  en manque,,,

Simplement dans ce fil, plusieurs commentateurs sont des femmes en couple (susceptibles d'avoir une vie sexuelle, disons), et des hommes.

Trouve autre chose pour discréditer cette thèse parce qu'en plus d'être bête, cet argument ne fait pas le poids.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 12:02:32 pm
Le terme est trop fort pour les deux situations.

Titre: La "culture" du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 12:05:16 pm

Tu vois bien que cela n'a pas de bon sens. Toute cette affaire est montée en épingle par des féministes hystériques et, disons-le,  en manque,,,



Sharl, étant donné que tu as 62 ans , je te pardonne ce commentaire.  Je peux comprendre que ce soit dur à comprendre pour toi ce qu'explique Simone étant donné que tu es de la vielle génération.


Faut surtout pas faire ça, tu vas banaliser!

Soit fort! Fais une bonne féministe de toi,,,

 J'imagine que cette réponse se voulait incisive. Dommage parce que je ne la comprend pas trop.





Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 12:21:47 pm
Je démarre ce sujet, parce que je trouve absurde le fait que le sujet sur les manifestations étudiantes se soit transformé en sujet sur le viol.

Aussi, c'est un sujet important et un problème majeur qui mérite son propre fil de discussion.

Cela dit, personnellement, je déteste l'expression "culture du viol". Je ne la trouve pas appropriée pour représenter ce qu'elle est supposée décrire. L'utilisation du mot "culture" présuppose que ce phénomène relève de quelque chose d'enseigné et d'acquis, ce qui me semble être le contraire de la réalité. Ce rapport avec la sexualité, bien qu'inacceptable et contre-productif s'adresse à nos plus bas instincts et contrairement à la vision clairement faussée que Simone semble en avoir, il est fort probablement en lente régression plutôt qu'en recrudescence, car lutter contre sa présence, même si entièrement souhaitable et essentiel, se résume à combattre notre nature.

Apparté linguistique:

En passant, je n'ai jamais dit que j'appuyais l'emploi de l'expression culture du viol à 100%, mais j'ai essayé de la remettre dans un contexte où elle peut être comprise sans que nous ayons besoin de nous enfarger dedans pour discuter de l'enjeu qu'elle décrit. C'est un terme qui est utilisé depuis les années 70, et je ne vois pas pourquoi nous nous passerions de l'utiliser parce qu'il donne une impression de radicalité alors qu'il est parfaitement compris par tout le monde. À partir de là, et dans la mesure où c'est explicite qu'on ne parle pas d'un acquis, mais bien d'un trait culturel qui tend à se refléter dans une société donnée, je ne vois pas la pertinence de s'en prendre au terme à proprement parler quand on reconnaît l'existence de ses manifestations. Un moment donné, à trop vouloir expurger le langage, on finit par détourner le débat, et ce n'est pas pertinent.

Fin de l'aparté linguistique.

Un point intéressant dans le discours de Simone est lorsqu'elle dit que le genre d'attaque lié à ceci "est loin d'être l'apanage des hommes". Les femmes, sans s'en rendre compte, perpétuent également cette "culture". Je ne jouerai pas la game de "elle s'habille comme une slut, elle mérite de se faire violer". Je considère que c'est faible de s'en prendre aux victimes dans une situation et que le coupable est toujours, toujours celui qui commet le crime, peu importe le contexte. Là n'est pas mon point, je tiens à le préciser avant que cela ne dérape. Mais le désir de se faire enlever par un bel homme sur un fougueux destrier blanc est assez répandu. Bien sûr, les femmes ne veulent pas se faire violer. Elles exigent, comme il se doit, de consentir à un rapport sexuel ou à un rapprochement avant d'être impliqué. Cela dit, selon ce que j'ai pu constater, elles s'attendent à ne pas avoir besoin de manifester ce consentement. L'être désiré doit s'en rendre compte par lui-même et non seulement faire les premiers pas, mais prendre le contrôle de la situation. La culture du viol facilite malheureusement ce type de rapprochement. Quand l'homme a un bon jugement, il n'y a pas de problème. Il devine que la fille est intéressée, prend les devants, ils se marient, vivent heureux et font beaucoup d'enfants. Mais pas tout le monde est doté d'un bon jugement. Des deux côtés. Et c'est là que ça dégénère.

C'est important de mentionner que la culture du viol n'est pas un comportement masculin (parce que des imbéciles vont toujours s'arranger pour faire passer ça pour une lubie de féministes frustrées, voir sharl dans la discussion précédente), c'est pour ça que j'ai donné des exemples où les hommes sont victimes de banalisation. Le slut shaming émane souvent de femmes, pas nécessairement de femmes qui sont envieuses ou qui sont jalouses, simplement de femmes qui pensent rationnellement qu'une femme qui mise sur ses atouts sexuels cherche nécessairement le contact sexuel (ce qui est faux).

Pour le reste, je pense que tu t'éloignes de la problématique en parlant de fantasme d'enlèvement, du manque de volonté de faire des premiers pas ou autres. Je connais autant d'hommes qui pensent que les femmes de nos jours sont prédatrices et initient le contact sexuel rapidement que de gens qui tiennent des discours semblables au tien, ce qui me laisse croire que c'est une question de contexte, que toutes les femmes sont différentes et que certains types d'hommes attirent certains types de femmes, mais qu'en aucun cas, ce qui se déroule dans le domaine du fantasme ne peut être pris pour acquis et constituer une forme de consentement. C'est tout simple: si ce n'est pas clair et que le consentement n'a pas été formulé, on peut s'en assurer (et je pense que c'est possible de le faire de manière romantique ou érotique selon les besoins de la situation). Si une situation laisse croire que le consentement ne peut être validé (si la fille est passed out, si elle ne bouge pas ou si elle est visiblement perturbée, par exemple), le consentement n'est pas valide (c'est comme ça que ça marche en cour anyway). Quand on parle d'absence de consentement, de grey rape ou de date rape, on parle de personnes qui ont dit non et qui ont subi des actes sexuels contre leur gré. Le fantasme du bel homme à cheval n'a rien à voir, et c'est un peu désolant de lier un enjeu social aussi important à des observations généralisées et généralisantes sur les goûts romantiques des femmes.


Aussi, selon moi, si Simone croit faussement que cette "culture" est en recrudescence, c'est parce que les rapports entre hommes et femmes ont beaucoup changé en un siècle. Il y a moins de 100 ans, dans plusieurs pays occidentaux (dont le nôtre), les femmes n'avaient pas le droit de vote, ne pouvaient pas travailler ou étudier dans des domaines réservés aux hommes. Un homme n'avait qu'à demander la main au père de sa bien-aimée pour avoir le droit de l'ensemencer et de passer sa vie avec elle. Nos codes sociaux n'ont juste pas été assez rapides à évoluer pour suivre tous ces changements. Dans un vieux Larousse du début du XXe siècle chez mes parents, la définition du mot "femme" est "compagne de l'homme".

Si ça se trouve, c'est remarquable à quel point cette "culture du viol" n'est pas plus répandue.

Je ne comprends pas ton point. La culture du viol n'est pas un enjeu strictement féminin, même si c'est un terme issu des études féministes.

Et le fait que la femme ne soit plus considéré comme un bien meuble pour l'homme qui la possède ne signifie aucunement que son intégrité sexuelle est préservée des menaces de violence sexuelle banalisées qui pullulent dans les discours dominants de notre société.

Bref, je ne vois même pas pourquoi on parle de ça.



Titre: La "culture" du viol
Posté par: sharl le mars 03, 2014, 12:35:19 pm
Féministes: on s'entend.

Féministes "hystériques": il y a des féministes extrémistes qu'on peut considérer comme "hystériques" et le choix du qualificatif, tout freudien, fait un clin d'œil à l'histoire de la psychanalyse.

Féministes hystériques "en manque":   tient de l'hypothèse et ajouté volontairement pour provoquer, en sachant bien que cela (la femme mal baisée)  tient du lieu commun macho.  Un classique qu'il faudra dorénavant bannir de nos discussions,,,
Titre: La "culture" du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 12:35:32 pm
Ton incompréhension de la pertinence de mon discours montre notre point principal de dissension sur ce sujet.

Il serait débile de parler de réchauffement de la planète à des paysans du XVIIIe siècle comme il serait ridicule de parler de culture du viol à des Occidentaux pré-féminisme.

Tu t'attaques (avec raison) à un phénomène dû à un retour du balancier et semble négliger cette partie importante de l'équation. Pour que les gens fassent des blagues avec le viol, il faut tout d'abord qu'un interdit soit dressé avec ce sujet. Il n'y a rien de potentiellement drôle à raconter quelque chose de normal et d'habituel. Je crois que c'est principalement parce que le viol est un sujet plus difficile à encourager que des gens sentent le besoin de relâcher la pression en en parlant sur un ton léger.

Tu dis que je mélange des concepts qui n'ont rien à voir et moi, au contraire, je crois que tu omets de regarder le phénomène avec le recul et la perspective nécessaires.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 12:44:50 pm
J'ai tendance a juger que j'ai tort, parce-que Simone est de l'autre bord.

J'ai surement tort. Ca doit être grave comme geste, comme parole. Je ne m'en rend pas compte parce-que je baigne dans la culture du viol et de la misogynie.

Malheureusement, ce qui risque de changer chez moi, c'est ma vision de ces deux choses. Passeront de quelque chose d'automatiquement grave et sérieux, a quelque chose allant de banal a grave. Cas par cas.

Je vais craquer le terme. De menace de viol, je passerai a vraie de vraie menace de viol pour décrire ce que je perçois aujourd'hui comme une menace de viol, quelque chose qui était automatiquement grave. Si vous tenez a banaliser ce qu'est une menace de viol, en l'appliquant a ces quelques mots, allez-y. Moi je ne m'en ferai plus avec les menaces de viol.

Maintenant, vous avez raison, ceci est une menace de viol. Et qu'on se le dise, une menace de viol, c'est peu de chose et tout bon cowboys en fait une par semaine.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 12:53:30 pm
J'viens de menacer ma conjointe de la passer au batte a son arrivé. OMFG!!!

J'vais lui dire tantôt que c'est faux, j'voudrais pas qu'elle soit imprudente au volant, passant sur les rouges et dépassant un autobus scolaire dans une zone de 30.

Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 13:02:41 pm
Je vais te punir avec ma graine.
-Hahahaha
-de kossé?
Je te menace de viol.
-J'ai failli m'étouffer.
-Depuis quand tu fais du sexetexte?
Ok, salut.
-T'es un petit coquin.


Titre: La culture du viol
Posté par: Johnny Clash le mars 03, 2014, 13:06:32 pm
Pontiak utilise les textos.

Ok, je suis vraiment le seul au monde à ne pas le faire maintenant.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pédoncule le mars 03, 2014, 13:11:35 pm
Corrigez-moi si je me trompe, mais menacer sa conjointe consentante de viol c'est pas la pire menace du monde.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 13:18:13 pm
J'ai tendance a juger que j'ai tort, parce-que Simone est de l'autre bord.

Bien non, dit pas ça. Ça nous arrive d'être en chicane, c'est pas grave.

J'ai surement tort. Ca doit être grave comme geste, comme parole. Je ne m'en rend pas compte parce-que je baigne dans la culture du viol et de la misogynie.

Comme beaucoup de choses, une action isolée n'a pas la gravité qu'elle semble avoir tant qu'elle n'est pas mise dans le contexte d'une répétition.

Tu peux choisir d'y aller au cas par cas. Je préfère analyser la situation dans son ensemble.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 13:19:24 pm
Pontiak utilise les textos.

Ok, je suis vraiment le seul au monde à ne pas le faire maintenant.

Heille man, j'ai un IPhone depuis proche 2 ans.

Le première application que j'ai mis, c'est un simulateur de verre de bière. Tu fais comme si tu la buvais. Apres j'ai mis un super niveau, le détecteur de métal pis un scanner de police. Je feuillette mon Canadian tire, mon Pro-Nature et mes nouvelles en me pognant le cul quand je me fais charger le truck ou qu'il ne se passe rien sur un chantier. C'est merveilleux. Mais le niveau, ne va jamais te fier la dessus. La bière soule pas, pis le détecteur de métal doit tellement être proche, que ton œil l'a déjà détecté.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 13:24:31 pm
Pontiak utilise les textos.

Ok, je suis vraiment le seul au monde à ne pas le faire maintenant.

non , y'a moi aussi.

Je n'ai jamais texté de ma vie. ça prend un téléphone cellulaire et je n'en ai jamais eu.

En fait, j'ai texté une fois avec la marde de téléphone qu'on a à deux ma blonde et moi qu'on avait acheté quand elle était enceinte en cas d'urgence (que j'utilise pratiquement jamais) et un de mes amis m'a texté mais c'était tellement laborieux que la conversation  a fini tout croche.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 13:26:21 pm
Corrigez-moi si je me trompe, mais menacer sa conjointe consentante de viol c'est pas la pire menace du monde.

Je pense que tu te trompes.

Parce que rien ne dit qu'une femme doive systématiquement accorder son consentement à son conjoint (parce que oui, si elle te dit non, vraiment, ça ne me tente pas et que tu procèdes quand même, tu viens un peu de te sacrer de son consentement), et que oui, ça existe, le viol entre conjoints.

Le fait que ce soit fait à la blague et qu'on soit là à questionner le fait que ce n'est pas une menace, donc que ce n'est pas grave, fait juste démontrer ce que d'autres nient, soit qu'il y a présentement une banalisation de la violence sexuelle à grande échelle et que c'est un symptôme assez patent de ce qu'on appelle culture du viol.
Titre: La "culture" du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 13:37:50 pm
Ton incompréhension de la pertinence de mon discours montre notre point principal de dissension sur ce sujet.

Il serait débile de parler de réchauffement de la planète à des paysans du XVIIIe siècle comme il serait ridicule de parler de culture du viol à des Occidentaux pré-féminisme.

Tu t'attaques (avec raison) à un phénomène dû à un retour du balancier et semble négliger cette partie importante de l'équation. Pour que les gens fassent des blagues avec le viol, il faut tout d'abord qu'un interdit soit dressé avec ce sujet. Il n'y a rien de potentiellement drôle à raconter quelque chose de normal et d'habituel. Je crois que c'est principalement parce que le viol est un sujet plus difficile à encourager que des gens sentent le besoin de relâcher la pression en en parlant sur un ton léger.

Tu dis que je mélange des concepts qui n'ont rien à voir et moi, au contraire, je crois que tu omets de regarder le phénomène avec le recul et la perspective nécessaires.

Qu'est-ce que je ne comprends pas? Que le terme "culture du viol" s'applique à une réalité qui émerge avec le fait que l'avancement des droits des femmes a permis de donner un nom à cette réalité? Je le comprends, mais ce n'est pas ce dont je parle.

Je comprends que tu penses qu'il y a moins de violence sexuelle depuis l'avancée des droits sociaux des années 60, ce que je dis, moi, c'est qu'il y en probablement pas beaucoup moins, et qu'il y a assurément beaucoup plus de banalisation, et que ça c'est accru avec l'arrivée de l'Internet et la chute des tabous qui s'ensuivit et je suis inquiète de ce que cette banalisation entraîne.

Je trouve préoccupant de vivre dans une époque où il est considéré comme banal et drôle (/pas sérieux) de dire dans la sphère publique qu'on veut punir une femme avec son pénis, et de ce que ça implique de pouvoir faire ce genre de blague (ce que ça implique dans notre conscience collective, dans nos relations interpersonnelles, dans les discours dominants qui émanent de nos instances politiques et culturelles, etc.).

Tu me parles d'une époque où on ne parlait pas de son pénis en public. Jamais. Sous aucun prétexte.

On ne parle juste pas de la même affaire.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 13:54:13 pm
Tu me parles d'une époque où on ne parlait pas de son pénis en public. Jamais. Sous aucun prétexte.

On ne parle juste pas de la même affaire.

Moi, je dis que si on parlait de son pénis à cette époque-là, la culture du viol serait le centuple de ce qu'elle est actuellement.

Je trouve sain qu'on arrive à une époque où quelqu'un comme toi puisse décrier ce genre de discours et je constate que le nombre de personnes considérant que ce n'est pas normal de dire à une femme qu'on veut la punir avec sa queue est non seulement plus grand que ceux qui le font, mais tend à augmenter en proportion au fil du temps.

L'internet et les réseaux sociaux constituent la meilleure chose qui pouvait arriver pour tuer dans l'oeuf cette "culture du viol". En exposant les taouins, on se rend compte qu'ils forment la minorité et eux finissent (très lentement) à se rendre compte de leur bêtise.

On parle exactement de la même affaire, mais avec une perspective différente.

On a déjà eu cette discussion ailleurs.

La majorité des humains sont imbéciles. À chaque génération, le nombre d'imbéciles en proportion tend à diminuer très lentement. Avec l'explosion des médias et des technologies de communications, ces imbéciles sont finalement exposés et je crois sincèrement que leur nombre va se mettre à réduire de façon beaucoup plus rapide.

Je suis un lucide optimiste.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 03, 2014, 13:58:06 pm

Je vais craquer le terme. De menace de viol, je passerai a vraie de vraie menace de viol pour décrire ce que je perçois aujourd'hui comme une menace de viol, quelque chose qui était automatiquement grave. Si vous tenez a banaliser ce qu'est une menace de viol, en l'appliquant a ces quelques mots, allez-y. Moi je ne m'en ferai plus avec les menaces de viol.

Maintenant, vous avez raison, ceci est une menace de viol. Et qu'on se le dise, une menace de viol, c'est peu de chose et tout bon cowboys en fait une par semaine.

Aussi, la fille ne s'est peut-être pas fait menacer directement, et je ne pense pas qu'elle ait dit qu'elle a sentit ça comme des menaces non plus. Mais sincèrement, savoir qu'une gang de gars aurait discuter sur mon cas, à quel point ils devraient me corriger en me fourrant, combien de bières ils payeraient à celui qui me fourrerait ou comment un dit qu'il va me prendre dans mon bureau dans une conversation qui inspire plus à l'insulte qu'à une attirance réelle, ça fait peut-être de moi un être hypersensible, mais je me sentirais quand même "menacée", ou du moins inquiète.

Comme Simone a l'air de dire, une culture, c'est quelque chose qui se sent, qui plane dans l'air qui ne se comprend pas nécessairement par des exemples uniques. C'est le genre de blagues entre chums, comme dans le cas à UOttawa, le genre d'affiches que le Nacho Libre met devant sa porte, le genre de réactions qu'on voit quand une fille dénonce une agression, le genre de commentaires WTF comme CA qu'on voit en ligne:

(http://natehevens.files.wordpress.com/2013/08/rape-culture-in-action.jpg?w=584)

qui font qu'un moment donné on se demande quand est-ce que c'est arrivé qu'autant de monde ait le viol en tête aussi rapidement et facilement dans plein de situations de la vie. Pour moi, la culture du viol, c'est pas une menace, c'est un rappel que malgré l'avancement des femmes dans la société, il ne faut pas grand chose pour profiter de notre stature moins imposante pour nous remettre à notre place en nous réduisant à notre identité sexuelle. Je ne suis pas freak, je ne vis pas dans l'angoisse de me faire violer à tous les coins de rue, c'est juste qu'à voir les exemples qu'on voit partout, ça laisse planer une ombre sur notre avancement et ça coroborre l'existence d'une culture du viol.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 14:02:49 pm
Je comprends que tu penses qu'il y a moins de violence sexuelle depuis l'avancée des droits sociaux des années 60, ce que je dis, moi, c'est qu'il y en probablement pas beaucoup moins, et qu'il y a assurément beaucoup plus de banalisation, et que ça c'est accru avec l'arrivée de l'Internet et la chute des tabous qui s'ensuivit et je suis inquiète de ce que cette banalisation entraîne.

Fort possible.

Mais on parle encore une fois d'un retour du balancier. Fort malheureux, mais probablement inévitable. Autrefois, l'homme ne ressentait tout simplement pas le besoin d'user de violence sexuelle, car les femmes étaient élevées de façon à être soumises à lui. En sentant perdre le contrôle et en ne sachant pas comment se comporter vis-à-vis le sexe opposé dans un univers en redéfinition, il est normal (même si à la fois tragique et condamnable) que certains hommes essaient de regagner ce qu'ils pensent avoir perdu en se comportant en agresseurs.

Ce qu'il faut faire, c'est comme tu le fais: décrier ce phénomène et refuser qu'il en soit ainsi. Mais être surpris que cela se produise est pire que la banalisation selon moi. Cela force les malfrats à agir en coulisses et à inverser les rôles de façon à se voir en victime.

C'est à peu près juste sur ce niveau-là que mon opinion diverge de la tienne.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 14:03:52 pm
Citer
qui font qu'un moment donné on se demande quand est-ce que c'est arrivé qu'autant de monde ait le viol en tête aussi rapidement et facilement dans plein de situations de la vie.

C'est pas parce que c'est maintenant un espèce de meme (comme les bébés mort/lépreux un temps) ou les make a sandwich, that what she said, first world problems, etc... ?

Y'existe des bonnes jokes de viol quand même, par exemple:

http://www.youtube.com/watch?v=OKY6BGcx37k
Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 03, 2014, 14:06:15 pm
Sans les jokes de rape, on n'aurait pas droit à cette fabuleuse scène dans This is the End :

http://www.youtube.com/watch?v=twG_ccsz9OQ

(http://natehevens.files.wordpress.com/2013/08/rape-culture-in-action.jpg?w=584)


Honnêtement, quand tu lis la question, à quel autre genre de réponse on pourrait s'attendre? ''Je vais déposer des fleurs sont le lit et lui donner un bec sur la joue?''
It's INTERNET!!
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 14:07:35 pm
(http://natehevens.files.wordpress.com/2013/08/rape-culture-in-action.jpg?w=584)

Sur les personnes qui ont répondu ici, je suis sûr que le nombre de gars qui passeraient réellement à l'acte avoisine le 0,01%.

C'est du crisse d'humour épais fait par des gens avec qui je ne voudrais pas être associé et je serais le premier à dire à ces gens qu'ils sont des côlons. Mais je ne suis pas certain que cela est inquiétant. Au contraire. Dans une vraie "culture du viol", le mot "viol" ne serait probablement pas utilisé, car il y a un tabou péjoratif intrinsèquement lié à ce mot et ceux qui le commettent ne l'utilisent probablement pas pour la plupart. Ils l'auraient "fourrée pis elle aurait aimé ça, la salope".
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 14:07:54 pm
Vous menacez mon monde avec vos histoires de culture du viol.

Moi la, j'suis un colon comme la moyenne des colons. Et si ces jeune se font lapider publiquement pour menace de viol, j'ai peur pour mon monde.

J'pas trop le genre a siffler, mais entre gars, ca s'peut que je lâche un ''j'y licherais l'cul''. Nous sommes grossiers, vulgaires, pas propres, mais je peux vous garantir que, une vraie de vraie menace de viol ne ferait pas long feu. Tout ce qui se dit, tout ce qui se rêve, implique le consentement. Même pas besoin de le préciser entre nous. Et dans mon cercle de colons, un type qui ferait une vraie de vraie menace de viol... ose dire ''Si je l'agrippe la tabarnak'', et tu es en danger.

Entre gars, les menaces de s'enculer fusent. Et c'est tres drôle. Quand tu travailles serré avec un gars et que tu passes proche, derrière, tu vas entendre un ''t'as aimé ca mon tabarnak de fif'', et c'est encore tres drôle. Ma préférée c'est la classique ''tention, y charche les poignées c'te câlice de fif la''. Y'a pas de menace, pas d'attouchement, pas d'homophobie. Des mots, du simple-drôle-simple. Faut pas capoter.

On commencera pas a vivre dans un monde si sérieux. On s'en fait déjà pas mal trop avec ca. Un moment donné, on étouffe.

Vous êtes de Montréal, si vous voulez vous scandaliser incognito, quand vous passer dans l'est, sur Sherbrooke, trouvez vous un CB, syntonisez le 30 devant la carrière Lafarge en saison forte.  :smiley36:
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 14:08:50 pm
Team Pontiak.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 14:27:52 pm
Sérieux les gars vous faite dur à défendre l'image plus haut.

J'peux ben croire qu'il y a des féministes qui tire vite sur la gachette mais si ça ça ne vous inquiète pas, je ne sais pas ce que ça vous prend.

C'est pas juste des colons rendus là. Glorifier le viol comme il le font, y'a rien qui peut excuser ça et d'atténuer ça en disant que c.'est juste de l'humour, ça me démoralise. beaucoup.



Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 03, 2014, 14:31:59 pm
Sérieux les gars vous faite dur à défendre l'image plus haut.

J'peux ben croire qu'il y a des féministes qui tire vite sur la gachette mais si ça ça ne vous inquiète pas, je ne sais pas ce que ça vous prend.

C'est pas juste des colons rendus là. Glorifier le viol comme il le font, y'a rien qui peut excuser ça et d'atténuer ça en disant que c.'est juste de l'humour, ça me démoralise. beaucoup.

C'est pas une question de défendre, c'est pas inquiétant, c'est pas scandalisant, c'est... Internet.

Si tu donnes à un grand groupe de gens une chance de faire de l'humour noir sur un plateau d'argent de façon anonyme (pas juste relié au viol, mais relié à presque n'importe quel sujet), tu peux être sûr que certains vont la prendre.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 14:32:20 pm
Moi je ne l'ai pas encore défendu.

C'est de la défiance et c'est humoristique. La Question est faite pour recevoir ce genre de réponse. Et la série de types qui disent la même chose....

Tu penses vraiment que 7 amateurs de viol viendront un apres l'autre se dévoiler publiquement?


Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 14:34:49 pm
Je ne l'ai pas défendu.

J'ai fait pire que de capoter: j'ai traité les responsables de minables que l'on doit ignorer.

Don't feed the trolls.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 14:37:12 pm
Sérieux les gars vous faite dur à défendre l'image plus haut.

J'peux ben croire qu'il y a des féministes qui tire vite sur la gachette mais si ça ça ne vous inquiète pas, je ne sais pas ce que ça vous prend.

C'est pas juste des colons rendus là. Glorifier le viol comme il le font, y'a rien qui peut excuser ça et d'atténuer ça en disant que c.'est juste de l'humour, ça me démoralise. beaucoup.

C'est pas une question de défendre, c'est pas inquiétant, c'est pas scandalisant, c'est... Internet.

Si tu donnes à un grand groupe de gens une chance de faire de l'humour noir sur un plateau d'argent de façon anonyme (pas juste relié au viol, mais relié à presque n'importe quel sujet), tu peux être sûr que certains vont la prendre.

1- Dire c'est Internet, qu'est-ce que ça excuse? Justement, le 3/4 de nos vies se passe sur Internet

2- Ils ne sont pas anonymes. Ils s'assument.

Y'a aucune excuse et oui je comprends quelqu'un que ça scandalise.

Mais comme TOUT les sujets, y'a toujours quelqu'un pour dire que c'est une tempête dans un verre d'eau.

Banaliser on disait..
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 14:37:46 pm
de façon anonyme

Anonyme ? C'est facebook avec leur noms non ?

Citer
J'ai fait pire que de capoter: j'ai traité les responsables de minables que l'on doit ignorer.

Je pense uqe le problème est le public cible, les blagues décritent par pontiak sont drôle quand elle sont en l,air, à l'écrit on dirait que c'est différent, comme la séries de blague sur Cédrika et de viol d'enfant qu'il avait eu pendant un bout, dites dans un contexte ou c'est sur que personne de proche de la victime pourrait l'entendre c'est différent que de le faire sur Internet public d'après moi.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 14:38:42 pm
C'est quasiment du Borat de groupe.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 03, 2014, 14:55:15 pm
Sérieux les gars vous faite dur à défendre l'image plus haut.

J'peux ben croire qu'il y a des féministes qui tire vite sur la gachette mais si ça ça ne vous inquiète pas, je ne sais pas ce que ça vous prend.

C'est pas juste des colons rendus là. Glorifier le viol comme il le font, y'a rien qui peut excuser ça et d'atténuer ça en disant que c.'est juste de l'humour, ça me démoralise. beaucoup.

C'est pas une question de défendre, c'est pas inquiétant, c'est pas scandalisant, c'est... Internet.

Si tu donnes à un grand groupe de gens une chance de faire de l'humour noir sur un plateau d'argent de façon anonyme (pas juste relié au viol, mais relié à presque n'importe quel sujet), tu peux être sûr que certains vont la prendre.

1- Dire c'est Internet, qu'est-ce que ça excuse? Justement, le 3/4 de nos vies se passe sur Internet

2- Ils ne sont pas anonymes. Ils s'assument.

Y'a aucune excuse et oui je comprends quelqu'un que ça scandalise.

Mais comme TOUT les sujets, y'a toujours quelqu'un pour dire que c'est une tempête dans un verre d'eau.

Banaliser on disait..

Anonyme ou non, y'a une distance sur Internet qui est incomparable avec la réalité.

Mets une image d'un Noir qui mange un melon d'eau sur Internet où un grand bassin de gens peuvent commenter, tu vas te ramasser avec plein de jokes racistes.
Mets une image d'une personne trisomique avec une bulle vide de bande dessinée près de sa tête, tu vas te ramasser avec plein de jokes sur les handicapés mentaux.
Mets une image d'une fille qui dort sur un lit avec la question ''que feriez-vous?'' sur Internet, tu vas te ramasser avec plein de jokes de viol.

C'est vraiment rien d'étonnant ou de spécifique à un sujet, là.
Titre: La culture du viol
Posté par: Sibylline le mars 03, 2014, 15:00:09 pm
Ça va pas bien à l'Université d'Ottawa : je suis diplômée de là et j'ai reçu un courriel nous informant de la suspension du programme de hockey masculin suite à des allégations de viol collectif.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 15:01:25 pm
Ça va pas bien à l'Université d'Ottawa : je suis diplômée de là et j'ai reçu un courriel nous informant de la suspension du programme de hockey masculin suite à des allégations de viol collectif.

ah mais c'est normal.

Il n'y a rien d'autre à faire à Ottawa.

#humour
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 03, 2014, 15:01:36 pm
Moi et mes chums on aurait dit "j'la sauterais". "J'la violerais" nous aurait fait passer pour des losers incapables de la séduire correctement ;)

Mais bon, j'suis quand-même d'accord avec ce que dit Pontiak. Entre boys, on a tendance à être une coche plus vicieux ;)
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 15:06:32 pm


Mets une image d'une fille qui dort sur un lit avec la question ''que feriez-vous?'' sur Internet, tu vas te ramasser avec plein de jokes de viol.

C'est vraiment rien d'étonnant ou de spécifique à un sujet, là.

Rien d'étonnant. Mais pourquoi il faudrait que ça soit étonnant pour que ce soit grave ou inquiétant?

Tsé juste pour te montrer que je suis pas si féministe que ça je vais te dire, j'aurais très bien accepté des  « Je la fourrerais » ou « je lui mettrais ma langue dans l'cul ». C'est colon mais pour moi c'est plus acceptable que 8 gars en ligne qui parle de viol.

Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 15:09:43 pm
C'est colon mais pour moi c'est plus acceptable que 8 gars en ligne qui parle de viol.

Ça dépend des gens, quand ça dépasse une certaine ligne qui montre bien que c'est très très certains que c'est de l'humour, ça rend pas le tout plus acceptable, que la joke grossière que c'est moins sur que ce soit purement humoristique ?



Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 03, 2014, 15:11:04 pm
C'est colon mais pour moi c'est plus acceptable que 8 gars en ligne qui parle de viol.

Leur humour, qu'on l'apprécie ou non, est basé entièrement sur le fait que c'est inacceptable de dire ça.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 15:14:53 pm
C'est colon mais pour moi c'est plus acceptable que 8 gars en ligne qui parle de viol.

Leur humour, qu'on l'apprécie ou non, est basé entièrement sur le fait que c'est inacceptable de dire ça.

Exactement le procédé drôle est de dire quelque chose de trop gros, et ça devient acceptable parce que tellement gros que ce ne peut -être sérieux (comme Wagner qui propose à Marie-Mai de se suicider pour le bien de la musique).

Le plus loin que j'ai vu un humoriste allez dans du grand public c'est ça je pense:
http://www.youtube.com/watch?v=d0f7wfeFjs8

Stu juste moi qui trouve ça drôle ?
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 15:17:18 pm
C'est colon mais pour moi c'est plus acceptable que 8 gars en ligne qui parle de viol.

Leur humour, qu'on l'apprécie ou non, est basé entièrement sur le fait que c'est inacceptable de dire ça.

Exactement le procédé drôle est de dire quelque chose de trop gros, et ça devient acceptable parce que tellement gros que ce ne peut -être sérieux (comme Wagner qui propose à Marie-Mai de se suicider pour le bien de la musique).

Le plus loin que j'ai vu un humoriste allez dans du grand public c'est ça je pense:
http://www.youtube.com/watch?v=d0f7wfeFjs8

Stu juste moi qui trouve ça drôle ?

déjà là on parle d'humoristes professionnelles dans un contexte précis.

Là ces gars là vous êtes certains qu'ils font de l'humour?
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 15:20:32 pm
Là ces gars là vous êtes certains qu'ils font de l'humour?

A 97%+ oui, si ce n'est pas de l'humour se serait quoi ?, leur avis sur ce qu'il ferait dans cette situation dit de manière sérieuse sur facebook ?

L'humour américain va beaucoup beaucoup plus loin en mauvais goût depuis très longtemps et avec Internet ça se rend maintenant jusqu'ici. Mike Ward n'est pas considéré heavy quand il travail aux états-unis pour donner une exemple, Edgy and intelligent c'est habituellement comment les critiques le décrivent.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 15:25:51 pm
Là ces gars là vous êtes certains qu'ils font de l'humour?

A 97%+ oui, si ce n'est pas de l'humour se serait quoi ?


Une démonstration be-bête de virilité? Qui ça peut faire rires aux éclats de toute façon?

Tsé tu peux dire à ton chum « elle je le fourrerais » sourire en coin et ce n'est pas de l'humour. Quelle est la différence entre eux ce qu'ils disent en terme d'intention?

Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 15:32:44 pm
Tsé tu peux dire à ton chum « elle je le fourrerais » sourire en coin et ce n'est pas de l'humour. Quelle est la différence entre eux ce qu'ils disent en terme d'intention?

La différence est que ton exemple implique rien d'illégal(si elle est majeur), de répréhensible, de tabou, etc... Dans l'autre cas ce serait vraiment bizarre.

C'est la "grosseur" de l'affirmation qui change celle-ci automatiquement en humour, tu n'irais jamais dire avec ton identité si c'était sérieux que tu es un violeur/violeur potentiel à mon avis, ce qui laisse peu de doute sur le fait que ce n'est pas sérieux (ou si l'est, il ne pense pas que son affirmation sera considéré comme tel). Et voir à quel point ça semble commun comme humour présentement, laisse vraiment pensé à un meme.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 03, 2014, 15:32:54 pm
C'est colon mais pour moi c'est plus acceptable que 8 gars en ligne qui parle de viol.

Leur humour, qu'on l'apprécie ou non, est basé entièrement sur le fait que c'est inacceptable de dire ça.

Exactement.

Dans un monde où le viol est réellement banalisé, cette photo n'existe pas et les commentaires qui l'accompagnent non plus.

Il y a juste des femmes qui se font violer et personne qui s'y oppose.

Pour que des gens ressentent le besoin de provoquer sur un sujet donné, il faut que le sujet soit provocant.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wotan le mars 03, 2014, 15:40:29 pm
Je me souviens du boucher du quartier de mon enfance qui, devant les clients, lançait à sa femme (qui tenait la caisse) "Ah ta gueule Martine, ou j'te viole !".
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 15:41:56 pm
Dans un monde où le viol est réellement banalisé, cette photo n'existe pas et les commentaires qui l'accompagnent non plus.
Pour que des gens ressentent le besoin de provoquer sur un sujet donné, il faut que le sujet soit provocant.

Existe t-il des exepctions, plein de sujet qui sont dans les fait réellement banalisé, mais qu'il est possible de quand même provoquer, parce qu'en superficialité les gens aiment s'imaginer que c'est n'est pas banaliser et que c,est un peu tabou de se l'avouer à soi même ?

Pour donner un exemple, disons une photo des cochons qui joue dans le film babe. Quelqu'un pourrait provoquer certains en disant en blague qu'ils ont fait du bon bacon ? Dans les faits manger des animaux c'est banalisé, mais c'est quand même de provoqué des gens dans certaines occasions en y faissant référence.

Un autre exemple, dans les faits tuer des prostitués ou d'autre personnes marginales/pauvre/etc... va provoquer beaucoup moins d'enquête de police, et c'est banalisé et bien accepté. Mais il reste possible de provoquer avec des blagues la dessus je pense.
Titre: La culture du viol
Posté par: Sibylline le mars 03, 2014, 15:42:06 pm
.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 15:46:05 pm
C'est colon mais pour moi c'est plus acceptable que 8 gars en ligne qui parle de viol.

Leur humour, qu'on l'apprécie ou non, est basé entièrement sur le fait que c'est inacceptable de dire ça.

Exactement.

Dans un monde où le viol est réellement banalisé, cette photo n'existe pas et les commentaires qui l'accompagnent non plus.



Oui mais c'est l'oeuf ou la poule là.

Le viol n'est pas banalisé présentement. Ok.  Mais il y a quand même possibilité que ce genre de commentaires (ou humour mais pour moi ça en est pas) à force de répétition  tendent à banaliser le viol.

Je ne vois pas comment vous pouvez être certain que ce soit pas le cas.

Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 15:46:50 pm
Les lectures féministes, ca te radicalise la bonnefemme en 3 pages.

Ca les concentre plus sur les culs que nous.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 15:48:21 pm
Je me souviens du boucher du quartier de mon enfance qui, devant les clients, lançait à sa femme (qui tenait la caisse) "Ah ta gueule Martine, ou j'te viole !".

 :smiley27:

Y'a tellement de couples a qui la vie sexuelle leur fait défaut apres 6 mois.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 15:51:04 pm
.

Ben non.

Vas-y.

Faut régler ca.

Est-ce que nous devons changer nos comportements?



Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 15:52:29 pm
.

Ben non.

C'était un lien vers un des posteurs de messages, qui disait s'être fait agressé lui même à 7 ans par un vieux monsieur et que de faire l'humour la dessus l'aidait à dédramatiser.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 03, 2014, 15:56:32 pm
Le viol n'est pas banalisé présentement. Ok.  Mais il y a quand même possibilité que ce genre de commentaires (ou humour mais pour moi ça en est pas) à force de répétition  tendent à banaliser le viol.

Je ne vois pas comment vous pouvez être certain que ce soit pas le cas.


Ça fait des dizaines d'années qu'on nous répète que les films et les jeux vidéos banalisent la violence en général. Dans les faits, est-ce que c'est vraiment le cas?

J'ai tendance à croire que non, on réagit peut-être même plus fortement et avec plus d'étonnement quand on voit une vraie bagarre ou une démonstration de violence dans la réalité que dans les années 1920. Mais bon, là je déborde...
Titre: La culture du viol
Posté par: Sibylline le mars 03, 2014, 15:56:38 pm
Merci MadChuck. Quoique je trouve le fil très intéressant et que j'aimerais répondre à certaines interventions qui m'agacent, mais pas tout de suite du bureau.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 15:56:46 pm
Moi et mes chums on aurait dit "j'la sauterais".

Parlant du loup.

Ca me rappelle ta mésaventure sur le Froum.

J'étais un peu décu. Tu t'es défâché trop vite.
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 03, 2014, 15:58:02 pm
Faut voir les commentaires dans le Globe.

Dans l'ensemble, on estime qu'il n'y avait rien là; une banale discussion salace entre gars tout aussi commune que sans conséquence.  La présidente de l'association aurait dû accepter les excuses des gars, sans pousser les choses au point de maintenant ruiner leur future carrière. Dans la vraie vie, rien ne dit que ce ne sont pas de bons Jack et la présidente  une pitbull féministe militante fanatique, autrement dit une bitch qui exploite la situation

Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 15:58:16 pm
.

Ben non.

C'était un lien vers un des posteurs de messages, qui disait s'être fait agressé lui même à 7 ans par un vieux monsieur et que de faire l'humour la dessus l'aidait à dédramatiser.

Oh my Gosh!

Un vieux monsieur.

Ah, le monde est tout croche.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 03, 2014, 16:07:04 pm
Faut voir les commentaires dans le Globe.

Dans l'ensemble, on estime qu'il n'y avait rien là; une banale discussion salace entre gars tout aussi commune que sans conséquence.  La présidente de l'association aurait dû accepter les excuses des gars, sans pousser les choses au point de maintenant ruiner leur future carrière. Dans la vraie vie, rien ne dit que ce ne sont pas de bons Jack et la présidente  une pitbull féministe militante fanatique, autrement dit une bitch qui exploite la situation

Toi, t'es un cas en matière de donner un goût de vomi dans la bouche des gens qui te lisent.

La prochaine fois que ces messieurs voudront préserver leur future carrière, rien ne les empêche de ne pas tenir ce genre de propos sur une plateforme publique. À voix haute, en privé, ils sont libres et ça ne se retournerait pas contre eux.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 16:14:24 pm
Il doit faire de l'humour Simone. Vu que c'est inacceptable, c'est drôle.

Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 16:19:08 pm
Il doit faire de l'humour Simone. Vu que c'est inacceptable, c'est drôle.

La barrière n'est pas l'innacceptable pour que ce soit sérieux ou non.

Il faut que ce soit trop gros pour être possible. Ici, évidemment rien dans son message est impossible qu'il ne le pense. (Impossible ici est utilisé comme hautement improbable). Par exemple si quelqu'un écrit comme commentaire pour un bambin qui aurait victime d'une agression sexuel: Elle l'avait bien cherché la petit agace, on sera immédiatement que c'est impossible que la personne qui écrit ça le pense et que c'est donc automatiquement de l'humour (après on peut dire que c'est l'humour trop de mauvais goût et inacceptable quand même).
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 16:21:44 pm
Il doit faire de l'humour Simone. Vu que c'est inacceptable, c'est drôle.

La barrière n'est pas l'innacceptable pour que ce soit sérieux ou non.

Il faut que ce soit trop gros pour être possible. Ici, évidemment rien dans son message est impossible qu'il ne le pense. (Impossible ici est utilisé comme hautement improbable). Par exemple si quelqu'un écrit comme commentaire pour un bambin qui aurait victime d'une agression sexuel: Elle l'avait bien cherché la petit agace, on sera immédiatement que c'est impossible que la personne qui écrit ça le pense et que c'est donc automatiquement de l'humour (après on peut dire que c'est l'humour trop de mauvais goût et inacceptable quand même).

Je comprends tout ce qu tu me dis Madchuck. Je ne suis simplement pas de ceux qui croient qu'on peut rire de tout et surtout pas n'importe comment.

Et Sharl, c'était pour la boutade. C'est pas inacceptable ce qu'il dit; c'est juste con et digne du pire des douche bag.


Titre: La culture du viol
Posté par: Poune-Keuz le mars 03, 2014, 16:22:13 pm
Faut voir les commentaires dans le Globe.

Dans l'ensemble, on estime qu'il n'y avait rien là; une banale discussion salace entre gars tout aussi commune que sans conséquence.  La présidente de l'association aurait dû accepter les excuses des gars, sans pousser les choses au point de maintenant ruiner leur future carrière. Dans la vraie vie, rien ne dit que ce ne sont pas de bons Jack et la présidente  une pitbull féministe militante fanatique, autrement dit une bitch qui exploite la situation



Comme la victime du viol de Steubenville qui a osé ruiner la vie de jeunes à l'avenir prometteur, hen?
Titre: La culture du viol
Posté par: El Kabong le mars 03, 2014, 16:26:13 pm
C'est décourageant.

C'est à Ottawa!?!

Désolé Kabong, la tu vas trop loin (aussi c'était si on regarde les noms et la langue utilisé des gens pas tellement anglo-saxons).

La censure est aussi un viol.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 16:26:29 pm
Je comprends tout ce qu tu me dis Madchuck. Je ne suis simplement pas de ceux qui croient qu'on peut rire de tout et surtout pas n'importe comment.

Je pense que l'on peut rire de tout (bien peut-être pas, mais je ne suis pas capable de penser à un sujet que j'ai jamais trouvé drôle, disons jusqu'à preuve du contraire), mais vraiment pas n'importe comment et pas devant n'importe quel public (et encore il existe presque toujours un angle). Mike Ward a déjà fait un gag de femme battue dans un refuge pour femme battue qui avait bien fonctionné par exemple (en criant à une qu'il allait la battre si elle se calmait pas, c'est un bon exemple de trop gros pour laisser un doute sur le fait que c'est un gag).

Louis CK est particulièrement bon pour danser sur cette ligne.

Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 16:28:34 pm

La prochaine fois que ces messieurs voudront préserver leur future carrière, rien ne les empêche de ne pas tenir ce genre de propos sur une plateforme publique. À voix haute, en privé, ils sont libres et ça ne se retournerait pas contre eux.


C'était peut-être privé, ou en publique ''fermé'', un groupe genre, avant qu'un traitre n'en prenne des images et les publie.

L'équivalent dans la conversation privée a haute voix, d'un traitre qui enregistre la conversation et lui, la rend publique.

Pas de pitié donc, pour ces jeunes?

Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 16:33:19 pm
Je comprends tout ce qu tu me dis Madchuck. Je ne suis simplement pas de ceux qui croient qu'on peut rire de tout et surtout pas n'importe comment.

Je pense que l'on peut rire de tout (bien peut-être pas, mais je ne suis pas capable de penser à un sujet que j'ai jamais trouvé drôle, disons jusqu'à preuve du contraire), mais vraiment pas n'importe comment et pas devant n'importe quel public (et encore il existe presque toujours un angle). Mike Ward a déjà fait un gag de femme battue dans un refuge pour femme battue qui avait bien fonctionné par exemple (en criant à une qu'il allait la battre si elle se calmait pas, c'est un bon exemple de trop gros pour laisser un doute sur le fait que c'est un gag).



Je ne crois pas que même Mike Ward ferait une blague de viol. Ou si il la ferait , ça serait amené d'une certaine façon avec un minimum d'intelligence.

Mais honnêtement je ne sais même pas pourquoi on est rendu là dans la conversation parce que les exemples dont on parle (les gars d'Ottawa et les gars qui violerait la fille qui dort) ça rien à voir avec ça pour moi.). Le contexte est très différent.

C'est comme Gab Roy sur Facebook qui défendait le gag de viol du Nacho Libre. Il disait que dans les bar les gens riaient en masse de ce genre de joke.

Ouin mais il y a une grosse différence entre une joke de viol fait par un humoriste réputé pour être hard dans un bar et une affiche sur le trottoir à la vue de tous les passants.



Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 03, 2014, 16:35:21 pm
Je comprends tout ce qu tu me dis Madchuck. Je ne suis simplement pas de ceux qui croient qu'on peut rire de tout et surtout pas n'importe comment.

Je pense que l'on peut rire de tout (bien peut-être pas, mais je ne suis pas capable de penser à un sujet que j'ai jamais trouvé drôle, disons jusqu'à preuve du contraire), mais vraiment pas n'importe comment et pas devant n'importe quel public (et encore il existe presque toujours un angle). Mike Ward a déjà fait un gag de femme battue dans un refuge pour femme battue qui avait bien fonctionné par exemple (en criant à une qu'il allait la battre si elle se calmait pas, c'est un bon exemple de trop gros pour laisser un doute sur le fait que c'est un gag).

Louis CK est particulièrement bon pour danser sur cette ligne.

J'essaie de trouver les vrais sujets tabous en humour, sur lesquels c'est impossible de trouver un seul angle drôle, avec la grande majorité d'une foule qui se scandaliserait. C'est pas si évident.

Le 11 septembre a peut-être été le gros sujet intouchable des années 2000, à part faire des jokes sur les conspirationnistes et les terroristes. Y'a évidemment toutes les tragédies familiales dont on entend parler chaque semaine. L'Holocaust? La Vida es Bella est peut-être le plus proche que j'ai vu d'une forme d'humour sur le sujet (même si c'est pas vraiment drôle).
 
Disons dans les thèmes plus généraux, j'en vois pas vraiment.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 16:44:48 pm
(les gars d'Ottawa et les gars qui violerait la fille qui dort)

Voyons!

Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 16:46:49 pm
Citer
Ouin mais il y a une grosse différence entre une joke de viol fait par un humoriste réputé pour être hard dans un bar et une affiche sur le trottoir à la vue de tous les passants.

Oui bien sur.

Dans le même genre d'idée une blague entre monde sur facebook est encore plus "privé" qu'un humoriste sur scène. (disons quand la conversation est pas pleinement grand public, mais dans un groupe), pour moi:

entre monde > humoriste dans un bar > humoriste en show normal > humoriste sur youtube/média sociaux > humoriste sur une grosse scène (genre juste pour rire)
Titre: La culture du viol
Posté par: Sibylline le mars 03, 2014, 16:49:38 pm

La prochaine fois que ces messieurs voudront préserver leur future carrière, rien ne les empêche de ne pas tenir ce genre de propos sur une plateforme publique. À voix haute, en privé, ils sont libres et ça ne se retournerait pas contre eux.


C'était peut-être privé, ou en publique ''fermé'', un groupe genre, avant qu'un traitre n'en prenne des images et les publie.

L'équivalent dans la conversation privée a haute voix, d'un traitre qui enregistre la conversation et lui, la rend publique.

De ce que j'ai compris, les cinq gars étaient les seuls participants dans la discussion privée. C'est donc, vraisemblablement, quelqu'un d'autre qui aurait accédé au profil Facebook d'un des gars (qui ne s'est peut-être pas déconnecté sur un ordinateur partagé) et aurait fait les captures d'écran pour ensuite les envoyer anonymement à Anne-Marie Roy.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 17:07:41 pm
Sérieux, monde. C'pas drôle.

J'veux bien marcher sur des œufs quand je parle d'assassinat, mais la, c'est de la petite bière. Facebook et la vie réelle sont remplis de propos du genre. Me semble qu'on doit être capable de filtrer les vraies intentions dangereuses, des fausses. Personne n'avait l'intention de violer cette fille, qui en doute encore?

C'est comme si on faisait des plaintes pour menace de mort sur les patinoires du Québec. Les prisons seraient pleines de gens qui ont crié ''j'vas t'arracher la tête pis j'vas te chier dans l'corps''.

Un peu de lousse SVP mesdames.
Titre: La culture du viol
Posté par: Splatch... le mars 03, 2014, 17:14:03 pm
On peut rire de tout mais visiblement pas avec n'importe qui. Desproges avait raison.

http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYv8e.html
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 03, 2014, 17:19:30 pm
Sérieux, monde. C'pas drôle.

Effectivement si c'était une conversation privé, j'ai l'impression que c'est pas drôle, et que certains ont été trop loin, si c'était pour dénoncer une situation on aurait pu griser les noms des intervenants.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 17:25:14 pm
L'autre vient d'arriver et réclame sa punition. Mais je n'ai pas que ca a faire. Faut que je forum.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 18:15:30 pm
(les gars d'Ottawa et les gars qui violerait la fille qui dort)

Voyons!



Come on, je voulais me faire comprendre.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 18:42:01 pm
http://forumdupeuple.com/index.php?topic=1838.msg211243#msg211243
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 03, 2014, 18:48:57 pm
Ah, câlisse.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 18:50:03 pm
Quoi, criss?
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 03, 2014, 18:56:52 pm
Vous me faites chier.

Vous mélangez plein d'affaires pas rapport. Comparer des vraies remarques sous-entendant des relations sexuelles non-consentantes/violentes avec des remarques faites entre des couples/amis/partenaires de longue date, consentants, complices et qui savent bien l'intention réelle de leurs remarques, c'est n'importe quoi.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 18:59:47 pm
Ok ok, tu vas nous faire la lecon?
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 03, 2014, 19:06:09 pm
Donner son point de vu = faire la leçon?

Parce que si c'est ça tu passes pas mal ton temps à nous faire la leçon Pontiark.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 19:20:14 pm
Non mais je la veux la lecon.

Elle est peut-être en ma faveur.
Titre: La culture du viol
Posté par: megalomarc le mars 03, 2014, 19:28:02 pm
Je ne sais pas, c'est difficile à évaluer et à situer vu que le concept dépasse les limites de la société québécoise.

Mais une piste de réflexion pourrait être le fait que la recrudescence est un effet de l'avancement de la femme dans la société. On voyait pas mal moins de femmes dans des sphères comme les postes de pouvoir, dans les hautes études ou dans d'autres espaces où il n'y avait à peu près que des hommes d'inclus dans la conversation.
Plus la femme occupe de nouveaux espaces, plus elle a le droit de prendre position, plus on voit cette "culture" à l'oeuvre.

À l'époque de la Trudeaumanie, bien des jeunes filles auraient aimé "se taper" Trudeau. Je suis certain que plusieurs avaient des idées de viol à son sujet.

Je pense qu'on peut trouver une clé de ce phénomène dans la relation qu'il y a entre sexe et pouvoir.
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 03, 2014, 19:38:22 pm
Pourquoi moi c'est une leçon et d'autres des opinions?

Tsé Pontiak, ce que je dis c'est que je suis d'accord avec toi sur le fait que des p'tites vulgarités dans un couple où il y a déjà un fort lien de confiance et pas de dominance prononcée d'un bord ou de l'autre, ben oui c'est correct. Mais tu mélanges ça avec des affaires qui ont pas rapport.

Mais des jokes de viol tel quel, ça sera jamais drôle, crisse bon.

J'en ai vécu une bonne une fois, je me fais aborder dans un bar :
- Eille toi, tu devrais watcher ton verre parce que je te ramènerais ben ce soir faique si t'as le dos tourné...
- (variation sur le thème de) Tu dois vraiment être un sale con si ton pick-up line contient une joke de drogue du viol!
- (lui et ses amis) Bon checke la féministe frustrée qui capote pour rien!

Je n'ai pas l'éloquence que d'autres ici ont pour entrer dans le débat sur le terme 'culture du viol', mais pour moi c'est en plein ça. C'est LUI qui fait une remarque déplacée qui implique de mettre de la drogue dans mon verre pour avoir des relations sexuelles avec une fille inconsciente (ben oui c'est une joke, prétexte surutilisé et c'est lui (et toute sa gang d'amis) qui essaient collectivement de me faire sentir comme si j'étais dans le tort.

Ça m'a pas empêchée de dormir la nuit, et dans un sens c'est anodin... mais pas tant que ça.
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 03, 2014, 19:47:17 pm
Faut voir les commentaires dans le Globe.

Dans l'ensemble, on estime qu'il n'y avait rien là; une banale discussion salace entre gars tout aussi commune que sans conséquence.  La présidente de l'association aurait dû accepter les excuses des gars, sans pousser les choses au point de maintenant ruiner leur future carrière. Dans la vraie vie, rien ne dit que ce ne sont pas de bons Jack et la présidente  une pitbull féministe militante fanatique, autrement dit une bitch qui exploite la situation



Comme la victime du viol de Steubenville qui a osé ruiner la vie de jeunes à l'avenir prometteur, hen?

Parce qui l'ont violé? Absolument pas! Parce qu'ils avaient l'intention de la violer? Absolument pas! Tout cela a été déformé et manifestement la fille veut faire du millage avec ça! Et oui, elle aura réussi à ruiner leur carrière et ça c'est une réalité.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 19:52:02 pm
La lecon c'est parce-que tu as des études dans le domaine du gros sexe fou. Pis un peu parce-que t'es arrivée en disant qu'on te faisait chier. Comme si tu savais des choses qu'on ne savait pas.

M'en va lire le reste.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 03, 2014, 20:00:25 pm
Ton dude, y fait peur la A.

T'aurais dû pogner la brute du bar, pis le faire battre. Pis te sauver juste avant la fin, aussi.
Titre: La culture du viol
Posté par: Poune-Keuz le mars 03, 2014, 20:30:14 pm
Faut voir les commentaires dans le Globe.

Dans l'ensemble, on estime qu'il n'y avait rien là; une banale discussion salace entre gars tout aussi commune que sans conséquence.  La présidente de l'association aurait dû accepter les excuses des gars, sans pousser les choses au point de maintenant ruiner leur future carrière. Dans la vraie vie, rien ne dit que ce ne sont pas de bons Jack et la présidente  une pitbull féministe militante fanatique, autrement dit une bitch qui exploite la situation



Comme la victime du viol de Steubenville qui a osé ruiner la vie de jeunes à l'avenir prometteur, hen?

Parce qui l'ont violé? Absolument pas! Parce qu'ils avaient l'intention de la violer? Absolument pas! Tout cela a été déformé et manifestement la fille veut faire du millage avec ça! Et oui, elle aura réussi à ruiner leur carrière et ça c'est une réalité.

(http://i.imgur.com/oQiqDu2.gif)
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 03, 2014, 20:30:43 pm
Moi et mes chums on aurait dit "j'la sauterais".

Parlant du loup.

Ca me rappelle ta mésaventure sur le Froum.

J'étais un peu décu. Tu t'es défâché trop vite.

À peu près tout l'monde me supportait, ça a dispersé ma rage plus facilement.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 04, 2014, 04:06:02 am
Vous me faites chier.

Vous mélangez plein d'affaires pas rapport. Comparer des vraies remarques sous-entendant des relations sexuelles non-consentantes/violentes avec des remarques faites entre des couples/amis/partenaires de longue date, consentants, complices et qui savent bien l'intention réelle de leurs remarques, c'est n'importe quoi.


Ce que tu dis est vrai mais ne se limite pas aux affaires de viols, c'est ce que j'appelle du bon sens social, savoir à qui on s'adresse, ne pas s'immicer dans l'intimité avec des gens avec lesquels on est pas intime, ne pas être vulgaire, bref pour moi ça n'a rien à voir avec la culture du viol, c'est simplement du savoir vivre en société.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 04, 2014, 04:25:26 am
(http://natehevens.files.wordpress.com/2013/08/rape-culture-in-action.jpg?w=584)

Sur les personnes qui ont répondu ici, je suis sûr que le nombre de gars qui passeraient réellement à l'acte avoisine le 0,01%.

C'est du crisse d'humour épais fait par des gens avec qui je ne voudrais pas être associé et je serais le premier à dire à ces gens qu'ils sont des côlons. Mais je ne suis pas certain que cela est inquiétant. Au contraire. Dans une vraie "culture du viol", le mot "viol" ne serait probablement pas utilisé, car il y a un tabou péjoratif intrinsèquement lié à ce mot et ceux qui le commettent ne l'utilisent probablement pas pour la plupart. Ils l'auraient "fourrée pis elle aurait aimé ça, la salope".

Moi ce qui me choque c'est leur conformisme, on sait tous que la réponse attendue c'est je la saute ou quelque chose du genre, à partir de là si on veut vraiment être drôle on cherche une réponse originale, drôle surprenante. Ces types ne sont certainement pas des violeurs en puissances, (certainement ils ressemblent plus à des geek puceaux).

Je ne sais pas si les viols ont augmentés depuis 100 ans mais ça ne me semble pas absolument inconcevable de le penser car pour moi il y a deux types de viols, le violeur psychopathe et le violeur frustré, celui qui est le fruit d'une société hypersexualisé qui n'était pas programmé à devenir un violeur maisdont l'entourage au sens général a engendré une frustration sexuelle le poussant au viol. L'hypersexualisation des jeunes filles, dans la rue, dans les médias, la mise en valeur permament e de la performence sexuelle dans la culture occidentale, nombre de conquêtes, durée des rapports etc... Je pense aussi qu'une certaine frange du féminisme est responsable de la frustation masculine par une castration sociéle de certains comportements masculins jugés aujourd'hui inadapté, certains comportements jugés autrefois virils sont considérés aujourd'hui comme machistes, tout celà coincide vers une augmentation de cette frustration sexuelle qui peut pousser au viol. Les rapports hommes femmes (je veux dire la rencontre) est devenu de plus en plus complexe, autrefois on allait au bal du village et on trouvait une jeune fille pratiquement à coup sûr pour avoir un début d'aventure ou de relation sociale, la fin des slow en soirée est un drame, maintenant tu entre dans un bar ou en boite tu as une musique bou boum qui ne facilite pas les rapprochement et les belles filles au bar te reagarde comme si tu était la derniere des merdes et tout le mionde y perd car au final celui qui aborde la jolie fille n'est pas le jeune garçon sympathique mais l'abruti vulgaire saoul qui n'a juste rien à foutre de la nana.

Le viol pour moi c'est le fruit de tout ce contexte complexe qui engendre frustration par un mélage de proposition sexuelle important mais avec des difficultés accrues pour avoir cette relation intime et sensuelle qui ne passe d'ailleurs pas forcément par l'acte sexuel en tant que tel.
Titre: La culture du viol
Posté par: fourchette le mars 04, 2014, 08:16:44 am
Bref, masturbons-nous.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 04, 2014, 08:24:16 am
Ça a de l'allure ce que tu dis, Jam. C'est sûr que c'est difficile à prouver parce que les chiffres se comparent difficilement, on va toujours se demander s'il y a plus de dénonciations qu'avant, etc. Mais moi aussi j'ai l'impression qu'il y a du vrai dans ce que tu dis.

J'avoue que j'aurais dû chercher plus loin que l'image que j'ai partagé qui peut laisser croire que je n'ai aucune idée de ce qui se passe sur Internet et qui a fait bifurquer la conversation encore plus vers ce qui est drôle ou pas. Parce que, crime, ça va bien plus loin que les memes ou les monologues d'humoristes.

Je pense que oui, avec le bon monde et le bon contexte on peut rire de tout. L'humoriste qui a fait la blague sur le chloroforme  l'a peut-être très bien fait dans son monologue. Le Nacho Libre qui met ça devant sa porte? Non, ça ne me fait pas rire. Et Miss A qui se fait dire une variante comme pick up ligne dans un bar? Euh pas drôle non plus.

C'est sûr qu'on ne vit quand même pas en Inde. Peut-être que depuis que j'ai laissé la porte entre ouverte à la culture du viol le biais de confirmation a fait son oeuvre, encouragé par la circulation massive de l'information sur Internet. Néanmoins, je pense que malgré le terme fort, ça vaut la peine de réfléchir un peu sur le concept.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 04, 2014, 08:40:05 am
Ça a de l'allure ce que tu dis, Jam. C'est sûr que c'est difficile à prouver parce que les chiffres se comparent difficilement, on va toujours se demander s'il y a plus de dénonciations qu'avant, etc. Mais moi aussi j'ai l'impression qu'il y a du vrai dans ce que tu dis.

J'avoue que j'aurais dû chercher plus loin que l'image que j'ai partagé qui peut laisser croire que je n'ai aucune idée de ce qui se passe sur Internet et qui a fait bifurquer la conversation encore plus vers ce qui est drôle ou pas. Parce que, crime, ça va bien plus loin que les memes ou les monologues d'humoristes.

Je pense que oui, avec le bon monde et le bon contexte on peut rire de tout. L'humoriste qui a fait la blague sur le chloroforme  l'a peut-être très bien fait dans son monologue. Le Nacho Libre qui met ça devant sa porte? Non, ça ne me fait pas rire. Et Miss A qui se fait dire une variante comme pick up ligne dans un bar? Euh pas drôle non plus.

C'est sûr qu'on ne vit quand même pas en Inde. Peut-être que depuis que j'ai laissé la porte entre ouverte à la culture du viol le biais de confirmation a fait son oeuvre, encouragé par la circulation massive de l'information sur Internet. Néanmoins, je pense que malgré le terme fort, ça vaut la peine de réfléchir un peu sur le concept.

Évidemment.

Et Le Jam dit des choses qui se rapprochent beaucoup de ma perception des choses.

Je n'ai jamais dit que la "culture du viol" telle que décrite n'existait pas, simplement que l'expression consacrée me semblait inadéquate.

Mais ce rapport malsain avec la sexualité doit être combattu et décrié sans contredit.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wotan le mars 04, 2014, 11:03:49 am
la fin des slow en soirée est un drame

Mais oui où sont passés les slows ? Ça se faisait encore au tout début de mon adolescence, mais ça a vite disparu, à mon grand désarroi, pour être effectivement remplacé par des soirées boum-boum de bout en bout  :smiley6:.

Bon, je vais me repasser la Boum 1 et la Boum 2 pour un petit moment de nostalgie...
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 04, 2014, 11:09:19 am
la fin des slow en soirée est un drame

Mais oui où sont passés les slows ? Ça se faisait encore au tout début de mon adolescence, mais ça a vite disparu, à mon grand désarroi, pour être effectivement remplacé par des soirées boum-boum de bout en bout  :smiley6:.

Bon, je vais me repasser la Boum 1 et la Boum 2 pour un petit moment de nostalgie...

C'est rendu ringard mais je pense que ça créait une inégalité de chance pour les types trop timides qui se retrouvaient tout seul dans leur coin, ça entre dans la politique plus générale de l'égalité de tous, le nivèlement par le bas, plutôt que de laisser le temps aux timides à se lancer dans les slows parfois avec l'aide d'un bon coup de pied au cul de leur copain, on a préféré supprimer le slow et là tout le monde en souffre, domage c'était sympa les slows.
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 04, 2014, 15:52:41 pm
Je pense qu'il est grand temps qu'on commence à parler de la "culture de la castration" pratiquée par les féministes.

Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 04, 2014, 16:00:44 pm
Tu as l'air d'en avoir long à dire.
Va-y, parles-en!
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 04, 2014, 19:52:39 pm
Sur le blogue d'Urbania (http://urbania.ca/canaux/Celibataires/4887/l-amour-sans-mots-manifeste-des-celibataires) aujourd'hui, une femme fait l'éloge du célibat (un texte assez médiocre si vous voulez mon avis, mais absolument rien d'autre qu'une opinion sur un état civil donné).

En commentaire, un homme répond:

(http://imageshack.com/a/img23/8186/7def.jpg)

Un donkey punch. Rien de moins qu'un coup brutal à l'arrière de la tête pendant qu'elle se fait sodomiser.

C'est la faute des Internets, ça aussi?
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 04, 2014, 20:08:35 pm
Tant pis pour lui.

Les commentaires, partout, c'est rempli de folies.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 04, 2014, 20:23:04 pm
Sur le blogue d'Urbania (http://urbania.ca/canaux/Celibataires/4887/l-amour-sans-mots-manifeste-des-celibataires) aujourd'hui, une femme fait l'éloge du célibat (un texte assez médiocre si vous voulez mon avis, mais absolument rien d'autre qu'une opinion sur un état civil donné).

En commentaire, un homme répond:

(http://imageshack.com/a/img23/8186/7def.jpg)

Un donkey punch. Rien de moins qu'un coup brutal à l'arrière de la tête pendant qu'elle se fait sodomiser.

C'est la faute des Internets, ça aussi?

C'est une version vulgaire et extrêmement sexiste de "Il mériterait mon poing sur la yeule", "Il y a des coups de pied au cul qui se perdent", "S'il passait devant mon char, je ne freinerais pas", toutes des choses que j'entends beaucoup plus souvent et qui ne constituent pas de réelles menaces à prendre au sérieux.

Oui, c'est condamnable. Oui, la personne qui a écrit ça est un trou-de-cul qui doit être pointé du doigt. Mais je ne crois pas que ce soit symptomatique d'une banalisation du viol. Au contraire, puisque dans un monde où le viol est banalisé, l'effet hyperbolique désiré par l'imbécile qui a écrit ça serait nul.
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 04, 2014, 20:29:02 pm
Le billet de Murphy Cooper dans le Nightlife cette semaine :

Le Détesteur: culture du viol, des mots qui rendent agressif (http://www.nightlife.ca/2014/03/04/le-detesteur-culture-du-viol-des-mots-qui-rendent-agressif)

Je trouvais ça à propos.

(http://cdn.newadnetwork.com/sites/prod/files/styles/large/public/article/le-detesteur-culture-du-viol-des-mots-qui-rendent-agressif-176009.jpg)
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 04, 2014, 20:44:39 pm
Je crois que l'expression "Les deux solitudes" plus que qualifier les relations entre le Canada anglais et le Québec pourrait aujourd'hui, d'une certaine manière, qualifier les relations hommes-femmes,,,

J'ai appris une nouvelle expression aujourd'hui: "donkey punch".

Puis, m'est revenu en tête les propos du jeune qui disait qu'il allait se faire sucer, puis enculer la présidente... C'est quand même mieux que l'inverse, l'enculer puis après se faire sucer,,, Ces propos ont été considérés comme misogynes. Mais ce n'est pas le cas, le gars n'aime pas la présidente, cela ne veut aucunement dire qu'il n'aime pas les femmes. Et quand un autre dit qu'il va lui payer une bière s'il la baise et qu'un autre renchérit avec une caisse de 24, cela veut simplement dire que, connaissant la fille, c'est mission impossible,,, Et tout cela était dit entre amis Facebook, soit dans une certaine intimité, avant qu'une crapule les trahissent.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 04, 2014, 20:45:04 pm

C'est la faute des Internets, ça aussi?

J'étais de votre bord au début, mais c'est avec ça que je débarque.

Sur les milliers de commentaires haineux qu'on peut lire partout sur Internet chaque jour (parce que oui, des choses terribles existent sur Internet), mettant en vedette toutes sortes de crimes, je comprends encore mal pourquoi ceux concernant uniquement le viol font partie d'un phénomène plus spécifique que les autres.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 04, 2014, 20:49:09 pm


J'ai appris une nouvelle expression aujourd'hui: "donkey punch".

Sharl, c'est cute quand tu sors de chez vous de temps en temps.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 04, 2014, 20:53:32 pm
Sur le blogue d'Urbania (http://urbania.ca/canaux/Celibataires/4887/l-amour-sans-mots-manifeste-des-celibataires) aujourd'hui, une femme fait l'éloge du célibat (un texte assez médiocre si vous voulez mon avis, mais absolument rien d'autre qu'une opinion sur un état civil donné).

En commentaire, un homme répond:

(http://imageshack.com/a/img23/8186/7def.jpg)

Un donkey punch. Rien de moins qu'un coup brutal à l'arrière de la tête pendant qu'elle se fait sodomiser.

C'est la faute des Internets, ça aussi?

Donkey punch, the pirate, strawberry shortcake, le tobogan, etc... oui oui je les connais toutes... On les a déjà toutes sorties entre chums (incluant même des filles) et on a ben rit. Pourquoi ? Parce que c'est tellement extrême, condamnable et "impossible que quelqu'un de sain fasse ça" que ça nous faisait rire. Bref, un peu ce que Mad disait plus haut.

Je ne sens pas que je banalisais le viol pour autant.

Le gars a comme pseudo "le duc de ses dames" et parle de donkey punch, moi je trouve ça hilarant tellement c'est ironique à l'extrême.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 04, 2014, 21:00:18 pm
C'est écrit par le duc de ses dames avec un avatar de chien dans un rond jaune ?
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 04, 2014, 21:19:25 pm
C'est un peu le cas du sacre (esti de câlice, ciboire, maudit Christ, etc.).

Les gens, surtout les hommes, sacraient. Et cela alors que la religion était omniprésente et toute-puissante. Plus est, ceux qui sacraient n'avaient rien contre la religion. C'était juste leur façon de parler, c'était "banal".
 



Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 04, 2014, 21:19:25 pm

C'est la faute des Internets, ça aussi?

J'étais de votre bord au début, mais c'est avec ça que je débarque.

Sur les milliers de commentaires haineux qu'on peut lire partout sur Internet chaque jour (parce que oui, des choses terribles existent sur Internet), mettant en vedette toutes sortes de crimes, je comprends encore mal pourquoi ceux concernant uniquement le viol font partie d'un phénomène plus spécifique que les autres.

J'ai démarré ce sujet (http://forumdupeuple.com/index.php?topic=2401.msg178419#msg178419) cet automne parce qu'au sens large, c'est un phénomène qui me trouble beaucoup. Sur l'ancien forum, j'avais aussi lancé un fil de discussion semblable qui s'intitulait "Les Internets me font peur" et qui tournait autour des mêmes enjeux. En soi, je trouve qu'il y a un problématique globale (qui est bien résumée par l'image postée par Varia dans le fil précédemment cité) et je n'ai pas dit que le commentaire plus haut faisait partie d'un phénomène à part. Par contre, tout en étant inclus dans le grand ensemble des choses terribles qui se disent sur Internet, il montre que c'est suffisamment commun et répandu de déraper vers le domaine de la violence sexuelle que les gens ne prennent même plus la peine de s'indigner. Même, le commentaire serait sûrement encore en ligne si je n'avais pas averti le gestionnaire de communauté d'Urbania (c'est un collègue d'université et un ami Facebook, je n'ai pas fait "une plainte") qui n'avait aucunement envie d'assister au bal des commentaires féministes et anti-féministes pour une autre semaine (c'est une autre histoire).

C'est ce que vous faites présentement, ne pas vous indigner. C'est ça qui me dérange avec ce genre de commentaires, et c'est ce qu'on essaie de vous faire comprendre quand on dit qu'Internet n'est pas une excuse ou un prétexte à la culture du viol, mais un symptôme.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 04, 2014, 21:31:35 pm
Des violeurs, y'en a plein. Des batteurs de femmes, 40 tonnes. Qu'on les déniche, qu'on les arrête, qu'on leur détruisent les testicules a varger avec force plus que nécessaire.

J'sais que je comprends mal cette histoire de "culture" du viol, mais quand vous utilisez ce terme, vous le collez au cul de tous les hommes. La société, mais juste les hommes.

J'pas un violeur, ni mon père, ni mes grand-pères. Arrangez vous pour pas me peindre dans le même portrait. C'est ca qui est gossant avec les féministes, les hommes font, les hommes sont et maintenant la culture du viol, encore les hommes. Probablement que je devrais passer le prochain 6 mois a me casser les couilles a lire sur la culture du viol, ca ne me tente juste pas et a voir la bande de tapis qui m'entourent, dans des relations complêtement inégalitaires au profit de leur blonde, je ne sens pas l'urgence de me renseigner sur les patentes féministes. De toute facon ces osti de tapettes ont de la misère a se planter une juille dans le cul, il n'apporte rien a leur femme. Alors rien de surprenant a ce qu'elles ne beurrent pas leur toast.

Je dis n'importe quoi et tout est vrai.

Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 04, 2014, 21:34:52 pm

Donkey punch, the pirate, strawberry shortcake, le tobogan, etc... oui oui je les connais toutes...



Condonc, j'dois être passé date. Jamais entendu ni lu aucun de ces trucs.
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 04, 2014, 21:35:49 pm

J'sais que je comprends mal cette histoire de "culture" du viol, mais quand vous utilisez ce terme, vous le collez au cul de tous les hommes. La société, mais juste les hommes.


Justement, non. Pas juste les hommes.
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 04, 2014, 21:37:45 pm

Donkey punch, the pirate, strawberry shortcake, le tobogan, etc... oui oui je les connais toutes...



Condonc, j'dois être passé date. Jamais entendu ni lu aucun de ces trucs.

Snookey parle comme si fallait avoir 68 ans et pas d'internet pour ne pas connaître ces termes, mais on s'entend que ça reste une affaire de gars début vingtaine qui consomme beaucoup d'internet (qui aime les calendriers de totons et qui est vaguement douche, aussi).
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 04, 2014, 21:42:36 pm
C'est une version vulgaire et extrêmement sexiste de "Il mériterait mon poing sur la yeule", "Il y a des coups de pied au cul qui se perdent", "S'il passait devant mon char, je ne freinerais pas", toutes des choses que j'entends beaucoup plus souvent et qui ne constituent pas de réelles menaces à prendre au sérieux.

Oui, c'est condamnable. Oui, la personne qui a écrit ça est un trou-de-cul qui doit être pointé du doigt. Mais je ne crois pas que ce soit symptomatique d'une banalisation du viol. Au contraire, puisque dans un monde où le viol est banalisé, l'effet hyperbolique désiré par l'imbécile qui a écrit ça serait nul.

Mathieu, c'est ça, la culture du viol. C'est dire à une femme qui parle de sa vie amoureuse qu'elle mérite d'être sodomisée et frappée parce qu'on est en désaccord avec ce qu'elle dit.

Si je te dis quelque chose avec lequel tu es profondément en désaccord et que tu me dis qu'il y a des coups de pied au cul qui se perdent, je vais comprendre que tu es en désaccord et que c'est un sujet qui te touche.

Si je te dis quelque chose avec lequel tu es profondément en désaccord et que tu me dis que je mériterais que tu me donnes un bon coup de pied au cul, je vais trouver que tu es brusque avec moi, mais comme on se connaît relativement bien, je vais supposer que tu essaies de me faire prendre conscience de quelque chose (et, accessoirement, je vais trouver que tu parles comme mon père, mais ceci est une autre histoire).

Si je te dis quelque chose avec lequel tu es profondément en désaccord et que tu me dis que je suis mieux de me taire parce que tu es à moins deux minutes de me crisser un coup de pied au cul, je vais trouver que tu es agressif et que tu dépasses les bornes.

Mais à aucun moment il ne te viendrait à l'idée de me dire que je mérite d'être sodomisée et frappée sur la tête parce que quelque chose que je PENSE s'oppose à quelque chose que tu penses.

Le fait que l'on menace l'auteure du texte de violence sexuelle pour des propos qui ne menacent l'intégrité de rien ni personne, et aussi le fait que vous soyez là à dire que, aille, c'est Internet et il s'en écrit des choses terribles sur Internet, c'est une forme de banalisation.

Si c'était si peu banal, les exemples ne seraient pas nombreux.

Si c'était si peu banal, votre principal argument ne serait pas de dire qu'il s'écrit des choses horribles sur Internet et que c'est un exemple parmi d'autres.

Si c'était si peu banal et que l'effet hyperbolique voulu par le commentateur était réel, il y aurait une faune de gens indignés pour dénoncer ces commentaires, et non pas plein de gens en train de chercher à les dédramatiser.
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 04, 2014, 21:45:07 pm
Je suis vraiment beaucoup d'accord avec le dernier message de Simone, je lui mettrais 10 +1 si je pouvais.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 04, 2014, 21:45:27 pm
J'sais que je comprends mal cette histoire de "culture" du viol, mais quand vous utilisez ce terme, vous le collez au cul de tous les hommes. La société, mais juste les hommes.

J'ai pris la peine de donner des exemples où ce sont les hommes qui sont victimes de banalisation en matière de violence sexuelle, et j'ai aussi dit à plusieurs reprises que les femmes contribuent à la culture du viol, en particulier parce qu'elles sont très fortes sur le slut shaming entre elles.

Bref, j'ai dit exactement le contraire.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 04, 2014, 21:47:34 pm
C'est écrit par le duc de ses dames avec un avatar de chien dans un rond jaune ?

C'est juste l'avatar de base pour les non-membres d'Urbania.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 04, 2014, 21:49:15 pm


C'est ce que vous faites présentement, ne pas vous indigner. C'est ça qui me dérange...

Quand j'écoute un vidéo d'Obama sur Youtube, j'appelerai pas la Ligue des Noirs 71 fois pour leur dire qu'un type avec 15 identités différentes, s'amuse a écrire fucking nigger dans les commentaires.

Ton Duc des dames c'est peut-être une femme qui trippe trop fort sur Jésus ou je ne sais quoi, un site féministe va mettre son commentaire dans sa collection, nous présenter ca, et en rajouter sur ma non indignation devant une telle collection.




Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 04, 2014, 21:52:56 pm
Kim:

Mais IL Y A une faune de gens qui s'y oppose.

Peu-être est-ce à cause du type de gens que je fréquente sur le web ou le type de site que je visite, mais j'y vois 5 fois plus souvent de mentions d'opposition à cette culture du viol que d'exemples comme ceux que vous copiez ici.

Mais en plus, je ne comprends pas pourquoi tu sembles être plus scandalisée par ce que je considère comme rien d'autre qu'un symptôme qu'au vrai mal dont il découle, soit la trop lente évolution des rapports homme-femme.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 04, 2014, 21:59:34 pm
Mettons au Québec, 10 personnes bizarres, peuvent poivrer 10 commentaires chacun, par jour, sur le même sujet, avec des identités différentes.

10 jours = impression de 1000 personnes qui veulent maganer des bonnefemmes.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 04, 2014, 22:08:26 pm
C'est comme moi, mettons que Serge43 m'envoie chier, ca s'peut que je lui donne mon adresse en lui disant " quand tu veux mon osti".

A l'autre bout du fil, c'est peut-être une fillette de 13 ans qui provoque a journée longue, a 8 places en même temps, avec 3 nicks a chaque place.

On se fait pogner. J'pas dur a prendre au jeu dans ces affaires la. Pour moi, j'ai affaire a un Serge de 43.

D'autres se font pogner au moindre donkey punch.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 04, 2014, 22:11:17 pm
Si je te dis quelque chose avec lequel tu es profondément en désaccord et que tu me dis que je suis mieux de me taire parce que tu es à moins deux minutes de me crisser un coup de pied au cul, je vais trouver que tu es agressif et que tu dépasses les bornes.

Mais à aucun moment il ne te viendrait à l'idée de me dire que je mérite d'être sodomisée et frappée sur la tête parce que quelque chose que je PENSE s'oppose à quelque chose que tu penses.

Le fait que l'on menace l'auteure du texte de violence sexuelle pour des propos qui ne menacent l'intégrité de rien ni personne, et aussi le fait que vous soyez là à dire que, aille, c'est Internet et il s'en écrit des choses terribles sur Internet, c'est une forme de banalisation.

Oui bien sur, c'est bien vrai.

Ce que les gens affirme je pense, c'Est que c'est banalisation est aussi vrai sinon plus pour d'autre forme de violences, racisme, sexisme, et pas mal tous les isme sur Internet.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 04, 2014, 22:17:58 pm
Voilà.

Je comprends que le viol est un sujet sensible.

Je sais aussi qu'en tant qu'homme blanc occidental avec un minimum de robustesse, c'est une réalité à laquelle je n'aurai jamais à être confronté, ce qui m'empêche d'avoir la même sensibilité envers ce type de violence précis.

Mais j'ai de la difficulté à comprendre la différence entre "J'ai le goût de t'etrangler" et "J'ai le goût de te punir avec ma graine".
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 04, 2014, 22:22:29 pm
Voilà.

Je comprends que le viol est un sujet sensible.

Je sais aussi qu'en tant qu'homme blanc occidental avec un minimum de robustesse, c'est une réalité à laquelle je n'aurai jamais à être confronté, ce qui m'empêche d'avoir la même sensibilité envers ce type de violence précis.

Mais j'ai de la difficulté à comprendre la différence entre "J'ai le goût de t'etrangler" et "J'ai le goût de te punir avec ma graine".

Mais c'est exactement ça, l'affaire. C'est ce que Pontiak dit, c'est ce que beaucoup d'hommes disent, je crois. Et sans vouloir tomber dans le ''t'es pas une fille, tu peux pas comprendre'', je pense vraiment qu'il y a une part de ça.  Pour moi il y a une crisse de grosse différence entre les deux.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 04, 2014, 22:29:05 pm
Moi, j'comprends rien, ni personne dans ce sujet.

Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 04, 2014, 22:35:11 pm
Pour moi il y a une crisse de grosse différence entre les deux.

Faut dire que la banalisation de la violence est beaucoup plus forte et depuis toujours, Hotline miami avait pas mal pu tous faire côter violence mais le viol à vraiment pas passer, au hockey si un joueur en sodomiserait un autre sur la glace il aurait pas mal plus que 5 minutes de pénalités, etc... (dans le cinéma en général aussi, le viol n'est jamais présenté à la légère je pense).
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 04, 2014, 22:41:38 pm
La A, assise sur ton visage, serait-ce une menace de viol?

Dois-je m'indigner? Ou me faire une crisse de belle image mentale de la scène?

M'en va me coucher.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 04, 2014, 22:45:13 pm
au hockey si un joueur en sodomiserait un autre sur la glace il aurait pas mal plus que 5 minutes de pénalités, etc...

Ah man, osti que t'es un sérieux-drôle. Meilleure ligne de la semaine.
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 04, 2014, 22:45:33 pm
Non, moi je m'assois juste sur un visage après qu'on me l'aie demandé.

Bonne nuit!
Titre: La culture du viol
Posté par: Wotan le mars 04, 2014, 22:53:55 pm

Donkey punch, the pirate, strawberry shortcake, le tobogan, etc... oui oui je les connais toutes...



Condonc, j'dois être passé date. Jamais entendu ni lu aucun de ces trucs.

Ah ça me rassure.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 05, 2014, 01:11:49 am


La A, assise sur ton visage, serait-ce une menace de viol?

Dois-je m'indigner? Ou me faire une crisse de belle image mentale de la scène?


Non, moi je m'assois juste sur un visage après qu'on me l'aie demandé.


Pour vrai on n'a qu'à demander ?  j'ai très hâte de te revoir.

.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 05, 2014, 01:31:50 am

Quelqu'un pour dénoncer ce genre d'humour ?  quelqu'un pour s'indigner de cette banalisation du facesitting ?

Je comprends très bien de quoi Simone veut parler et ce qu'elle nomme culture du viol.   Au final, j'en retiens quoi ?  la culture du viol c'est mal, il faut donc bannir cette culture, en commençant par s'indigner et dénoncer tous ses aspects, sinon ça veut dire qu'on y participe.  À première vue, ça peut paraître jouable, mais dans la liste que Simone a écrite, y a des points là-dedans où je me suis dit : ben voyons donc, sont folles !

Cinq gars qui se parlent en privé au sujet d'une autre personne peuvent ben penser et dire ce qu'ils veulent, c'est pas des affaires de personne d'autre.  Ce n'est pas supposé sortir de l'espace privé.  Se servir de ça contre eux n'est pas loyal de la part d'Anne-Marie Roy, car la discussion ne la concernait pas.   Ce n'est pas parce que quelqu'un parle de nous que ça nous concerne automatiquement.  Ce n'est pas comme si elle avait reçu des lettres anonymes ou subi un quelconque harcèlement public.

Sa réaction par rapport à ça est totalement disproportionnée.  Pis oui criss de folle, comme j'aurais dit criss de fou, comme dans virer fou, devenir fou.  Il n'y a qu'un seul coupable ici, et c'est la personne qui a rendu la discussion publique.  Cinq gars qui niaisent entre eux, aussi cons soient-ils, c'est juste cinq gars qui niaisent entre eux.  Là Anne-Marie Roy se sert de cet exemple car elle veut nous faire comprendre que c'est inacceptable et qu'il faut enrayer ce phénomène des gars qui parlent comme ça des filles quand ils sont entre eux.  Et aussi par ricochet enrayer le même phénomène chez les filles qui parlent comme ça entre elles des autres filles.  Elle veut changer les mentalités.  Elle veut détruire la culture du viol.  Et elle semble déterminée en plus.  Mais elle s'y prend bien mal en partant en salissant l'image publique de cinq gars qui ne lui avaient rien fait.

C'est bien beau s'abreuver l'esprit avec les études féministes, mais faut aussi être ouverte à autre chose.  L'être humain est infiniment trop complexe pour en être réduit à se faire analyser que sous la lorgnette du féminisme.


.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cyberwing le mars 05, 2014, 01:50:12 am
Question à 100 piasses...

On appelle ça comment en français un facesitting ?

Un asseoiement du visage ?


Mademoiselle A, Lisa...?  :smiley9:
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 05, 2014, 04:14:41 am
Le fait que l'on menace l'auteure du texte de violence sexuelle pour des propos qui ne menacent l'intégrité de rien ni personne, et aussi le fait que vous soyez là à dire que, aille, c'est Internet et il s'en écrit des choses terribles sur Internet, c'est une forme de banalisation.


Une banalisation de quoi ? Du viol ? De la violence ?

Moi ce que je ne comprends pas c'est que dans l'exemple présent ce qui est répréhensible ou critiquable c'est la violence et la vulgarité dont fait part l'auteur de cette remarque. Le fait que ce soit des propos sexuels ou racistes pour moi n'apporte rien de plus, ce sont des propos violents, haineux, peut-être des menaces mais le fait qu'ils aient une orientation sexuelle ne change rien et n'apporte rien. Je n'aime pas l'aspect "viol" qui lui donnerait une gravité particulière par rapport à d'autres propos violent, comme si le fait qu'il s'agisse de propos liés au viol lui donnait une légitimité particulière, une gravité de plus, selon moi ça n'est pas plus grave que si le type s'adressait à un autre type et lui disait qu'il méritait d'être attaché et torturé. On n'a pas à se choquer parce que ces "menaces" on un aspect sexuel, ce qui est choquant ce sont les menaces tout court, pas le fait qu'elles aient un caractère sexuel. Les menaces ont le même but, choquer, menacer, faire peur éventuellement et le fait qu'il y ait une composante sexuelle ou raciste ne lui donne pas de gravité particulière par rapport à une autre menace. C'est ça que je reproche aux féministes mais aussi à d'autres groupes comme les lobbys homosexuels lors d'une menace homophobe par exemple. Quand on tient de tels propos on cherche à blesser la où ça fait mal si il s'agit d'un handicapé on va choisir l'optique handicap car ça fait plus mal, un homosexuel on va choisir l'optique homo, un type standard ça va être plus complexe mais on va se choquer plus parce qu'il y a une optique "viol" alors qu'on ne se choquera pas plus quand on on va chier sur un catholique pratiquant en disant par exemple qu'on veut "chier sur le cadavre de Jésus" (j'invente là). Moi je refuse de faire une exception ou des catégories spécifiques pour tel ou telle communauté car ici je ne voit que des propos vulgaires et violents, le fait qu'ils s'adressent à une femmes et donc orienté selon ce biais là ne lui donne ni plus de gravité ni moins que si ils s'adressaient à un homme ou un quidam. Il n'y a donc dans ce cas là pas de culture du viol pour moi mais une culture de la violence verbale, une violence qui n'a pas necessairement de sexe. Pour moi les insultes racistes, homophobes n'existent pas, il est inutile de rajouter "insultes sexistes" ça ne donnepas de légitimité supplémentaire c'est l'insulte qui est répréhensible pas l'adjectif qu'on veut bien mettre derrière.

Pourquoi se choquer d'avantage parce que ces menaces ces insultes ont un aspect "viol". te choquerais-tu de la même manière si il s'agissait de propos de torture par exemple ? Me dirais-tu qu'il y a une culture de la torture ?! Si tu me dis oui c'est donc que ce topic n'a pas de raison d'être parce que tu me rejoindras dans l'idée que c'est la violence qui te choque et pas sa composante sexuelle. Si tu me réponds non c'est que tu penses qu'il est plus grave de violer que de torturer.

Moi j'en ai assez de cette culture du féminisme qui cherche à créer une échelle de la violence dans laquelle mettre une main au fesse d'une femme serait plus grave que de foutre son poing sur la gueule d'un type. Il n'y a pas de culture du viol, il y a une violence latente qui se révèle sur internet parce que c'est un lieu de relative impunité et c'est bien qu'internet existe car on peut voir la société sans fare, sans faux semblant, les gens tels qu'ils sont et tel qu'ils pensent vraiment.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 05, 2014, 05:28:19 am

Je me demande pourquoi les gars ont changé d'idée concernant la poursuite.  C'est très grave ce qu'Anne-Marie Roy a décidé de leur faire subir comme affront, surtout que c'est peut-être aussi juste pour faire parler d'elle et se faire un nom à leurs dépens.  Ensuite, quand on lit ça dans le journal (http://www.lapresse.ca/actualites/education/201403/04/01-4744691-mobilisation-contre-la-culture-du-viol.php)  aujourd'hui, je commence à trouver qu'on va loin pas mal dans l'atteinte à la réputation :

Des leaders étudiants avaient démissionné de leur poste après la publication de propos sexuels dégradants qu'ils avaient tenus pendant une conversation privée sur la présidente de la fédération étudiante locale, Anne-Marie Roy.  Les jeunes en question avaient notamment évoqué la possibilité de la «punir» par des actes sexuels.

Évoqué la possibilité… rien de moins.  Hey, c'est grave ce qu'il fait Vincent Larouche, de laisser sous-entendre qu'ils étaient en train de parler de quelque chose qu'ils auraient pu faire pour vrai.

C'est ça que vous voulez comme société, vous ?  que des moralisateurs soient juges et contrôlent ce qu'on va se dire en privé et la façon dont on le dit ?   on va commencer à s'espionner pour se prendre chacun en défaut à la moindre pensée jugée immorale ou monstrueuse ?

Si c'est ça, c'est que vous êtes tous en train de devenir fous.
.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 05, 2014, 05:41:44 am

Je me demande pourquoi les gars ont changé d'idée concernant la poursuite.  C'est très grave ce qu'Anne-Marie Roy a décidé de leur faire subir comme affront, surtout que c'est peut-être aussi juste pour faire parler d'elle et se faire un nom à leurs dépens.  Ensuite, quand on lit ça dans le journal (http://www.lapresse.ca/actualites/education/201403/04/01-4744691-mobilisation-contre-la-culture-du-viol.php)  aujourd'hui, je commence à trouver qu'on va loin pas mal dans l'atteinte à la réputation :

Des leaders étudiants avaient démissionné de leur poste après la publication de propos sexuels dégradants qu'ils avaient tenus pendant une conversation privée sur la présidente de la fédération étudiante locale, Anne-Marie Roy.  Les jeunes en question avaient notamment évoqué la possibilité de la «punir» par des actes sexuels.

Évoqué la possibilité… rien de moins.  Hey, c'est grave ce qu'il fait Vincent Larouche, de laisser sous-entendre qu'ils étaient en train de parler de quelque chose qu'ils auraient pu faire pour vrai.

C'est ça que vous voulez comme société, vous ?  que des moralisateurs soient juges et contrôlent ce qu'on va se dire en privé et la façon dont on le dit ?   on va commencer à s'espionner pour se prendre chacun en défaut à la moindre pensée jugée immorale ou monstrueuse ?

Si c'est ça, c'est que vous êtes tous en train de devenir fous.
.

C'est un sujet complexe parce que ce n'est pas parce que des propos ont été exprimé en privé qu'ils ne sont pas condamnables je pense notemment en matière de terrorisme si on tient des propos de projets de terrorisme avec ses copains en privés on peut être condamné pour ça, préparer des actes terroristes ou des actes violents voir planifier un viol même si c'est en privé ça peut donner lieu à des poursuites.

Moi je pense que rapporter ou publier des propos privés sans le consentement des auteurs peut en effet être condamné car si on est pas de la police on est pas mandaté pour diffusé des photos ou des propos privés c'est une forme d'atteinte à la vie privée. En même temps lorsque des politiques s'exprime par exemple ils font souvent référence à des conversations qu'ils en eu en privé avec tel ou tel collègue et on ne va pas condamner ces gens là à chaque fois, sur la forme c'est un sujet complexe je pense d'un point de vu juridique.

Par contre plus largement je pense que tu as bien compris l'idée de cette dame, l'idée c'est de dire implicitement aux gens et aux jeunes en particulier que la police de la pensée est partout et qu'elle surveille même ce qu'ils peuvent se dire entre eux, le but ultime serait même de pouvoir surveiller la pensée des gens, c'est assez abominable.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 05, 2014, 05:48:25 am


C'est un sujet complexe parce que ce n'est pas parce que des propos ont été exprimé en privé qu'ils ne sont pas condamnables je pense notemment en matière de terrorisme si on tient des propos de projets de terrorisme avec ses copains en privés on peut être condamné pour ça, préparer des actes terroristes ou des actes violents voir planifier un viol même si c'est en privé ça peut donner lieu à des poursuites.


Ben là on parle pas du tout de la même chose si tu parles de criminalité et de complot.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 05, 2014, 06:10:40 am


C'est un sujet complexe parce que ce n'est pas parce que des propos ont été exprimé en privé qu'ils ne sont pas condamnables je pense notemment en matière de terrorisme si on tient des propos de projets de terrorisme avec ses copains en privés on peut être condamné pour ça, préparer des actes terroristes ou des actes violents voir planifier un viol même si c'est en privé ça peut donner lieu à des poursuites.


Ben là on parle pas du tout de la même chose si tu parles de criminalité et de complot.

Bin c'est ce à quoi semble faire référence l'article, une forme de complot pour punir sexuellement la personne non ? Après on ne sait pas et on ne saura probablement jamais ce qui s'est vraiment dit, ce ne sont que des oui dire tout ça.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 05, 2014, 08:26:57 am
Si je te dis quelque chose avec lequel tu es profondément en désaccord et que tu me dis que je suis mieux de me taire parce que tu es à moins deux minutes de me crisser un coup de pied au cul, je vais trouver que tu es agressif et que tu dépasses les bornes.

Mais à aucun moment il ne te viendrait à l'idée de me dire que je mérite d'être sodomisée et frappée sur la tête parce que quelque chose que je PENSE s'oppose à quelque chose que tu penses.

Le fait que l'on menace l'auteure du texte de violence sexuelle pour des propos qui ne menacent l'intégrité de rien ni personne, et aussi le fait que vous soyez là à dire que, aille, c'est Internet et il s'en écrit des choses terribles sur Internet, c'est une forme de banalisation.

Oui bien sur, c'est bien vrai.

Ce que les gens affirme je pense, c'Est que c'est banalisation est aussi vrai sinon plus pour d'autre forme de violences, racisme, sexisme, et pas mal tous les isme sur Internet.

J'ai compris cet argument, mais je pense que vous (les gens qui l'affirment?) mélangez deux choses:

- Le fait qu'Internet a peu à peu repoussé les limites du transgressif jusque dans le très très loin.

- Le fait que l'imaginaire de la violence sexuelle et des relations de pouvoir sexuées tend à être banalisé à un point où les discours sociaux en sont venus à les absorber et même à les diffuser tacitement.

Je pense que le premier reflète en partie le second, mais le problème va bien plus loin qu'Internet et il est bien plus généralisé que ça.

Je reviens au questionnement de Jay au tout début de ce fil: depuis quand est-ce que c'est devenu normal ou acceptable de dire qu'il faudrait "replacer" ou "corriger" une personne en la fourrant un bon coup? Sérieusement, WTF?
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 05, 2014, 08:28:18 am
Mais en plus, je ne comprends pas pourquoi tu sembles être plus scandalisée par ce que je considère comme rien d'autre qu'un symptôme qu'au vrai mal dont il découle, soit la trop lente évolution des rapports homme-femme.

Je pense que j'aimerais beaucoup comprendre ce que tu veux dire par ça.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 05, 2014, 08:33:34 am

Je reviens au questionnement de Jay au tout début de ce fil: depuis quand est-ce que c'est devenu normal ou acceptable de dire qu'il faudrait "replacer" ou "corriger" une personne en la fourrant un bon coup?

J'dirais fin 2007, début 2008.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 08:42:58 am
Mais en plus, je ne comprends pas pourquoi tu sembles être plus scandalisée par ce que je considère comme rien d'autre qu'un symptôme qu'au vrai mal dont il découle, soit la trop lente évolution des rapports homme-femme.

Je pense que j'aimerais beaucoup comprendre ce que tu veux dire par ça.

Pendant des centaines d'années, on a vécu dans un système patriarcal où l'homme détenait toutes les positions de pouvoir et que la femme jouait trop souvent un rôle de second plan.

En moins d'un siècle, on a complètement redéfini les rapports entre les deux sexes pendant que la femme s'est mise à prendre rapidement la place qui lui a toujours été due dans la société. Est-ce possible que ce changement rapide dans nos rôles mutuels subit quelques ratés à ses débuts?

Beaucoup de gens encore vivants aujourd'hui étaient présents à l'époque où la femme n'avait pas le droit de vote et que de "corriger" physiquement sa femme désobéissante n'était pas particulièrement mal vu ni considéré comme un acte criminel. On ne parlait pas de sexe en dehors de la chambre à coucher. La pornographie n'existait à peu près pas. Que tout le monde soit tout à fait à l'aise avec toutes ces nouvelles données serait la chose vraiment surprenante. Souhaitable, on s'entend là-dessus.

Et je le répète pour la millième fois: CES PROPOS SONT INACCEPTABLES, on est d'accord à 100%. Mais ils ne sont pas issus d'une "culture du viol", mais probablement d'une poignée de côlons en manque de sexe qui ont trop regardé de porn.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 05, 2014, 08:46:53 am

- Le fait qu'Internet a peu à peu repoussé les limites du transgressif jusque dans le très très loin.


Je ne pense pas qu'Internet ait repoussé les limites du transgressif, l'anonymat relatif dont bénéficie internet permet simplment une expression plus aisée. Ce qui est ou non transgressif n'a pas évoluer plus que ça à cause ou parcequ'il y a internet, c'est juste que ce discours transgressif est plus audible, plus libéré et moi je pense que c'est une bonne chose.


- Le fait que l'imaginaire de la violence sexuelle et des relations de pouvoir sexuées tend à être banalisé à un point où les discours sociaux en sont venus à les absorber et même à les diffuser tacitement.

Les relations sexuées saines sont très souvent des relations de pouvoir et de soumission, le sexe est très souvent un rapport de pouvoir, de dominant et dominé, je sais que ce discours sonne un peu bateau mais c'est vrai, les rôles peuvent parfois s'inverser mais le rapport de domination est classique dans un rapport sexuel et je ne vois pas en quoi qui doit avoir à porter un jugement sur la nature des rapports entre deux individus consentant, j'insiste consentant, le problème du viol c'est le non consentement d'un des deux protagoniste pas le rapport de force ou de domination. D'ailleurs je pense que c'est une erreur de penser que sous pretexte qu'il peut exister un rapport de domination dans l'acte sexuel de croire que ce rapport de domination va se répercuter dans l'ensemble des rapports de ce même couple. Je pense que le deal implicite du rapport sexuel est justement que cet aspect dominant/dominé peut se limiter uniquement au sexe et ne pas s'appliquer à l'intégralité des rapports au sein du couple.


Je reviens au questionnement de Jay au tout début de ce fil: depuis quand est-ce que c'est devenu normal ou acceptable de dire qu'il faudrait "replacer" ou "corriger" une personne en la fourrant un bon coup? Sérieusement, WTF?

Mais "acceptable" qu'est-ce que ce là implique de plus ou moins quand quelque chose est acceptable ou non, qu'est-ce que ça change ? Que peux-tu faire contre une personne qui aurait un discours que tu juges inacceptable ? Tu veux condamner cette personne pour son discours ? Légiférer pour que certains propos soient condamnés en raison de leur "inacceptabilité" ? Il n'y a pas assez de loi comme ça contre l'appel à la haine, la diffamation, la menace etc...

Moi je pense que quand un discours prononcé est jugé inacceptable dénonce-le, critique le, ignore le ! Que faire d'autre, baillonner la personne ne changera rien, elle ne sera qu'un peu plus clandestine et sa haine ou sa pensée n'en sera que plus grandissante.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 08:47:47 am
Je reviens au questionnement de Jay au tout début de ce fil: depuis quand est-ce que c'est devenu normal ou acceptable de dire qu'il faudrait "replacer" ou "corriger" une personne en la fourrant un bon coup? Sérieusement, WTF?

Jamais.


JAMAIS.

J'ai décidé de partir une discussion sur ce sujet avec comme phrase initiale: "c'est un sujet important et un problème majeur qui mérite son propre fil de discussion."

Puis, j'ai voulu ajouter mon point de vue sur le sujet en disant que notre compréhension du problème et de ses causes est peut-être à côté de la track.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 08:48:24 am
Je ne veux pas que Simone poursuive sa route en direction du féminisme radical. Qu'on lui fasse un bon Tobogan ou un The Pirate pour la replacer avant qu'il ne soit trop tard.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 08:49:01 am
Je ne veux pas que Simone poursuive sa route en direction du féminisme radical. Qu'on lui fasse un bon Tobogan ou un The Pirate pour la replacer avant qu'il ne soit trop tard.

Pontiak, tu es nono.
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 05, 2014, 08:53:50 am

Je reviens au questionnement de Jay au tout début de ce fil: depuis quand est-ce que c'est devenu normal ou acceptable de dire qu'il faudrait "replacer" ou "corriger" une personne en la fourrant un bon coup?

J'dirais fin 2007, début 2008.


Peut-être bien avant, faudrait que le relise les comédies d'Aristophane au temps de la Grèce antique et je crois que le héros des Rois maudits a voulu enculer sa vieille tante qui le privait de son héritage.

Puis, pourquoi aurait-on le droit de dire "maudit Christ" et insulter les croyants -- d'autant qu'il ne nous a rien fait.

Vous connaissez les Précieuses ridicules de Molière?

Il y a quelque chose qui tient de l'hystérie paranoïde dans cette campagne féministe d'une présumée "culture du viol"!  
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 05, 2014, 08:54:56 am
Cinq gars qui se parlent en privé au sujet d'une autre personne peuvent ben penser et dire ce qu'ils veulent, c'est pas des affaires de personne d'autre.  Ce n'est pas supposé sortir de l'espace privé.  Se servir de ça contre eux n'est pas loyal de la part d'Anne-Marie Roy, car la discussion ne la concernait pas.   Ce n'est pas parce que quelqu'un parle de nous que ça nous concerne automatiquement.  Ce n'est pas comme si elle avait reçu des lettres anonymes ou subi un quelconque harcèlement public.

Sa réaction par rapport à ça est totalement disproportionnée.  Pis oui criss de folle, comme j'aurais dit criss de fou, comme dans virer fou, devenir fou.  Il n'y a qu'un seul coupable ici, et c'est la personne qui a rendu la discussion publique.  Cinq gars qui niaisent entre eux, aussi cons soient-ils, c'est juste cinq gars qui niaisent entre eux.

Tu choisis volontairement de simplifier l'enjeu en disant qu'il ne s'agit que d'une conversation privée.

Ce n'est pas seulement une conversation privée, c'est une conversation au cours de laquelle cinq personnes décrivent des actes sexuels et emploient une expression qui nie le consentement d'Anne-Marie Roy, le tout parce qu'elle a eu accès à une position de pouvoir et qu'ils en sont fâchés.

La lecture de la situation ne peut pas s'effectuer à l'extérieur de ce contexte, et tenter, pour minimiser l'enjeu dont il est question, de l'omettre ou pire, de renverser la situation en faisant des victimes des cinq personnes qui ont participé à la discussion, c'est vraiment démontrer à quel point il n'y a pas d'arguments pour soutenir que ce n'est pas grave.

Si c'était seulement cinq personnes qui déconnent entre elles, ce ne serait effectivement pas très grave.

Or, il y a bien plus que ça. Il y a tout un ensemble de facteurs qui font que cette conversation sort du domaine de l'humour, notamment le fait que la conversation émane de personnes déçues ou amères qui convoitaient la position qu'occupe Anne-Marie Roy présentement.

Là Anne-Marie Roy se sert de cet exemple car elle veut nous faire comprendre que c'est inacceptable et qu'il faut enrayer ce phénomène des gars qui parlent comme ça des filles quand ils sont entre eux.  Et aussi par ricochet enrayer le même phénomène chez les filles qui parlent comme ça entre elles des autres filles.  Elle veut changer les mentalités.  Elle veut détruire la culture du viol.  Et elle semble déterminée en plus.  Mais elle s'y prend bien mal en partant en salissant l'image publique de cinq gars qui ne lui avaient rien fait.

Sauf que c'est faux.

Anne-Marie Roy a seulement voulu dénoncer la misogynie et le machisme des propos de gens qui sont supposés représenter l'ensemble de la population étudiante, dont les femmes.

Les commentateurs ont parlé de culture du viol et dénoncent la culture du viol.

Elle-même n'a jamais employé ces mots, ou elle eu à les commenter après coup, quand ça c'est ramassé dans les médias, mais ce n'est pas son initiative.

Tu ne peux pas inventer des faits qui ne se sont pas passés pour donner du poids à ton opinion, c'est malhonnête (et ridicule).

Par ailleurs, je vois mal comment Anne-Marie Roy peut être accusée de salir l'image publique de gens dont les propos sont rapportés textuellement au moyen de captures d'écran. Si ces messieurs ne peuvent endosser leur propos pour le bien de leur image publique, ils auraient peut-être dû y réfléchir à deux fois avant de les formuler.

C'est bien beau s'abreuver l'esprit avec les études féministes, mais faut aussi être ouverte à autre chose.  L'être humain est infiniment trop complexe pour en être réduit à se faire analyser que sous la lorgnette du féminisme.

Tu dis ça juste pour me provoquer, alors jouons le jeu: c'est cave en maudit comme remarque.

1: C'est un enjeu issu des études féministes, c'est normal de l'analyser avec les outils dont on dispose pour le faire, soit les théories féministes.
2: Pour mieux expliquer le terme et l'enjeu qui en découle, j'ai puisé des définitions et des concepts issus de la sociologie (la définition de de culture, notamment) et des études culturelles (la notion de codage des discours dominants). Je pense que ça montre que mon analyse du monde ne se limite pas aux études féministes.
3: Fou comme chaque fois qu'une femme prend position au sujet d'un enjeu féministe, il devient impérieux de lui coller cette étiquette. Je ne t'ai pas entendu t'empresser de me dire que je faisais une lecture du monde déformée par la lorgnette féministe quand je disais que l'augmentation des frais de scolarité allait directement menacer l'accès aux études de plusieurs étudiants au statut précaire, notamment les femmes monoparentales.

Faque, quand je pense comme toi, je peux être féministe, pis le reste du temps, j'suis une criss de folle?

No shit.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 08:57:30 am
Je reviens au questionnement de Jay au tout début de ce fil: depuis quand est-ce que c'est devenu normal ou acceptable de dire qu'il faudrait "replacer" ou "corriger" une personne en la fourrant un bon coup? Sérieusement, WTF?

Jamais.


JAMAIS.


Dans la vraie vie, avec de vrais propos et de vraies intentions, mon Dieu, épargnez celui qui osera.

Entendez vous ca vous, dans la vraie vie, des propos du genre, backés par de vraies intentions? J'parle d'intentions de punir, de faire taire, par le viol?

Je ne crois pas avoir déjà eu la chance d'en tolérer.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 08:58:47 am
Je ne veux pas que Simone poursuive sa route en direction du féminisme radical. Qu'on lui fasse un bon Tobogan ou un The Pirate pour la replacer avant qu'il ne soit trop tard.

Pontiak, tu es nono.

J'espère que tu vas me shortcaker pour me replacer.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 05, 2014, 08:59:19 am
Je pense qu'on infère pas mal d'intentions  à cette fille alors que, la seule chose que je sais c'est qu'on lui a envoyé les photos et qu'elle ne les a pas gardé pour elle. Autant que je respecte beaucoup le principe de la vie de la vie privée, je la comprends d'avoir le goût de montrer aux autres à quel point ils sont caves.


J'étais de votre bord au début, mais c'est avec ça que je débarque.

Sur les milliers de commentaires haineux qu'on peut lire partout sur Internet chaque jour (parce que oui, des choses terribles existent sur Internet), mettant en vedette toutes sortes de crimes, je comprends encore mal pourquoi ceux concernant uniquement le viol font partie d'un phénomène plus spécifique que les autres.

Je pense que c'est surtout le fait d'analyser la société sous un angle en particulier et que dans le monde d'aujourd'hui c'est assez difficile d'exclure l'Internet vu que c'est entremêlé avec le reste. La game peut être différente, mais nos relations sociales passent aussi par le virtuel. En plus on  parle sur un forum, c'est dur de ne pas passer par des exemples qui se trouvent en ligne.

Et si on parle de toutes ces journalistes/éditorialistes/bloggeuses qui se ramassent plus souvent qu'autrement avec des commentaires qui parlent de violence sexuelle, je trouve ça facile de juste dire "bah, c'est l'Internet, hein!". Est-ce que ça commence juste à compter quand elles reçoivent des lettres ou des appels? Et le Nacho Libre, s'il publie la farce du chloroforme sur sa page Facebook, mais pas devant sa porte, est-ce que ça entre dans le "c'est comme ça que ça marche sur Internet"? (C'est pas dit agressivement, c'est le genre de questions qui m'intéressent)

 On parle de culture du viol, on regarde autour en pensant avec ces lunettes-là. Si on me dit qu'on vit aussi dans une société homophobe ou raciste, je ne dirai pas que c'est faux parce qu'on vit plutôt dans une culture du viol. Et c'est toujours sain de changer nos lunettes de temps en temps pour mieux comprendre le monde qui nous entoure et aussi retourner à un autre angle pour le réévaluer à la lumière des autres. Pour moi, réfléchir au concept de culture du viol ne soustrait pas les autres réalités. Dans le tas de toutes les choses affreuses qui se disent et qui se font, il y en a en lien avec le viol et si on veut réfléchir à cet aspect-là en particulier, il y a le concept de culture du viol. Et vu que les études féministes sont assez bien ancrée, c'est un concept qui a pu être réfléchi encore et encore.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 05, 2014, 08:59:31 am
Mais en plus, je ne comprends pas pourquoi tu sembles être plus scandalisée par ce que je considère comme rien d'autre qu'un symptôme qu'au vrai mal dont il découle, soit la trop lente évolution des rapports homme-femme.

Je pense que j'aimerais beaucoup comprendre ce que tu veux dire par ça.

Pendant des centaines d'années, on a vécu dans un système patriarcal où l'homme détenait toutes les positions de pouvoir et que la femme jouait trop souvent un rôle de second plan.

En moins d'un siècle, on a complètement redéfini les rapports entre les deux sexes pendant que la femme s'est mise à prendre rapidement la place qui lui a toujours été due dans la société. Est-ce possible que ce changement rapide dans nos rôles mutuels subit quelques ratés à ses débuts?

Beaucoup de gens encore vivants aujourd'hui étaient présents à l'époque où la femme n'avait pas le droit de vote et que de "corriger" physiquement sa femme désobéissante n'était pas particulièrement mal vu ni considéré comme un acte criminel. On ne parlait pas de sexe en dehors de la chambre à coucher. La pornographie n'existait à peu près pas. Que tout le monde soit tout à fait à l'aise avec toutes ces nouvelles données serait la chose vraiment surprenante. Souhaitable, on s'entend là-dessus.

Et je le répète pour la millième fois: CES PROPOS SONT INACCEPTABLES, on est d'accord à 100%. Mais ils ne sont pas issus d'une "culture du viol", mais probablement d'une poignée de côlons en manque de sexe qui ont trop regardé de porn.

Ok, alors là, on parle quand même de quelque chose qui me préoccupe aussi, et il me semble avoir souvent tenu un discours vaguement masculiniste: je pense que les hommes ont perdu au change dans l'évolution de la société et je dénonce certaines institutions qui semblent nier complètement leurs besoins (genre, le système scolaire basé sur des études de marde de Piaget). Bref: je suis d'accord.

Mais tu dis "beaucoup de gens étaient présents quand les femmes avaient moins de place/de pouvoir dans la société, c'est donc normal que tous ne soient pas à l'aise avec ça". C'est peut-être vrai. Mais les manifestations les plus patentes de la culture du viol émane des jeunes.

Comment peux-tu expliquer ça?
Titre: La culture du viol
Posté par: Richard Enfer le mars 05, 2014, 09:04:24 am

Je reviens au questionnement de Jay au tout début de ce fil: depuis quand est-ce que c'est devenu normal ou acceptable de dire qu'il faudrait "replacer" ou "corriger" une personne en la fourrant un bon coup?

J'dirais fin 2007, début 2008.


Peut-être bien avant, faudrait que le relise les comédies d'Aristophane au temps de la Grèce antique et je crois que le héros des Rois maudits a voulu enculer sa vieille tante qui le privait de son héritage.

Puis, pourquoi aurait-on le droit de dire "maudit Christ" et insulter les croyants -- d'autant qu'il ne nous a rien fait.

Vous connaissez les Précieuses ridicules de Molière?

Il y a quelque chose qui tient de l'hystérie paranoïde dans cette campagne féministe d'une présumée "culture du viol"! De toute façon, qui voudrait enculer de maudites folles,,,


Prenons 5 forumeux lambdas dans un fil qui parlent de toi et disent, le petit cave à Sharl, on va y crisser une baguette de billard dans le cul et s'il aime ça on sort la bouteille de vin, on y enfonce pis on la casse... Tu vas crier Au viol, te connaissant. Réfléchis, câlisse et arrête de faire ton culturé avec des références sans rapport...
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 05, 2014, 09:05:31 am

Ce n'est pas seulement une conversation privée, c'est une conversation au cours de laquelle cinq personnes décrivent des actes sexuels et emploient une expression qui nie le consentement d'Anne-Marie Roy, le tout parce qu'elle a eu accès à une position de pouvoir et qu'ils en sont fâchés.

Et alors sur le fond il n'a pas tout à fait tors, il a peut-être juste voulu partager avec ses potes son fantasme dedomination sexuelle sur cette femme qu'il deteste, fantasme puéril, ridicule, inquétant mais c'est son fantasme, laisse-lui son fantasme.


Par ailleurs, je vois mal comment Anne-Marie Roy peut être accusée de salir l'image publique de gens dont les propos sont rapportés textuellement au moyen de captures d'écran. Si ces messieurs ne peuvent endosser leur propos pour le bien de leur image publique, ils auraient peut-être dû y réfléchir à deux fois avant de les formuler.

C'est un peu dur, c'est le droit à la vie privée qui est en jeu, je n'ai pas forcément envie d'afficher publiquement toutes mes pensées et toutes mes opinions peut-être simplment parce que mes opinions étant tellement nouvelles et révolutionnaire que la société n'est pas prête à les entendre et parce que j'ai peur d'être exclu de la société à cause de mes opinions. Il y a des limites à la transparence non ? Par ailleurs un discours émis en privé et entre personnes qui se connaissent s'adresse à des interlocuteurs définis, ce discours n'a pas pour vocation d'être universel, il peut se passer de certains détails compris implictement par les interlocuteurs. Cet argument est malhonnéte et tu le sais.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 05, 2014, 09:08:32 am

Je reviens au questionnement de Jay au tout début de ce fil: depuis quand est-ce que c'est devenu normal ou acceptable de dire qu'il faudrait "replacer" ou "corriger" une personne en la fourrant un bon coup?

J'dirais fin 2007, début 2008.


Peut-être bien avant, faudrait que le relise les comédies d'Aristophane au temps de la Grèce antique et je crois que le héros des Rois maudits a voulu enculer sa vieille tante qui le privait de son héritage.

Puis, pourquoi aurait-on le droit de dire "maudit Christ" et insulter les croyants -- d'autant qu'il ne nous a rien fait.

Vous connaissez les Précieuses ridicules de Molière?

Il y a quelque chose qui tient de l'hystérie paranoïde dans cette campagne féministe d'une présumée "culture du viol"! De toute façon, qui voudrait enculer de maudites folles,,,


Prenons 5 forumeux lambdas dans un fil qui parlent de toi et disent, le petit cave à Sharl, on va y crisser une baguette de billard dans le cul et s'il aime ça on sort la bouteille de vin, on y enfonce pis on la casse... Tu vas crier Au viol, te connaissant. Réfléchis, câlisse et arrête de faire ton culturé avec des références sans rapport...

Moi je vais me dire que ce gars là à une façon de m'insulter assez créative.
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 05, 2014, 09:10:38 am
Si tu savais tout ce qu'on a pu dire sur moi et j'en ai bien ri, sachant placer les choses dans leur juste perspective.

Et toute cette histoire de "culture du viol" serait du délire hystérique, si ce n'était d'abord de la malhonnête intellectuelle distillée et instrumentalisée par des féministes émasculatrices qui se cherchent une raison d'être!

Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 09:24:45 am
Or, il y a bien plus que ça. Il y a tout un ensemble de facteurs qui font que cette conversation sort du domaine de l'humour, notamment le fait que la conversation émane de personnes déçues ou amères qui convoitaient la position qu'occupe Anne-Marie Roy présentement.

Il m'est déjà arrivé après que quelqu'un m'ait fait quelque chose de particulièrement déplaisant comme me couper en voiture à l'entrée d'un pont quand je suis en retard, me prendre la place que j'attendais dans un stationnement ou m'avoir offert un mauvais service dans un restaurant de prononcer la phrase: "Normalement, je serais contre la peine de mort, mais dans ce cas-ci, je ferais exception". Je peux t'assurer que j'étais réellement en crisse contre la personne en question, VRAIMENT en crisse, mais que je n'avais nullement la réelle intention d'entamer un procès contre elle pour m'assurer qu'elle finisse sur la chaise électrique.

Avant hier, je ne savais pas ce qu'est un "donkey punch". Je n'aurais pas pu souhaiter ça à personne, car cela ne fait pas partie de mon imaginaire. En fait, je suis une des seules personnes sur terre qui ne consomme pas vraiment de pornographie sur le net, je ne fréquente pas Urban Dictionary et je ne suis pas au courant de ce genre d'expression vulgaire.

Mais quand je sors d'un film comme Mission: Impossible avec des amis, je joue à l'espion dans les rues avec eux en me cachant contre les vitrines des boutiques et en parlant en code. Quand je suis allé voir le premier Spider-Man, je me rappelle qu'on faisait semblant de lancer des filets d'araignée avec nos poignets et de sauver la ville de dangereux super-vilains.

Tu vas dire que mes métaphores sont boiteuses, mais c'est parce que tu ne réussis pas à penser comme un homme immature. Le gars qui parle de "donkey punch" vient probablement de voir ça dans un vidéo internet et l'utilise pour exprimer de façon hyperbolique sa frustration. Je ne franchirais pas cette limite de mauvais goût personnellement et je trouve que ceux qui le font sont des imbéciles. Mais je vois facilement le lien entre les comportements que j'ai décrits plus haut dans ce message et ceux de ces losers.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 09:27:33 am
Mais tu dis "beaucoup de gens étaient présents quand les femmes avaient moins de place/de pouvoir dans la société, c'est donc normal que tous ne soient pas à l'aise avec ça". C'est peut-être vrai. Mais les manifestations les plus patentes de la culture du viol émane des jeunes.

Comment peux-tu expliquer ça?

Précisément parce qu'ils n'ont pas de perspective historique, n'ont pas connu l'époque précédente pré-féminisme et n'ont pas eu de modèles clairs pour les guider sur la bonne manière de se comporter en société et adopter des comportements sociaux sains.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 05, 2014, 09:29:43 am
Et si on parle de toutes ces journalistes/éditorialistes/bloggeuses qui se ramassent plus souvent qu'autrement avec des commentaires qui parlent de violence sexuelle, je trouve ça facile de juste dire "bah, c'est l'Internet, hein!". Est-ce que ça commence juste à compter quand elle reçoit des lettres ou des appels?

Mais si les propos sont inacceptable d'un point de vu de ce que prévoit la loi, il peuvent être condamnés, pas besoin que ces propos se rapportent au viol pour celà, ça ne se limite pas et ne doit pas se limiter à la question du viol. Le sujet que tu abordes dépasse très largement la question de "culture du viol" c'est la question du harcellement notemment et de l'intimidation, il me semble que le sujet n'est pas nouveau qu'il y a déjà eu des affaires et certainement des condamnations chez vous au Canada. L'intimidation, le harcelement sont répréhensibles quand ils sont avérés, ils sont condamnés parfois et je ne vois pas ce que la culture du viol ait à faire là dedans.

J'ai l'impression au contraire que le viol était une question tabou autrefois, on conseillait aux femmes violées de se taire, de cacher leur viol, maintenant elles le dénoncent, elles portent plaintes et c'est bin. ça donne plus de visibilité aux affaire ça donne peut-être l'illusion qu'il y a plus de violqu'autre fois mais pas necessairement, c'est peut-être simplement qu'on en parle plus.

Personnellement je ne sais pas du tout si il y a plus de viols aujourd'hui qu'il y a 50 ou 100 ans, c'est tout à fait possible mais il me semble très difficile de le démontrer car si l'on fait des statistiques sur le sujet on mesurera le nombre de plaintes, le nombres d'affaires, le nombre de condamnations qui sont certainement en augmentations mais qui ne reflète pas strictement la réalité des faits, je pense d'ailleurs qu'il y a de nombreux viols qui restent encore impunis ou confidentiels mais les hommes savent très bien ce qu'ils encourent en cas de viol plus qu'avant en tout cas.

D'autre part et il ne faut pas le négliger il y a aussi des femmes qui utilisent le viol pour se venger en faisant de fausses déclarations de fausses accusation car souvent dans le viol on fait fasse à la parole contre parole, le consentement ou non étant très difficile à démontrer le doute bénéficie je pense souvent à la victime présumée.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 09:36:49 am


J'ai appris une nouvelle expression aujourd'hui: "donkey punch".

Sharl, c'est cute quand tu sors de chez vous de temps en temps.

Je n'avais jamais entendu parler du Donkey punch non plus. Ça ne manquait pas à ma culture. Et tu trouves ça drôle Snookey? Le nom du gars , ce genre d'humour?

eh boy..

Le billet de Murphy Cooper dans le Nightlife cette semaine :

Le Détesteur: culture du viol, des mots qui rendent agressif (http://www.nightlife.ca/2014/03/04/le-detesteur-culture-du-viol-des-mots-qui-rendent-agressif)

Je trouvais ça à propos.


Vraiment. C'est intéressant de voir le réflexe des gars, de dire à l'unisson que c'est pas vrai qu'une couple de féministes vont leur couper la graine quand on aborde ce genre de sujet.





Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 09:40:14 am
Or, il y a bien plus que ça. Il y a tout un ensemble de facteurs qui font que cette conversation sort du domaine de l'humour, notamment le fait que la conversation émane de personnes déçues ou amères qui convoitaient la position qu'occupe Anne-Marie Roy présentement.

Il m'est déjà arrivé après que quelqu'un m'ait fait quelque chose de particulièrement déplaisant comme me couper en voiture à l'entrée d'un pont

Oh yeah de l'anecdote.

Moi ca me fait penser a une truckeuse qui travaillait avec nous.

Entre-nous, si tu niaise le soir et que tu monopolise la tank a fuel avec ton truck, le CB va raisonner ''Heille le gros, va faire tes papiers ailleurs''. L'autre va répliquer, en se tassant, et ca va être gras. C'est super freindly et y'a pas de problème.

On en avait une, a chaque soir, qui faisait ses papiers devant la tank a fuel. Elle commençait pas mal a faire partie de l'équipe, et semblerait que c'était son désir, une féministe qui voulait être s'insérer dans un monde d'homme, d'égal a égal. Faque l'autre a coté de moi, un soir, pogne le CB et la traite d'égal a égal : ''heille la grosse, vas faire tes papiers ailleurs''.

La crise, le drame, elle voulait lui câlicer une plainte a je ne sais plus quoi, le gars a chié dans ses shorts pendant 1 mois. Ah man, c'était plus drôle. On marchait sur des œufs. Moi je l'ai pris de travers. Conflit. J'ai tenu mon bout, j'en ai rajouté, pis pas a peu près. Et aujourd'hui, elle travaille ailleurs, tant pis. Mais bizarrement, j'suis le seul qui lui parle encore et quand elle vient chez nous, a chaque fois, un de mes premiers moves, c'est de tapper sur ma cuisse et de lui dire ''viens t'asseoir''.  :smiley36:

C'est chiant ces histoires de guerre des sexe ou l'on prend tout au sérieux, a marcher sur des œufs, a vivre dans la terreur. J'suis bien dans mon monde, c'est facile a vivre. La culture du viol, j'sais même pas c'est quoi, encore, pis je ne m'embarquerai pas la d'dans. Ca va être quoi apres? J'vas débarquer de mon char au dépanneur, avec une semi dans mes pipos pis ils vont me crisser en prison?

Moi, si jamais je menace d'un donkey punch ou d'un strawberry, ne croyez pas que l'intention réelle y est. J'suis tellement sélectif. Et puis, forcer de partout a immobiliser l'autre, ca m'intéresse pas. Trop d'ouvrage.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 09:41:13 am
Vraiment. C'est intéressant de voir le réflexe des gars, de dire à l'unisson que c'est pas vrai qu'une couple de féministes vont leur couper la graine quand on aborde ce genre de sujet.

J'essaie de me consoler en me disant que ces gens sont tous des hommes vierges frustrés dans leur sous-sol et que leur présence disproportionnée sur le net est due au fait que c'est surtout ce genre de personne qui a le temps et l'intérêt de laisser des commentaires du genre.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 09:45:29 am
Et puis, forcer de partout a immobiliser l'autre, c'pas m'intéresse pas. Trop d'ouvrage.

Team Pontiak.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 09:48:41 am
Et puis, forcer de partout a immobiliser l'autre, c'pas m'intéresse pas. Trop d'ouvrage.

Team Pontiak.

Ouais, moi du cul, j'fais pas ca en forcant.

Et la, je ris parce-que c'est vrai, mais ca arrive souvent que je vais lancer un tres érotique ''arrange toé avec ca''.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 09:51:30 am

Je reviens au questionnement de Jay au tout début de ce fil: depuis quand est-ce que c'est devenu normal ou acceptable de dire qu'il faudrait "replacer" ou "corriger" une personne en la fourrant un bon coup?


J'dirais fin 2007, début 2008.



ça c'est mon genre d'humour.


 :wolf:
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 10:02:37 am
Dans le fond, si je comprends bien, j'aurais juste a dire ''c'est épouvantable'' pour être du bon bord.

Finissons en. C'est épouvantable.

Menacer quelqu'un d'un The Pirate, c'est épouvantable.

Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 10:06:06 am
MAIS QUAND EST-CE QUE LES HOMMES VONT ARRÊTER DE MENACER LES FEMMES DE LEUR FAIRE UN THE PIRATE?

QUAND?!?
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 10:06:35 am
Et puis, forcer de partout a immobiliser l'autre, c'pas m'intéresse pas. Trop d'ouvrage.

Team Pontiak.

Haha, t'es eu -1 pour ca.

Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 10:07:41 am
Hostie de féminazis.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 10:08:14 am
Dans le fond, si je comprends bien, j'aurais juste a dire ''c'est épouvantable'' pour être du bon bord.



T'es pas obligé de dire quelque chose, non plus.

Simone trouve inquiétant tout ces commentaires qu'elle voit sur Internet + les faits divers récents.

Elle n'a pas le droit de faire ça sans qu'on ressente le besoin de lui dire qu'elle capote pour rien?

Faites juste fermer vos yeules dès fois, laissez-en passer une de temps en temps.

C'est vraiment lassant et prévisibles vos réactions.

Titre: La culture du viol
Posté par: Johnny Clash le mars 05, 2014, 10:10:15 am


J'ai appris une nouvelle expression aujourd'hui: "donkey punch".

Sharl, c'est cute quand tu sors de chez vous de temps en temps.

Honnêtement, c'est la première fois que je vois cette expression moi aussi.
Un coup de poing derrière la tête en sodomisant une femme? C'est bien ça? Il y avait vraiment un besoin pour créer une expression pour cette action?

Ciboire!

JC
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 10:11:42 am
C'est vraiment lassant et prévisibles des fois vos réactions.

Lassant et prévisible?

Non. Au contraire, je pense avoir vraiment passé du temps à réfléchir avant de donner mon opinion sur le sujet.

Ça faisait déjà plusieurs jours que je lisais le sujet sur les manifs où on a commencé à parler de cette culture du viol et j'ai lu beaucoup de textes au cours des derniers mois sur le sujet sur tumblr, Facebook et Twitter avant de me risquer à écrire une seule ligne sur la question.

En tant que sympathisant féministe, homme rose et bon ami de Simone, Mademoiselle A et Jay., je dirais que ma réaction est tout sauf prévisible.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 10:12:41 am
Un coup de poing derrière la tête en sodomisant une femme? C'est bien ça? Il y avait vraiment un besoin pour créer une expression pour cette action?

Ciboire!

Non, il n'y en avait pas. Et je ne pense pas que c'est vraiment quelque chose qui arrive. Ou quand ça arrive, les gens le commettant ne savent pas que ça a un nom.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 10:15:52 am
C'est vraiment lassant et prévisibles des fois vos réactions.

Lassant et prévisible?

Non. Au contraire, je pense avoir vraiment passé du temps à réfléchir avant de donner mon opinion sur le sujet.

Ça faisait déjà plusieurs jours que je lisais le sujet sur les manifs où on a commencé à parler de cette culture du viol et j'ai lu beaucoup de textes au cours des derniers mois sur le sujet sur tumblr, Facebook et Twitter avant de me risquer à écrire une seule ligne sur la question.

En tant que sympathisant féministe, homme rose et bon ami de Simone, Mademoiselle A et Jay., je dirais que ma réaction est tout sauf prévisible.

Tu es celui que mon « vos » incluait le moins.

Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 10:16:39 am
D'accord.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 10:18:06 am
Dans le fond, si je comprends bien, j'aurais juste a dire ''c'est épouvantable'' pour être du bon bord.



T'es pas obligé de dire quelque chose, non plus.

Simone trouve inquiétant tout ces commentaires qu'elle voit sur Internet + les faits divers récents.

Elle n'a pas le droit de faire ça sans qu'on ressente le besoin de lui dire qu'elle capote pour rien?

Faites juste fermer vos yeules dès fois, laissez-en passer une de temps en temps.

C'est vraiment lassant et prévisibles vos réactions.

Bof. Mon ou notre niaisage peut lui permettre de démontrer son point, ne t'en fais pas. J'suis parfaitement ouvert a changer de camps. Pour l'instant, j'sens qu'on me beurre, j'suis réfractaire.

Au début, je me demandais si je ne devais pas diriger mon niaisage dans l'autre sens pour basher gratuitement de l'association étudiante.

Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 10:19:25 am

Non. Au contraire, je pense avoir vraiment passé du temps à réfléchir avant de donner mon opinion sur le sujet.


Pas moi. J'espère que ca ne parait pas trop?
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 05, 2014, 10:23:53 am
Je ne crois pas qu'on soit spécifique sur le genre de la personne sodomisée, cela pourrait être autant un homme qu'une femme.

Faudrait aussi s'assurer qu'il s'agisse bien de cela et j'essaye d'imaginer l'utilité de la manœuvre. Peut-être pour assommer un peu le partenaire récalcitrant,,,

On pourrait aussi parler de la "culture du viol" des animaux: ici le donkey punch, tantôt le chaud lapin, sans parler du bandé comme un cheval et quoi dire de la mauvaise réputation faite aux cochons dans une expression comme "t'es juste un gros cochon".
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 10:25:18 am
Sodomiser quelqu'un, ce n'est pas chose facile. D'apres moi t'es mieux d'attendre d'être bien installé avant de frapper l'autre en arrière de la tête. Pis le menacer d'avance n'est pas vraiment une bonne idée, il va être nerveux et la coup va foirer.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 10:26:38 am
En plus, par surprise, t'es jamais certain de l'hygiène anale de la personne.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 05, 2014, 10:29:02 am
Bon je me lance dans un résumé de la situation.

Prémisse
1) Si un crime n'est pas considéré comme grave dans une société, dans sa culture, elle va habituellement le faire plus souvent (rouler à 120 sur l'autoroute, traverser la rue dans un endroit pas désigné à ses fins, garder un 20$ trouvé au sol ici vs au japon, etc...). Pour le viol l'Inde d'aujourd'hui, certains endroit de l’Italie à une autre époque, etc..

2) Faire des blagues et des messages sur un sujet peut-il le banaliser ?, au point d'en banaliser le crime et ceux qui le commette au point de toucher au point 1, questionnement et crainte sur la question. (les blagues de viol, de make me a sandwich et autre du genre sont présentement à la mode on dirait).

3) Des gens qui mettent en doute que l'humour transgressif banalise nécessairement le crime (la vague de blague de bébé mort n'a en rien banalisé la gravité de la perte d'un enfant dans notre société disons), et qui avance que les blagues sur le viol ne vont pas plus loin, ni ne sont pas plus répandu que les blagues sur les autres interdits présentement sur Internet.

J'ai bien compris le sujet ?

Personnellement j'aime mieux les blagues tellement grosses qu'elles sont clairement des blagues que les messages sérieux sur ce genre de question (comme le souvent entendu: la drogue du viol ça goûtent assez fort que c'est pas vrai que des gens peuvent boire ça sans s'en rendre compte, comme si tu veux pouvait pas faire boire du jack daniel avec une forte teinte d'une saveur inconnu à quelqu'un de chaud sans qui s'en rende compte).

Ou les blagues ultra raciste me dérange moins que les messages sérieux qui pointe vers des statistiques de criminalités, étude de comparaison de QI à la Doc Mailloux, les jokes sur la shoah moins que les messages négationnistes sérieux, etc...

Mais peux t-on dire que les blagues qui vont loin aide à l'apparition des messages sérieux et à les faire "passer", ça probablement je l’avoue.

Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 10:30:03 am
Je ne crois pas qu'on soit spécifique sur le genre de la personne sodomisée, cela pourrait être autant un homme qu'une femme.


J'avoue avoir menacé de sodomie, un nombre incalculable d'hommes. Et peut-être 1 femme. Je ne la nommerai pas.

D'ailleurs, cet été, je m'attends a recevoir une bonne dose de menace de sodomie, et on va bien se marrer. Y'a juste Gérard, retraité de la STCUM, qui je crois, pousse un peu trop loin. Parce-que lui, entame les préliminaires. Je le laisse faire, j'veux pas passer pour homophobe, mais criss la, ark.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 05, 2014, 10:45:28 am

Mais peux t-on dire que les blagues qui vont loin aide à l'apparition des messages sérieux et à les faire "passer", ça probablement je l’avoue.



Tu vois moi je ne suis pas prêt a admettre que les jokes sont un genre d'élément déclencheur au message serieux condamnable. Les personnes qui font ce genre de message l'auraient fait d'une manière ou d'une autre, parce que le problème c'est eux, pas les jokes.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 10:48:15 am
Mais peux t-on dire que les blagues qui vont loin aide à l'apparition des messages sérieux et à les faire "passer", ça probablement je l’avoue.

Le problème existera quand un message sérieux passera.

On ne s'entend pas sur le sérieux d'un someone punish her with their shaft.

Venez me dire que c'était une menace sérieuse et qu'il y avait une réelle intention de viol.

C'était du domaine de l'avant-problème.

Heille les gars, je le sais, on devrait faire une banque., n'est pas un crime de complot dans le but de commettre un vol de banque. Y'a pas d'intentions réelles. Quand quelqu'un dit ca, j'suis pas mal sûr qu'il n'ira pas faire une banque, qu'il ne l'envisage pas sérieusement. On me demande de commencer a m'en faire beaucoup trop de bonne heure.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 05, 2014, 10:50:47 am
Tu vois moi je ne suis pas prêt a admettre que les jokes sont un genre d'élément déclencheur au message serieux condamnable. Les personnes qui font ce genre de message l'auraient fait d'une manière ou d'une autre, parce que le problème c'est eux, pas les jokes.

Il l'aurait fait en privé ou de manière purement anonyme oui, mais si les jokes banalisent le sujet ils peuvent se mettre à les faire avec un public de plus en plus gros, de manière moins anonyme et de plus en plus ouvert.

Oui on peut dire que le problème c'est eux et mettre les responsabilités individuelle juste sur ceux qui vont réellement trop loin en société ou accepter que le climat ambiant les favorises/défavorises ses comportements et les contrôler.
Titre: La culture du viol
Posté par: AndreCalgary le mars 05, 2014, 10:52:20 am
Le grand sage a parlé :

Dominique Dumas ?@doomdumas 4 h

https://www.facebook.com/TheDooMDumas/posts/10152293616200960?stream_ref=10 … La "culture du viol" est une grande fraude morale et une invention misandre. #polqc #RLQ #assnat


http://twitter.com/doomdumas/status/441179690578247680 (http://twitter.com/doomdumas/status/441179690578247680)
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 05, 2014, 10:52:35 am
Mais peux t-on dire que les blagues qui vont loin aide à l'apparition des messages sérieux et à les faire "passer", ça probablement je l’avoue.

Le problème existera quand un message sérieux passera.

Effectivement, si un jour les propos que Gilles Proulx avait fait en onde à TQS passe comme du beurre, le problème sera bien réel.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 10:53:05 am
Les vrais violeurs, de toute facon, sur internet, ils parlent d'amour, de tendresse et de respect. Un forum de dangereux pédos, ca doit être plein d'amour et aucune allusion au viol.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 10:55:24 am
S'il y avait une montée de l'infanticide, est-ce qu'on blâmerait les jokes de bébés morts?
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 10:58:49 am
Dans les jokes de bébés mort, contrairement au « jokes » de viol, la personne qui la raconte n'est jamais impliqué dans le scénario.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 11:04:50 am
Dans les plus drôles (i.e. les plus darks), oui.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 05, 2014, 11:04:57 am
Tu vois moi je ne suis pas prêt a admettre que les jokes sont un genre d'élément déclencheur au message serieux condamnable. Les personnes qui font ce genre de message l'auraient fait d'une manière ou d'une autre, parce que le problème c'est eux, pas les jokes.

Il l'aurait fait en privé ou de manière purement anonyme oui, mais si les jokes banalisent le sujet ils peuvent se mettre à les faire avec un public de plus en plus gros, de manière moins anonyme et de plus en plus ouvert.

Oui on peut dire que le problème c'est eux et mettre les responsabilités individuelle juste sur ceux qui vont réellement trop loin en société ou accepter que le climat ambiant les favorises/défavorises ses comportements et les contrôler.

Ce que je ressens, ce que je conclu c'est que pour certaines personnes, le viol est un sujet tellement sérieux qu'il ne devrait pas faire l'objet de blague et d'humour.

Moi je pense qu'on peut faire de l'humour sur tous les sujets, peut-être pas avec tout le monde et dans tous les contextes mais sur le principe je suis pour et je suis pour sur le sujet du viol également.

L'humour à un aspect expiatoire, libératoire et désacralise c'est vrai la gravité d'une chose, "si l'on peut rire de quelque chose c'est qu'il n'est pas si grave", j'adhère totalement à ce principe et je pense que c'est ça qui dérange. Mais quand je dis que l'humour "désacralise" ça a aussi un aspect paliatif pour les victimes parfois. Rire de son propre handicap, rire de ses malheurs de sa maladie ça permet de désacraliser le sujet, de ne plus le rendre tabou et au final de mieux le supporter.

Alors bien sûr il y a différents types d'humour, agressif, vulgaire, méchant, drôle, raté etc... Mais rire de tout, rire du viol c'est aussi donner au viol une place sociale ne pas en faire un tabou, ne pas lui donner une place d'exception, en faire un tabou. Alors sur certains sujet il est plus délicat peut-être de rire sans tomber dans le vaseux et la vulgarité et le viol est certainement l'un de ces sujets mais peu importe, il n'y a rien de suffisemment sacré pour qu'on ne puisse en rire. D'autre part quand on commence à censurer certains types d'humour on commence à ouvrir la porte à toutes les réclamations de communautés ou de lobbys, les gays, les juifs, les musulmans etc...

Vous n'allez pas nous faire le coup de "l'acomodement raisonable 2.0 appliqué" au viol tout de même ?!
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 11:08:53 am
Mettons a la job, Gérard se confie sur son problème de constipation. Bon, il va y avoir des jokes, plus ou moins bonnes, et c'est sûr et certain que la ''vas acheter de la bière, j'vas t'arranger ca a soir, j'ai l'outil'' va sortir sous une forme ou une autre. Bon, on peut trouver ca drôle ou pas, libre a chacun. Mais j'verrais d'un tres mauvais œil quelqu'un qui viendrait nous faire la lecon sur la culture du viol entre homme et sur la banalisation de la chose par de l'humour plate, passée date, redondante.......Juste ta yeule. Dans un cas comme ca, c'est sûr que j'irais d'un plus ou moins drôle et redondant, usé a la corde '' t'es juste jaloux mon esti''.

Y'avait juste rien de sérieux avec qu'un constipé vienne en mettre, du sérieux.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 11:15:58 am
Mettons a la job, Gérard se confie sur son problème de constipation. Bon, il va y avoir des jokes, plus ou moins bonnes, et c'est sûr et certain que la ''vas acheter de la bière, j'vas t'arranger ca a soir, j'ai l'outil'' va sortir sous une forme ou une autre. Bon, on peut trouver ca drôle ou pas, libre a chacun. Mais j'verrais d'un tres mauvais œil quelqu'un qui viendrait nous faire la lecon sur la culture du viol entre homme et sur la banalisation de la chose par de l'humour plate, passée date, redondante.......Juste ta yeule. Dans un cas comme ca, c'est sûr que j'irais d'un plus ou moins drôle et redondant, usé a la corde '' t'es juste jaloux mon esti''.

Y'avait juste rien de sérieux avec qu'un constipé vienne en mettre, du sérieux.

Pis la je me cite. Parce-que je ne trouve pas ca hilarant entre homme. Mais si la secrétaire arrivait en disant ''Câlice, fait 4 jours que j'ai pas chié, osti que ca va mal'', j'aurais de la misère a dire la phrase au complet tellement je trouverais ca drôle de lui lancer ''vas acheter de la bière, j'vas t'arranger ca a soir, j'ai l'outil''.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 05, 2014, 11:16:44 am
Tout ça impliquerait que la seule raison pour laquelle on peut supposer une culture du viol, ce sont les blagues, ce qui n'est pas le cas.

Depuis le début de la conversation, je pense, des exemples sont apportés comme quoi ça dépasse les memes sur Internet ou les jokes grasses de colons, même si on revient tout le temps sur le point de l'humour.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 05, 2014, 11:18:27 am
Tu vois moi je ne suis pas prêt a admettre que les jokes sont un genre d'élément déclencheur au message serieux condamnable. Les personnes qui font ce genre de message l'auraient fait d'une manière ou d'une autre, parce que le problème c'est eux, pas les jokes.

Il l'aurait fait en privé ou de manière purement anonyme oui, mais si les jokes banalisent le sujet ils peuvent se mettre à les faire avec un public de plus en plus gros, de manière moins anonyme et de plus en plus ouvert.

Oui on peut dire que le problème c'est eux et mettre les responsabilités individuelle juste sur ceux qui vont réellement trop loin en société ou accepter que le climat ambiant les favorises/défavorises ses comportements et les contrôler.

Sauf que la personne qui ferait ça en public suite aux jokes ici se ferait ramasser et pas juste un peu. Comme Mailloux. Or, s'il y avait une réelle culture du viol, son message serieux passerait comme dans du beurre...
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 11:19:47 am
des exemples sont apportés comme quoi ça dépasse les memes sur Internet ou les jokes grasses de colons,

Ou ca? Tu me dis que des gens sont sous une menace réelle de viol? C'est grave, c'est urgent, faut appeler la police.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 11:19:57 am
Tout ça impliquerait que la seule raison pour laquelle on peut supposer une culture du viol, ce sont les blagues, ce qui n'est pas le cas.

Depuis le début de la conversation, je pense, des exemples sont apportés comme quoi ça dépasse les memes sur Internet ou les jokes grasses de colons, même si on revient tout le temps sur le point de l'humour.

J'étais en train de chercher les mots pour dire ça et tu m'as devancer.

Je pense que de ramener ça strictement à la dimension humoristique, c'est un peu facile car tu n'as qu'à sortir la carte « on peut rire de tout » (ce dont je pense, mais pas n'importe comment) et la discussion se termine là.

Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 11:23:53 am
Si vous croyez en une réelle menace de viol, ne venez surtout pas la montrer ici, vous devrez vous expliquer sur le pourquoi de votre inaction. Plus vous allez croire en cette menace, plus vous devrez vous expliquer.

Pourquoi vous n'appelez pas la police et vous vous contentez au pire, que de la censurer? Parce-que tout comme moi, vous ne prenez pas cette menace au sérieux. Feindre le sérieux d'un propos pour alimenter sa cause féministe, ce n'est pas tres honorable.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 11:28:12 am
Croyez vous a ce que vous dites? Évaluez vous vraiment la menace a ce point? Pourquoi vous ne faites rien?

Parce-que si c'est grave un ''cette fille mérite un donkey chose'' en commentaire sur internet, agissez selon. Moi je ne crois pas que c'est une réelle menace d'enculer de force cette fille et de lui donner un punch en arrière de la tête. Croire le contraire, je serais déjà au téléphone ou en route. Si vous me convainquez, j'vais le faire.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 11:30:37 am
Ce dont on parle Pontiak , c'est pas un fait divers X. Une situation précise.

Ce dont on parle c'est d'un discours qui s'immisce dans la société. Des commentaires PUBLIQUES qu'on peut lire, répéter, à saveur humoristique ou non. Des choses qu'on entendait pas avant, même sur Internet.  Des trucs que des filles qui ont été abusées peuvent lire et par exemple, et pourraient les décourager à porter plainte parce qu'elle constate que c'est rendu cool parler de violer du monde sur internet.

Tu es convaincu toi qu'à répétition, ce discours à zéro impact chez les jeunes gars et jeunes fille?. Je n'ai aucune idée de cet impact, mais je pense que d'y réfléchir est loin d'être ridicule et une perte de temps.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 05, 2014, 11:31:51 am
En fait dans ce sujet, ce qui se rapproche le plus de cette "culture du viol" c'est un peu "la culture de l'alcool chez les étudiants notemment". Dans ce cas précis il n'est pas faux qu'il y ait une culture de l'alcoolisation, chez les jeunes notamment et dans ce cas précis aussi je pense que l'humour et les blagues de mecs saoul participe effectivement à une banalisation de l'hyper alcoolisation en soirée par exemple.

Est-ce qu'il y a une culture de l'alcool chez les jeunes, j'ai envie de dire que oui, il y a une banalisation de la consommation de lalcool et de ses dangers et je suis à peu près certains que les jeunes d'aujourd'hui se saoulent plus que les jeunes d'il y a 50 ans. Est-ce qu'on pourrait mettre en parallèle la culture de l'alcool et cette culture du viol si elle existe vraiment ?
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 11:32:33 am
Ma première intervention sur le sujet était justement d'enlever le focus sur les blagues de mauvais goût et les menaces bidon pour essayer de se concentrer sur ce que ça veut dire dans les relations entre hommes et femmes et essayer de figurer s'il y a réellement une banalisation du viol dans la société et si cette banalisation est un phénomène en montée ou en descente.

Jusqu'à présent, personne ne m'a convaincu de quoi que ce soit.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 05, 2014, 11:33:58 am
Parce-que si c'est grave un ''cette fille mérite un donkey chose'' en commentaire sur internet, agissez selon. Moi je ne crois pas que c'est une réelle menace d'enculer de force cette fille et de lui donner un punch en arrière de la tête. Croire le contraire, je serais déjà au téléphone ou en route. Si vous me convainquez, j'vais le faire.

Tous comme pour le cas de l'université d'Ottawa, personne ne pense que c'était de réel menace (sur ce forum), du moins je suis assez convaincu. Et ce n'est pas ce qui est avancé, personne avance qu'on ai peur que des gens trouve les adresses IP du monde et vont les violer quand il ne sont pas d'accord avec sur Internet.

À mon avis (je peux me tromper), c'est qu'avec ce genre d'humour ultra présent, quand une fille accuse son ex-chum de viol ou dans une histoire de drogue du viol/état d'ébriété avancé, que ce ne soit plus considéré aussi grave par la société (et je pense un peu un agacement fasse au commentaires fait en générale au femme qui connaissent du succès et du pouvoir) ou qu'elle se gêne plus de le faire.
 
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 11:34:53 am
Des commentaires PUBLIQUES qu'on peut lire, répéter, à saveur humoristique ou non. Des choses qu'on entendait pas avant, même sur Internet.  Des trucs que des filles qui ont été abusées peuvent lire et par exemple, et pourraient les décourager à porter plainte parce qu'elle constate que c'est rendu cool parler de violer du monde sur internet.

Est-ce qu'une telle prémisse à été démontrée? Basée sur quoi?
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 05, 2014, 11:36:47 am
des exemples sont apportés comme quoi ça dépasse les memes sur Internet ou les jokes grasses de colons,

Ou ca? Tu me dis que des gens sont sous une menace réelle de viol? C'est grave, c'est urgent, faut appeler la police.

Je sais que tu niaises au moins en partie, mais c'est pas nécessairement des menaces "réelles de vrai de vrai viol". Tu as l'air d'accrocher beaucoup sur le fait qu'on parlerait de menaces "réelles"C'est aussi des universités qui camouflent des cas d'agressions sexuelles, des filles qui vont se faire harceler à se faire traiter de menteuses et de "tu l'as cherché" quand elles dénoncent une agression, des publicités qui montrent des mannequins dans une pose léchée où on dirait qu'elle est en train de se faire forcer à avoir une relation sexuelle, etc. Le concept de culture du viol ne signifie pas que toutes les femmes sont menacées de viol par tous les hommes.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 11:40:20 am
Des commentaires PUBLIQUES qu'on peut lire, répéter, à saveur humoristique ou non. Des choses qu'on entendait pas avant, même sur Internet.  Des trucs que des filles qui ont été abusées peuvent lire et par exemple, et pourraient les décourager à porter plainte parce qu'elle constate que c'est rendu cool parler de violer du monde sur internet.

Est-ce qu'une telle prémisse à été démontrée? Basée sur quoi?

Je pense que dans toute cette discussion, personne ne peut prétendre de détenir la vérité en apportant des chiffres ou des preuves.

Sinon la discussion serait terminée depuis longtemps.

Je ne fais que me mettre dans la peau d'une fille abusée qui constate que c'est cool de rire du viol.. C'est pas mal tout ce que je peux faire.

Titre: La culture du viol
Posté par: megalomarc le mars 05, 2014, 11:51:00 am
C'est bien beau s'abreuver l'esprit avec les études féministes, mais faut aussi être ouverte à autre chose.  L'être humain est infiniment trop complexe pour en être réduit à se faire analyser que sous la lorgnette du féminisme.

Effectivement c'est très limité. L'argument d'autorité en se basant que sur des études féministes est très faible à mon avis.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 05, 2014, 11:52:03 am
Je pense qu'avec des cas comme la jeune Rehtaeh Parson et quelques autres dont j'ai oublié le nom mais dont il était question dans un reportage sur lequel je suis tombé par hasard il y a quelques mois, on peut voir que quand c'est sorti qu'elles avaient été agressées sexuellement, la réaction du monde autour était assez frappante.

Se faire harceler par les collègues de classe, voir des groupes Facebook être créés contre toi, avoir du monde de la communauté sur ton dos pour te montrer à quel point tu es menteuses, que ces gars-là sont mignons et qu'ils n'ont pas besoin de forcer personne, qu'elles avaient juste à ne pas boire et se mettre en position de faiblesse, etc.

et ici je fais un lien avec le commentaire de Jam sur la '' culture de l'alcool'' chez les jeunes. On peut en sortir des exemples de filles qui se font dire que c'est de leur faute si elles se sont fait violer parce qu'elles étaient soules.

Tous ces blâmes sur les victimes peuvent avoir un effet à savoir si une fille dénoncera une agression ou pas.
Titre: La culture du viol
Posté par: Berslak le mars 05, 2014, 11:52:40 am
Et puis, forcer de partout a immobiliser l'autre, c'pas m'intéresse pas. Trop d'ouvrage.

Team Pontiak.

J'ai toujours trouvé étrange que les violeurs arrivaient à rester bandé devant une personne qui braille et qui se débat.

Je dois être trop gentil et empathique pour comprendre les violeurs j'imagine.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 05, 2014, 12:00:57 pm
Je pense qu'avec des cas comme la jeune Rehtaeh Parson  et quelques autres dont j'ai oublié le nom


http://en.wikipedia.org/wiki/Suicide_of_Amanda_Todd
http://en.wikipedia.org/wiki/Suicide_of_Audrie_Pott
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 12:01:07 pm
des publicités qui montrent des mannequins dans une pose léchée où on dirait qu'elle est en train de se faire forcer à avoir une relation sexuelle, etc.

Les autres exemples, je me suis dis ah ouais ok ouin.

Mais quand je lis celle la, bordel, vous allez chercher ca ou? Ou pouvez vous dire que ca ne représente pas, au pire, la culture tout a fait légitime et consentante du S&M? Y'a pas mal de monde qui aime ces histoires de domination et de jeu sexuel, moi je trouve ca plate a mort. Mais comment, quel position du mannequin vous amène a percevoir un viol non consentant?

Parlant de ca. Si il y a quelque chose qui doit banaliser le viol, la culture du viol, ca doit bien être cette culture assez répandue du jeu de rôle S&M, domination et Cie, histoires de rôle d'une personne en autorité, l'autre soumise, pièces de théatre sexuelle d'abus bizarres a s'insulter, a se faire mal, a se blesser carrément, a y prendre plaisir. J'connais pas mal de monde, des bonnefemmes, qui brillent des yeux quand le sujet arrive sur la table. The fuck osti d'bande de tordus. Mais bon, y'ont le droit, et j'imagine qu'une joke ratée sur internet alimente plus la banalisation, n'est-ce pas.

Les trippeux de S&M, j'ai carrément peur de ce monde la. Ca mime des viols.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 12:04:03 pm
Et toute cette porn de filles attachées avec les totons sur le bord de sauter, qui, entk, semblent prendre plaisir, ou a tout de moins, sont consentantes...

J'pense que, mon incompréhension est tellement énorme de cette culture du S&M, qu'on pourrait s'entendre que, cette culture, vient fueler toute sorte de malades et la culture du viol que vous voulez abattre.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 05, 2014, 12:07:55 pm
À mon avis (je peux me tromper), c'est qu'avec ce genre d'humour ultra présent, quand une fille accuse son ex-chum de viol ou dans une histoire de drogue du viol/état d'ébriété avancé, que ce ne soit plus considéré aussi grave par la société (et je pense un peu un agacement fasse au commentaires fait en générale au femme qui connaissent du succès et du pouvoir) ou qu'elle se gêne plus de le faire.

Exactement.

Il y a eu des cas récents de viols collectifs où des personnes en position d'autorité, par exemple le directeur de l'école et le coach de football des principaux accusés, ont nuit aux autorités et maquillé des preuves pour protéger les agresseurs au détriment de la victime (c'est le cas de l'agression de Steubenville).

Il y a eu des cas récents de viol où le juge a demandé à un avocat de cesser d'employer le mot "viol" dans sa plaidoirie parce que l'agresseur risquait de développer une mauvaise image de lui-même qui nuirait à son éventuelle réhabilitation.

Il y a actuellement environ 8% des rapports de police pour agression sexuelle qui sont déclarés faux, alors qu'une étude menée dans les collèges américains a démontré qu'une majorité d'étudiants (hommes et femmes) croient qu'environ 50% d'entre eux sont faux.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 12:17:18 pm
Sur le blogue d'Urbania (http://urbania.ca/canaux/Celibataires/4887/l-amour-sans-mots-manifeste-des-celibataires) aujourd'hui, une femme fait l'éloge du célibat (un texte assez médiocre si vous voulez mon avis, mais absolument rien d'autre qu'une opinion sur un état civil donné).

En commentaire, un homme répond:

(http://imageshack.com/a/img23/8186/7def.jpg)



Je repensais à ce commentaire et me disait comment le modérateur a pu laisser passer ça et je viens d'aller voir et le commentaire n'est plus là.

Bonne chose.

Ceci dit, quel mauvais texte de cette fille!!
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 05, 2014, 12:21:10 pm
Pontiak

(http://isbn.abebooks.com/mz/98/76/0760311498.jpg)
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 12:32:05 pm
Pontiak

(http://isbn.abebooks.com/mz/98/76/0760311498.jpg)

http://en.wikipedia.org/wiki/Roger_Welsch

Kossé ca !!!   :smiley10:

Est-ce que ce type va réussir a me faire lire un livre?

Ouff, faut que je me calme.

Old Tractors Never Die: Roger's Guide to the Care and Feeding of Ancient Iron. Voyageur Press, 2001.
Love, Sex, and Tractors. Motorbooks International, 2000.
Diggin' in and Piggin' Out: The Truth About Food and Men. New York: HarperCollins, 1997.
Busted Tractors and Rusty Knuckles: Norwegian Torque Wrench Techniques and Other Fine Points of Tractor Restoration. Motorbooks International, 1997.
Old Tractors and the Men Who Love Them: How to Keep Your Tractors Happy and Your Family Running. Motorbooks International, 1995.


Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 05, 2014, 12:38:42 pm
De rien.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 12:59:31 pm
De rien.

Penses-tu qu'apres, dans un souper, je vais pouvoir citer Roger Welsch et me faire passer pour quelqu'un de super cultivé?



Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 13:01:01 pm
De rien.

Penses-tu qu'apres, dans un souper, je vais pouvoir citer Roger Welsch et me faire passer pour quelqu'un de super cultivé?


Parler d'un cultivateur ne fait pas de toi quelqu'un de culturé.

Titre: La culture du viol
Posté par: Pinko le mars 05, 2014, 13:02:49 pm
1/10
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 05, 2014, 13:04:56 pm
De rien.

Penses-tu qu'apres, dans un souper, je vais pouvoir citer Roger Welsch et me faire passer pour quelqu'un de super cultivé?

Je pense que oui.

« Vous savez, Roger Welsh, dans son essai acclamé de 2000 ''Love, sex and tractors''  nous propose un chapitre fort intéressant mettant en relation la lubrification féminine avec l'entretien régulier d'un tracteur et l'importance d'y mettre de l'huile de qualité ».

Avec un verre de vin que tu bois avec le petit doigt levé, je pense que t'es en business.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 13:05:13 pm
1/10

Pinko est frufru hihi
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 05, 2014, 13:09:41 pm

Il y a eu des cas récents de viols collectifs où des personnes en position d'autorité, par exemple le directeur de l'école et le coach de football des principaux accusés, ont nuit aux autorités et maquillé des preuves pour protéger les agresseurs au détriment de la victime (c'est le cas de l'agression de Steubenville).

Il y a eu des cas récents de viol où le juge a demandé à un avocat de cesser d'employer le mot "viol" dans sa plaidoirie parce que l'agresseur risquait de développer une mauvaise image de lui-même qui nuirait à son éventuelle réhabilitation.

Il y a actuellement environ 8% des rapports de police pour agression sexuelle qui sont déclarés faux, alors qu'une étude menée dans les collèges américains a démontré qu'une majorité d'étudiants (hommes et femmes) croient qu'environ 50% d'entre eux sont faux.

Mais ce genre d'attitude (nier l'existence d'agression et en diminuer l'impact) n'est-elle pas à l'opposé exact du spectre de ceux qui font des jokes de viol pour signaler leur haine?

N'est-ce pas un relent d'une autre époque comme je l'ai souligné dans mon message initial où s'en prendre sexuellement à une femme n'avait rien de scandaleux!

Et est-ce que le fait que ces histoires sortent enfin et que la question est abordée et prise au sérieux ne constitue pas au contraire une manifestation d'une culture du respect et du consentent?

Que le mot "viol" mette mal à l'aise, n'est-ce pas en opposition avec votre histoire de "donkey punch"?

On parle ici de deux phénomènes malheureux qu'il faut combattre et enrayer. Mais de leur attribuer un chapeau boboche de "culture du viol" me semble contre-productif et simpliste.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 05, 2014, 13:21:52 pm
Ouff, faut que je me calme.

- Uncle Smoke Stories: Four Fires in the Big Belly Lodge of the Nehawka.
- Mister, You Got Yourself a Horse: Tales of Old-Time Horse Trading.

attend as-tu été voir ces audiobooks:

The Prairie: Pistol to Plow.

Les prix qu'il a gagné:
"Henry Fonda Award", Nebraska Travel and Tourism Division, 2005.
"Man of the Year In Service to Nebraska Agriculture", 1996.
"Mari Sandoz Award" from the Nebraska Library Association.
"President's Award for creative young faculty", Nebraska Wesleyan University, 1967.
Titre: La culture du viol
Posté par: Evergreen Terra le mars 05, 2014, 14:10:54 pm
Je me demande ce que pense ce Welsh à propos des grosses charrues.
Titre: La culture du viol
Posté par: plsavaria le mars 05, 2014, 14:23:21 pm
Je me demande ce que pense ce Welsh à propos des grosses charrues.

Réversibles ou conventionnelles?
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 05, 2014, 15:33:20 pm
Plus j'y pense, plus je trouve ça dégueu d'avoir fait passer ces étudiants pour des violeurs.  C'est infiniment pire que les propos déplacés qu'ils ont pu dire entre eux.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 15:35:58 pm
Plus j'y pense, plus je trouve ça dégueu d'avoir fait passer ces étudiants pour des violeurs.  C'est infiniment pire que les propos déplacés qu'ils ont pu dire entre eux.

Qui a dit qu'ils étaient des violeurs?

Est-ce qu'ils vont faire de la prison?

Qu'est-ce qui te dit que leur avenir est ruiné?

Ta yeule Sharl.






Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 05, 2014, 16:04:01 pm
Plus j'y pense, plus je trouve ça dégueu d'avoir fait passer ces étudiants pour des violeurs.  C'est infiniment pire que les propos déplacés qu'ils ont pu dire entre eux.

Qui a dit qu'ils étaient des violeurs?

Est-ce qu'ils vont faire de la prison?

Qu'est-ce qui te dit que leur avenir est ruiné?

Ta yeule Sharl.

"Qui a dit qu'ils étaient des violeurs?" A la grandeur du pays on a claironné pendant des jours qu'ils ont pratiqué la "culture du viol". Si tu pratiques la "culture des épinards", t'es un cultivateur.  C'est ainsi qu'ils ont été stigmatisés, eux et leur famille, comme violeurs.

"Est-ce qu'ils vont faire de la prison?" Non! parce qu'ils n'ont commis aucun acte criminel, ni même répréhensible. D'ailleurs, cela démontre toute l'hypocrisie de la démarche et la fumisterie de cette présumée "culture du viol".

"Qu'est-ce qui te dit que leur avenir est ruiné?" Tu vas faire une recherche avec le nom de ces étudiants au seuil de leur carrière professionnelle et voir apparaître "culture du viol", université d'Ottawa, et toute la merde qu'on a chié à profusion sur eux si injustement.


Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 16:11:03 pm
Y'a une chose que t'as pas l'air de comprendre.

Si j'écris un courriel à mon collègue pour bitcher mon boss. C'est privé. Mais c'est un risque que je prends que quelqu'un tombe la-dessus. Donc si je suis le moindrement intelligent, je vais garder ça pour le verbal, à l'écart. Si je l'écris et que pour une raison ou une autre, il intercepte la discussion, il est probable  qu'il me congédierait et que ça entacherait ma réputation.

Mais je n'aurais que moi à blâmer.

Ils ont manqué de jugement, qu'ils paient pour maintenant.

Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 05, 2014, 16:15:04 pm
Si je l'écris et que pour une raison ou une autre, il intercepte la discussion, il est probable  qu'il me congédierait et que ça entacherait ma réputation.

Effectivement, s'il serait mettre à la porte de l'organisation ça aurait tous à fait acceptable.

Mais imagine que ton boss/entreprise ai mettre ton courrier d'insulte dans les médias et que ça fasse de quoi de viral ? C'est pas un peu beaucoup, c'est comme si les gens avaient imprimé leur conversation et avait été collé partout en ville des affiches de celle-ci.
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 05, 2014, 16:24:08 pm
On revient au fait que c'est pas juste du 'bitchage', c'est beaucoup plus que ça.

S'ils avaient dit 'non mais quelle imbécile, c'est vraiment une épaisse cette fille-là', il n'y aurait pas ce scandale-là.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 16:25:42 pm
Si je l'écris et que pour une raison ou une autre, il intercepte la discussion, il est probable  qu'il me congédierait et que ça entacherait ma réputation.

Effectivement, s'il serait mettre à la porte de l'organisation ça aurait tous à fait acceptable.

Mais imagine que ton boss/entreprise ai mettre ton courrier d'insulte à ton dans les médias et que ça fasse de quoi de viral ? C'est pas un peu beaucoup, c'est comme si les gens avaient imprimé leur conversation et avait été collé par tout en ville des affiches de celle-ci.

C'est vrai qu'à ce niveau ce n'est pas comparable mais ces jeunes là, dans le sérieux de la position qu'ils occupaient, ont grandement manqué de jugement et de maturité.

J'ai beaucoup de difficulté d'avoir de la pitié pour ça.

Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 16:40:45 pm
Ils ont manqué de jugement, qu'ils paient pour maintenant.

Quand même.

Dites le entre vous, mais si on vous pogne, on va vous le faire payer.

C'est correct de le dire entre vous 3, mais si un des trois s'ouvre la trappe, on va l'utiliser contre vous et vous mettre a terre.

Aucun acte criminel n'est commis, aucune menace n'est ressentie, par personne, mais c'est quand même autre chose de, disons, plus grave, on ne sait pas quoi dans le fond, mais si ca sort, vous devrez payer.


Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 16:49:46 pm
Plus j'y pense, plus je trouve ça dégueu d'avoir fait passer ces étudiants pour des violeurs.  C'est infiniment pire que les propos déplacés qu'ils ont pu dire entre eux.

Y'en a marre. Je suis d'accord.

Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 17:46:38 pm
Ils ont manqué de jugement, qu'ils paient pour maintenant.

Quand même.

Dites le entre vous, mais si on vous pogne, on va vous le faire payer.

C'est correct de le dire entre vous 3, mais si un des trois s'ouvre la trappe, on va l'utiliser contre vous et vous mettre a terre.

Aucun acte criminel n'est commis, aucune menace n'est ressentie, par personne, mais c'est quand même autre chose de, disons, plus grave, on ne sait pas quoi dans le fond, mais si ca sort, vous devrez payer.




Ben oui, qu'est ce qu'il y a d'anormal?

Si un politicien est raciste et que personne le sait, il n'aura aucun problème à moins que , par exemple , on intercepte une discussion qu'il a eu par écrit avec quelqu'un et qu'il tiens des propos raciste

Sa réputation va être entachée.

Si c'est si médiatisé, c'est parce que ça avait un lien avec des élections universitaire ne l'oublions pas. C'est pas 5 gars de Joliette qui fantasmaient de violer une fille de l'école comme ça.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 17:53:47 pm
Ok le racisme. C'est bon. Ca marche pour le racisme. Bon point.

Ces jeunes la ne fantasmaient pas de violer une fille par-contre. Oui tu le dis indirectement, de facon détournée.

Ces jeunes la sont des?
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 17:56:21 pm
Non sérieux, j'commence a comprendre.

C'est comme si elle était d'une minorité visible, et qu'ils faisaient des jokes d'esclavage, de déportation, de retourner dans ''son'' pays.

Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 05, 2014, 17:56:46 pm
Si un politicien est raciste et que personne le sait, il n'aura aucun problème à moins que , par exemple , on intercepte une discussion qu'il a eu par écrit avec quelqu'un et qu'il tiens des propos raciste

Disons qu'il fait des blagues racistes mais qu'il ne l'ai pas du tout (ce qui se rapproche probablement plus de l'exemple des étudiants en question, blague sur le violeur mais jamais violé personne/feront jamais), ça peut même être de manière ironique, on ne le sait pas c'est du texte intercepté, ou il est en réalité entrain de racompté à l'autre ce qu'un tapon avait dit aujourd'hui.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 18:19:43 pm
De toute façon. j'ai vu comment ces gars là écrivaient et ils n'avaient aucun avenir avec ou sans cette controverse.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 18:21:34 pm
De toute façon. j'ai vu comment ces gars là écrivaient et ils n'avaient aucun avenir avec ou sans cette controverse.

Ca prend juste un diplôme.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 05, 2014, 18:38:23 pm
Je boutais un peu.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 05, 2014, 19:30:43 pm
Donc, je peux faire ''ca'' entre homme, sans aucun problème. On va bien se marrer. Homo, hétéro, on s'en sacre.

Des filles peuvent faire l'équivalent a des hommes, et ca serait carrément une bonne nouvelle pour ces messieurs.

Y'a juste dans un sens que ca ne marche pas. Et vous voulez garder, amplifier ce status de princesses intouchables. On ne rit pas des femmes, on ne fantasme pas ouvertement, et surtout pas maladroitement sur les femmes.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 05, 2014, 20:00:57 pm
Moi je dis exactement le contraire depuis le début.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 06, 2014, 12:13:23 pm
En voulant relire toutes les interventions de Daiva, je me rends compte qu'Ademine a modifié son premier message, mais je ne sais pas en quoi.

CA M'INQUIÈTE LA CULTURE DU VIOL.

Titre: La culture du viol
Posté par: Evergreen Terra le mars 06, 2014, 12:28:33 pm
J'aime mieux la culture du maïs.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 06, 2014, 13:08:29 pm
En voulant relire toutes les interventions de Daiva, je me rends compte qu'Ademine a modifié son premier message, mais je ne sais pas en quoi.

CA M'INQUIÈTE LA CULTURE DU VIOL.

C'est parce que je détiens des informations compromettantes à son sujet et qu'il essaie de me contraindre au silence.

Culture du viol, man.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 06, 2014, 13:10:44 pm
Hier, Monsieur Bonheur m'a fait la bise sans que je ne lui donne mon consentement et je l'ai avisé qu'il avait grandement dépassé la limite.

Tenez-vous le pour dit messieurs, les féminazis sont dans la place.

Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 06, 2014, 13:15:24 pm
http://women.nra.org/

Refuse To Be A Victim®
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 06, 2014, 13:26:55 pm
Les minutes sont comptées avant qu'une citation d'Andrea Dworkin remplace celle de Simone de Beauvoir dans ma signature.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 06, 2014, 13:35:14 pm
True story.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 06, 2014, 13:36:45 pm
J'ai consenti après, t'es correct pour le moment.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 06, 2014, 13:53:21 pm
Citation de: Pontiak link=topic=2810.msg21186 Dieu a fait des hommes grands et d'autres petits, je les ai rendus égaux. »

#msg211866 date=1394129724
http://women.nra.org/

Refuse To Be A Victim®

j'aime bien ce que disait ton ami Samuel colt "Dieu a fait des hommes grands et d'autres petits, je les ai rendus égaux".

Quelque part Samuel Colt en a fait plus pour les femmes que tous les féministes de la terre, le porteur d'une arme à feu n'a pas de sexe et une femme armée peu tenir en respect une bonne dizaine de type body buldés armés de bat de base ball.

Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 06, 2014, 14:23:50 pm
Tout ça impliquerait que la seule raison pour laquelle on peut supposer une culture du viol, ce sont les blagues, ce qui n'est pas le cas.

Depuis le début de la conversation, je pense, des exemples sont apportés comme quoi ça dépasse les memes sur Internet ou les jokes grasses de colons, même si on revient tout le temps sur le point de l'humour.

Je crois que l'humour est un gros noeud dans ce débat-là. Pour le reste, je suis assez d'accord avec le propos, peu importe le nom qu'on donne au phénomène.

C'est comme quelqu'un qui dirait souvent ''c'est gay', ou ''c'est fif'' pour décrire n'importe quelle situation désagréable. La personne a peut-être aucune once d'homophobie en elle, mais à grande échelle, ça répand quand même l'équation gay = mauvais. De la même manière, on entend de plus en plus de gens dire, exemple, ''je me suis fait violer par mon examen'' (j'avais jamais entendu ça avant y'a 2-3 ans), c'est au minimum quelque chose à surveiller.

Et si on parle de toutes ces journalistes/éditorialistes/bloggeuses qui se ramassent plus souvent qu'autrement avec des commentaires qui parlent de violence sexuelle, je trouve ça facile de juste dire "bah, c'est l'Internet, hein!". Est-ce que ça commence juste à compter quand elles reçoivent des lettres ou des appels? Et le Nacho Libre, s'il publie la farce du chloroforme sur sa page Facebook, mais pas devant sa porte, est-ce que ça entre dans le "c'est comme ça que ça marche sur Internet"? (C'est pas dit agressivement, c'est le genre de questions qui m'intéressent)

En passant, quand je parle d'internet, j'essaie pas de mettre ça sur le dos d'une entité magique, c'est juste pour dire que de prendre des commentaires laissés par des gens souvent de façon anonyme qui écrivent les pires conneries qui leur passent par la tête pour avoir de l'attention négative, c'est peut-être pas le meilleur échantillon. On peut prouver à peu près n'importe quoi avec ça. (FLQ70 n'était pas une preuve de recrudescence du racisme lorsqu'il était sur le forum.) C'est sûr qu'un commentaire officiel laissé par une compagnie ou une personnalité publique sur Facebook, c'est une toute autre histoire.
Titre: La culture du viol
Posté par: megalomarc le mars 08, 2014, 20:56:41 pm

Oh yeah de l'anecdote.

Moi ca me fait penser a une truckeuse qui travaillait avec nous.

Entre-nous, si tu niaise le soir et que tu monopolise la tank a fuel avec ton truck, le CB va raisonner ''Heille le gros, va faire tes papiers ailleurs''. L'autre va répliquer, en se tassant, et ca va être gras. C'est super freindly et y'a pas de problème.

On en avait une, a chaque soir, qui faisait ses papiers devant la tank a fuel. Elle commençait pas mal a faire partie de l'équipe, et semblerait que c'était son désir, une féministe qui voulait être s'insérer dans un monde d'homme, d'égal a égal. Faque l'autre a coté de moi, un soir, pogne le CB et la traite d'égal a égal : ''heille la grosse, vas faire tes papiers ailleurs''.

La crise, le drame, elle voulait lui câlicer une plainte a je ne sais plus quoi, le gars a chié dans ses shorts pendant 1 mois. Ah man, c'était plus drôle. On marchait sur des œufs. Moi je l'ai pris de travers. Conflit. J'ai tenu mon bout, j'en ai rajouté, pis pas a peu près. Et aujourd'hui, elle travaille ailleurs, tant pis. Mais bizarrement, j'suis le seul qui lui parle encore et quand elle vient chez nous, a chaque fois, un de mes premiers moves, c'est de tapper sur ma cuisse et de lui dire ''viens t'asseoir''.  :smiley36:

C'est chiant ces histoires de guerre des sexe ou l'on prend tout au sérieux, a marcher sur des œufs, a vivre dans la terreur. J'suis bien dans mon monde, c'est facile a vivre. La culture du viol, j'sais même pas c'est quoi, encore, pis je ne m'embarquerai pas la d'dans. Ca va être quoi apres? J'vas débarquer de mon char au dépanneur, avec une semi dans mes pipos pis ils vont me crisser en prison?

Moi, si jamais je menace d'un donkey punch ou d'un strawberry, ne croyez pas que l'intention réelle y est. J'suis tellement sélectif. Et puis, forcer de partout a immobiliser l'autre, ca m'intéresse pas. Trop d'ouvrage.

C'est peut-être moi qui saisis pas vite, mais de dire "vas faire tes papiers ailleurs", est-ce que ça veut dire de genre remplir des formulaires ? Remplir ses papiers de l'impôt ?

Cette histoire me fait penser à cette citation de Benjamin Franklin:

Citer
Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux."

Je ne minimise pas la souffrance que ça doit être pour une fille de faire face à un risque de viol, ou tout simplement à la peur du viol en général. Il y a effectivement des hommes qui sont démunis et qui sont prêts à aller loin pour un tout petit plaisir qui dure quelques secondes même s'ils doivent souvent passer des années à le regretter en prison par la suite. C'est triste, mais ça arrive.

Par contre, votre peur peut devenir un poison pour ceux qui vous entourent et qui n'ont rien fait pour mériter qu'on les soupçonne de quoi que ce soit en lien avec la "culture du viol". Si votre désir de sécurité passe par nous entraîner l'anxiété d'être inclus dans cette description at large (et selon moi scandaleusement mal balisée) de la "culture du viol", c'est que votre désir de sécurité va trop loin.

Je pense que malgré le discours ambiant, vous vivez dans une des société les plus égalitaires de la planète en terme de relations homme-femme, pour moi c'est une fierté et je ne voudrais pour rien au monde que les femmes d'ici soient soumises comme en Chine par exemple. Ce serait aimable de parfois nous le dire, au lieu de continuer à gratter le bobo pour des trucs insignifiants en regard de l'attitude de l'homme québécois dans son ensemble. Les gars d'ici sont bien plus sensibles aux femmes que 90-95% des hommes de la planète. Bien sûr ça n'empêche pas qu'on puisse apporter des améliorations, mais de grâce, faites-le dans le respect du tableau d'ensemble, en évitant de tirer à tort et à travers sur des cibles qui sont de votre bord au fond, ce qui comprend je crois les gars qui vous ont répondu sur ce fil. Ça ferait du bien parfois de lire publiquement qu'on nous apprécie, au lieu de nous dire qu'on "minimise", qu'on "banalise". Toujours cette attention porté sur des défauts potentiels des hommes, des défauts imaginés, ça amène une tension qui pourrait éventuellement être la cause involontaire d'une augmentation des situations de viols. Y a rien comme un fédéraliste fanatique pour la cause de l'indépendance du Québec. De même, le féminisme radical n'aide pas la cause du féminisme. Si vous avez des problèmes à soulever, faites le avec délicatesse de façon à ne pas créer de la colère ou de la frustration chez ceux qui ne l'ont pas mérité.

Par exemple, cette accusation de banaliser est vraiment ingrate et indélicate.
Titre: La culture du viol
Posté par: megalomarc le mars 08, 2014, 21:19:04 pm
Voici justement une femme qui a compris ce que je veux dire:

Mouvement féministe cherche pertinence
Publié le 8 mars 2014
Citer
Un autre courant tout aussi néfaste pour l’avenir du mouvement féministe est dominant dans l’espace public. Il s’agit d’un discours victimaire qui présente les femmes comme ayant besoin d’une protection constante contre toutes les agressions engendrées par le système patriarcal dans lequel nous vivons et qui semble étranger au réel. Par exemple, elles dénoncent la discrimination systémique dans le monde du travail et en appelle à la parité homme-femme à l’Assemblée nationale. Quand on leur soumet que beaucoup de chemin a été parcouru depuis l’élection de Claire Kirkland-Casgrain, première femme élue au Québec et que le chef de l’État québécois est une femme, elles rétorquent qu’il faut imposer une plus grande présence féminine.

Je pense aussi à certaines féministes qui dénoncent la «  culture du viol » qui banaliserait l’agression sexuelle et même, l’encouragerait. Cette idée que notre société avalise le viol est proprement révoltante. Nul besoin de rappeler que nous vivons dans une société où heureusement, toutes formes d’agressions sexuelles sont fortement dénoncées et sévèrement punies.
http://plateauartsetculture.wordpress.com/2014/03/08/mouvement-feministe-cherche-pertinence/
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 08, 2014, 22:37:33 pm

Oh yeah de l'anecdote.

Moi ca me fait penser a une truckeuse qui travaillait avec nous.

Entre-nous, si tu niaise le soir et que tu monopolise la tank a fuel avec ton truck, le CB va raisonner ''Heille le gros, va faire tes papiers ailleurs''. L'autre va répliquer, en se tassant, et ca va être gras. C'est super freindly et y'a pas de problème.

On en avait une, a chaque soir, qui faisait ses papiers devant la tank a fuel. Elle commençait pas mal a faire partie de l'équipe, et semblerait que c'était son désir, une féministe qui voulait être s'insérer dans un monde d'homme, d'égal a égal. Faque l'autre a coté de moi, un soir, pogne le CB et la traite d'égal a égal : ''heille la grosse, vas faire tes papiers ailleurs''.

La crise, le drame, elle voulait lui câlicer une plainte a je ne sais plus quoi, le gars a chié dans ses shorts pendant 1 mois. Ah man, c'était plus drôle. On marchait sur des œufs. Moi je l'ai pris de travers. Conflit. J'ai tenu mon bout, j'en ai rajouté, pis pas a peu près. Et aujourd'hui, elle travaille ailleurs, tant pis. Mais bizarrement, j'suis le seul qui lui parle encore et quand elle vient chez nous, a chaque fois, un de mes premiers moves, c'est de tapper sur ma cuisse et de lui dire ''viens t'asseoir''.  :smiley36:

C'est chiant ces histoires de guerre des sexe ou l'on prend tout au sérieux, a marcher sur des œufs, a vivre dans la terreur. J'suis bien dans mon monde, c'est facile a vivre. La culture du viol, j'sais même pas c'est quoi, encore, pis je ne m'embarquerai pas la d'dans. Ca va être quoi apres? J'vas débarquer de mon char au dépanneur, avec une semi dans mes pipos pis ils vont me crisser en prison?

Moi, si jamais je menace d'un donkey punch ou d'un strawberry, ne croyez pas que l'intention réelle y est. J'suis tellement sélectif. Et puis, forcer de partout a immobiliser l'autre, ca m'intéresse pas. Trop d'ouvrage.

C'est peut-être moi qui saisis pas vite, mais de dire "vas faire tes papiers ailleurs", est-ce que ça veut dire de genre remplir des formulaires ? Remplir ses papiers de l'impôt ?

Cette histoire me fait penser à cette citation de Benjamin Franklin:

Citer
Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux."

Je ne minimise pas la souffrance que ça doit être pour une fille de faire face à un risque de viol, ou tout simplement à la peur du viol en général. Il y a effectivement des hommes qui sont démunis et qui sont prêts à aller loin pour un tout petit plaisir qui dure quelques secondes même s'ils doivent souvent passer des années à le regretter en prison par la suite. C'est triste, mais ça arrive.

Par contre, votre peur peut devenir un poison pour ceux qui vous entourent et qui n'ont rien fait pour mériter qu'on les soupçonne de quoi que ce soit en lien avec la "culture du viol". Si votre désir de sécurité passe par nous entraîner l'anxiété d'être inclus dans cette description at large (et selon moi scandaleusement mal balisée) de la "culture du viol", c'est que votre désir de sécurité va trop loin.

Je pense que malgré le discours ambiant, vous vivez dans une des société les plus égalitaires de la planète en terme de relations homme-femme, pour moi c'est une fierté et je ne voudrais pour rien au monde que les femmes d'ici soient soumises comme en Chine par exemple. Ce serait aimable de parfois nous le dire, au lieu de continuer à gratter le bobo pour des trucs insignifiants en regard de l'attitude de l'homme québécois dans son ensemble. Les gars d'ici sont bien plus sensibles aux femmes que 90-95% des hommes de la planète. Bien sûr ça n'empêche pas qu'on puisse apporter des améliorations, mais de grâce, faites-le dans le respect du tableau d'ensemble, en évitant de tirer à tort et à travers sur des cibles qui sont de votre bord au fond, ce qui comprend je crois les gars qui vous ont répondu sur ce fil. Ça ferait du bien parfois de lire publiquement qu'on nous apprécie, au lieu de nous dire qu'on "minimise", qu'on "banalise". Toujours cette attention porté sur des défauts potentiels des hommes, des défauts imaginés, ça amène une tension qui pourrait éventuellement être la cause involontaire d'une augmentation des situations de viols. Y a rien comme un fédéraliste fanatique pour la cause de l'indépendance du Québec. De même, le féminisme radical n'aide pas la cause du féminisme. Si vous avez des problèmes à soulever, faites le avec délicatesse de façon à ne pas créer de la colère ou de la frustration chez ceux qui ne l'ont pas mérité.

Par exemple, cette accusation de banaliser est vraiment ingrate et indélicate.

Je dois admettre que ceci est un bon message.

Mais ne crois tu pas que la meilleure façon de  cesser d'exacerber ça, ça serait de cesser de faire de l'humour indélicat ( pour reprendre ton expression) sur le viol par exemple.

Qu'est-ce que ça coûterait aux gars de ne pas en rajouter si c'est si sensible (chez plusieurs femmes) ?

Regardez où ça mène.

http://www.journaldemontreal.com/2014/03/08/mariloup-wolfe-poursuit-gab-roy-pour-300000?token=64ad9ee449fbd292ec23f6c158167780
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 09, 2014, 08:37:10 am
Il n'y a aucun problème que Mariloup poursuive Roy. Elle ne fait que valoir ses droits et un Tribunal tranchera.

Par contre, dans le cas de la présidente des étudiants c'est une toute autre affaire. C'est elle qui a fait tout le tapage, les a calomnieusement accusé d'être des violeurs et a pour ainsi dire ruiné leur vie. D'ailleurs, elle aura du sang sur les mains si jamais l'un d'eux finissait par se suicider.

Je crois que cette affaire  de la présidente des étudiants et de sa présumée culture du viol à l'Université d'Ottawa  révèle une forme orchestrée et  typiquement féminine de la méchanceté et de la cruauté humnaines.

J'appellerais ce phénomène le complexe d'Hérodiade ou de Salomé. Ceux qui ont une culture religieuse se souviendront que Salomé danse devant Hérode qui promet de lui offrir tout ce qu'elle voudra. Conseillée par sa mère Hérodiade qui avait été offensée, Salomé demande qu'on lui apporte la tête de Jean Baptiste sur un plateau.

(http://ts2.mm.bing.net/th?id=HN.608016452624974489&pid=15.1)

PS Avec une légitime fierté, je soulignerai que par son originalité, sa culture, sa facture, sa perspicacité  et sa pertinence, ce message a quelque chose de génial,,,
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 09:12:31 am
De même, le féminisme radical n'aide pas la cause du féminisme. Si vous avez des problèmes à soulever, faites le avec délicatesse de façon à ne pas créer de la colère ou de la frustration chez ceux qui ne l'ont pas mérité.

!!!

La femme doit être douce et délicate afin de ne pas soulever l'ire de l'homme qui n'a rien fait. Vraiment?!?

Comme si c'était le but d'une femme dans la vie, de garder les hommes sereins et quiets. Comme si encore une fois, les émotions des hommes devaient être préservées et considérées parce qu'elles priment sur celles des femmes. Comme si la colère des hommes étaient plus importantes que celles des femmes qui se sentent dénigrées, objectivées ou menacées.

Tu es train d'essayer de convaincre de l'égalité hommes-femmes et tu souhaites du même souffle réduire les femmes au silence.

Quelle excellente façon de démontrer la fausseté de ce que tu viens d'énoncer.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 10:16:51 am
Gens qui soutiennent que la culture du viol n'existe pas, je vous présente la publicité.

(http://fashionista.com/uploads/2011/01/5958_american-apparel-ad-amsterdam-nowopen-061.jpg)

Notre nouveau magasin d'Amsterdam est ouvert, comme notre mannequin d'ailleurs. All you can eat!

(http://2.bp.blogspot.com/-MJ6LsBXh044/TlkTgjo9W2I/AAAAAAAAAug/46CwFW1t3E4/s1600/duncan-quinn-suit-ad-depicting-strangled-woman.jpeg)

Nos cravates sont tellements résistantes que vous pourrez vous en servir pour étrangler votre femme!

(http://thesocietypages.org/socimages/files/2009/09/Bisazza11.png)

Notre céramique est tellement fantastique que vous n'aurez aucun problème à y ligoter une femme!

(http://blog.lib.umn.edu/brun0305/advertisingandsexualassaulttherelationshipbetweenadvertising,genderroles,andsexualassault/Advertisement5.jpg)

Nos lunettes soleil sont tellement belles qu'elle vous donne l'autorité de remettre votre femme à sa place.

(http://pampelmoose.com/mimg/wrangler.jpg)

Nos jeans sont tellement résistants qu'ils conviennent même à un cadavre de femme noyée!

(http://www.adpulp.com/jimmy_choo.jpg)

Nos chaussures sont tellement stylisées qu'elles seront du plus bel effet sur le prochain cadavre de femme que vous mettrez dans le coffre de votre voiture!

(http://images.teamsugar.com/files/upl1/0/3987/05_2009/d656b62fbfeae76d_Calvin_Klein.jpg)

Nos jeans sont tellement hot que vous pourrez vous mettre à TROIS pour passer sur une fille!

(http://media-cache-ak0.pinimg.com/originals/35/91/9a/35919a308f92e0052b7bb6961f5e0731.jpg)

Nos jeans sont tellement hot que vous pourrez vous mettre à TROIS pour passer sur une fille, encore!

(http://jennabellini.files.wordpress.com/2011/07/blog1dolce_rape_ad.jpg)

Nos jeans sont tellement hot que vous pourrez vous mettre à CINQ pour passer sur une fille!

(http://www.onlinegalerij.nl/wp-content/uploads/2013/12/Shameless-III-campagne-voor-Suit-Supply-2010.jpg)

Nos suits sont tellement bien coupés, ils sont parfaits pour soumettre et humilier une femme!

...
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 10:33:58 am
Je n'ai jamais vu aucune de ces publicités auparavant (à part peut-être celle d'American Apparel, mais sur un blogue dénonçant la culture du viol). Sais-tu pourquoi? Parce qu'elles ont probablement toutes été publiées principalement dans des revues de mode, des périodiques lus presque exclusivement par des femmes.

Je crois bien sûr comme toi que ces publicités ont été conçues et réalisées par des hommes et cela me semble un brin problématique, mais ce qui me trouble davantage est le fait qu'ils avaient probablement un public-cible de femmes en tête. Ou sinon, ce sont des artistes machos avec aucune notion de marketing.

Cela dit, je vois davantage de l'imagerie S&M que du viol dans ces photos. S'il y avait un regard apeuré dans les yeux des personnages féminins, je serais bien plus choqué. Y a juste celle de céramique qui est aussi wack.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 09, 2014, 10:36:29 am
Ou est le non consentement qui ferait que ca ne serait juste de jouer sur la pratique de BDSM?

Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 09, 2014, 10:37:36 am
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sado-masochisme
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 09, 2014, 10:40:56 am
Dans une avalanche de dix photos grand format sans réelle pertinence, Simone a juste voulu noyer le super message que j'avais envoyé,,,
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 09, 2014, 10:48:11 am


Nos jeans sont tellement hot que vous pourrez vous mettre à CINQ pour passer sur une fille!



Qu'est-ce qui pointe vers le viol? Elle en veut peut-être 6.

Si c'était un homme avec cinq filles, les féministes inverseraient la patente pour nous dire que les filles sont des marchandises, jeter apres usage....Finalement, pour les féministes, le sex en groupe, ca doit se faire seulement a part égale masculin/féminin.



Titre: La culture du viol
Posté par: Splatch... le mars 09, 2014, 11:14:04 am
Moi quand je regarde les pubs au Québec, c'est plutôt souvent l'homme qui passe pour un épais vis à vis de sa femme que la femme qui est victime de la domination des hommes. Ou alors on ne regarde pas les mêmes pubs.
Et en passant j'ai jamais vu une seule de ces photos dans un quelconque magazine.

Fais le compte des pubs où on passe pour des caves nous les gars avec ce que tu soutiens et reviens moi là dessus.








Titre: La culture du viol
Posté par: megalomarc le mars 09, 2014, 11:36:36 am
Tu es train d'essayer de convaincre de l'égalité hommes-femmes et tu souhaites du même souffle réduire les femmes au silence.

Quelle excellente façon de démontrer la fausseté de ce que tu viens d'énoncer.

Tu déformes mes propos et ta malhonnêteté intellectuelle est ici évidente. Merci de confirmer de que j'ai dis dans mon message précédent.
Titre: La culture du viol
Posté par: megalomarc le mars 09, 2014, 11:52:58 am
La femme doit être douce et délicate afin de ne pas soulever l'ire de l'homme qui n'a rien fait. Vraiment?!?

T'es dans une logique d'affrontement, on dirait un taureau qui voit du rouge et qui fonce dans le tas, sans discernement.

Tes messages donnent l'impression que tu as réfléchi sérieusement sur la question, mais ces études féministes sur la "culture du viol" sont une fraude intellectuelle et morale, dans un langage qui a l'air scientifique.

Vu que là j'ai utilisé un langage moins diplomate, tu vas sans doute m'accuser d'être un méchant violeur potentiel. Les femmes auraient le droit d'être trash et de varger sur tout ce qui bouge et les hommes devraient utiliser retenue et circonspection dans leurs propos? Belle illustration d'insensibilité et que finalement ce n'est pas vraiment l'égalité que vous souhaitez.

Nous on doit avoir soit beaucoup d'humour comme Pontiak, soit beaucoup de sensibilité et de compréhension comme Tam! et Bonheur. Vous vous pouvez varger dans le tas et faire comme si vous vous crissez de tout le monde. Franchement le féminisme est rendu bien bas.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 09, 2014, 11:58:28 am
Je n'ai jamais vu aucune de ces publicités auparavant (à part peut-être celle d'American Apparel, mais sur un blogue dénonçant la culture du viol). Sais-tu pourquoi? Parce qu'elles ont probablement toutes été publiées principalement dans des revues de mode, des périodiques lus presque exclusivement par des femmes.

Probablement, parce que dans les revues avec public très masculin (popular mechanics, car and driver, The economist, revue de chasse, etc...) les annonces de jeans c'est habituellement Brett Favre et son golden retriever qui tond le gazon.

Je rajouterais les 2 annonces avec une morte dans les assez wack.

P.S. y'a définitivement un monde de la mode et sa publicité que je ne connais pas.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 12:21:21 pm
Je n'ai jamais vu aucune de ces publicités auparavant (à part peut-être celle d'American Apparel, mais sur un blogue dénonçant la culture du viol). Sais-tu pourquoi? Parce qu'elles ont probablement toutes été publiées principalement dans des revues de mode, des périodiques lus presque exclusivement par des femmes.

Je crois bien sûr comme toi que ces publicités ont été conçues et réalisées par des hommes et cela me semble un brin problématique, mais ce qui me trouble davantage est le fait qu'ils avaient probablement un public-cible de femmes en tête. Ou sinon, ce sont des artistes machos avec aucune notion de marketing.

Duncan Quinn, Suitsupply (la dernière image, mais il y en a une dizaine aussi problématiques dans la campagne Shameless), Valentino et Calvin Klein Jeans ont toutes parues dans le GQ. En général, sauf pour la pub de Jimmy Choo, ce sont des produits adressés à un public masculin.

Cela dit, je vois davantage de l'imagerie S&M que du viol dans ces photos. S'il y avait un regard apeuré dans les yeux des personnages féminins, je serais bien plus choqué. Y a juste celle de céramique qui est aussi wack.

(Pontiak, je te réponds ici en même temps.)

Il n'y a rien qui laisse supposer qu'il n'y ait pas de consentement. Il n'y a rien qui laisse supposer le contraire non plus. C'est ambigu et ambivalent, et c'est exactement pour ça que ces images relèvent de la culture du viol. Parce qu'elles laissent planer le doute, sans poser un regard critique sur la chose.

D'ailleurs,  il y a quand même trois images où les femmes sont mortes ou inconscientes. Je ne vois pas comment vous pouvez y lire du consentement.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 12:30:56 pm
Je n'y lis rien.

Mais le fait que plusieurs intervenants ici semblent estomaqués que ces publucités existent démontre un peu qu'elles ne constituent pas la norme.

Mais en plus, même si c'était le cas, cela n'entrerait pas en contradiction avec le point de vue que je partage depuis le début: soit que tout ce qu'on met sous le chapeau de la supposée culture du viol sont des éléments réels, malheureux et à proscrire, mais disparates, avec des origines et des causes diverses et appelés à diminuer avec le passage du temps et l'évolution de la société.

Présenter des publicités que personne n'a vu comme une preuve irréfutable d'un phénomène me semble un peu faible. Et rien ne dit que les deux femmes mortes ont été agressées sexuellement.

Comme MadChuck le disait précédemment, la violence et le meurtre sont bien plus présents dans la culture populaire que le viol et on ne parle pas de la "culture de l'assassinat".
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 12:33:27 pm
Tes messages donnent l'impression que tu as réfléchi sérieusement sur la question, mais ces études féministes sur la "culture du viol" sont une fraude intellectuelle et morale, dans un langage qui a l'air scientifique.

Si c'est le cas, démontre-le. Ne dis pas aux femmes de réagir "avec délicatesse" face à un enjeu qui les touchent directement.

Vu que là j'ai utilisé un langage moins diplomate, tu vas sans doute m'accuser d'être un méchant violeur potentiel. Les femmes auraient le droit d'être trash et de varger sur tout ce qui bouge et les hommes devraient utiliser retenue et circonspection dans leurs propos? Belle illustration d'insensibilité et que finalement ce n'est pas vraiment l'égalité que vous souhaitez.

Montre-moi où je t'ai manqué de respect dans mes interventions? Je m'attarde à démonter ce que tu dis parce que je considère que c'est faux, mais je ne t'ai jamais visé directement.

Qui a dit que les femmes "vargeaient" sur tout ce qui bouge? Je dénonce un trait culturel qui me déplaît. J'ai le droit de le faire. Je ne vois pas dans mon message aucune phrase qui sous-entende que ce sont les hommes qui doivent agir avec retenue et circonspection, je dis que les femmes n'ont pas à agir avec douceur et délicatesse pour accommoder les hommes. C'est deux choses différentes, et ce n'est pas en me faisant dire ce que je n'ai pas dit que tu vas prouver que la culture du viol n'existe pas.

Personne n'a dit ici que les hommes étaient tous des violeurs potentiels. Cela n'a jamais été l'enjeu de la discussion, et ce n'est pas du tout ce dont il est question ici. La culture du viol, c'est le fait que la violence sexuelle est banalisée à travers nos discours dominant (films, chansons, institutions démocratiques ou juridiques, publicité, etc.), ce qui tend à créer des situations où elle est tacitement acceptée ou avalisée dans la société. Qui a parlé du fait que les hommes étaient des violeurs potentiels à part toi?

Nous on doit avoir soit beaucoup d'humour comme Pontiak, soit beaucoup de sensibilité et de compréhension comme Tam! et Bonheur. Vous vous pouvez varger dans le tas et faire comme si vous vous crissez de tout le monde. Franchement le féminisme est rendu bien bas.

Varger dans le tas? Se crisser de tout le monde? De quoi tu parles?
Titre: La culture du viol
Posté par: megalomarc le mars 09, 2014, 12:38:18 pm
Accuser les gens de banaliser, d'atténuer la "culture du viol" par exemple. Cette banalisation étant bien sûr partie prenante de la "culture du viol".

Du coup, ça nous met dans le camp des violeurs; contre le camp des femmes violées. Je n'ai pas trouvé plus forte insulte sur ce fil.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 12:39:31 pm
Je n'y lis rien.

Mais le fait que plusieurs intervenants ici semblent estomaqués que ces publucités existent démontre un peu qu'elles ne constituent pas la norme.

Mais en plus, même si c'était le cas, cela n'entrerait pas en contradiction avec le point de vue que je partage depuis le début: soit que tout ce qu'on met sous le chapeau de la supposée culture du viol sont des éléments réels, malheureux et à proscrire, mais disparates, avec des origines et des causes diverses et appelés à diminuer avec le passage du temps et l'évolution de la société.

Présenter des publicités que personne n'a vu comme une preuve irréfutable d'un phénomène me semble un peu faible. Et rien ne dit que les deux femmes mortes ont été agressées sexuellement.


Le fait que personne ici ne lise le GQ ou le Esquire ne veut pas dire que l'exemple que je propose est faible.

Il y a 964 000 copies imprimées du GQ chaque mois, et ils estiment rejoindre 6 500 000 personnes dans leur kit publicitaire.

Est-ce que ça fait assez de monde qui ont vu ces publicités pour qu'on puisse s'interroger sur ce qu'elles représentent sans essayer de minimiser leur impact parce que 60 personnes qui ne vivent pas le marché où ces publicités ont été lancées ne les ont pas vues!?
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 12:42:17 pm
Accuser les gens de banaliser, d'atténuer la "culture du viol" par exemple. Cette banalisation étant bien sûr partie prenante de la "culture du viol".

Du coup, ça nous met dans le camp des violeurs; contre le camp des femmes violées. Je n'ai pas trouvé plus forte insulte sur ce fil.

Relis le fil, j'ai expliqué dans plusieurs message que le terme culture du viol s'appliquait à décrire un ensemble social, et qu'il ne décrivait pas des individus.

Je n'ai pas dit que toi, en tant que personne, tu banalisais le viol, j'ai dit que la société permet de le faire parce qu'elle propose un ensemble de situations où la violence sexuelle est trivialisée.

Ne déforme pas mes propos, s'il te plaît.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 12:46:52 pm
Moi quand je regarde les pubs au Québec, c'est plutôt souvent l'homme qui passe pour un épais vis à vis de sa femme que la femme qui est victime de la domination des hommes. Ou alors on ne regarde pas les mêmes pubs.
Et en passant j'ai jamais vu une seule de ces photos dans un quelconque magazine.

Fais le compte des pubs où on passe pour des caves nous les gars avec ce que tu soutiens et reviens moi là dessus.

C'est vrai qu'il y un problème de représentation de l'homme dans les publicités du mid-market au Québec.

Pourquoi tu ne partirais pas un fil sur le sujet, puisque c'est un tout autre problème que celui dont il est question ici, et que ce n'est pas vraiment pertinent de mélanger les cartes?
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 12:53:17 pm
Le fait que personne ici ne lise le GQ ou le Esquire ne veut pas dire que l'exemple que je propose est faible.

Il y a 964 000 copies imprimées du GQ chaque mois, et ils estiment rejoindre 6 500 000 personnes dans leur kit publicitaire.

Est-ce que ça fait assez de monde qui ont vu ces publicités pour qu'on puisse s'interroger sur ce qu'elles représentent sans essayer de minimiser leur impact parce que 60 personnes qui ne vivent pas le marché où ces publicités ont été lancées ne les ont pas vues!?
Ce sont de beaux chiffres, mais non suffisants pour parler d'un phénomène généralisé, ce qui est sous-entendu dans l'expression "culture du viol".

En plus, GQ et Esquire s'adressent à une élite éduquée et fortunée. Est-ce à dire que le phénomène de la culture du viol s'adresse principalement à cette élite? Parce qu'on ne voit pas vraiment d'équivalent de ce type de publicité dans Chasse et pêche et People Magazine. Il y a une certaine décadence associée aux milieux de l'art et de la mode et je crois que c'est principalement un plaisir malsain à choquer qui est mis en place ici plutôt qu'une banalisation qui est à l'opposé exact de l'effet recherché.

Et je ne vois pas cette banalisation dans la culture populaire. À l'exception de certains jeux vidéo trash, toutes les fois où on parle de viol, c'est toujours avec une connotation fort négative et avec une très grande mesure des conséquences. La raison pour laquelle tant d'institutions tentent désespérément de cacher les cas de viol ou de jeter le blâme sur les victimes est précisément parce que tous savent que c'est mal et inexcusable.

Pensons à la réaction aux méfaits supposés de Roman Polanski et Woody Allen, je n'ai entendu nulle part des gens prétendant que ces actes étaient normaux et pardonnables. Ma réaction et celle de millions d'autres personnes ont été la stupéfaction, l'horreur et l'espoir que cela soit faux. Ce n'est pas de la banalisation.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 12:57:49 pm
Pourquoi tu ne partirais pas un fil sur le sujet, puisque c'est un tout autre problème que celui dont il est question ici, et que ce n'est pas vraiment pertinent de mélanger les cartes?

Peut-être parce que l'on croit que tu te permets toi-même de mélanger les cartes en tissant des liens ténus entre plusieurs problèmes réels mais non reliés.

Et mettre les choses dans une perspective plus globale n'est pas une mauvaise chose.

Le nombre de publicités où le mâle est représenté comme un imbécile est bien plus grand que celui où les femmes sont en position précaire et propice à l'agression. Pourtant, cela ne se transcrit pas dans la réalité. Il y a encore un manque de femmes dans les positions de pouvoir et une inéquité salariale. On ne le croirait pas si on regardait les rapports hommes-femmes tels que dépeints dans les publicités.
Titre: La culture du viol
Posté par: megalomarc le mars 09, 2014, 13:05:02 pm
Accuser les gens de banaliser, d'atténuer la "culture du viol" par exemple. Cette banalisation étant bien sûr partie prenante de la "culture du viol".

Du coup, ça nous met dans le camp des violeurs; contre le camp des femmes violées. Je n'ai pas trouvé plus forte insulte sur ce fil.

Relis le fil, j'ai expliqué dans plusieurs message que le terme culture du viol s'appliquait à décrire un ensemble social, et qu'il ne décrivait pas des individus.

C'est quoi un ensemble social, sinon que plusieurs individus.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 09, 2014, 13:22:49 pm
Le fait que personne ici ne lise le GQ ou le Esquire ne veut pas dire que l'exemple que je propose est faible.

Il y a 964 000 copies imprimées du GQ chaque mois, et ils estiment rejoindre 6 500 000 personnes dans leur kit publicitaire.

Est-ce que ça fait assez de monde qui ont vu ces publicités pour qu'on puisse s'interroger sur ce qu'elles représentent sans essayer de minimiser leur impact parce que 60 personnes qui ne vivent pas le marché où ces publicités ont été lancées ne les ont pas vues!?

Ça montre cependant que c'est pas très grand public, le grand public quand il pense annonce de jeans auront en tête disons (une des premières annonces en HD que j'avais vu):
http://www.youtube.com/watch?v=HG8tqEUTlvs

Ou encore les clichés du genre (ça prend un vieux pick-up et un chien bon pour la chasse en partant):
https://www.google.ca/search?q=Brett+favre+jeans&rlz=1C1CHMO_en-GBCA541CA541&espv=210&es_sm=93&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ei=kaAcU7aOKomj0gG_h4DIAg&ved=0CAcQ_AUoAQ&biw=1920&bih=979

Je pense que y'a pas de doute qu'on à maintenant une culture de la blague sur le viol et la culture du viol donc tu parles, mais que ça reste (avec les crimes sur les enfants) un des crime le plus tabou, le moins valorisé, le moins mis en valeur culturellement dans notre société, le vol (les voleurs gentleman, les robins des bois), le meurtre, la mafia, toute la culture hiphop, les motards, etc... ont tous eu des heures de gloires dans notre culture plus grande que les violeurs tous de même. (Avec l'exception des viol homme sur homme fait sur des prisonnier à qui certain leur "souhaite", habituellement des violeurs et des gens ayant fait des crimes sur des enfants).

Bref, oui y'a une certaines culture du viol (des exemples récent ont été mis sur ce sujet qui ne laisse pas de doute), mais n'est-elle pas moins grande et moins valorisé que la culture du mafieux, du tueur à gage, du voleur, du motard, de la violence en général ?
Titre: La culture du viol
Posté par: fourchette le mars 09, 2014, 13:24:14 pm
Ce que ces photos illustrent, d'abord, c'est l'instrumentalisation du corps féminin et masculin pour vendre des vêtements, pour vendre un style. Les sujets de ces photos ne sont pas des humains : ce sont des mannequins, des corps habillés. Ils n'ont pas d'humanité dans la mise en scène captée sur le vif : ce sont des objets. En cela, ils permettent une distanciation entre ce qu'ils représentent et leur public, c'est-à-dire nous autres. C'est cela précisément qui autorise votre prise de position : je n'adhère pas à la réalité peinte par ces photos parce que ce sont des photos, des simulacres, des illusions. De plus, je ne constitue pas le public de ces photos, car je ne suis pas quelqu'un qui consomme ce qui est vendu par ces photos, soit des vêtements de luxe. Ce faisant, vous vous placez à l'extérieur du débat : vous opposez à leur spectacle dégradant une fin de non-recevoir en réutilisant les mécanismes économiques qui ont mené à leur création. Vous refusez de jouer le rôle que vous assigne ces publicités parce qu'il ne coincide pas avec le vôtre, qui n'est que la somme de ce que vous considérez être sur vos cartes d'identité, sur vos cartes de crédit, sur votre relevé d'impôt. Le discussion n'a pas lieu parce qu'elle n'a pas de lieu pour se tenir : vous y échappez. Et l'horreur se poursuit, parce qu'elle ne concerne personne.

Mais voilà : c'est exactement ce que plusieurs font depuis le début de ce sujet sur la culture du viol : éviter la discussion de fond en se cherchant des alibis pour que la discussion ne se tienne pas. Vous remettez en question la juxtaposition des mots "culture", "de" et "viol" sans aborder de front ce à quoi ce syntagme renvoie. Vous émettez des opinions fondées sur des anecdotes, vous relayez des impressions qui endossent à peu près exactement ce qui est dénoncé sans vraiment les remettre en question. Bref, vous faites des histoires. On noie alors la culture dans l'empirique, le système dans l'opinion. On rejoue au final la comédie antédiluvienne des frustrées et des magnanimes ; c'est si confortable pour les magnanimes parce que reconnaitre le bien-fondé de la révolte des premières transformeraient inévitablement les deuxièmes en sales exploiteurs. Ce qui est bien inconvenant pour ces messieurs, reconnaissons-le. L'essentiel du débat sur la culture du viol tient à maintenir l'inexistence du débat, ce qui confirme l'inexistence de son objet. Qui existe, pourtant. Les photos le prouvent bien, et de manière spectaculaire.



Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 09, 2014, 13:25:41 pm
Accuser les gens de banaliser, d'atténuer la "culture du viol" par exemple. Cette banalisation étant bien sûr partie prenante de la "culture du viol".

Du coup, ça nous met dans le camp des violeurs; contre le camp des femmes violées. Je n'ai pas trouvé plus forte insulte sur ce fil.

Relis le fil, j'ai expliqué dans plusieurs message que le terme culture du viol s'appliquait à décrire un ensemble social, et qu'il ne décrivait pas des individus.

C'est quoi un ensemble social, sinon que plusieurs individus.

L'ensemble social à mis le partie québécois au pouvoir, c'est pas généralisé de le dire (ou même laissé sous-entendre) que tous les québécois ont voté pour eux.
Y'a une culture de la violence au hockey sur glace, le dire ce n'est pas généralisé que tous les acteurs impliqués la supporte.

Faut arrêter avec les histoires de généraliser, surtout quand quelqu'un s'exprime au niveau que Simone le fait.

Titre: La culture du viol
Posté par: Splatch... le mars 09, 2014, 13:25:50 pm
Simone, plutôt que de t'attaquer au monde de la mode pour quelques publicités vues par un nombre trés restreint d'amateurs (qui soit dit en passant doivent les juger trés artistiques) en tant que féministe je m'insurgerai plus sur la banalisation de la maigreur et le culte de l'anorexie que ce même domaine fait peser sur les jeunes femmes d'aujourd'hui.

C'est bien plus grave et surtout bien plus réel que vos fantasmes sur la culture du viol.

La culture de la destruction du corps de la femme, elle, elle existe réellement.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 13:29:24 pm
C'est mignon ce que tu dis, fourchette, mais ce n'est pas vraiment représentatif de cette discussion.

Personne n'a vraiment nié ici que le viol existe, ni qu'il s'agit d'un crime horrible qu'il ne faut pas banaliser. Ce qu'on croit qui reste à démontrer est que la viol est un phénomène qui est tant imbriqué dans notre mode de vie qu'on ne le remarque plus.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 13:30:14 pm
Simone, plutôt que de t'attaquer au monde de la mode pour quelques publicités vues par un nombre trés restreint d'amateurs (qui soit dit en passant doivent les juger trés artistiques) en tant que féministe je m'insurgerai plus sur la banalisation de la maigreur et le culte de l'anorexie que ce même domaine fait peser sur les jeunes femmes d'aujourd'hui.

Je suis d'accord que c'est un enjeu aussi, mais je pense que la chose dont j'essaie de parler ici touche un plus grand nombre de sphères (pas juste la mode, pas juste la publicité, pas juste l'humour, pas juste Internet, etc.), et c'est pour ça que je le considère comme méritant une réflexion collective sur le sujet.

On peut parler de ça aussi, mais ça mérite un autre fil où on pourra faire la part des choses.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 09, 2014, 13:34:11 pm
La discussion n'a pas lieu parce qu'elle n'a pas de lieu pour se tenir : vous y échappez. Et l'horreur se poursuit, parce qu'elle ne concerne personne.

Wow, très beau message en passant.

Je pense ici, on à surtout affaire, à un sujet "spectaculaire" avec des gens qui s'y connaisse beaucoup et d'autre qui en connait presque rien (un peu comme si quelqu'un débarquait parler de physique quantique). S'en suit une discussion ou les gens qui n'y connaissent rien ressorte ce que les "experts" ont entendu mainte fois.

Pour ce qui est du connait rien/expert, je suis tellement du côté des connait rien que je ne sais pas quel est le débat au juste ?

Parce que si le débat est doit-on boycotté les magasines et les marques de modes qui véhicule ce genre de vente basé sur la culture du viol et ne pas l'encourager sur les médias sociaux en y participant...... bien ça va déjà être fait pour pas mal tous le monde ici.

Si c'est faudrait-il que ce soit criminel de produire les images si haut ou les discours en privé des étudiants de l'U d'ottawa ou le message de GabRoy sur son blog, à la y'aurait peut-être un débat (des gens qui serait pour et d'autre qui serait contre).

Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 13:36:03 pm
Quelle est la réflexion que l'on doive faire, alors, Simone?

Que le viol, c'est mal? Qu'il faut arrêter de violer les femmes? Qu'il faut punir les gens qui le font?

Y a-t-il vraiment des gens qui s'opposent à ça?

Les problèmes qui restent selon moi sont le silence et le slut-shaming. Mais la multiplication massive des plaintes et le transfert du blâme de la victime à l'agresseur prouvent que le changement s'effectue actuellement dans la bonne direction.

Le problème n'est pas enrayé et ne le sera jamais, mais je ne crois pas qu'on puisse l'associer à un phénomène inhérent à la société actuelle.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 13:42:10 pm
C'est cela précisément qui autorise votre prise de position : je n'adhère pas à la réalité peinte par ces photos parce que ce sont des photos, des simulacres, des illusions. De plus, je ne constitue pas le public de ces photos, car je ne suis pas quelqu'un qui consomme ce qui est vendu par ces photos, soit des vêtements de luxe. Ce faisant, vous vous placez à l'extérieur du débat : vous opposez à leur spectacle dégradant une fin de non-recevoir en réutilisant les mécanismes économiques qui ont mené à leur création.

J'ajouterais: "Je refuse de considérer que ces publicités ont une portée puisque je ne consomme pas ces magazines.

C'est désolant de devoir s'obstiner sur le fait que ces publicités ont un public avant même de pouvoir essayer de les décrire et de les analyser.

Quand M. Bonheur répond: je ne les ai jamais vues, c'est donc faible de les utiliser, je suis obligée de démontrer qu'il y a quand même beaucoup de gens qui les voient, alors que ce que je voudrais faire, c'est dire à Pontiak de regarder la publicité de Dolce et Gabbana, de regarder la position des mains de l'homme sur les bras de la femme (il lui maintient les poignets au sol alors qu'elle a les bras au-dessus de la tête, ce qui laisse croire qu'il y a une relation de force entre les deux), de regarder le positionnement des hanches, qui laissent croire que la femme est en train de pousser avec ses pieds sur le sol pour se dégager, de regarder ses yeux vides et son expression volontairement figée et de voir comment les quatre autres hommes sont tournés vers elle et semblent être en action.

J'aimerais qu'on s'interroge sur la signification de ces éléments visuels et qu'on se demande si c'est ça, la représentation des relations sexuelles que l'on veut pour notre société, pis à la place, je perds du temps à devoir prouver que mes exemples sont pertinents.

Mais voilà : c'est exactement ce que plusieurs font depuis le début de ce sujet sur la culture du viol : éviter la discussion de fond en se cherchant des alibis pour que la discussion ne se tienne pas.

Ce que je disais, justement.
Titre: La culture du viol
Posté par: fourchette le mars 09, 2014, 13:43:24 pm
C'est mignon ce que tu dis, fourchette, mais ce n'est pas vraiment représentatif de cette discussion.

Personne n'a vraiment nié ici que le viol existe, ni qu'il s'agit d'un crime horrible qu'il ne faut pas banaliser. Ce qu'on croit qui reste à démontrer est que la viol est un phénomène qui est tant imbriqué dans notre mode de vie qu'on ne le remarque plus.

Tu éludes mon texte en jouant sur les mots. En faisant cela, tu confirmes mon impression.

Je ne parle pas de viol, le crime, mais bien de culture du viol, c'est-à-dire une dynamique psychosociale discriminatoire à l'endroit des femmes. Et le fait de ne pas remarquer son existence ne veut pas dire qu'elle n'existe pas. Simplement que l'observateur manque peut-être de finesse. Comme celui qui ne voit pas la forêt derrière l'arbre, ou la culture derrière 10 photos  dégradantes publiées dans des grands magazines de mode.

Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 13:43:33 pm
C'est mignon ce que tu dis, fourchette, mais ce n'est pas vraiment représentatif de cette discussion.

Vous refusez de discuter au niveau purement intellectuel parce que le terme culture du viol vous dérange, et vous refusez d'examiner des exemples pourtant évidents parce que ces exemples ne reflètent pas votre quotidien.

Ce qui est exactement ce que fourchette disait.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 13:45:03 pm
J'aimerais qu'on s'interroge sur la signification de ces éléments visuels et qu'on se demande si c'est ça, la représentation des relations sexuelles que l'on veut pour notre société, pis à la place, je perds du temps à devoir prouver que mes exemples sont pertinents.

Mais tu connais notre réponse.

Non, ce n'est pas "la représentation des relations sexuelles que l'on veut pour notre société", bien évidemment. Mais ce n'est pas non plus la représentation des relations sexuelles que la culture populaire vue dans un sens large renvoie. Ces cas marginaux sont déprimants et condamnables, mais ils restent marginaux.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 13:46:13 pm
Vous refusez de discuter au niveau purement intellectuel parce que le terme culture du viol vous dérange, et vous refusez d'examiner des exemples pourtant évidents parce que ces exemples ne reflètent pas votre quotidien.

Pas notre quotidien, mais le quotidien de la société que tu accuses de perpétuer la culture du viol. Ces exemples ne démontrent pas cette affirmation.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 09, 2014, 13:49:17 pm
Comme celui qui ne voit pas la forêt derrière l'arbre, ou la culture derrière 10 photos  dégradantes publiées dans des grands magazines de mode.

Oubliez pas que vous parlez à des gens comme moi (ok peut être que je généralise) qui ne lisent pas de magazines de mode (ni des petits, ni des grands).

Soyez pas étonné d'avoir à passer par le bout de nous en montrer l'ampleur (et même de nous l'apprendre). Un peu comme si y'avait une culture du viol dans les mangas japonais, le théâtre ou l'opéra, on l'apprendrais et on remettrais peut-être en doute l'ampleur du phénomène.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 13:51:17 pm
Quelle est la réflexion que l'on doive faire, alors, Simone?

Que le viol, c'est mal? Qu'il faut arrêter de violer les femmes? Qu'il faut punir les gens qui le font?

Y a-t-il vraiment des gens qui s'opposent à ça?

Les problèmes qui restent selon moi sont le silence et le slut-shaming. Mais la multiplication massive des plaintes et le transfert du blâme de la victime à l'agresseur prouvent que le changement s'effectue actuellement dans la bonne direction.

Le problème n'est pas enrayé et ne le sera jamais, mais je ne crois pas qu'on puisse l'associer à un phénomène inhérent à la société actuelle.

On dirait que tu n'as pas compris que je ne parle pas des crimes commis qui ont pour nature la violence sexuelle, mais du fait que les discours dominants relaient un imaginaire social où la violence sexuelle est normale.

On peut:

- Dénoncer l'imagerie publicitaire qui mise sur la relation de pouvoir sexuée et qui joue sur l'ambiguïté du consentement
- Dénoncer les propos dégradants tenus à l'endroit d'une personne en position de pouvoir comme ceux qui ont été tenus à l'endroit d'Anne-Marie Roy
- Ne pas avaliser les produits culturels qui jouent sur le flou (exemple: ne pas élire la "date-rape song of the year")
- Se questionner sur l'omniprésence des violences sexuelles dans les produits culturels que nous consommons
- Discuter avec les gens pour leur faire prendre conscience qu'Internet n'est pas un microcosme où il est plus drôle de violer une fille que ce ne l'est dans la vraie vie

(etc.)
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 13:53:39 pm
J'aimerais qu'on s'interroge sur la signification de ces éléments visuels et qu'on se demande si c'est ça, la représentation des relations sexuelles que l'on veut pour notre société, pis à la place, je perds du temps à devoir prouver que mes exemples sont pertinents.

Mais tu connais notre réponse.

Non, ce n'est pas "la représentation des relations sexuelles que l'on veut pour notre société", bien évidemment. Mais ce n'est pas non plus la représentation des relations sexuelles que la culture populaire vue dans un sens large renvoie. Ces cas marginaux sont déprimants et condamnables, mais ils restent marginaux.

J'ai déjà répondu à ça: si c'était marginable, cela resterait en marge des discours dominants.

Si c'était peu commun, on n'aurait pas d'exemples aussi flagrants.

Il y a 10 campagnes publicitaires dans mon message plus haut, mais il y en a des centaines qui auraient pu s'y trouver, je n'ai même pas fait un effort pour trouver les pires, j'ai juste cherché des images de celles qui, de mémoire, m'apparaissait les plus problématiques.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 13:53:48 pm
D'accord.

Je dénonce tout ça.

Et je te promets que je ne consommerai pas ces produits que je n'ai jamais consommés. Et je vais dire à mes enfants de ne pas consommer ces produits qu'ils n'avaient pas l'intention de consommer non plus.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 13:59:30 pm
D'accord.

Je dénonce tout ça.

Et je te promets que je ne consommerai pas ces produits que je n'ai jamais consommés. Et je vais dire à mes enfants de ne pas consommer ces produits qu'ils n'avaient pas l'intention de consommer non plus.

Tu es de mauvaise foi, et c'est honnêtement irritant. Tu es loin de "dénoncer tout ça", tu prétends que ça n'existe pas.

Que tu ne les consommes pas ne change rien à leur existence, et si on ne s'y oppose pas collectivement, ces représentations vont continuer d'exister. Et plus elles sont présentes dans la société, plus elle conditionne le "décodage" du discours social, et plus on devient susceptible de devenir imperméable à ce qu'elles représentent.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 14:05:01 pm
Tu es de mauvaise foi, et c'est honnêtement irritant. Tu es loin de "dénoncer tout ça", tu prétends que ça n'existe pas.

Je ne prétends pas que ça n'existe pas.

J'ai accepté tous tes exemples depuis le début et ne les ai pas (pour la plupart) remis en question. J'ai fait en sorte que la discussion soit déplacée dans un autre sujet que celui des manifestations étudiantes en précisant que bien que je sois réfractaire au terme employé pour décrire notre rapport avec le consentement et la sexualité, il y a un réel problème et un sujet de conversation fort intéressant à avoir sur la question.

Je m'oppose à toutes ces choses, mais c'est ton discours infantilisant et pessimiste qui me cause problème. Et je crois que ta lecture des origines et des causes du problème sont décalées et bien qu'il soit fort possible que c'est toi qui aies raison et que c'est ma vision des choses qui soit erronée, je ne considère pas que ta démonstration du contraire a été efficace. Et on s'entendra que je ne suis pas la personne la plus difficile à convaincre généralement lorsque suffisamment d'arguments sont présentés, surtout pas sur un sujet sensible comme celui-ci.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 14:05:42 pm
Bref, oui y'a une certaines culture du viol (des exemples récent ont été mis sur ce sujet qui ne laisse pas de doute), mais n'est-elle pas moins grande et moins valorisé que la culture du mafieux, du tueur à gage, du voleur, du motard, de la violence en général ?

Je voulais revenir là-dessus avant d'aller faire le plein de vitamine D.

C'est une bonne question que tu poses, et Monsieur B. l'a évoquée aussi.

Si on parle de la mafia, par exemple, je suis vraiment d'accord qu'il y a eu une époque où il y a eu une certaine glorification de ce mode de vie (les films comme Le Parrain et Goodfellas, le côté glamour/richesse, la haute estime que les gens avaient des code de valeurs comme l'omerta et la camorra, etc.).

Deux choses, toutefois:

- Je doute qu'il y ait eu une recrudescence de gens qui intégraient la mafia à cause de cette espèce de "banalisation" ou "décriminalisation" de la mafia.

- Il y a eu un retour de balancier dans les dernières années.

Enfin, ça mériterait qu'on en parle, c'est sûr.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 14:07:26 pm
Deux choses, toutefois:

- Je doute qu'il y ait eu une recrudescence de gens qui intégraient la mafia à cause de cette espèce de "banalisation" ou "décriminalisation" de la mafia.

- Il y a eu un retour de balancier dans les dernières années.

Enfin, ça mériterait qu'on en parle, c'est sûr.

Et c'est différent pour la culture du viol?
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 14:11:20 pm
Je pense que oui.

Il y a des statistiques qui montrent que les "date rape" sont en augmentation dans les collèges américains. Il y a aussi beaucoup plus de viols collectifs où les victimes sont ensuite victime d'harcèlement sur les réseaux sociaux et autres. Je pense qu'une recherche statistique démontrerait qu'il y a une corrélation entre la recrudescence des représentations de violences sexuelles et la façon dont les victimes sont perçues par leurs pairs.

Et je ne crois pas qu'on assiste à un retour de balancier, vraiment pas.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 09, 2014, 14:16:19 pm
Deux choses, toutefois:

- Je doute qu'il y ait eu une recrudescence de gens qui intégraient la mafia à cause de cette espèce de "banalisation" ou "décriminalisation" de la mafia.

- Il y a eu un retour de balancier dans les dernières années.

On pourrait se demander la même chose, pour toute la culture hip-hop et les gangs de rue.

Citer
Il y a aussi beaucoup plus de viols collectifs ou les victimes sont ensuite victime d'harcèlement sur les réseaux sociaux et autres.

Ce bout la est le plus bizarre dans toute cette histoire. On aurait pu s'imaginer un garçon qui se s'aurait fait un peu rire de lui en allant se présenter comme une victime sexuel d'une professeure, mais l'harcèlement d'une victime d'un viol collectif sur des réseau sociaux dépasse ma compréhension.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 14:17:12 pm
C'est peut-être la dénonciation des date rapes qui est en recrudescence. Ou est-ce que c'est l'augmentation des occasions à cause du plus grand nombre de femmes en proportion dans les collèges. Ou c'est le changement dans les rôles traditionnels qui fait en sorte que les femmes se permettent davantage de dire non (avec raison) quand dans le passé, elles se seraient juste laissées faire sans dire un mot, laissant croire un consentement qui n'était pas vraiment là.

C'est dur à évaluer. Et je m'attriste que tu ne tiennes pas en compte ces variables pourtant importantes et tombes dans un pessimisme exagéré.

Et s'il y a une corrélation entre les deux, elle est peut-être inversée. Peut-être est-ce que l'imagerie du viol dans la culture provient du fait que l'on en parle plus plutôt que le contraire. L'art a plus souvent l'habitude d'imiter la vie que l'inverse.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 09, 2014, 15:50:12 pm
J'aimerais qu'on s'interroge sur la signification de ces éléments visuels et qu'on se demande si c'est ça, la représentation des relations sexuelles que l'on veut pour notre société, pis à la place, je perds du temps à devoir prouver que mes exemples sont pertinents.


Tu vas trop loin. Laissons ca aux curés et ne les écoutons surtout pas.

Et le jupon dépasse. Ce genre de pub existe dans les deux sens, t'en priorise un.

Ces images ne représentent pas le viol. Quand je vois une pub d'un homme avec 5 filles, ni moi, ni personne ne va associer ca au viol. Pourquoi je le ferais dans le sens inverse?  Les images d'une filles avec 5 hommes, ne sonnent aucune alarme.

Ce qui serait plus en ligne avec ta culture du viol, ca serait par exemple, une pub de AXE, ou des filles veulent attraper un homme, le poursuivent, veulent l'agresser, etc. Mais c'est tellement gros...
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 09, 2014, 16:45:11 pm
D'accord.

Je dénonce tout ça.

Et je te promets que je ne consommerai pas ces produits que je n'ai jamais consommés. Et je vais dire à mes enfants de ne pas consommer ces produits qu'ils n'avaient pas l'intention de consommer non plus.

Ouf, c'est pas ton meilleur commentaire ça. Ton sarcasme tombe à plat

Pourquoi dans un débat sur un enjeu sociétal tu ramènes ça à toi et ce que tu consommes personnellement?

Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 09, 2014, 17:04:47 pm
Pour donner un visage au débat. L'utilisation du mot culture évite le piège d'avoir à justifier des accusations et à essayer de trouver des causes ou des solutions.

C'est un discours pessimiste et bâclé avec un manque flagrant de perspective.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 17:20:12 pm
Et le jupon dépasse. Ce genre de pub existe dans les deux sens, t'en priorise un.


Tellement pas.

(http://thesocietypages.org/socimages/files/2011/01/213.jpg)

(http://www.refinedguy.com/wp-content/uploads/2013/09/2-dolce-gabbana-male-rape-ad-controverisal-fashion-ads.jpg)

Ces publicités sont issues de la même campagne et elles sont également condamnables.

(http://worldpulse.com/files/upload/1643/sexy_rape_3.jpg)

(http://i920.photobucket.com/albums/ad46/safenest92_xx/32426_14501_122_1048lo.jpg)

Ces publicités sont issues de la même campagne et elles sont également condamnables.

(http://www.manchic.com/photos/uncategorized/tomford_1.jpg)

(http://www.venusbuzz.com/wp-content/uploads/Tom-Ford-Menswear-Ad.jpg)

La publicité pour Tom Ford Underwear me dérange autant que celle de Tom Ford Menswear.

Tu te trompes en essayant de faire passer mes revendications pour une lubie féministe. Tu te trompes beaucoup. Je répète depuis le début que la culture du viol touche aussi les hommes.

Mais oui, ça touche plus souvent les femmes. Et il n'y a rien de drôle dans ce genre de publicité:

(http://i.huffpost.com/gen/899428/thumbs/o-ADVERTISING-FAIL-570.jpg?6)
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 09, 2014, 17:23:54 pm
Pour donner un visage au débat. L'utilisation du mot culture évite le piège d'avoir à justifier des accusations et à essayer de trouver des causes ou des solutions.

C'est un discours pessimiste et bâclé avec un manque flagrant de perspective.

Bâclé? Certainement moins que celui qui se base sur des impressions et des anecdotes.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 09, 2014, 17:34:18 pm
Citer
Et il n'y a rien de drôle dans ce genre de publicité:

Sauf la face du gars.

au tous début, je pensais que la 2ième image de dolce et cabana était une parodie, pour dénoncer la première.

Ces publicités sont dont bien étrange, sont-elle fait en partie pour se retrouver gratuitement sur des discussions de réseau sociaux / télé pour les dénoncer vous pensez ?
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 09, 2014, 20:45:03 pm
Dire qu'il y en a qui croyaient que les ayatollahs d'Iran avec leur brigade de gardiens de la vertu étaient des crisse de fous... et, bien évidemment, la moitié de la statuaire grecque fait la promotion du viol et vous n'avez pas vu ce qu'on trouve en Afrique,,,

(http://ts4.mm.bing.net/th?id=HN.608046633360556991&pid=15.1)

(http://ts4.mm.bing.net/th?id=HN.608040474372604883&pid=15.1)
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 09, 2014, 22:32:50 pm


J'aimerais qu'on s'interroge sur la signification de ces éléments visuels et qu'on se demande si c'est ça, la représentation des relations sexuelles que l'on veut pour notre société



Hein ?   il y a plusieurs façon de représenter les relations sexuelles entre adultes.  Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant dans les photos et encore moins la présence de la culture du viol.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 09, 2014, 22:40:03 pm


la culture derrière 10 photos dégradantes publiées dans des grands magazines de mode.



C'est un point de vue, et seulement un point de vue.  Je ne comprends pas le débat qu'on doit tenir autour de ça.  La photographie, la mise en scène d'une photographie, c'est une culture en soi; s'il faut commencer maintenant à analyser des oeuvres photographiques strictement sous l'angle du féminisme, on va aller nulle part avec ça.

La sexualité c'est pas mal plus complexe que de juste regarder ça sous l'angle féministe.  Je comprends ce que les féministes appellent culture du viol, mais pour moi c'est quelque chose qui n'existe que dans la tête des féministes radicales et extrémistes.  J'ai rarement vu Simone, sinon jamais, prendre une position aussi fermée d'esprit.  Je comprends pas.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 09, 2014, 22:46:23 pm


On peut:

- Dénoncer l'imagerie publicitaire qui mise sur la relation de pouvoir sexuée et qui joue sur l'ambiguïté du consentement

- Dénoncer les propos dégradants tenus à l'endroit d'une personne en position de pouvoir comme ceux qui ont été tenus à l'endroit d'Anne-Marie Roy



Je me vois très mal dénoncer ce que des personnes pensent dans leur tête ou ce qu'ils partagent avec des amis dans une discussion privée.
Titre: La culture du viol
Posté par: megalomarc le mars 10, 2014, 00:01:24 am
Mais ne crois tu pas que la meilleure façon de  cesser d'exacerber ça, ça serait de cesser de faire de l'humour indélicat ( pour reprendre ton expression) sur le viol par exemple.

Qu'est-ce que ça coûterait aux gars de ne pas en rajouter si c'est si sensible (chez plusieurs femmes) ?

Regardez où ça mène.

http://www.journaldemontreal.com/2014/03/08/mariloup-wolfe-poursuit-gab-roy-pour-300000?token=64ad9ee449fbd292ec23f6c158167780

L'humour est une forme de délicatesse, si c'est fait correctement.

Je pense qu'aucun sujet n'est tabou pour faire de l'humour si on le fait avec intelligence et talent. Ce n'est évidemment pas le cas de Gab Roy.

(http://storage.journaldemontreal.com/v1/jdx-prod-images/1310889796306_ORIGINAL.jpg?quality=80)
Titre: La culture du viol
Posté par: Lisa le mars 10, 2014, 07:06:41 am
Cinq gars qui se parlent en privé au sujet d'une autre personne peuvent ben penser et dire ce qu'ils veulent, c'est pas des affaires de personne d'autre.  Ce n'est pas supposé sortir de l'espace privé.  Se servir de ça contre eux n'est pas loyal de la part d'Anne-Marie Roy, car la discussion ne la concernait pas.   Ce n'est pas parce que quelqu'un parle de nous que ça nous concerne automatiquement.  Ce n'est pas comme si elle avait reçu des lettres anonymes ou subi un quelconque harcèlement public.

Sa réaction par rapport à ça est totalement disproportionnée.  Pis oui criss de folle, comme j'aurais dit criss de fou, comme dans virer fou, devenir fou.  Il n'y a qu'un seul coupable ici, et c'est la personne qui a rendu la discussion publique.  Cinq gars qui niaisent entre eux, aussi cons soient-ils, c'est juste cinq gars qui niaisent entre eux.

Tu choisis volontairement de simplifier l'enjeu en disant qu'il ne s'agit que d'une conversation privée.

Ce n'est pas seulement une conversation privée, c'est une conversation au cours de laquelle cinq personnes décrivent des actes sexuels et emploient une expression qui nie le consentement d'Anne-Marie Roy, le tout parce qu'elle a eu accès à une position de pouvoir et qu'ils en sont fâchés.


C'est moi ou ce que j'ai pas compris là dedans, c'est que c'est pas 5 gars dans une discussion privée, c'est 5 gars sur Facebook. Ce n'est pas du tout privé.
Titre: La culture du viol
Posté par: Lisa le mars 10, 2014, 07:10:24 am
Mettons a la job, Gérard se confie sur son problème de constipation. Bon, il va y avoir des jokes, plus ou moins bonnes, et c'est sûr et certain que la ''vas acheter de la bière, j'vas t'arranger ca a soir, j'ai l'outil'' va sortir sous une forme ou une autre. Bon, on peut trouver ca drôle ou pas, libre a chacun. Mais j'verrais d'un tres mauvais œil quelqu'un qui viendrait nous faire la lecon sur la culture du viol entre homme et sur la banalisation de la chose par de l'humour plate, passée date, redondante.......Juste ta yeule. Dans un cas comme ca, c'est sûr que j'irais d'un plus ou moins drôle et redondant, usé a la corde '' t'es juste jaloux mon esti''.

Y'avait juste rien de sérieux avec qu'un constipé vienne en mettre, du sérieux.

Pis la je me cite. Parce-que je ne trouve pas ca hilarant entre homme. Mais si la secrétaire arrivait en disant ''Câlice, fait 4 jours que j'ai pas chié, osti que ca va mal'', j'aurais de la misère a dire la phrase au complet tellement je trouverais ca drôle de lui lancer ''vas acheter de la bière, j'vas t'arranger ca a soir, j'ai l'outil''.

Peut-être que c'est drôle dans une certaine optique, peut-être que la secrétaire te connait et va sourire ou bien t'en repliquer une pire pour t'humilier un peu devant les autres gars, mais ça se peut aussi qu'un des autres gars voit ta joke comme un "approbation" a continuer de dire ce genre d'affaires. Peut-être qu'il va lui en sortir une a chaque fois qu'il la croise. Peut-être qu'il va lui dire de quoi pendant qu'elle va vers son auto dans le stationnement, qu'elle est ailleurs qu'au travail, etc. Dans une perspective ou ça devient vraiment pu drôle. C'est ça l'affaire, pis c'est plate, mais c'est de quoi qu'on a déjà parlé aussi. Surtout les femmes, surtout dans une optique ou on tente de plus en plus de prendre notre place, on se retrouve face à des commentaires qui nous réduisent à un vagin. Comment veux-tu dire après que tu vas considérer pareillement l'homme et la femme qui tentent de devenir premier ministre, CEO, etc?
Titre: La culture du viol
Posté par: Lisa le mars 10, 2014, 07:11:51 am
Plus j'y pense, plus je trouve ça dégueu d'avoir fait passer ces étudiants pour des violeurs.  C'est infiniment pire que les propos déplacés qu'ils ont pu dire entre eux.

Qui a dit qu'ils étaient des violeurs?

Est-ce qu'ils vont faire de la prison?

Qu'est-ce qui te dit que leur avenir est ruiné?

Ta yeule Sharl.

"Qui a dit qu'ils étaient des violeurs?" A la grandeur du pays on a claironné pendant des jours qu'ils ont pratiqué la "culture du viol". Si tu pratiques la "culture des épinards", t'es un cultivateur.  C'est ainsi qu'ils ont été stigmatisés, eux et leur famille, comme violeurs.

Non, si on suit ton analogie complètement boiteuse, pratiquer la culture des épinards = cultivateur, pas épinard. pratiquer la culture du viol = cultivateur, pas violeur.

Mais de toute façon t'es à coté de la track dans la discussion.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 10, 2014, 07:38:31 am
Peut-être que c'est drôle dans une certaine optique, peut-être que la secrétaire te connait et va sourire ou bien t'en repliquer une pire pour t'humilier un peu devant les autres gars, mais ça se peut aussi qu'un des autres gars voit ta joke comme un "approbation" a continuer de dire ce genre d'affaires. Peut-être qu'il va lui en sortir une a chaque fois qu'il la croise. Peut-être qu'il va lui dire de quoi pendant qu'elle va vers son auto dans le stationnement, qu'elle est ailleurs qu'au travail, etc. Dans une perspective ou ça devient vraiment pu drôle. C'est ça l'affaire, pis c'est plate, mais c'est de quoi qu'on a déjà parlé aussi. Surtout les femmes, surtout dans une optique ou on tente de plus en plus de prendre notre place, on se retrouve face à des commentaires qui nous réduisent à un vagin. Comment veux-tu dire après que tu vas considérer pareillement l'homme et la femme qui tentent de devenir premier ministre, CEO, etc?

Mais c'est parfait! C'est l'occasion rêvée de prendre sa place.

C'est aussi ca prendre sa place. Entre homme, on est challengé la dessus dès notre plus jeune age. Un plus grand nous gosse avec notre petite graine, ou y met fin, ou on se soumet. On monte, ou descend.

J'pense aux femmes que je connais, et, non, elle ne se font pas gosser longtemps dans le stationnement.

Une femme forte ne subira pas longtemps. Un homme faible, on en voit souvent, s'écrase toute sa vie, a l'école, au bureau, a la maison, au CHSLD. Libre a chacun. Faites ce que vous voulez.

Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 10, 2014, 07:45:51 am
Comment veux-tu dire après que tu vas considérer pareillement l'homme et la femme qui tentent de devenir premier ministre, CEO, etc?

Je les traite de la même facon. Et une femme comme Monique Jérôme-forget, ca me semble beaucoup plus solide qu'un homme comme François Gendron.

C'est plein en politique. Ma préférée, Lise Thériault, qu'elle poigne. C'est de la femme de tête.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 10, 2014, 08:22:30 am
Comment veux-tu dire après que tu vas considérer pareillement l'homme et la femme qui tentent de devenir premier ministre, CEO, etc?

JE TE CITE ENCORE.

Pas de problème avec homme/femme. Comme j'ai dit, je les traite pareil.

Dans l'armée, j'veux de la force, mentale et physique.
Dans une garderie, Je veux de la douceur, de la compréhension.

Pas question qu'une brute travaille dans un garderie, et pas question, qu'une tendresse hésite avant d'appliquer l'ordre qu'elle vient de recevoir.

Maintenant si les femmes veulent être soldat, oui, homme/femme, m'en sacre, mais avec force mentale et physique.

En politique, ou CEO, même chose. Ca prend ce que ca prend, et le sexe m'importe pas.

Y'a pas d'ajustement a faire. Si, pour faire un bon pompier, il faut défoncer des portes, je veux juste quelqu'un qui est capable de défoncer des portes. Une femme forte qui se scratche l'entre-cuisse d'une main, en défoncant la porte de l'autre, ca fera plus mon affaire qu'un fiffure parfumée avec un pénis. Et si j'ai a voté, pendant que je brûle l'autre bord de la porte, je vais prendre celui qui va défoncer la porte, homme/femme, m'en câlice, défoncez la porte.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 10, 2014, 08:31:40 am
Si, une personne, homme ou femme, est pas capable de dealer avec l'autre dans un stationnement : PAS DE POUVOIR. Aucun poste de direction.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 10, 2014, 08:36:03 am
OK mais pour toi ça va avec le fait d'être capable de prendre ce genre de commentaires?
Si la fille brute dit en pleine face aux autres de son équipe que ça lui tape sur les nerfs et qu'elle aimerais ça qu'ils arrêtent (plutôt que, je sais pas, aller leur faire un grief dans leur dos), ça n'en fait as moins une brute. Est-ce qu'aux yeux de ses collègues elle va être quelqu'un qui est capable de mettre son pied à terre ou elle sera une fille qui n'est pas capable de prendre des jokes et qui ne sera pas capable de fitter dans l'équipe?
Titre: La culture du viol
Posté par: Richard Enfer le mars 10, 2014, 08:36:22 am
Le fait que personne ici ne lise le GQ ou le Esquire ne veut pas dire que l'exemple que je propose est faible.

Il y a 964 000 copies imprimées du GQ chaque mois, et ils estiment rejoindre 6 500 000 personnes dans leur kit publicitaire.

Est-ce que ça fait assez de monde qui ont vu ces publicités pour qu'on puisse s'interroger sur ce qu'elles représentent sans essayer de minimiser leur impact parce que 60 personnes qui ne vivent pas le marché où ces publicités ont été lancées ne les ont pas vues!?
Ce sont de beaux chiffres, mais non suffisants pour parler d'un phénomène généralisé, ce qui est sous-entendu dans l'expression "culture du viol".

En plus, GQ et Esquire s'adressent à une élite éduquée et fortunée. Est-ce à dire que le phénomène de la culture du viol s'adresse principalement à cette élite? Vois-tu les gens qui consomment ces magazines sont les  décideurs au point de vue de la mise en forme des idéologies à venir et ils ont le pouvoir d'imposer leur point de vue. Même éduqués, les gens sont susceptibles à la propagande et je m'éviterai un point Godwin en ne donnant pas un exemple pas si lointain.  Parce qu'on ne voit pas vraiment d'équivalent de ce type de publicité dans Chasse et pêche À part avec un chevreuil ou un gros doré dans les bras, les femmes n'ont pas leur place dans ce magazine ;) et People Magazine Le discours sous-jacent de ce type de magazine est la préservation des moeurs. Vous aimez vraiment sortir n'importe quel argument non fondé. Il y a une certaine décadence associée aux milieux de l'art et de la mode et je crois que c'est principalement un plaisir malsain à choquer qui est mis en place ici plutôt qu'une banalisation qui est à l'opposé exact de l'effet recherché Quand choquer pour choquer devient la norme d'une industrie, on peut effectivement parler de banalisation .

Et je ne vois pas cette banalisation dans la culture populaire. À l'exception de certains jeux vidéo trash, toutes les fois où on parle de viol, c'est toujours avec une connotation fort négative et avec une très grande mesure des conséquences. La raison pour laquelle tant d'institutions tentent désespérément de cacher les cas de viol ou de jeter le blâme sur les victimes est précisément parce que tous savent que c'est mal et inexcusable.

Pensons à la réaction aux méfaits supposés de Roman Polanski et Woody Allen, je n'ai entendu nulle part des gens prétendant que ces actes étaient normaux et pardonnables. Ma réaction et celle de millions d'autres personnes ont été la stupéfaction, l'horreur et l'espoir que cela soit faux. Ce n'est pas de la banalisation.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 10, 2014, 08:43:03 am
Mais ne crois tu pas que la meilleure façon de  cesser d'exacerber ça, ça serait de cesser de faire de l'humour indélicat ( pour reprendre ton expression) sur le viol par exemple.

Qu'est-ce que ça coûterait aux gars de ne pas en rajouter si c'est si sensible (chez plusieurs femmes) ?

Regardez où ça mène.

http://www.journaldemontreal.com/2014/03/08/mariloup-wolfe-poursuit-gab-roy-pour-300000?token=64ad9ee449fbd292ec23f6c158167780

L'humour est une forme de délicatesse, si c'est fait correctement.

Je pense qu'aucun sujet n'est tabou pour faire de l'humour si on le fait avec intelligence et talent. Ce n'est évidemment pas le cas de Gab Roy.

(http://storage.journaldemontreal.com/v1/jdx-prod-images/1310889796306_ORIGINAL.jpg?quality=80)


Daniel Tosh, sur sur une joke de viol, fait de manière hilarante :

http://www.youtube.com/watch?v=isSJjwdXgho
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 10, 2014, 09:03:25 am
"What is a right joke ? I don't find rape funny, it's terrible, one of the worst hideous thing to do, but there's so many levels to get [...] if you laught at someone being rape, that's not the joke, you are just an horrible, nasty person. I don't find that funny, but some people will find it funny but they are serial killers and rapist. The thing is again, stupid people treat jokes about bad things with the same fear(?) that intelligent people treat the actual bad thing and they are not related. A joke about a bad thing, it's what humor is for, to get us over bad things. If you can't joke about bad shit, there's no point joking about good shit." - Ricky Gervais

http://www.youtube.com/watch?v=vVDViHoRROw
Titre: La culture du viol
Posté par: Haut_perché_dans_un_arbre le mars 10, 2014, 09:04:04 am
http://mashable.com/2012/07/10/daniel-tosh-rape-joke/

Et il s'en est excusé...

Vraiment, que tout est risible et sujet à un gag dépasse mon entendement. J'ai eu des amies, des blondes, des cousines qui ont été violées ( 4 au total) et il n'y a rien de risible à cet acte... À chaque fois que j'entends un mec parler de violer une femme, je lui demande fermement de se fermer la gueule. Et ça fonctionne.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 10, 2014, 09:05:44 am
Lisa c'était un chat sur Facebook on dirait. Une conversation privée qui s'est ébruitée parce que un des gars a laissé la page ouverte sur un ordinateur (public?). Quelqu'un a vu la conversation et a pris des photos.
D'un côté, la personne n'a pas respecté le côté privé de la conversation, mais de l'autre, un des intervenants n'a pas pris les précautions nécessaires pour qu'elle reste privée.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 10, 2014, 09:07:53 am
http://mashable.com/2012/07/10/daniel-tosh-rape-joke/

Et il s'en est excusé...

Vraiment, que tout est risible et sujet à un gag dépasse mon entendement. J'ai eu des amies, des blondes, des cousines qui ont été violées ( 4 au total) et il n'y a rien de risible à cet acte... À chaque fois que j'entends un mec parler de violer une femme, je lui demande fermement de se fermer la gueule. Et ça fonctionne.

Il s'est excusé sur pression, tant qu'à moi il n'aurait pas dû, mais bon...

Personne ne rit du fait que la personne se fait violer, mais de comment le tout est amené, de la joke en tant que tel.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 10, 2014, 09:30:30 am
Si je résume la discussion, les filles du forum , surtout Simone mais aussi Jay et Lisa (Poune  aussi ?) sont dérangées par ces discussions et images reliés au viol  et les gars trouvent qu'elles capotent pour rien.

Je me demande en quoi les gars sont des bons juges pour décider de ce qui peut rendre mal à l'aise les filles (ou les choquer ou déranger..).

Si je comprends bien les boys vous allez continuer jusqu'à ce que Simone dise : « ah ouin c'est vrai , c'est dans ma tête tout ça..» ?

Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 10, 2014, 09:36:25 am
Ce que ces photos illustrent, d'abord, c'est l'instrumentalisation du corps féminin et masculin pour vendre des vêtements, pour vendre un style. Les sujets de ces photos ne sont pas des humains : ce sont des mannequins, des corps habillés. Ils n'ont pas d'humanité dans la mise en scène captée sur le vif : ce sont des objets. En cela, ils permettent une distanciation entre ce qu'ils représentent et leur public, c'est-à-dire nous autres. C'est cela précisément qui autorise votre prise de position : je n'adhère pas à la réalité peinte par ces photos parce que ce sont des photos, des simulacres, des illusions. De plus, je ne constitue pas le public de ces photos, car je ne suis pas quelqu'un qui consomme ce qui est vendu par ces photos, soit des vêtements de luxe. Ce faisant, vous vous placez à l'extérieur du débat : vous opposez à leur spectacle dégradant une fin de non-recevoir en réutilisant les mécanismes économiques qui ont mené à leur création. Vous refusez de jouer le rôle que vous assigne ces publicités parce qu'il ne coincide pas avec le vôtre, qui n'est que la somme de ce que vous considérez être sur vos cartes d'identité, sur vos cartes de crédit, sur votre relevé d'impôt. Le discussion n'a pas lieu parce qu'elle n'a pas de lieu pour se tenir : vous y échappez. Et l'horreur se poursuit, parce qu'elle ne concerne personne.

Mais voilà : c'est exactement ce que plusieurs font depuis le début de ce sujet sur la culture du viol : éviter la discussion de fond en se cherchant des alibis pour que la discussion ne se tienne pas. Vous remettez en question la juxtaposition des mots "culture", "de" et "viol" sans aborder de front ce à quoi ce syntagme renvoie. Vous émettez des opinions fondées sur des anecdotes, vous relayez des impressions qui endossent à peu près exactement ce qui est dénoncé sans vraiment les remettre en question. Bref, vous faites des histoires. On noie alors la culture dans l'empirique, le système dans l'opinion. On rejoue au final la comédie antédiluvienne des frustrées et des magnanimes ; c'est si confortable pour les magnanimes parce que reconnaitre le bien-fondé de la révolte des premières transformeraient inévitablement les deuxièmes en sales exploiteurs. Ce qui est bien inconvenant pour ces messieurs, reconnaissons-le. L'essentiel du débat sur la culture du viol tient à maintenir l'inexistence du débat, ce qui confirme l'inexistence de son objet. Qui existe, pourtant. Les photos le prouvent bien, et de manière spectaculaire.


Plus clairement et succinctement , tous les forumeux qui n'ont pas adhérés à cette fumisterie qu'est la "culture du viol" sont des caves qui ne comprennent tout simplement pas de quoi on parle. Ils n'arrivent pas à cerner la problématique, la situer et s'y situer.

"Les photos le prouvent bien, et de manière spectaculaire." Nous avons eu droit à une exposition intensive de sous-produits de cette présumée "culture du viol". Y en a-t-il un seul ici chez qui cela a émoustillé ses instincts de violeurs?





 
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 10, 2014, 09:38:37 am
Si je résume la discussion, les filles du forum , surtout Simone mais aussi Jay et Lisa (Poune  aussi ?) sont dérangées par ces discussions et images reliés au viol  et les gars trouvent qu'elles capotent pour rien.

Je me demande en quoi les gars sont des bons juges pour décider de ce qui peut rendre mal à l'aise les filles (ou les choquer ou déranger..).

Si je comprends bien les boys vous allez continuer jusqu'à ce que Simone dise : « ah ouin c'est vrai , c'est dans ma tête tout ça..» ?



Donc, on devrait arrêter la discussion en disant : "ah ouain d'accord, ça te dérange, c'est beau on peut arrêter d'en parler maintenant."

Simone et les autres disent leurs points de vue, on dit le nôtre, c'est quoi le problème avec ça Tam ?
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 10, 2014, 09:54:05 am
Je trouve juste très révélateur que les gars et les filles soient divisés à ce point sur la question, dans ce débat.

Titre: La culture du viol
Posté par: Lisa le mars 10, 2014, 10:12:14 am
Pontiak: Si tu les traitent égales, justement, alors donc tu ne devrais pas, en voyant une femme CEO agir avec de la poigne et faire face à une décision contestée, dire "elle est mal baisée elle, elle aurait besoin d'une bonne graine dans le cul pour se décoincer" alors que tu aurais jamais dit ça en voyant un gars CEO prendre la même décision.

Ce qu'on dénonce un peu, c'est que y'a des gens qui vont dire ça, et de façon nonchalante, sans réellement penser que y'a quelque chose d'assez épouvantable à dire des affaires de mêmes, que ce soit envers des hommes ou des femmes.

C'est rien que ca!
Titre: La culture du viol
Posté par: fourchette le mars 10, 2014, 10:15:21 am
Ben, fondamentalement, le problème, c'est pas la violence sexuelle en tant que telle, c'est son utilisation, réelle ou fictive, pour exprimer des relations de pouvoir.

 Je ne dis pas qu'elle est à sens unique : ce n'est pas juste l'histoire de méchants pénis, en chair ou en cyberskin pour plus de confort, qui rentrent partout de force ou de vagins carnivores qui croquent de la verge, et des coups de bâton qu'il faut distribuer en conséquence. On ne fait de pas chasse aux sorcières à qui il faudrait couper la zouine pour éviter qu'elle ruine des virginités de toutes sortes : le débat est ailleurs. Un forum n'est pas un tribunal...

Culture du viol, c'est une expression qui choque parce que ça décrit un phénomène choquant. Ça parle du fait qu'on utilise la violence sexuelle comme une arme, contre les femmes, bien sûr, mais contre les faibles en général, contre les démunis.

La culture du viol, ça vient sous beaucoup de formes. Y'a la porno, bien sûr. Y'a l'humour, la publicité. Y'a même la guerre-pour-de-vrai, avec les camps de viol au Congo. Je le répète : c'est une arme des forts contre les faibles. Une arme pour les priver de leur dignité.

La culture du viol, c'est l'expression d'un pouvoir, donc, d'une oppression. La combattre, c'est se battre pour la dignité humaine. C'est se battre pour la liberté. Et pour la combattre, il faut la reconnaître. L'ignorer participe à sa prolifération. C'est pas juste une lubie de féministe frustrée. Et un homme n'est pas moins homme quand il reconnait le phénomène, au contraire.

Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 10, 2014, 10:26:56 am
Ca mérite tout plein de +1, ce message-là.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 10, 2014, 10:37:16 am
Ben, fondamentalement, le problème, c'est pas la violence sexuelle en tant que telle, c'est son utilisation, réelle ou fictive, pour exprimer des relations de pouvoir.

 Je ne dis pas qu'elle est à sens unique : ce n'est pas juste l'histoire de méchants pénis, en chair ou en cyberskin pour plus de confort, qui rentrent partout de force ou de vagins carnivores qui croquent de la verge, et des coups de bâton qu'il faut distribuer en conséquence. On ne fait de pas chasse aux sorcières à qui il faudrait couper la zouine pour éviter qu'elle ruine des virginités de toutes sortes : le débat est ailleurs. Un forum n'est pas un tribunal...

Culture du viol, c'est une expression qui choque parce que ça décrit un phénomène choquant. Ça parle du fait qu'on utilise la violence sexuelle comme une arme, contre les femmes, bien sûr, mais contre les faibles en général, contre les démunis.

La culture du viol, ça vient sous beaucoup de formes. Y'a la porno, bien sûr. Y'a l'humour, la publicité. Y'a même la guerre-pour-de-vrai, avec les camps de viol au Congo. Je le répète : c'est une arme des forts contre les faibles. Une arme pour les priver de leur dignité.

La culture du viol, c'est l'expression d'un pouvoir, donc, d'une oppression. La combattre, c'est se battre pour la dignité humaine. C'est se battre pour la liberté. Et pour la combattre, il faut la reconnaître. L'ignorer participe à sa prolifération. C'est pas juste une lubie de féministe frustrée. Et un homme n'est pas moins homme quand il reconnait le phénomène, au contraire.

Je reconnais le phénomène, mais dès que j'ai voulu aller au-delà de la question du viol, qui ne me semble pas être au centre du problème comme l'expression le prétend, Simone a rejeté mon intervention du revers de la main en disant que je mélangeais les choses, quand pour moi, lorsque l'on parle de ce genre de choses, il est important d'y amener une perspective historique pour en comprendre les causes directes et indirectes et de tisser des liens avec d'autres comportements sociaux. Je ne comprends pas pourquoi il est si important d'accepter que le viol est quelque chose de banalisé à partir de quelques exemples disparates qui mis côte à côte semblent représenter un phénomène imposant quand des milliers d'autres exemples prouvent le contraire.

Il y a un problème avec le viol, certes. Je suis 100% d'accord. Trop de viols sont commis, une tendance inquiétante à mettre le blâme sur la victime est un réflexe à proscrire et beaucoup trop d'hommes se permettent de faire de mauvaises blagues sur le sujet. Toutes ces choses sont vraies. Mais j'ai de la difficulté à voir cela comme étant des éléments d'une soi-disant "culture", à mettre dans une catégorie différente que tous les autres travers de notre société. Est-ce que ça fait de moi un négationniste? Je ne crois pas. J'étais le premier à remarquer sur ce forum que dès que l'on parle d'une athlète féminine, la question de son apparence physique et de sa beauté revient systématiquement. Comme si la valeur d'une femme doit nécessairement toujours être mesurée à sa "baisabilité". Ce phénomène malheureux, je le reconnais comme imbriqué dans notre culture et je le décrie chaque fois que je le rencontre (i.e. tout le temps). Je ne fais simplement pas le pas supplémentaire d'enlever la notion de consentement, et de faire le constat pessimiste que le viol et sa banalisation sont en recrudescence, ce qui ne m'apparait pas comme crédible.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 10, 2014, 10:44:54 am
Ce que je déplore le plus de certains messages ici, c'est de se braquer en disant « Heille je ne suis pas comme ça moi!, je suis un gars mais ne me mettez pas dans ce panier » Ce message sur la défensive n'a pas lieu d'être. Pas plus que d'associer cette vision des choses à du féminisme extrême.

Il y a la question de la liberté d'expression avec l'humour sur le viol mais, Megalomarc l'a dit, on peut rire de tout mais pas n'importe comment et de ce que j'ai vu et lu récemment, c'est plutôt n'importe comment.

Oui, le politycally correct peut être une nuisance. Il est très présent à notre époque. Mais nous sommes aussi à une époque ou les gens test des trucs, veulent aller le plus loin possible en se disant que le reste a déjà été fait . Mais tout ça peut basculer dans quelque chose qui n'est plus de l'humour et en tant que société, on peut se demander si on veut ce genre de discours dans l'espace public sans qu'on parle de censure.





Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 10, 2014, 10:47:17 am
Je ne fais simplement pas le pas supplémentaire d'enlever la notion de consentement, et de faire le constat pessimiste que le viol et sa banalisation sont en recrudescence, ce qui ne m'apparait pas comme crédible.

Et quel est le danger ou le désavantage de faire ce constat, et au pire, de se tromper ou d'exagérer?

Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 10, 2014, 10:57:30 am
Il n'y en a aucun. On jase.

Je ne suis pas masculiniste. Je n'ai rien à perdre ou à gagner dans ce débat. Et je n'ai pas de problème à ce que l'on fasse des généralisations sur les hommes si cela est basé sur de tendances réelles.

Cependant, comme MadChuck, je ne me base pas sur des facteurs émotifs pour me forger une opinion sur un sujet donné, mais sur ce que j'observe. Et ce qu'on appelle la "culture du viol", je ne l'ai pas observée. Je trouve en plus que cette appellation est contre-productive. C'est un constat d'échec et une culpabilisation non justifiés.

Comme je l'ai dit maintes et maintes fois, beaucoup de nos comportements entre hommes et femmes sont malsains et il y a encore beaucoup de chemin à faire. Je n'ai juste pas l'impression que l'on pèse sur le bon bobo ici.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 10, 2014, 10:59:07 am
Oui, le politycally correct peut être une nuisance. Il est très présent à notre époque. Mais nous sommes aussi à une époque ou les gens test des trucs, veulent aller le plus loin possible en se disant que le reste a déjà été fait . Mais tout ça peut basculer dans quelque chose qui n'est plus de l'humour et en tant que société, on peut se demander si on veut ce genre de discours dans l'espace public sans qu'on parle de censure.

As-tu des exemples de ce que tu avances?

Ce que je constate au contraire est que plus on est ouvert sur certains sujets, plus vite l'abcès est crevé, plus rapidement la société évolue.

Je suis certain que beaucoup de racistes tripaient sur le monologue Nigger Black d'Yvon Deschamps et que plein de misogynes trouvaient qu'il avait "bien raison" quand il blastait les femmes dans ses monologues, quand c'était exactement l'effet inverse qui était recherché. Mais c'est en montrant nos travers au grand jour que nous nous sommes élevés comme société.
Titre: La culture du viol
Posté par: Evergreen Terra le mars 10, 2014, 11:03:39 am
Pontiak: Si tu les traitent égales, justement, alors donc tu ne devrais pas, en voyant une femme CEO agir avec de la poigne et faire face à une décision contestée, dire "elle est mal baisée elle, elle aurait besoin d'une bonne graine dans le cul pour se décoincer" alors que tu aurais jamais dit ça en voyant un gars CEO prendre la même décision.

Ce qu'on dénonce un peu, c'est que y'a des gens qui vont dire ça, et de façon nonchalante, sans réellement penser que y'a quelque chose d'assez épouvantable à dire des affaires de mêmes, que ce soit envers des hommes ou des femmes.

C'est rien que ca!

Voyons donc. Entre gars on dit ça souvent des choses comme '' on dirait qu'il a une graine dans le cul'' ou '' c'est un enculé'' ou ''il peut ben aller se crosser'' et plein d'autres expressions gracieuses et élégantes comme ça. Dire qu'une femme aurait besoin d'une graine dans le cul pour se décoincer n'a rien de spécifiquement méchant envers le genre féminin. Vous avez des oreilles un peu chastes on dirait. Vous êtes effrayées et offusquées à pas grand chose. Tenez-vous un peu plus avec des gangs de gars, vous allez en entendre de toutes les sortes et ça va vous désensibiliser un peu à ce que vous considérez comme une ''culture du viol''



C'est quoi cette manie de constamment victimiser les femmes ? De toujours voir la situation de la femme à travers un prisme déformant la réalité ? Oui la femme est plus souvent jugée sur son apparence ( principalement par les autres femmes disons-le) mais je ne sens aucune tendance dans le société qui tendrait à faire apparaître une culture du viol. Peut-être chez certaines ethnies mais même là. Regardez autour de vous, tous les hommes qui ont des enfants filles, des soeurs, des mères, etc, pensez-vous que ces hommes trouvent normal et socialement acceptable qu'une femme se fasse violer ?     
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 10, 2014, 11:05:14 am
Personnellement, j'ai beaucoup plus souvent utilisé (ou entendu) l'expression "mal baisé" en parlant d'un homme que d'une femme, mais on m'a dit plusieurs fois ici que mes anecdotes personnelles n'étaient pas les bienvenues.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 10, 2014, 11:10:55 am
Je reconnais le phénomène, mais dès que j'ai voulu aller au-delà de la question du viol, qui ne me semble pas être au centre du problème comme l'expression le prétend, Simone a rejeté mon intervention du revers de la main en disant que je mélangeais les choses, quand pour moi, lorsque l'on parle de ce genre de choses, il est important d'y amener une perspective historique pour en comprendre les causes directes et indirectes et de tisser des liens avec d'autres comportements sociaux. Je ne comprends pas pourquoi il est si important d'accepter que le viol est quelque chose de banalisé à partir de quelques exemples disparates qui mis côte à côte semblent représenter un phénomène imposant quand des milliers d'autres exemples prouvent le contraire.

Je n'ai pas "rejeté ton intervention du revers de la main".

L'essentiel de ton argumentaire repose sur le fait que le vrai problème de notre société est que les rapports hommes-femmes ont évolué trop rapidement pour que nos codes sociaux évoluent/suivent le même rythme.

Tu as effectivement introduit une perspective historique, mentionnant notamment que c'est difficile de dire que les manifestations de cette (ce que tu appelles) "soit-disant" culture ont augmenté par rapport à une époque pas si lointaine où on ne parlait pas du tout de sexualité et où les femmes n'étaient pas libres de mener leur existence comme bon leur semblait.

Je t'ai répondu que je trouvais qu'il y avait effectivement un problème avec le peu de place qu'on laisse à l'homme en société (j'ai notamment dénoncé le fait que le système scolaire est conçu pour les filles et que les garçons en souffrent beaucoup, et j'ai approuvé Splatch quand il a parlé de la représentation de l'homme dans les publicités québécoises, bref, je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il y a un enjeu de société là). Je ne considère pas que la perspective historique soit pertinente parce que l'idée n'est pas de savoir s'il y a plus de violences sexuelles ou non, l'idée est de prendre conscience qu'on laisse la violence sexuelle laisser sa marque sur les discours dominants qui émanent de nos sociétés et qu'on risque, à cause de ça de banaliser la violence sexuelle (en foi de quoi, j'ai essayé de montrer des exemples qui prouvent que c'est à tout le moins plus répandu et banal qu'on pense de trivialiser la violence sexuelle).

Donc, en réponse à ton argument, je ne considère pas que l'hypothèse de l'évolution des rapports hommes-femmes suffisent pour expliquer ce genre de représentations parce que:

- la culture du viol touche autant les hommes que les femmes, même si les femmes sont plus souvent présentées en position de faiblesse
- la culture du viol s'exprime aussi dans des contextes gays/lesbiens ou sexuellement ambigus, où les relations de pouvoir hommes-femmes n'ont rien à faire.

Bref. J'ai lu chacune de tes interventions, et je trouve que ton argument touche un bon point de société, mais qu'il n'a pas grand chose à voir avec la culture du viol.

De ton côté, tu m'accuses de bâcler ma réflexion, d'avoir une idée fausse (une définition fausse, je pense?) de la culture et d'être pessimiste, et tu réponds à mes messages avec sarcasme.

Je doute que ce soit moi qui "rejette tes interventions du revers de la main".
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 10, 2014, 11:21:03 am
C'est de la pure bullshit.

On joue sur les mots. Un viol est un acte violent  par lequel un homme abuse sexuellement d'une femme contre sa volonté. C'est un crime.

Penser et dire qu'une femme ou un homme est baisage non seulement n'a rien de criminel, mais peut être parfaitement normal et une pure  vérité. Penser et dire qu'une femme ou un homme que tu n'aimes pas devrait se faire enculer non seulement n'a rien de criminel, mais peut être parfaitement normal et une pure vérité.

Ici on s'érige en juge du bon goût, tout en prêtant injustement et abusivement des motivations qui n'ont pas lieu d'être.

On ne parle pas ni des vraies viols, ni des vrais violeurs. En fait, on ne part pas d'eux.

On s'en crisse pas mal des vrais viols et des vrais violeurs. Ce qui compte, c'est relativiser et généraliser pour accoucher d'une théorie aussi farfelue soit-elle, mais certifiée féministe qui aura le vent dans les voiles dans les sphères académiques et du pouvoir.

Titre: La culture du viol
Posté par: fourchette le mars 10, 2014, 11:28:45 am
Citer
Le taux d'agressions sexuelles commises contre les femmes et déclarées par la police est demeuré stable en 2011, après avoir augmenté entre 2009 et 2010. Selon les résultats de l'Enquête sociale générale (ESG) de 2009 sur la victimisation, laquelle fournit des renseignements sur les incidents de victimisation autodéclarés, qu'ils aient été signalés ou non à la police, une proportion considérable d'agressions sexuelles ne sont pas signalées à la police.

Source : Statistique Canada : http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/130225/dq130225a-fra.htm



On s'en crisse pas mal des vrais viols et des vrais violeurs. Ce qui compte, c'est relativiser et généraliser pour accoucher d'une théorie aussi farfelue soit-elle, mais certifiée féministe qui aura le vent dans les voiles dans les sphères académiques et du pouvoir.



Le féminisme est un contre-pouvoir. Il est par définition exclu du pouvoir. D'où son caractère irritant.

Et puis, il n'y a rien de relatif dans un camp de viol, dans une augmentation satistique des agressions sexuelles contre les femmes, ni de général dans une photo de MODE5 gars s'apprêtent à baiser une fille couchée et nue.

Il n'y a pas de complot.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 10, 2014, 11:34:29 am
C'est de la pure bullshit.

On joue sur les mots. Un viol est un acte violent  par lequel un homme abuse sexuellement d'une femme contre sa volonté. C'est un crime.

Viol, n.m.: Acte par lequel une personne non consentante est contrainte à des relations sexuelles au moyen de la force ou de l’intimidation.

Penser et dire qu'une femme ou un homme est baisage non seulement n'a rien de criminel, mais peut être parfaitement normal et une pure  vérité. Penser et dire qu'une femme ou un homme que tu n'aimes pas devrait se faire enculer non seulement n'a rien de criminel, mais peut être parfaitement normal et une pure vérité.

Ici on s'érige en juge du bon goût, tout en prêtant injustement et abusivement des motivations qui n'ont pas lieu d'être.

Pas du tout, on dit que ce qui nous inquiète, c'est que ces commentaires sont de plus en plus souvent utilisés pour rabaisser des personnes dans des situations ou le contexte ne s'y prête pas, et qu'ils sont accompagnés, dans l'espace public, d'un imaginaire sexué dérangeant assez commun pour qu'on ne s'en indigne plus.

Le bon goût n'a rien à voir, on examine un ensemble de facteurs préoccupants et on essaie de tirer des conclusions.

On ne parle pas ni des vraies viols, ni des vrais violeurs. En fait, on ne part pas d'eux.

On s'en crisse pas mal des vrais viols et des vrais violeurs. Ce qui compte, c'est relativiser et généraliser pour accoucher d'une théorie aussi farfelue soit-elle, mais certifiée féministe qui aura le vent dans les voiles dans les sphères académiques et du pouvoir.

On dit au contraire qu'on est préoccupés parce que des cas récents ont démontré qu'il y a une tendance pénale qui "amoindrit" les accusation d'agressions sexuelles en parlant de grey rape et de date rape, que les victimes sont de plus en plus jugées par leurs pairs, que les viols collectifs sont en augmentation dans les écoles secondaires, que la violence sexuelle "corrective" augmente partout dans le monde, et on a l'impression que toutes ces choses sont reliées.

Toi, à part faire des déclarations sensationnalistes à l'emporte-pièces, tu fais quoi pour les vraies victimes de vrais viols perpétrés par des vrais violeurs?

Bon, c'est ça.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 10, 2014, 11:45:30 am
Personnellement, j'ai beaucoup plus souvent utilisé (ou entendu) l'expression "mal baisé" en parlant d'un homme que d'une femme

Hein? Pour ma part je te dirais que c'est du ratio 10 femmes pour 1 homme.



Titre: La culture du viol
Posté par: Lisa le mars 10, 2014, 11:47:53 am
En fait, je crois que je comprends pourquoi Bonheur et Simone ne se comprennent pas.

Je comprends le point de Bonheur et je pense que Simone aussi, mais Simone n'en voit pas la pertinence alors que Bonheur si.

Si je comprends bien, Bonheur dit que le fait que les changements au niveaux des relations hommes-femmes se passe si rapidement que pour plusieurs il est difficile de s'adapter.

Que dans le fond, il faudrait mieux savoir comment agir.

Que certaines personnes, en l'absence de guides clairs, préfère ne rien changer à leur façon de faire (aborder une fille en lui parlant de la droguer/violer).

Simone dit qu'en riant et banalisant ces sujets (viols, relations non consentantes en général), les gens qui sont "perdus" POURRAIENT avoir dans l'idée que c'est "correct" dans une certaine mesure d'agir ainsi. Qu'on pourra pas lui reprocher après coup un "date-rape" parce que tout le monde en avait parlé et dit qu'ils feraient ce genre de choses.


Evergreen: Honnêtement, si tu as plus que 25 ans et que tu parles encore de même, ça m'étonne. Pour moi ce sont des discours de garçons prépubères qui ne savent pas gérer leur sexualité. Je trouve ça dégradant, et je suis peut-être chaste, mais non, personne dans mon cercle d'amis ou dans ma famille dit des affaires de même. On est capable de dire "Elle a donc ben l'air coincée quand elle parle", "Wow il manque de naturel cet homme-là quand il fait un discours", et ça veut dire essentiellement la même affaire.

Et on a pas besoin de parler de sexe.
Titre: La culture du viol
Posté par: Evergreen Terra le mars 10, 2014, 11:48:20 am
Bien franchement Simone, toutes les photos que tu as postées et que tu considères comme représentatives de la culture du viol ambiante, je n'y crois pas. Quand je vois ce genre de pub, je me dis que ça s'adresse à un segment restreint de la population composé surtout d'homo urbain. Absolument pas représentatif de la population en général. Et c'est tellement gros, niaiseux, fake, vide, style hipster, que ça ne peut pas être crédible. C'est à la pub ce qu'est à l'art le gars qui se rentre un pinceau dans le cul pour dessiner des tableaux : marginal et risible. Je ne comprends pas comment tu fais pour y croire tant que ça.     
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 10, 2014, 11:49:05 am
Je ne sais pas dans quelle mesure il y a plus de viols qu'autrefois ou qu'ils se manifestent différemments mais je suis certains que bons nombres de viols autrefois passés sous silence font l'objet maintenant d'une enquête et éventuellement de poursuites judiciaire et ce ce fait on en entend de plus en plus parler.

Ce qui est problèmatique avec le viol c'est toujours la même chose, difficile de prouver le consentement ou non. C'est pas parce qu'une fille s'est faite prendre par 5 gars dans un endroit glauque qu'elle était non consentente et c'est pas parce qu'une fille n'a pas de bleus et que c'était avec son ami de longue date que ça n'est pas un viol non plus, on en sortira jamais de cette affaire.

Pour le reste quand il s'agit de menaces, d'insultes, ou d'humour, on prend souvent des armes adaptés à l'individu ou d'autres par défaut et ça va ête le viol, la taille, sexiste, raciste, homophobe etc... Je ne voit pas dans ce contexte une culture du viol plus qu'une culture de l'homophobie, du racisme ou d'autre chose.


Titre: La culture du viol
Posté par: Evergreen Terra le mars 10, 2014, 11:52:26 am
Evergreen: Honnêtement, si tu as plus que 25 ans et que tu parles encore de même, ça m'étonne. Pour moi ce sont des discours de garçons prépubères qui ne savent pas gérer leur sexualité. Je trouve ça dégradant, et je suis peut-être chaste, mais non, personne dans mon cercle d'amis ou dans ma famille dit des affaires de même. On est capable de dire "Elle a donc ben l'air coincée quand elle parle", "Wow il manque de naturel cet homme-là quand il fait un discours", et ça veut dire essentiellement la même affaire.

Et on a pas besoin de parler de sexe.

Je crois que ça dit tout. Moi aussi je surveillerais mon langage en présence d'une fille dans ton genre. Sûrement que les autres gars autour de toi font la même chose...
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 10, 2014, 11:54:44 am
Personnellement, j'ai beaucoup plus souvent utilisé (ou entendu) l'expression "mal baisé" en parlant d'un homme que d'une femme,

Moi je crois que je ne l'ai entendu qu'exclusivement pour uen femme. Pour un mec l'équivalent serait plutôt "il a un balai dans le cul" ou juste "il est coincé du cul" ou un truc du genre.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 10, 2014, 11:56:05 am
le viol, la taille, sexiste, raciste, homophobe etc... Je ne voit pas dans ce contexte une culture du viol plus qu'une culture de l'homophobie, du racisme ou d'autre chose.

Mais a t-on vécu une "dérive", y'a 10-20 ans esce que le viol était dans le discours grand public acceptable comme source d'humour (plus ou moins par rapport à aujourd'hui), parce qu'il faut avouer que pour l'homophonie et le racisme y'a eu des passes ou le niveau d'acceptabilité grand public à diminué.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 10, 2014, 11:57:24 am
Evergreen: Honnêtement, si tu as plus que 25 ans et que tu parles encore de même, ça m'étonne. Pour moi ce sont des discours de garçons prépubères qui ne savent pas gérer leur sexualité. Je trouve ça dégradant, et je suis peut-être chaste, mais non, personne dans mon cercle d'amis ou dans ma famille dit des affaires de même. On est capable de dire "Elle a donc ben l'air coincée quand elle parle", "Wow il manque de naturel cet homme-là quand il fait un discours", et ça veut dire essentiellement la même affaire.

Et on a pas besoin de parler de sexe.

Je crois que ça dit tout. Moi aussi je surveillerais mon langage en présence d'une fille dans ton genre. Sûrement que les autres gars autour de toi font la même chose...

Je suis d'accord avec Everreen, entre mec on parle de façon beaucoup plus cru que si une femme est présente, mais les exemples qu'il a donné ne me choquent pas, c'est vraiment du standard entre mecs, je ne dis pas qu'on passe son temps à avoir ce type de langage mais c'est du classique.

Il vient peut-être de laà le problème, avec internet un langage qui se limitait peut-être à la sphère "entre pote" sort de ce cercle privé pour être lu par tous, peut-être que pas mal de femmes découvrent un langage masculin qu'elles ne supposaient pas.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 10, 2014, 11:59:19 am
"Wow il manque de naturel cet homme-là quand il fait un discours", et ça veut dire essentiellement la même affaire.

Moi je cris: Diantre, cet individu n'est pas un grand orateur, médiocre tous au plus, mais il a sûrement d'autre qualités ! devant ma télé.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 10, 2014, 12:03:00 pm
le viol, la taille, sexiste, raciste, homophobe etc... Je ne voit pas dans ce contexte une culture du viol plus qu'une culture de l'homophobie, du racisme ou d'autre chose.

Mais a t-on vécu une "dérive", y'a 10-20 ans esce que le viol était dans le discours grand public acceptable comme source d'humour (plus ou moins par rapport à aujourd'hui), parce qu'il faut avouer que pour l'homophonie et le racisme y'a eu des passes ou le niveau d'acceptabilité grand public à diminué.

je ne l'ai pas remarqué mais c'est possible, si c'est le cas est-ce qu'ils faut vraiment y voir une "culture du viol" ce qui semble très eagéré ou une simple évolution du langage urbain, de la vulgarité, une évolution qui n'aurait pas forcément une incidence particulière sur le comportement desindividus, je ne sais pas.

Le problème qui me gêne avec ce terme de "culture du viol" c'est qu'il implique implicitement que le viol ne choquerait plus ou moins dans la société, ce qui ne me semble pas être le cas et que la pratique du viol deviendrait une forme de "mode de vie" pour une certaine frange de la population pour laquelle ça diviendrait une pratique culturelle ce qui n'est pas vrai ou alors pour des population très particulières et défavorisées peut-être.

Le terme de culture du viol me gêne car il implique la société, une évolution comportementale globale de la société et pas simplement parler d'une augmentation des viol comme un phénomène en augmentation parmis d'autres.
Titre: La culture du viol
Posté par: Evergreen Terra le mars 10, 2014, 12:07:52 pm
"Wow il manque de naturel cet homme-là quand il fait un discours", et ça veut dire essentiellement la même affaire.

Moi je cris: Diantre, cet individu n'est pas un grand orateur, médiocre tous au plus, mais il a sûrement d'autre qualités ! devant ma télé.

Pourquoi tu cris maudit agressif ? Cesse ce comportement répréhensible dans les plus brefs délais. Sois civilisé (lire féminisé).
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 10, 2014, 12:16:36 pm
En fait, je crois que je comprends pourquoi Bonheur et Simone ne se comprennent pas.

Je comprends le point de Bonheur et je pense que Simone aussi, mais Simone n'en voit pas la pertinence alors que Bonheur si.

Si je comprends bien, Bonheur dit que le fait que les changements au niveaux des relations hommes-femmes se passe si rapidement que pour plusieurs il est difficile de s'adapter.

Que dans le fond, il faudrait mieux savoir comment agir.

Que certaines personnes, en l'absence de guides clairs, préfère ne rien changer à leur façon de faire (aborder une fille en lui parlant de la droguer/violer).

Simone dit qu'en riant et banalisant ces sujets (viols, relations non consentantes en général), les gens qui sont "perdus" POURRAIENT avoir dans l'idée que c'est "correct" dans une certaine mesure d'agir ainsi. Qu'on pourra pas lui reprocher après coup un "date-rape" parce que tout le monde en avait parlé et dit qu'ils feraient ce genre de choses.

Bon résumé.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 12:25:38 pm
Faut être malade mental en partant pour violer. Point. Y a personne dans un état d'esprit normal qui ferait ça.

Cela étant dit, j'connais absolument personne qui trouverait drôle une joke de viol. Rire et violer, j'vois pas du tout comment ça peut aller ensemble, dans quelconque contexte présenté.

Conclusion: si tu ris d'une joke de viol, t'es weird et tu ris pour une des deux raisons suivantes:

1- parce que tu sais pas comment réagir/tu penses qu'il faut que tu ries parce que les autres rient/tu veux plaire à tes amis violeurs
2- parce que t'es effectivement un esti d'malade mental.

Pontiak, dire j'lui licherais l'cul ou sacrament qu'j'la sauterais la tabarnac ça compte pas ;)
Titre: La culture du viol
Posté par: Lisa le mars 10, 2014, 12:28:22 pm
Je ne suis pas d'accord avec le fait qu'il faille avoir une maladie mentale pour violer.

T'invite une fille à sortir, tu payes pour elle, vous allez danser, elle se colle, elle te donne un french, mais quand tu la ramène chez elle, tu rentres avec elle, tu recommences à la frencher, t'es allumé, ça lui tente pas, elle te le dit, elle veut aller se coucher, elle veut que tu repartes, tu lui dis qu'elle t'as frenché, que tu lui doit bien ça après que tu ailles dépensé pour elle, elle t'as allumé, ça s'ra pas long, elle veut ça, elle est allumée dans le fond, c'Est pas un vrai non, etc.

Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 10, 2014, 12:29:11 pm
Faut être malade mental en partant pour violer. Point. Y a personne dans un état d'esprit normal qui ferait ça.

Cela étant dit, j'connais absolument personne qui trouverait drôle une joke de viol. Rire et violer, j'vois pas du tout comment ça peut aller ensemble, dans quelconque contexte présenté.

Conclusion: si tu ris d'une joke de viol, t'es weird et tu ris pour une des deux raisons suivantes:

1- parce que tu sais pas comment réagir/tu penses qu'il faut que tu ries parce que les autres rient/tu veux plaire à tes amis violeurs
2- parce que t'es effectivement un esti d'malade mental.

Pontiak, dire j'lui licherais l'cul ou sacrament qu'j'la sauterais la tabarnac ça compte pas ;)

L'erreur que tu fais est de mélanger "rire et violer".
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 10, 2014, 12:31:56 pm
Pourquoi tu cris maudit agressif ? Cesse ce comportement répréhensible dans les plus brefs délais. Sois civilisé (lire féminisé).

(http://24.media.tumblr.com/35c07a6e7948838d16ade2b3e3fa1cc6/tumblr_mxwusvkAfj1smfzl0o1_400.gif)
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 12:34:14 pm
Je ne suis pas d'accord avec le fait qu'il faille avoir une maladie mentale pour violer.

T'invite une fille à sortir, tu payes pour elle, vous allez danser, elle se colle, elle te donne un french, mais quand tu la ramène chez elle, tu rentres avec elle, tu recommences à la frencher, t'es allumé, ça lui tente pas, elle te le dit, elle veut aller se coucher, elle veut que tu repartes, tu lui dis qu'elle t'as frenché, que tu lui doit bien ça après que tu ailles dépensé pour elle, elle t'as allumé, ça s'ra pas long, elle veut ça, elle est allumée dans le fond, c'Est pas un vrai non, etc.



Malade mental, right there.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 12:35:02 pm
Faut être malade mental en partant pour violer. Point. Y a personne dans un état d'esprit normal qui ferait ça.

Cela étant dit, j'connais absolument personne qui trouverait drôle une joke de viol. Rire et violer, j'vois pas du tout comment ça peut aller ensemble, dans quelconque contexte présenté.

Conclusion: si tu ris d'une joke de viol, t'es weird et tu ris pour une des deux raisons suivantes:

1- parce que tu sais pas comment réagir/tu penses qu'il faut que tu ries parce que les autres rient/tu veux plaire à tes amis violeurs
2- parce que t'es effectivement un esti d'malade mental.

Pontiak, dire j'lui licherais l'cul ou sacrament qu'j'la sauterais la tabarnac ça compte pas ;)

L'erreur que tu fais est de mélanger "rire et violer".

C'est pas exactement le contexte du sujet?
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 10, 2014, 12:41:11 pm
Faut être malade mental en partant pour violer. Point. Y a personne dans un état d'esprit normal qui ferait ça.

Cela étant dit, j'connais absolument personne qui trouverait drôle une joke de viol. Rire et violer, j'vois pas du tout comment ça peut aller ensemble, dans quelconque contexte présenté.

Conclusion: si tu ris d'une joke de viol, t'es weird et tu ris pour une des deux raisons suivantes:

1- parce que tu sais pas comment réagir/tu penses qu'il faut que tu ries parce que les autres rient/tu veux plaire à tes amis violeurs
2- parce que t'es effectivement un esti d'malade mental.

Pontiak, dire j'lui licherais l'cul ou sacrament qu'j'la sauterais la tabarnac ça compte pas ;)

L'erreur que tu fais est de mélanger "rire et violer".

C'est pas exactement le contexte du sujet?

Oui et non.

Oui parce que plusieurs ont qualifié les discussions des gars d'Ottawa et celle des gars qui commentent la photo de la fille qui dort, d'humoristiques.

Mais ça ne se limite pas à l'humour parce que, notamment, on a parlé de publicité.

Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 12:48:40 pm
Ah ok, j'avais pas vu les photos de Simone (voir sujet trame sonore pour brunch idéal).

Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 10, 2014, 13:21:02 pm
Je ne suis pas d'accord avec le fait qu'il faille avoir une maladie mentale pour violer.

T'invite une fille à sortir, tu payes pour elle, vous allez danser, elle se colle, elle te donne un french, mais quand tu la ramène chez elle, tu rentres avec elle, tu recommences à la frencher, t'es allumé, ça lui tente pas, elle te le dit, elle veut aller se coucher, elle veut que tu repartes, tu lui dis qu'elle t'as frenché, que tu lui doit bien ça après que tu ailles dépensé pour elle, elle t'as allumé, ça s'ra pas long, elle veut ça, elle est allumée dans le fond, c'Est pas un vrai non, etc.

Malade mental, right there.

Lisa, être MadChuck, je te dirais que t'as fait le switch de "malade mental" à "maladie mentale" pour te fabriquer un homme de paille (ou whatsoever théorie de l'argumentation madchuck-style). Non, ça prend pas une "maladie mentale" au sens propre, mais ce que Wolf dit - et ce que je suis pas mal sûr que t'as compris - c'est que dans ton exemple, le gars est un esti de déficient. Encore là pas dans le sens de déficient intellectuel, mais de phallocrate puissance 1000.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 10, 2014, 13:39:44 pm
Je pense aussi qu'il faut faire attention pour pas tomber dans le : Il faut absolument une maladie mental pour faire tel crime (et que donc le criminel devrait être jugé non responsable, etc...))

Le meurtre, le viol, etc... sont tellement commun en temps de guerre, dans le règne animal, etc... c'est pas un comportement marginal et allez dire que les messages/valeur sociales aux aucune importance parce que c'est juste les malades mentales qui font ça et qui le ferait peut importe est une erreur.

(Quand la pédophilie ou l'esclavagisme est pas mal vue dans une société ça reste pas mal moins marginal).
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 10, 2014, 13:43:59 pm
Cela étant dit, j'connais absolument personne qui trouverait drôle une joke de viol. Rire et violer, j'vois pas du tout comment ça peut aller ensemble, dans quelconque contexte présenté.

Voyons tu exagères, Louis CK, le film The world end, y'a plein d'humour grand public avec des jokes de viols qui ont connu de bon succès populaire.

Tu peux voir des jokes sur l'alcoolisme, l'esclavage, la shoah, le tout dans le même 5 minutes:
https://www.youtube.com/watch?v=yaj3VT_sXz4

Regarde le best of du roast de Charlie Sheen:
https://www.youtube.com/watch?v=2JoGj_7wIoA

Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 10, 2014, 13:52:37 pm
Gab roy à Dutrizak:

http://www.985fm.ca/lecteur/audio/gab-roy-est-avec-nous.-il-commente-la-poursuite-in-214357.mp3


Ironique que Dutrizak lui parle de George Carlin (quand celui-ci faisait militais pour le droit de faire des jokes sur le viol et parle du quand tu exagères beaucoup beaucoup un élément ça rend la joke plus acceptable que j'essayais d'expliquer)....

http://www.youtube.com/watch?v=gQA6UStpOyQ
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 10, 2014, 14:08:26 pm
Je viens d'écouter l'entrevue, je m'en venais demander qui avait raison sur Carlin, je ne le connais pas beaucoup.
Dutrizac l'a échappé sur celle-là.

Son style d'entrevue m'énerve beaucoup, j'ai de la misère à comprendre pourquoi des gens acceptent encore des entrevues avec lui à son émission de radio.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 10, 2014, 14:11:06 pm
Je viens d'écouter l'entrevue, je m'en venais demander qui avait raison sur Carlin, je ne le connais pas beaucoup.
Dutrizac l'a échappé sur celle-là.

Son style d'entrevue m'énerve beaucoup, j'ai de la misère à comprendre pourquoi des gens acceptent encore des entrevues avec lui à son émission de radio.


Exactement ce que j'allais dire. Quand c'est rendu que t'es du bord à Gab Roy durant son entrevue, c'est que l'intervieweur fait une job de marde

C'est parce qu'un moment donné , prend une respiration laisse l'autre parler et dis toi qu'il ne peut avoir tort sur absolument tout.
En plus de dire un « non » hyper convaincu quand Roy lui dit que justement Carlin se permettait de faire de l'humour avec le viol. Bien vu Madchuck.

Ceci dit, Gab Roy n'est pas le meilleur pour se défendre non plus.



Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 10, 2014, 14:17:49 pm
Ceci dit, Gab Roy n'est pas le meilleur pour se défendre non plus.

Il donne vraiment l,impression de vouloir le faire à l'écrit ou en monologue en tout cas, il semble désespéré/incapable de le faire dans une interview du genre et trop habitué de pouvoir parler librement. C'est sur que tous le monde en parle / Dutrizac c'est pas de très bonne tribune, pour expliquer l'humour noir, l'exagération, le public cible, etc...

Citer
En plus de dire un « non » hyper convaincu quand Roy lui dit que justement Carlin se permettait de faire de l'humour avec le viol.

Sérieusement allez dire ça, à un humoriste en plus (un humoriste qui s'est fait prendre à copier mot pour mot Carlin dans le passé), c'est un peu niaiseux.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 14:33:23 pm
En effet Ciné, quand je dis "malade mental" j'parle pas nécessairement d'une personne avec une maladie mentale, mais plutôt comme tu dis, d'un esti d'imbécile.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 10, 2014, 14:38:50 pm
En effet Ciné, quand je dis "malade mental" j'parle pas nécessairement d'une personne avec une maladie mentale, mais plutôt comme tu dis, d'un esti d'imbécile.

Si la société continu à officiellement trouvé ces actes complètement répréhensible, d'où le questionnement levé dans ce fils.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 14:59:11 pm
Les nouvelles générations seraient-elles plus "ouvertes" à la culture du viol, s'il y en a une?

Ça me semble complètement inconcevable, mais mes contacts avec les humains sont rares alors j'en sais rien.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 15:13:59 pm
On parlerait pas plutôt d'une culture de soumission? Une femme qui désire se soumettre parce qu'elle trouve ça kinky, c'est une femme qui se fait violer?

Daiva, dans cette photo, pourquoi en arrives-tu immédiatement à la conclusion que la femme est humiliée?

(http://www.onlinegalerij.nl/wp-content/uploads/2013/12/Shameless-III-campagne-voor-Suit-Supply-2010.jpg)
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 10, 2014, 15:58:12 pm
En tout cas, elle n'a pas plus de pouvoir que la table à côté d'elle.

Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 15:59:29 pm
?
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 16:17:58 pm
Gab roy à Dutrizak:

http://www.985fm.ca/lecteur/audio/gab-roy-est-avec-nous.-il-commente-la-poursuite-in-214357.mp3


J'viens de l'écouter aussi. Wow, Dutrizak vient de perdre le minimum de respect que j'avais pour lui.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 10, 2014, 16:20:30 pm
C'est bien correct pour moi que des gens trippent sur toutes sorte d'affaires dans leur chambre à coucher (ou dans d'autres lieux :P). Tant que toutes les personnes impliquées soient consentantes, tout est bien correct.

Mais j'ai de la misère à me dire d'emblée que "peut-être que la fille dans l'annonce trippe sur les affaires d'humiliation", ''peut-être que l'autre fille trippe à se faire ligoter et se coucher sur un plancher de céramique", "peut-être que la fille a un gros fétiche d'être en Jimmy Choo dans une valise de char".

Une personne peut aimer se faire dominer et se faire humilier quand elle a des relations sexuelles sans pour autant se reconnaître et trouver ça cool quand elle voit un grand designer miser là-dessus dans ses publicités. Je sais pas, ça met ça dans un ensemble plus large que les préférences sexuelles de tous et chacun. Quoi qu'on en est peut-être rendu là dans l'utilisation du sexe pour vendre n'importe quoi. C'est plate pareil.

Mettons qu'une fille aime ça se faire taper les fesses quand elle baise. Mettons qu'elle voit une annonce dans son édition de Vogue avec une fille qui se fait donner la fessée par un gars qui porte une belle montre Bulova. Est-ce qu'elle va se dire que Bulova a compris son mode de vie et qu'elle devrait en acheter une à son chum ou elle va se dire que la publicité n'as pas beaucoup d'allure, qu'elle est réductrice pour la femme même si elle aime se faire faire ça?

J'ai l'impression de ne pas bien dire ce que j'essaie de dire. Tant pis.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wotan le mars 10, 2014, 16:22:54 pm
Gab roy à Dutrizak:

http://www.985fm.ca/lecteur/audio/gab-roy-est-avec-nous.-il-commente-la-poursuite-in-214357.mp3


J'viens de l'écouter aussi. Wow, Dutrizak vient de perdre le minimum de respect que j'avais pour lui.

C'est un interviewer de merde. J'ai complètement arrêté de regarder les Franc-Tireurs depuis qu'il y officie à nouveau.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 10, 2014, 16:29:54 pm
Je comprends ce que tu veux dire ici, Jay.

Dans les situations de BDSM, la violence et la soumission sont mis en scène de façon à répondre aux besoins sexuels des différentes personnes concernées.

Dans le cas de ces publicités, il s'agit d'une autre sorte de mise en scène, mais il est peu probable que ce qui soit mis en scène soit en soi-même une mise en scène, ce qui revient à dire que bien que la violence soit simulée tout comme dans un scénario entre adultes consentants, l'image est plus forte dans ce contexte fictif, soit, mais supposant un non consentement. Mais la règle 34 de l'Internet ne suppose-t-elle pas qu'il existe amplement de pornographie pour le BDSM, qui est une pratique sexuelle assez monnaie courante? Dans ce cas, ça doit être 1000 fois plus hard que ces pubs, non?
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 10, 2014, 16:30:11 pm

Le féminisme est un contre-pouvoir. Il est par définition exclu du pouvoir. D'où son caractère irritant.

1. Le féminisme n'est absolument pas un contre-pouvoir, tout au moins au Québec. Au contraire, il est au pouvoir depuis nombre d'années et je ne parle pas de la PM. Ce n'est pas pour rien que les garçons sont émasculés dès leur plus jeune âge, dopés au Ritalin et qu'on se trouve face à une épidémie d'abandon d'étude avec eux. L'autodafé fait si injustement aux étudiants de l'Ud'O avec "culture du viol accroché au cou" illustre bien tout le pouvoir des Furies féministes et de leur nouveau dogme gobé par les médias et les autorités sans aucun esprit critique.

2. Quand je dis que vous vous crissez des viols et des violeurs pour ce qu'ils ont de vrai, je dis que vous ne partez pas d'eux. Qui sont les violeurs, les vrais, qu'est-ce qui les poussent à commettre leurs crimes, qu'elle est la typologie des viols (viol de guerre, viol collectifs, viols aux drogues du viol, etc.). Comment lutter de manière effective contre eux (dénonciation, sanction, etc.)? A cet égard, cette "culture du viol" est essentiellement une fumisterie absolument non "groundé" à la réalité du viol, des victimes et des violeurs.

3. D'ailleurs, cela me rappelle les études qui ont été faites il y a déjà bien longtemps sur la violence dans les médias. Tu regardes les dessins animés à la télévision et c'est "full" violent. On se demandait si cela avait une influence sur le comportement des gens. Bug Bunny, Tweety, Porky, Donald Duck, Astérix, etc. n'arrêtent pas de se tabasser, de se faire sauter au TNT ou se tirer à la carabine. Et c'est pas mieux avec les  films de guerre ou les films policiers. Et bien non! Tout cela n'a aucun effet sur les comportements violents des individus. C'est la même chose avec vos pubs. 

Et tout cela pour dire qu'il n'y a rien de scientifique derrière les idées que vous avancées, même si vous prétendez le contraire.     
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 10, 2014, 16:31:57 pm
Mettons qu'une fille aime ça se faire taper les fesses quand elle baise. Mettons qu'elle voit une annonce dans son édition de Vogue avec une fille qui se fait donner la fessée par un gars qui porte une belle montre Bulova. Est-ce qu'elle va se dire que Bulova a compris son mode de vie et qu'elle devrait en acheter une à son chum ou elle va se dire que la publicité n'as pas beaucoup d'allure, qu'elle est réductrice pour la femme même si elle aime se faire faire ça?

Je ne sais pas. Le sado-masochisme est univers complètement étranger à mes yeux. Cela semble généralement assez accepté, alors je trouve ça un peu weird que tout le monde capote sur ces images qui sont en quelque sorte une reproduction de cette imagerie.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 16:36:47 pm
C'est bien correct pour moi que des gens trippent sur toutes sorte d'affaires dans leur chambre à coucher (ou dans d'autres lieux :P). Tant que toutes les personnes impliquées soient consentantes, tout est bien correct.

Mais j'ai de la misère à me dire d'emblée que "peut-être que la fille dans l'annonce trippe sur les affaires d'humiliation", ''peut-être que l'autre fille trippe à se faire ligoter et se coucher sur un plancher de céramique", "peut-être que la fille a un gros fétiche d'être en Jimmy Choo dans une valise de char".

Une personne peut aimer se faire dominer et se faire humilier quand elle a des relations sexuelles sans pour autant se reconnaître et trouver ça cool quand elle voit un grand designer miser là-dessus dans ses publicités. Je sais pas, ça met ça dans un ensemble plus large que les préférences sexuelles de tous et chacun. Quoi qu'on en est peut-être rendu là dans l'utilisation du sexe pour vendre n'importe quoi. C'est plate pareil.

Mettons qu'une fille aime ça se faire taper les fesses quand elle baise. Mettons qu'elle voit une annonce dans son édition de Vogue avec une fille qui se fait donner la fessée par un gars qui porte une belle montre Bulova. Est-ce qu'elle va se dire que Bulova a compris son mode de vie et qu'elle devrait en acheter une à son chum ou elle va se dire que la publicité n'as pas beaucoup d'allure, qu'elle est réductrice pour la femme même si elle aime se faire faire ça?

J'ai l'impression de ne pas bien dire ce que j'essaie de dire. Tant pis.


C'est parce qu'il y a justement matière à interprétation dans certains cas. J'ai choisi cette photo-là pour cette raison (d'autres sont plus fucked up et facilement identifiables comme voulant s'apparenter à un viol potentiel).

Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 10, 2014, 16:46:02 pm
C'est bien correct pour moi que des gens trippent sur toutes sorte d'affaires dans leur chambre à coucher (ou dans d'autres lieux :P). Tant que toutes les personnes impliquées soient consentantes, tout est bien correct.

Mais j'ai de la misère à me dire d'emblée que "peut-être que la fille dans l'annonce trippe sur les affaires d'humiliation", ''peut-être que l'autre fille trippe à se faire ligoter et se coucher sur un plancher de céramique", "peut-être que la fille a un gros fétiche d'être en Jimmy Choo dans une valise de char".

Une personne peut aimer se faire dominer et se faire humilier quand elle a des relations sexuelles sans pour autant se reconnaître et trouver ça cool quand elle voit un grand designer miser là-dessus dans ses publicités. Je sais pas, ça met ça dans un ensemble plus large que les préférences sexuelles de tous et chacun. Quoi qu'on en est peut-être rendu là dans l'utilisation du sexe pour vendre n'importe quoi. C'est plate pareil.

Mettons qu'une fille aime ça se faire taper les fesses quand elle baise. Mettons qu'elle voit une annonce dans son édition de Vogue avec une fille qui se fait donner la fessée par un gars qui porte une belle montre Bulova. Est-ce qu'elle va se dire que Bulova a compris son mode de vie et qu'elle devrait en acheter une à son chum ou elle va se dire que la publicité n'as pas beaucoup d'allure, qu'elle est réductrice pour la femme même si elle aime se faire faire ça?

J'ai l'impression de ne pas bien dire ce que j'essaie de dire. Tant pis.


C'est parce qu'il y a justement matière à interprétation dans certains cas. J'ai choisi cette photo-là pour cette raison (d'autres sont plus fucked up et facilement identifiables comme voulant s'apparenter à un viol potentiel).



Pour ma part elle n'est pas mieux sinon pire que les autres.

On regarde cette image et on ne peut qu'y voir une domination du mâle envers la femme.

Le gars habillé, la fille presque nue.

La femme exactement à l'endroit où la table devrait être. (femme objet)

etc..

Pas besoin d'être un intellectuel pour dire que cette pub est sexiste.

Tout comme il y a des pubs qui font passer les gars pour des caves.



Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 17:05:29 pm
Non ça c'est que toi t'interprètes. Qu'est-ce qui te dit que la table devrait être là? Qu'est ce qui te dit que c'est pas la femme qui soudoie l'homme en le narguant de son corps fantastique?


Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 10, 2014, 17:25:12 pm
C'est bien correct pour moi que des gens trippent sur toutes sorte d'affaires dans leur chambre à coucher (ou dans d'autres lieux :P). Tant que toutes les personnes impliquées soient consentantes, tout est bien correct.

Mais j'ai de la misère à me dire d'emblée que "peut-être que la fille dans l'annonce trippe sur les affaires d'humiliation", ''peut-être que l'autre fille trippe à se faire ligoter et se coucher sur un plancher de céramique", "peut-être que la fille a un gros fétiche d'être en Jimmy Choo dans une valise de char".

Une personne peut aimer se faire dominer et se faire humilier quand elle a des relations sexuelles sans pour autant se reconnaître et trouver ça cool quand elle voit un grand designer miser là-dessus dans ses publicités. Je sais pas, ça met ça dans un ensemble plus large que les préférences sexuelles de tous et chacun. Quoi qu'on en est peut-être rendu là dans l'utilisation du sexe pour vendre n'importe quoi. C'est plate pareil.

Mettons qu'une fille aime ça se faire taper les fesses quand elle baise. Mettons qu'elle voit une annonce dans son édition de Vogue avec une fille qui se fait donner la fessée par un gars qui porte une belle montre Bulova. Est-ce qu'elle va se dire que Bulova a compris son mode de vie et qu'elle devrait en acheter une à son chum ou elle va se dire que la publicité n'as pas beaucoup d'allure, qu'elle est réductrice pour la femme même si elle aime se faire faire ça?

J'ai l'impression de ne pas bien dire ce que j'essaie de dire. Tant pis.


C'est parce qu'il y a justement matière à interprétation dans certains cas. J'ai choisi cette photo-là pour cette raison (d'autres sont plus fucked up et facilement identifiables comme voulant s'apparenter à un viol potentiel).



Pour ma part elle n'est pas mieux sinon pire que les autres.

On regarde cette image et on ne peut qu'y voir une domination du mâle envers la femme.

Le gars habillé, la fille presque nue.

La femme exactement à l'endroit où la table devrait être. (femme objet)

etc..

Pas besoin d'être un intellectuel pour dire que cette pub est sexiste.

Tout comme il y a des pubs qui font passer les gars pour des caves.





ça veut dire quoi sexiste ? Dans le cas présent ? Si cest sexuel c'est forcément sexiste. J'ai jamais compris le sens de ce mot. Les relations sexuelles font souvent appel même inconsciemment à la domination de l'un sur l'autre parfois les rôles s'inverse. La domination mutuellement consenti, la co fiznce aussi de se confier à l'autre dans toute sa vulnérabilité.

Sexiste je ne sais pas ce que ça veut dire les relations entre hommes et femmes dans un cadre sexuel sont forcément sexistes et dans le cas présent la suggestion sexuelle est évidente et donc forcément sexiste.  C'est juste nul et faussement provoquant de metrre une femme le cul à l'air en position de soumission pour vendre des fringues ou autre chose et gonfler d'orgueil tous les mecs ayant des petites bites.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 10, 2014, 17:34:08 pm
ça veut dire quoi sexiste ?

Sexiste (un peu comme raciste) c'est considérer une hiérarchie et que le seul fait d'être né homme ou femme te rend supérieur. (Je ne sais pas si je suis dans le champs cependant et si c'est la définition commune).
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 10, 2014, 17:41:44 pm
ça veut dire quoi sexiste ?

Sexiste (un peu comme raciste) c'est considérer une hiérarchie et que le seul fait d'être né homme ou femme te rend supérieur. (Je ne sais pas si je suis dans le champs cependant et si c'est la définition commune).

alors comme pour le racisme on cultive la confusion entre différence et hiérarchie quand on emploie ce terme même si dans le cas présent c'est vrai qu'il y a une .ise en scène vulvaire de domination d'un homme sur une femme. Mais comme je le dis les jeux de domination sont classiques dans les rapports des sexes. Sans en passer par la case sm les couples épanouis jouent souvent avec ça (et ça enmerde pas mal les feministes que ce soit consentant) car le jeu de domination c'est surtout un jeu de confiance.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 10, 2014, 17:51:11 pm



Daiva, dans cette photo, pourquoi en arrives-tu immédiatement à la conclusion que la femme est humiliée?

(http://www.onlinegalerij.nl/wp-content/uploads/2013/12/Shameless-III-campagne-voor-Suit-Supply-2010.jpg)


En tout cas, elle n'a pas plus de pouvoir que la table à côté d'elle.



Franchement, comment peux-tu dire ça à partir d'une simple photo ?   au contraire, en regardant cette photo, c'est impossible de dire qui de la femme ou de l'homme a le plus de pouvoir sur l'autre.   C'est tellement facile de faire parler les images selon nos préjugés.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 10, 2014, 18:03:03 pm



Daiva, dans cette photo, pourquoi en arrives-tu immédiatement à la conclusion que la femme est humiliée?

(http://www.onlinegalerij.nl/wp-content/uploads/2013/12/Shameless-III-campagne-voor-Suit-Supply-2010.jpg)


En tout cas, elle n'a pas plus de pouvoir que la table à côté d'elle.



Franchement, comment peux-tu dire ça à partir d'une simple photo ?   au contraire, en regardant cette photo, c'est impossible de dire qui de la femme ou de l'homme a le plus de pouvoir sur l'autre.   C'est tellement facile de faire parler les images selon nos préjugés.

Si on parlait d'une image de type reportage, á placer dans le contexte d'une histoire, d'une anecdote je ne te donnerais pas tors mais là ça n'a rien à voir, il s'agit d'une image publicitaire qui n'a dautre contexte qu'elle même et ce qu'elle suggère consciemment ou non et les publicitaires savent très bien le faire c'est d'ailleurs tout l'art de leur métier. Donc si toi tu n'y vois pas la symbolique claire et limpide de la domination d'un homme riche sur une femme soumise c'est soit que :

1) tu es idiot.
2) Soit tu es de mauvaise foi.
3) Tu n'es pas la cible de cette pub.
4) Tu n'as pas compris qu'il s'agissait d'une pub et non d'une illustration pour un reportage un roman à remettre dans on contexte.
5) Un inadapté social incapable de décoder les signes inconscient des publicitaires.

Je pense que tu es 2) avec un soupçon d'esprit de co trzdiction et de provocation.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 18:05:28 pm
Soumise, oui, mais humiliée?
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 10, 2014, 18:17:16 pm
Soumise, oui, mais humiliée?


Entre soumission et humiliation la différence est ténue mais je veux bien t'accorder qu'on puisse poser la question. C'est vrai que toutes les femmes soumises ne sont pas forcément humiliées contrairement à ce que les féministes veulent nous faire croire. Cependant dans le contexte de cette pub je pense que la composante humiliante est bien sous-jacente dans l'intention du publicitaire mais c'est mon avis personnel.


ce genre de pub veut toujours faire passer le même message primaire : avec cette veste ou cette montre ou cette cravatte ou... Tu sera gonfl? d'orgueil tu dominera le monde, les fe.mes seront à tes pieds etc.... A moins que le message soit avec ce string tu hypnotiseras les puissants de ce monde. En fait tout dépend du produit vendu (seul aspect sui permette de contextualiser la pub) mais je parirais qu'ici c'est bien l'homme qu'on veut mettre en position de pouvoir, c'est bien lui la cible de la pub, c'est bien à lui qu'on veut vendre un truc. Surement des fringues.

C'est une pub pour quoi ? Une simple pub de mode dans un magasine mais pour des vêtements feminins ou masculins ?

En tout état de cause personnellement je déteste,  pas tant parce que la femme y est présentée comme soumise mais parce que le mec y passe pour un con.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 18:34:51 pm
C'est une pub pour vendre des habits.

http://us.suitsupply.com/en_CA/home (http://us.suitsupply.com/en_CA/home)

Y a un bouton en haut à gauche (show uncensored) pour voir des mamelons non-censurés.

D'autres de leurs pubs:

(http://www.onlinegalerij.nl/wp-content/uploads/2013/12/Shameless-II-campagne-voor-Suit-Supply-2010.jpg)

(http://mimifashionland.com/wp-content/uploads/2010/11/a5_suitsupply12.jpg)

(http://www.textilia.nl/~/media/B0CCB50C589DBA09FB9568CE1B10AE10.ashx?h=228&w=228)

(http://www.onlinegalerij.nl/wp-content/uploads/2014/02/Suitsupply-Shameless-2010-deleted-scenes-Carli-Herm%C3%A8s.jpg)


Ils font dans le cochon, c'est clair.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 10, 2014, 18:44:12 pm
C'est vraiment de la merde ces pubs, personnellement ça ne me donne absolument pas envie d'acheter leurs fringues. Je ne me sens ababsolument pas cible de ce genre de pub. Voir tout sous le prisme de la domination et du sexe c'est vraiment d'un ennuie... Et si c'est pour l'aspect cochon autant aller sur un site porno ou érotique j'en aurais franchement pour ce que je recherche. J'ai vraiment l'impression que ça s'adresse aux mecs sans caractères en mal d'assurance ou au contraire aux chefs d'entreprises qui aiment passer leur 5 à 7 à se faire humilier par des prostituées déguisées en secrétaire pour expier leur sentiment de supériorité au boulot.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 19:11:27 pm
Cela étant dit, crois-tu que la stratégie de marketing utilisée par la compagnie est "Sex Sells" ou "Rape Sells"?
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 10, 2014, 19:18:53 pm



Daiva, dans cette photo, pourquoi en arrives-tu immédiatement à la conclusion que la femme est humiliée?

(http://www.onlinegalerij.nl/wp-content/uploads/2013/12/Shameless-III-campagne-voor-Suit-Supply-2010.jpg)


En tout cas, elle n'a pas plus de pouvoir que la table à côté d'elle.



Franchement, comment peux-tu dire ça à partir d'une simple photo ?   

Ok toi tu es du genre à dire à un guide dans un musée: " comment tu peux dire ça à partir d'une simple toile?"

Titre: La culture du viol
Posté par: megalomarc le mars 10, 2014, 19:28:19 pm
Sur cette photo, cette femme est soumise, mais elle le fait peut-être volontairement, comme le font nombre de couples dans leur intimité qui s'échangent les rôles. C'est ce que Jay a exprimé d'ailleurs.

Faire un lien avec la culture du viol, c'est ma foi, pas très crédible.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 10, 2014, 19:29:58 pm
Pontiak: Si tu les traitent égales, justement, alors donc tu ne devrais pas, en voyant une femme CEO agir avec de la poigne et faire face à une décision contestée, dire "elle est mal baisée elle, elle aurait besoin d'une bonne graine dans le cul pour se décoincer" alors que tu aurais jamais dit ça en voyant un gars CEO prendre la même décision.

Ce qu'on dénonce un peu, c'est que y'a des gens qui vont dire ça, et de façon nonchalante, sans réellement penser que y'a quelque chose d'assez épouvantable à dire des affaires de mêmes, que ce soit envers des hommes ou des femmes.

C'est rien que ca!

Euh, oui, on le fait en masse, plus souvent même. ''Y'a pas eu son nananne'', ''crosse toé un bon coup'', ''Payez lui une danse a 10, quelqu'un''.

Elle aurait besoin du graine dans le cul, ne fait pas référence au viol, mais a la frustration sexuelle. Et, quelques fois, ca me semble juste. Et ca pourrait être mon cas, comme n'importe qui. Un an sans réelle relation sexuelle full contact, et retirez moi le pouvoir, ca presse, quelqu'un va en payer le prix.

EDIT: Y'a trop de nouveaux stock a lire, je me retire pour l'instant.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 19:39:56 pm
Gab Roy à Denis Lévesque dans 1 minute.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 10, 2014, 20:03:03 pm
On parlerait pas plutôt d'une culture de soumission? Une femme qui désire se soumettre parce qu'elle trouve ça kinky, c'est une femme qui se fait violer?

Daiva, dans cette photo, pourquoi en arrives-tu immédiatement à la conclusion que la femme est humiliée?

(http://www.onlinegalerij.nl/wp-content/uploads/2013/12/Shameless-III-campagne-voor-Suit-Supply-2010.jpg)

Et bien, je n'ai pas dit que la femme était nécessairement humiliée, j'ai imaginé le slogan ridicule que cette pub dégageait. J'ai supposé que la femme dans la pub de Jimmy Choo était morte, mais elle est peut-être "inconsciente" dans le scénario publicitaire, alors j'ai surtout interprété en fonction de ce que moi je ressentais devant cette image.

Je vais te donner mon interprétation d'éléments que je considère comme suggérant l'humiliation:

- le fait que la femme soit nue, alors que l'homme est habillé. On n'assiste pas à une relation sexuelle, mais à une scène où la femme s'expose/est exposée
- le fait que la photo ne suggère pas le mouvement, comme si la femme était passive et en attente
- le fait que l'homme soit en position d'observation, et que son regard est clairement dirigé vers les fesses/l'anus de la fille, et que son visage suggère qu'il fasse un examen ou un jugement
- le fait que la femme soit exposée au regard de tous, puisqu'elle est devant une immense fenêtre
- la position de ses bras et de son cou qui suggère la soumission
- le fait qu'elle porte un bandeau

Je te dirais que tous ces éléments me dérangent (en plus de la maigreur du mannequin), et qu'ils semblent issus fortement de l'univers du BDSM, là où justement, il est commun d'humilier le partenaire en position de soumission. Je ne questionne pas ici le consentement, mais il me semble évident que même en supposant qu'il y en ait un, il y a quand même un jeu d'humiliation à l'oeuvre. La femme n'est pas en train de narguer l'homme, elle est dans un état complètement passif, elle n'est clairement pas un agent dans la situation.

Un des éléments les plus importants est que l'homme soit habillé. On accorde beaucoup d'importance à la tenue des gens, et ici, la tenue de l'homme est une tenue de pouvoir (l'habit est bien coupé, à la mode, fait de matières nobles) alors que la femme est vulnérable. On sait que la femme est issue des mêmes cercles que l'homme (les souliers, les bijoux, sa chevelure parfaitement colorée), mais on lui a retiré les éléments qui lui permettent d'exercer les activités lui octroyant un statut équivalent à l'homme.

L'autre élément que je considère est le regard scrutateur de l'homme, qui suggère le jugement. On dirait qu'il évalue la qualité de la marchandise, qu'il s'assure de sa conformité, ce qui réduit la femme à quelque chose de matériel, qui n'a bien peu de valeur, malgré son standing équivalent à celui de l'homme.

Et cette photo a aussi une dimension réelle, elle a été prise par une équipe de professionnels qui ont endossé la relation de pouvoir dans la photo. Pour gagner de l'argent, cette femme a dû se déshabiller et s'agenouiller devant un homme qu'elle ne connaissait pas. Elle a beau être une professionnelle, la dimension de relation de pouvoir est flagrante.
Titre: La culture du viol
Posté par: rasemotte le mars 10, 2014, 20:13:05 pm
Moi je trouve que c'est le tapis qui est le plus à plaindre. Il doit supporter physiquement une fille proche de toute nue qui elle-même supporte le regard d'un gars. En plus y'a deux pattes de métal juste sur le bord de la finition. Et ai-je besoin de mentionner la table de verre sur laquelle se trouve une statuette qui doit être bien pesante ? Ça fait beaucoup pour un tapis je trouve.
Titre: La culture du viol
Posté par: rasemotte le mars 10, 2014, 20:22:35 pm
Hey boy ça pas été long ! :smiley36:

Bon dieu que vous êtes à fleur de peau..euh....  à fleur de linge.
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 10, 2014, 21:21:07 pm
Ils essayent d'attirer notre attention un instant pour annoncer leur produit.

Mais, ces images n'ont aucune influence significative sur nous. C'est comme de l'eau sur le dos d'un canard.

Chacun de nous a dû voir des millions de morts dans les bandes dessinées, les films ou les documentaires et cela depuis notre tendre enfance et souvent dans une forme extrême. Cela ne nous a rendu ni plus ni moins violent.

Un gros problème avec le mouvement féministe, c'est qu'il est infesté de gouines qui protègent leur fond de commerce,,,

On y présente les hommes comme des brutes qui, pendant des siècles, auraient mieux traité leurs vaches que leurs femmes, des femmes dont le sort était pis encore que celui des esclaves noirs au temps de la traite négrière. Jamais les hommes ne pourront expier tout le mal qu'ils ont fait aux femmes.   


Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 10, 2014, 22:10:42 pm
Chacun de nous a dû voir des millions de morts dans les bandes dessinées, les films ou les documentaires et cela depuis notre tendre enfance et souvent dans une forme extrême. Cela ne nous a rendu ni plus ni moins violent.

Comment être sur de ça ?

Tous les fast and furious, jeux de course, sport automobile, publicité on jamais fait en sorte qu'une voiture ai roulé un km/heure plus vite que s'il n'avait jamais existé ?

Y'a eu aucun consommateur/vendeur de drogue dure de plus dans un monde avec Scarface qu'avec un monde sans ?

En tout cas je pense qu'il y a plus de fumeur grâce à MadMen et qu'il semble relativement bien prouvé qu'on à plus le goût de boire si on voit de la bière ou du monde boire à la télé.

- Les gens marchent plus vite après avoir écrit un texte sur les exploits sportifs de leur héros que si ils écrivent un texte sur les personnes âgés.
- Les gens ont le goût de fumer s'il voit une image de cowboy/désert (sans aucune mention de cigarettes en fait ça marche moins s'il voit une cigarette/nom d'une marque).
- Coka-cola paye une fortune pour qu'on voit les juges de american idol boire dans leur verre, sont-ils cabochon ?

Je pense que tu sous-estimes à quel point on est le produit d'un conditionnement culturel, les esclavagistes étaient pas tous des malades mentale ou différent génétiquement que nous, c'était simplement des gens du produit de leur époque ou s'était accepté (et avec une foule de produit culturel avec).
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 10, 2014, 23:34:17 pm
On parlerait pas plutôt d'une culture de soumission? Une femme qui désire se soumettre parce qu'elle trouve ça kinky, c'est une femme qui se fait violer?

Daiva, dans cette photo, pourquoi en arrives-tu immédiatement à la conclusion que la femme est humiliée?

(http://www.onlinegalerij.nl/wp-content/uploads/2013/12/Shameless-III-campagne-voor-Suit-Supply-2010.jpg)

Et bien, je n'ai pas dit que la femme était nécessairement humiliée, j'ai imaginé le slogan ridicule que cette pub dégageait. J'ai supposé que la femme dans la pub de Jimmy Choo était morte, mais elle est peut-être "inconsciente" dans le scénario publicitaire, alors j'ai surtout interprété en fonction de ce que moi je ressentais devant cette image.

Je vais te donner mon interprétation d'éléments que je considère comme suggérant l'humiliation:

- le fait que la femme soit nue, alors que l'homme est habillé. On n'assiste pas à une relation sexuelle, mais à une scène où la femme s'expose/est exposée
- le fait que la photo ne suggère pas le mouvement, comme si la femme était passive et en attente
- le fait que l'homme soit en position d'observation, et que son regard est clairement dirigé vers les fesses/l'anus de la fille, et que son visage suggère qu'il fasse un examen ou un jugement
- le fait que la femme soit exposée au regard de tous, puisqu'elle est devant une immense fenêtre
- la position de ses bras et de son cou qui suggère la soumission
- le fait qu'elle porte un bandeau

Je te dirais que tous ces éléments me dérangent (en plus de la maigreur du mannequin), et qu'ils semblent issus fortement de l'univers du BDSM, là où justement, il est commun d'humilier le partenaire en position de soumission. Je ne questionne pas ici le consentement, mais il me semble évident que même en supposant qu'il y en ait un, il y a quand même un jeu d'humiliation à l'oeuvre. La femme n'est pas en train de narguer l'homme, elle est dans un état complètement passif, elle n'est clairement pas un agent dans la situation.

Un des éléments les plus importants est que l'homme soit habillé. On accorde beaucoup d'importance à la tenue des gens, et ici, la tenue de l'homme est une tenue de pouvoir (l'habit est bien coupé, à la mode, fait de matières nobles) alors que la femme est vulnérable. On sait que la femme est issue des mêmes cercles que l'homme (les souliers, les bijoux, sa chevelure parfaitement colorée), mais on lui a retiré les éléments qui lui permettent d'exercer les activités lui octroyant un statut équivalent à l'homme.

L'autre élément que je considère est le regard scrutateur de l'homme, qui suggère le jugement. On dirait qu'il évalue la qualité de la marchandise, qu'il s'assure de sa conformité, ce qui réduit la femme à quelque chose de matériel, qui n'a bien peu de valeur, malgré son standing équivalent à celui de l'homme.

Et cette photo a aussi une dimension réelle, elle a été prise par une équipe de professionnels qui ont endossé la relation de pouvoir dans la photo. Pour gagner de l'argent, cette femme a dû se déshabiller et s'agenouiller devant un homme qu'elle ne connaissait pas. Elle a beau être une professionnelle, la dimension de relation de pouvoir est flagrante.

Mais tu vois, tout ça c'est l'interprétation que TU te fais de l'image. D'autres y voient autre chose. Comme l'art en général.

Rendu là, qui a raison? Devrait-on interdire ce genre d'images par la loi? Si oui, pourquoi? Parce que l'image n'est pas au goût de certains?

L'homme dans la photo n'est pas en train de visiblement menacer la femme. Il n'a aucune émotion dans le visage. Il est habillé et ne la touche même pas. La femme n'est que seins nus, a les mains et les jambes libres et elle ne semble pas troublée de quelconque façon. Il s'adonne qu'elle est à quatre pattes et a un bandeau sur les yeux. Comme du soft porn.

Elle est où la culture du viol dénoncée là-dedans? J'parlerais plutôt de culture du kinky pour ma part (pour cette photo spécifiquement).

Et si je remplaçais l'homme dans l'image par une femme en suit de femme? Serait-ce plus acceptable? Serait-ce différent?

Ici je suis d'avis que la réponse ne peut pas être "une femme peut pas être violée par une femme", et pas parce que j'émets comme opinion qu'effectivement des femmes peuvent violer des femmes (ça existe?), mais plutôt parce que comme j'ai expliqué, l'image avec l'homme ne met pas en situation un viol quelconque. Une image choquante pour certains, bien sûr, mais répréhensible moralement? Nah.

Et franchement, quand tu dis "Pour gagner de l'argent, cette femme a se déshabiller et s'agenouiller devant un homme qu'elle ne connaissait pas.", c'est toi qui rabaisse cette femme en affirmant qu'elle n'a pas choisi ce contrat, mais qu'elle le subit (c'est une esclave?).

J'ai déjà vu une image  très puissante d'une femme presque nue, avec "still not asking for it" écrit sur son chest. Ce serait correct pour elle d'utiliser son corps à des fins de protestation et pas correct pour une femme d'être rémunérée en faisant semblable?

tsk tsk tsk
Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 11, 2014, 06:26:08 am
C'est parce que même dans l'art, tout n'est pas purement relatif. Si tu regardes Le Radeau de la Méduse et que t'en conclus que c'est du monde qui font un party sur l'eau qui ont ben du fun, tu vas avoir tort.

Ici l'iconographie est très évidente, il y a une domination de l'homme sur la femme par rapport au sexe pour des raisons que Simone a expliquées en détail, mais je crois pas qu'elle prétende qu'il y a une situation de viol claire. À partir de là, si ça te dérange comme représentation, tu peux manifester ton mécontentement de la pub dans les médias en général et espérer qu'ils la retirent, ça a souvent marché avec plusieurs pubs borderline homophobes ou racistes. À voir les autres photos, je crois que cette campagne publicitaire là est entièrement fondée sur l'espoir d'attirer de l'attention négative.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 11, 2014, 07:40:41 am
Pour gagner de l'argent, cette femme a dû se déshabiller et s'agenouiller devant un homme qu'elle ne connaissait pas. Elle a beau être une professionnelle, la dimension de relation de pouvoir est flagrante.

Dans la réalité de notre quotidien, ce pouvoir s'exerce a sens inverse. Des femmes s'exhibent pour exploiter les hommes. Pour les faire marcher aux pas, pour leur vider les poches, elles mentent, feignent l'appétit sexuel, feignent le désir pour récolter plus de cash. Qui a le pouvoir? Qui a eu la plus grosse paie entre les deux pour cette pub?

Et pourquoi cette pub ne serait pas un homme complètement envoûté et exploité sexuellement? Lequel des deux acteurs offrent a qui veut bien payer, d'exposer son cul pour tirer du cash? Pourquoi cette actrice ne miserait pas le paquet la dessus, d'elle même, sur son offre de service?

Pourquoi des milliers de femmes se crinquent les totons chaque matin pour recevoir plus de tippe? Elles monnaient volontairement leur cul a des pauvres bêtes faibles qui rêvent et qui paient.

Dans la réalité, cet homme est mieux d'avoir une méchante liasse de cash a dépenser, autrement elle va passer a un autre appel.

L'actrice n'est certainement pas une victime.

Et dans le scénario, nul part il y a contrainte. Si cette femme fait ca, ce n'est pas le pouvoir de l'homme qui s'exprime, mais son appétit a elle, pour l'argent. C'est l'argent qui parle, villa sur mer, costard et tapis de poils.

Un moment donné...
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 11, 2014, 07:59:08 am
Toutes ces vedettes pop multi-millionnaires genre Shakira, Rihana, allouette, des victimes?

Quand une fille accepte de se mettre nue pour un magasine genre playboy, ce n'est certainement une pauvre femme qu'on exploite et qui a dû se déshabiller devant des hommes puissants qu'elle ne connaissait pas. C'est une femme qui vient de monnayer son pouvoir d'attraction sexuelle a 10,000$ de l'heure. Qui tire sa part et participe a l'entreprise financière du magasine.

Simone, t'as poussé le bouchon en sortant du scénario et en faisant de l'actrice même, une victime, si tu veux mon avis.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 11, 2014, 08:02:15 am
Je vous lis et la moitié des intervenants reproche à l’autre moitié de s’attarder sur l’expression "culture du viol" et d’ainsi détourner le débat, mais cette expression là on l’a dans la face chaque fois qu’on se logue sur le forum depuis une semaine; non seulement dans le top de des messages le plus récents, mais également à trois reprises dans les messages de la semaine. Peut-on prendre deux secondes pour parler du sens des mots?

- Le viol est un acte méprisable et condamnable, tout le monde s’entend là-dessus.

- La culture du viol, pour reprendre la définition de Simone, c’est "une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle".

Deux questions à se poser :

1) La banalisation du viol fait-elle réellement partie du discours dominant de notre société?

La banalisation de la sexualité (et dans une certaine mesure de la femme objet), sans aucun doute. Pas besoin d’aller chercher plus loin que sur ce forum où Bonheur plogue le mot pénis vingt fois par jour, où Mlle A est assise sur le visage des forumeux depuis septembre 2010, où Wolfkiller énonce souvent le désir de prendre son bain avec telle ou telle forumeuse, où les souhaits de bonne année de Dalporto c’est un plus gros pénis à qui de droit pis un vagin qui sent moins fort aux autres, où Cinéphile s’amuse à faire un top candidates à chaque élection et où à peu près tout le monde a contribué au fil des fantasmes de célébrités. C’est tout aussi valide sur le reste du Net qu’IRL : oui, la banalisation de la sexualité fait bien partie du discours dominant.

La banalisation du viol? Pas du tout. Une publicité dans GQ, aussi choquante soit-elle, sert avant tout à attirer l’attention. Ce n’est rien de plus que ce que fait Benetton avec une publicité comme celle ci-dessous. Et quand bien même la planète entière serait abonnée à GQ, ça demeurerait une goutte dans l’océan des 3 000 publicités à laquelle chacun de nous est exposé chaque jour. Bref, y a rien de dominant là-dedans. Même chose pour les commentaires des universitaires. On ne va pas aller jusqu'à dire qu’il s’agit d’un incident isolé, loin de là, mais si ça faisait partie du discours dominant, on y serait habitué. Or, c’est précisément parce que ce n’est ni "normal", ni "banal" ni "toléré" que les propos de ces jeunes-là ont été dénoncé.

2) Est-ce qu’en banalisant le viol en parole on banalise l’acte lui-même?

Pour moi, ça reviendrait à dire qu’à force de lire des jokes de bébés mort on devient insensible à la mort subite des nourrissons ou qu’à force de participer à des pools nécrologiques on peut commencer à souhaiter la mort de nos grands-parents dans l’espoir de toucher un héritage.

Ça ne veut pas dire que je ne comprenne pas qu’une fille puisse être choquée par les publicités dans GQ de la même manière qu’un catholique pratiquant peut être choqué par cette publicité de Benetton. Reste qu’il y a tout un monde entre la "culture du viol" et le fait de passer à l’acte.

Mes deux cennes

(http://i1.2photo.ru/medium/y/l/456982.jpg)
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 11, 2014, 08:07:22 am


Ça ne veut pas dire que je ne comprenne pas qu’une fille puisse être choquée par les publicités dans GQ

Si quelqu'un est exploité par cette pub, c'est le cave qui va se mettre du AXE et s'acheter un habit gris.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 11, 2014, 08:38:59 am
Faire de ces femmes des victimes, ca ne serait pas de l'anti-féminisme?

Prendre pour acquis qu'elle a dû négocier par faiblesse, que son choix ne peut être acceptable, justifiable et explicable autrement que par la contrainte...

Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 11, 2014, 09:09:31 am
Le problème c'est que vous stické sur le terme «culture du viol». C'est vrai que c'est discutable comme concept et pour tout dire, j'y crois de moins en moins.

Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

Y'a personne ici qui va me convaincre du contraire.



Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 11, 2014, 09:16:52 am
Le problème c'est que vous stické sur le terme «culture du viol». C'est vrai que c'est discutable comme concept et pour tout dire, j'y crois de moins en moins.

Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

Y'a personne ici qui va me convaincre du contraire.

Et il n'y a personne ici qui essaie de le faire.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 11, 2014, 09:27:43 am
Le problème c'est que vous stické sur le terme «culture du viol». C'est vrai que c'est discutable comme concept et pour tout dire, j'y crois de moins en moins.

Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

Y'a personne ici qui va me convaincre du contraire.

Et il n'y a personne ici qui essaie de le faire.

Faux.

Vous passez votre temps à mettre des bémols, à comparer (injustement) avec les gars, à dire qu'on veut bien voir ce qu'on veut voir, que c'est juste des affaires de féministes (gouine ) frustrée.), que c'est une vision pessimiste des choses..

Arrête là..
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 11, 2014, 09:37:19 am
Pas moi en tout cas. J'ai bien pesé mes mots et à chaque fait présenté, j'ai pris la peine de préciser que je trouvais cela horrible.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 11, 2014, 09:38:31 am
Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

J'imagine que dans 50 ans on va bien rire de notre époque pour certains aspects (et nous trouver naïf-sympathique pour d'autre) un peu comme certains aspect des années 50 peuvent nous sembler bien drôle aujourd'hui.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 11, 2014, 09:40:59 am
Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

J'imagine que dans 50 ans on va bien rire de notre époque pour certains aspects (et nous trouver naïf-sympathique pour d'autre) un peu comme certains aspect des années 50 peuvent nous sembler bien drôle aujourd'hui.

Qu'est-ce que tu veux dire?

On va trouver ça aussi ridicule qu'on trouve ridicule, par exemple, les conseils des femmes pour être une bonne épouse, dans les années 40?
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 11, 2014, 09:47:41 am
À plein de niveaux. Et c'est difficile à calculer.

On peut imaginer par exemple que le fait que les gays ne peuvent pas se marier dans plusieurs états américains va paraître aussi ridicule que le fait que les noirs ne pouvaient pas boire aux mêmes abreuvoirs il n'y a pas si longtemps.

J'ai dit précédemment que dans une édition du Larousse au chalet de mes parents, la première définition du mot femme est "Compagne de l'homme". Et cette édition n'a pas 100 ans!

Mon optimisme au niveau de l'évolution de l'homme ne fait que suivre la tendance historique observée.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 11, 2014, 09:49:31 am
Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

J'imagine que dans 50 ans on va bien rire de notre époque pour certains aspects (et nous trouver naïf-sympathique pour d'autre) un peu comme certains aspect des années 50 peuvent nous sembler bien drôle aujourd'hui.

Qu'est-ce que tu veux dire?

On va trouver ça aussi ridicule qu'on trouve ridicule, par exemple, les conseils des femmes pour être une bonne épouse, dans les années 40?


Je ne connais pas trop l'exemple dont tu parles, je veux dire qu'on va probablement nous trouver très raciste, sexiste, âgiste et d'autre truc et avoir un équivalent de série comme MadMen sur notre époque. Et trouver drôle les gens qui pensait que ce n'était pas le cas.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 11, 2014, 09:50:10 am


Mon optimisme au niveau de l'évolution de l'homme ne fait que suivre la tendance historique observée.

Moi aussi je suis optimiste, mais toutes les évolutions de mentalités dont tu cites ont eu comme point de départ une prise de conscience. Ça ne se fait pas tout seul.

Et à lire certains commentaires ici, je vois qu'on est loin d'une prise de conscience.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 11, 2014, 09:52:39 am
Et à lire certains commentaires ici, je vois qu'on est loin d'une prise de conscience.

Par exemple?
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 11, 2014, 09:53:02 am
Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

J'imagine que dans 50 ans on va bien rire de notre époque pour certains aspects (et nous trouver naïf-sympathique pour d'autre) un peu comme certains aspect des années 50 peuvent nous sembler bien drôle aujourd'hui.

Qu'est-ce que tu veux dire?

On va trouver ça aussi ridicule qu'on trouve ridicule, par exemple, les conseils des femmes pour être une bonne épouse, dans les années 40?


Je ne connais pas trop l'exemple dont tu parles, je veux dire qu'on va probablement nous trouver très raciste, sexiste, âgiste et d'autre truc et avoir un équivalent de série comme MadMen sur notre époque. Et trouver drôle les gens qui pensait que ce n'était pas le cas.

Il y a différentes exemples, mais je n'ai rien trouvé de mieux pour l'instant.

http://www.uniondesfamilles.org/guide-de-la-bonne-epouse.htm
Titre: La culture du viol
Posté par: rasemotte le mars 11, 2014, 09:53:11 am
Citation de: Tam! link=topic=2810.msg212530#msg212530

Vous passez votre temps à mettre des bémols, à comparer (injustement) avec les gars, à dire qu'on veut bien voir ce qu'on veut voir, que c'est juste des affaires de féministes (gouine ) frustrée.), que c'est une vision pessimiste des choses..

J'aimerais bien te voir encadrer ton ''vous''. Qui désigne ce vous qui semble vouloir englober un large nombre de forumeux ? Selon ce que j'ai pu lire ici ton vous ne désigne en fait que Sharl. Pas besoin de fouiller bien loin pour voir qu'à peu près personne sur ce forum ne s'identifie aux propos de Sharl.

Ce qui est clair c'est que c'est un sujet sensible et qui polarise. Suffit de voir à quelle vitesse plusieurs ont choisi de censurer mon message inoffensif et volontairement niaiseux au sujet du tapis.

Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 11, 2014, 09:56:37 am
Et à lire certains commentaires ici, je vois qu'on est loin d'une prise de conscience.

Par exemple?

J'aimerais qu'on s'interroge sur la signification de ces éléments visuels et qu'on se demande si c'est ça, la représentation des relations sexuelles que l'on veut pour notre société, pis à la place, je perds du temps à devoir prouver que mes exemples sont pertinents.


Tu vas trop loin. Laissons ca aux curés et ne les écoutons surtout pas.


Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 11, 2014, 09:57:30 am
Et à lire certains commentaires ici, je vois qu'on est loin d'une prise de conscience.

J'avais, je pense, jamais entendu parler de l'expression culture du viol et voila que je voix l'expression partout depuis 2 semaines (et même entendu à Dutrizac).
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 11, 2014, 09:58:22 am
Et à lire certains commentaires ici, je vois qu'on est loin d'une prise de conscience.

Par exemple?

J'aimerais qu'on s'interroge sur la signification de ces éléments visuels et qu'on se demande si c'est ça, la représentation des relations sexuelles que l'on veut pour notre société, pis à la place, je perds du temps à devoir prouver que mes exemples sont pertinents.


Tu vas trop loin. Laissons ca aux curés et ne les écoutons surtout pas.



Pontiak boutait.

Pour le reste, je ne lis pas les interventions de sharl, alors il est fort possible que tu as été exposé à une facette de débat dont je ne suis pas au courant.
Titre: La culture du viol
Posté par: rasemotte le mars 11, 2014, 09:59:32 am
Tam, ton exemple n'illustre le fait que Pontiak réponds par l'exagération à ce qu'il considère comme une exagération. Rien de répréhensible là-dedans.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 11, 2014, 10:02:18 am
Citation de: Tam! link=topic=2810.msg212530#msg212530

Vous passez votre temps à mettre des bémols, à comparer (injustement) avec les gars, à dire qu'on veut bien voir ce qu'on veut voir, que c'est juste des affaires de féministes (gouine ) frustrée.), que c'est une vision pessimiste des choses..

J'aimerais bien te voir encadrer ton ''vous''. Qui désigne ce vous qui semble vouloir englober un large nombre de forumeux ? Selon ce que j'ai pu lire ici ton vous ne désigne en fait que Sharl. Pas besoin de fouiller bien loin pour voir qu'à peu près personne sur ce forum ne s'identifie aux propos de Sharl.

Ce qui est clair c'est que c'est un sujet sensible et qui polarise. Suffit de voir à quelle vitesse plusieurs ont choisi de censurer mon message inoffensif et volontairement niaiseux au sujet du tapis.



Le vous c'est surtout Sharl, mais c'est un peu Pontiak, c'est un peu Megalomarc, un peu Snookey , un peu d'autre.


Et ton message n'a pas été censuré, les gens ont simplement manifesté l'idée que ton commentaire n'était pas drôle , ni pertinent après le long message éclairant de Simone
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 11, 2014, 10:03:51 am
Pontiak ne pense pas que Simone va trop loin?

Pas sûr..

Mais bon, c'est juste un exemple. C'est vraiment rien à comparer les inepties que Sharl a pu écrire.

Titre: La culture du viol
Posté par: rasemotte le mars 11, 2014, 10:16:12 am
Je trouve que Simone charrie, je n'ai fait que le dire en déconnant. Drôle ou pas ça se discute, mais pour moi y'avait rien de SI éclairant dans son analyse de la photo. C'était bien écrit, intelligent et sans doute assez juste comme interprétation. Par contre, je décroche solidement dans le fait d'utiliser une campagne publicitaire pour illustrer un phénomène qui serait universel.

Je sais qu'il y a eu d'autres exemples, mais c'est quand même le cas qui monopolise l'attention depuis quelques pages. En ce qui me concerne, vil être que je suis, je n'y vois qu'une pub volontairement provocante et rien qui me scandalise par rapport à la situation des femmes dans le monde.

Je ne vais quand même pas trop m'obstiner avec Simone sur le sujet parce que c'est visiblement quelque chose qui vient la chercher très profondément. Je me souviens d'ailleurs du sujet qu'elle avait initiée vers la période de l'halloween alors qu'elle se questionnait sérieusement sur un incident de ''cruisage'' avec un collègue. J'avais trouvé qu'elle faisait un gros cas d'un incident très banal, mais j'avais pas trop osé le dire parce que la relation au corps et à la sexualité c'est quelque chose de très personnel.

Ce qui est banal pour l'un peut être scandaleux pour l'autre. C'est aussi pourquoi je pense que cette discussion n'amènera aucun changement de mentalité parce que chacun est confortable avec sa position.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 11, 2014, 10:20:29 am
Pontiak boutait.

Habituellement il est sérieux, j'imagine que c'est possible qu'il ne veulent pas un équivalent des curés d'autrefois qui vient contrôler la présentation de la sexualité en société (dès que c'est entre adultes consentants).
Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 11, 2014, 10:33:49 am
Je vous lis et la moitié des intervenants reproche à l’autre moitié de s’attarder sur l’expression "culture du viol" et d’ainsi détourner le débat, mais cette expression là on l’a dans la face chaque fois qu’on se logue sur le forum depuis une semaine; non seulement dans le top de des messages le plus récents, mais également à trois reprises dans les messages de la semaine. Peut-on prendre parler du sens des mots?

- Le viol est un acte méprisable et condamnable, tout le monde s’entend là-dessus.

- La culture du viol, pour reprendre la définition de Simone, c’est "une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle".

Deux questions à se poser :

1) La banalisation du viol fait-elle réellement partie du discours dominant de notre société?

La banalisation de la sexualité (et dans une certaine mesure de la femme objet), sans aucun doute. Pas besoin d’aller chercher plus loin que sur ce forum où Bonheur plogue le mot pénis vingt fois par jour, où Mlle A est assise sur le visage des forumeux depuis septembre 2010, où Wolfkiller énonce souvent le désir de prendre son bain avec telle ou telle forumeuse, où les souhaits de bonne année de Dalporto c’est un plus gros pénis à qui de droit pis un vagin qui sent moins fort aux autres, où Cinéphile s’amuse à faire un top candidates à chaque élection et où à peu près tout le monde a contribué au fil des fantasmes de célébrités. C’est tout aussi valide sur le reste du Net qu’IRL : oui, la banalisation de la sexualité fait bien partie du discours dominant.

La banalisation du viol? Pas du tout. Une publicité dans GQ, aussi choquante soit-elle, sert avant tout à attirer l’attention. Ce n’est rien de plus que ce que fait Benetton avec une publicité comme celle ci-dessous. Et quand bien même la planète entière serait abonnée à GQ, ça demeurerait une goutte dans l’océan des 3 000 publicités à laquelle chacun de nous est exposé chaque jour. Bref, y a rien de dominant là-dedans. Même chose pour les commentaires des universitaires. On ne va pas aller jusqu'à dire qu’il s’agit d’un incident isolé, loin de là, mais si ça faisait partie du discours dominant, on y serait habitué. Or, c’est précisément parce que ce n’est ni "normal", ni "banal" ni "toléré" que les propos de ces jeunes-là ont été dénoncé.

2) Est-ce qu’en banalisant le viol en parole on banalise l’acte lui-même?

Pour moi, ça reviendrait à dire qu’à force de lire des jokes de bébés mort on devient insensible à la mort subite des nourrissons ou qu’à force de participer à des pools nécrologiques on peut commencer à souhaiter la mort de nos grands-parents dans l’espoir de toucher un héritage.

Ça ne veut pas dire que je ne comprenne pas qu’une fille puisse être choquée par les publicités dans GQ de la même manière qu’un catholique pratiquant peut être choqué par cette publicité de Benetton. Reste qu’il y a tout un monde entre la "culture du viol" et le fait de passer à l’acte.

Mes deux cennes

Tu soulèves des bonnes questions. Je sais pas si le mot banaliser est le bon, mais j'ai quand même l'impression qu'on ''verbalise'' le viol dans beaucoup plus de contextes qu'il y a juste 15, 20 ans, tandis que les autres formes de violence en général, on a l'habitude.

Des expressions triviales comme ''je me suis fait violer par mon cours de maths'', les menaces de viol en joke, c'est le genre de trucs qu'on entendait plus rarement y'a seulement 15 ans, surtout dans les médias. Est-ce que ça peut avoir un effet malsain à grande échelle? C'est au moins une question qu'on peut se poser. Je crois pas que les jokes de bébés morts soit le meilleur comparable ici, mettons plus dire ''fif'' ou ''un plan de nèg'' à chaque cinq minutes, même sans aucune mauvaise intention. L'entendre une fois, c'est pas tellement choquant, mais à répétition et à grande échelle, pour cet exemple-là, ça pourrait créer un climat où 1- les racistes et homophobes se sentent à l'aise et encouragés dans leur mentalité, 2- les gays et Noirs se sentent ostracisés.
Titre: La culture du viol
Posté par: rasemotte le mars 11, 2014, 10:36:30 am
Des expressions triviales comme ''je me suis fait violé par mon cours de maths'',
Quossé ça ! J'ai JAMAIS entendu une telle expression ! Je ne peux croire qu'il s'agisse vraiment de quelque chose de répandu.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 11, 2014, 10:39:11 am
Je l'ai entendu à plusieurs reprises depuis 2-3 ans. Je crois pas que ça soit si répandu par contre.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 11, 2014, 10:42:17 am
Moi, je l'ai utilisé mercredi dernier dans un bar en m'adressant à Simone.

J'ai dit "Je me suis fait voler ma place habituelle. Je me suis senti violé! Maintenant, je pense que je comprends ce que vous vivez, les femmes!"

Je ne suis pas certain encore si elle l'a trouvée drôle.
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 11, 2014, 10:45:19 am
Et à lire certains commentaires ici, je vois qu'on est loin d'une prise de conscience.

J'avais, je pense, jamais entendu parler de l'expression culture du viol et voila que je voix l'expression partout depuis 2 semaines (et même entendu à Dutrizac).

En chœur, nos médias de la bien pensance gauchiste-féministe-environnementaliste spinnent là-dessus. C'est aussi simple que cela!
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 11, 2014, 10:50:38 am
Des expressions triviales comme ''je me suis fait violé par mon cours de maths'',
Quossé ça ! J'ai JAMAIS entendu une telle expression ! Je ne peux croire qu'il s'agisse vraiment de quelque chose de répandu.

J'ai lu "la fille qui c'est fait violé sur facebook" par rapport à l'histoire de l'université d'Ottawa sur des commentaires en dessous de la nouvelle de GabRoy.

Pis Monsieur bonheur la utilisé de manière triviale.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 11, 2014, 10:53:24 am
Moi, je l'ai utilisé mercredi dernier dans un bar en m'adressant à Simone.

J'ai dit "Je me suis fait voler ma place habituelle. Je me suis senti violé! Maintenant, je pense que je comprends ce que vous vivez, les femmes!"

Je ne suis pas certain encore si elle l'a trouvée drôle.

Me semble que j'avais ri, que j'avais ajouté que oui oui, ça c'était un viol réel et effectif (pour parodier sharl), et je m'étais empressée de le répéter à MadChuck.

Mais tu sais bien au fond de toi que ce qui a joué en ta faveur, c'est la personne qui t'as volé ta table. ;)
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 11, 2014, 10:59:07 am
bien pensance gauchiste-féministe-environnementaliste spinnent là-dessus.

Effectivement, c'est la première définition qui me vient en tête en pensant à Dutrizac.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 11, 2014, 11:01:37 am
Des expressions triviales comme ''je me suis fait violé par mon cours de maths'',
Quossé ça ! J'ai JAMAIS entendu une telle expression ! Je ne peux croire qu'il s'agisse vraiment de quelque chose de répandu.

Calvinse, fait longtemps t'as pas fait un tour dans une université ou un cegep ? C'est PAS MAL plus commun que tu peux le croire.

"Le prof nous a violer à l'examen" "J'ai fait l'examen pratique, je pense amener un pot de vaseline au cas où"...

Dans un programme où les examens sont relativement durs, c'est devenu normal de dire ça.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 11, 2014, 11:02:48 am
Mais tu sais bien au fond de toi que ce qui a joué en ta faveur, c'est la personne qui t'as volé ta table. ;)

Une autre féminazi castratrice.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 11, 2014, 11:09:29 am
Pire être humain au monde.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wotan le mars 11, 2014, 11:11:32 am
Des expressions triviales comme ''je me suis fait violé par mon cours de maths'',
Quossé ça ! J'ai JAMAIS entendu une telle expression ! Je ne peux croire qu'il s'agisse vraiment de quelque chose de répandu.

Calvinse, fait longtemps t'as pas fait un tour dans une université ou un cegep ? C'est PAS MAL plus commun que tu peux le croire.

"Le prof nous a violer à l'examen" "J'ai fait l'examen pratique, je pense amener un pot de vaseline au cas où"...

Dans un programme où les examens sont relativement durs, c'est devenu normal de dire ça.

J'étais à l'université il n'y a pas si longtemps que ça et aucun prof ne m'a jamais menacé d'un "donkey punch" ou autre "pirate". Faut croire que le programme était facile.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 11, 2014, 11:13:34 am
Des expressions triviales comme ''je me suis fait violé par mon cours de maths'',
Quossé ça ! J'ai JAMAIS entendu une telle expression ! Je ne peux croire qu'il s'agisse vraiment de quelque chose de répandu.

Calvinse, fait longtemps t'as pas fait un tour dans une université ou un cegep ? C'est PAS MAL plus commun que tu peux le croire.

"Le prof nous a violer à l'examen" "J'ai fait l'examen pratique, je pense amener un pot de vaseline au cas où"...

Dans un programme où les examens sont relativement durs, c'est devenu normal de dire ça.

J'étais à l'université il n'y a pas si longtemps que ça et aucun prof ne m'a jamais menacé d'un "donkey punch" ou autre "pirate". Faut croire que le programme était facile.

Exagère tant que tu veux, mais ce que j'ai dit est vrai, l'expression "se faire violer à l'examen/par un cours/par le prof" est beaucoup plus commune que vous le pensez.
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 11, 2014, 11:20:18 am
Qui ici a déjà ouvert une porte à une dame.

N'avez-vous jamais réalisé combien ce geste recèle quelque chose de profondément humiliant et dégradant pour elle. Vous vous arrogez alors une position de force et par conséquent de pouvoir; vous incarnez et perpétuez la culture du viol.

Et tant qu'à y être, il faut bannir le mot "dame", car il tient aussi de la culture du viol. Une "dame" c'est quoi? Une nunuche sans colonne vertébrale,,,

La culture du viol, il faut s'y "mettre" dès à présent. Pour cela, nous avons tous besoin d'un livre de référence encore à écrire, "La culture du viol pour les nuls" -- par les nuls, entendre les hommes,,,

PS J'offre ce idée de livre à Simone. Il y a là "la graine" d'un best seller,,,
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 11, 2014, 11:35:27 am
ECOUTEZ-LE. Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n'est pas le moment opportun.
Laissez le parler d'abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres. Faites en sorte que la soirée lui appartienne.

 :smiley32: poque de merde.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 11, 2014, 12:17:13 pm
Pour gagner de l'argent, cette femme a dû se déshabiller et s'agenouiller devant un homme qu'elle ne connaissait pas. Elle a beau être une professionnelle, la dimension de relation de pouvoir est flagrante.

Dans la réalité de notre quotidien, ce pouvoir s'exerce a sens inverse. Des femmes s'exhibent pour exploiter les hommes. Pour les faire marcher aux pas, pour leur vider les poches, elles mentent, feignent l'appétit sexuel, feignent le désir pour récolter plus de cash. Qui a le pouvoir? Qui a eu la plus grosse paie entre les deux pour cette pub?

Et pourquoi cette pub ne serait pas un homme complètement envoûté et exploité sexuellement? Lequel des deux acteurs offrent a qui veut bien payer, d'exposer son cul pour tirer du cash? Pourquoi cette actrice ne miserait pas le paquet la dessus, d'elle même, sur son offre de service?

Pourquoi des milliers de femmes se crinquent les totons chaque matin pour recevoir plus de tippe? Elles monnaient volontairement leur cul a des pauvres bêtes faibles qui rêvent et qui paient.

Dans la réalité, cet homme est mieux d'avoir une méchante liasse de cash a dépenser, autrement elle va passer a un autre appel.

L'actrice n'est certainement pas une victime.

Et dans le scénario, nul part il y a contrainte. Si cette femme fait ca, ce n'est pas le pouvoir de l'homme qui s'exprime, mais son appétit a elle, pour l'argent. C'est l'argent qui parle, villa sur mer, costard et tapis de poils.

Un moment donné...

C'est peut-être vrai, mais je pense que l'image que ça donne à savoir celle d'une feme qui "vend" ses charmes pour obtenir quelque chose de cet homme ne plait pas à Simone. ça ne donne pas une image de la femme qui lui plait.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 11, 2014, 12:59:20 pm
Le problème c'est que vous stické sur le terme «culture du viol». C'est vrai que c'est discutable comme concept et pour tout dire, j'y crois de moins en moins.

Mais si on oublie deux minutes ces trois mots, reste que ces pubs, ces commentaires, cette imagerie, et cette vison de la femme, c'est dégradant, désolant, malsain, pas de classe, pas digne, pas intelligent. (etc..)

Y'a personne ici qui va me convaincre du contraire.

Et il n'y a personne ici qui essaie de le faire.

Faux.

Vous passez votre temps à mettre des bémols, à comparer (injustement) avec les gars, à dire qu'on veut bien voir ce qu'on veut voir, que c'est juste des affaires de féministes (gouine ) frustrée.), que c'est une vision pessimiste des choses..

Arrête là..

Dans certains cas il y a exagération de l'autre côté aussi. La personne qui choisit d'être prude a tout à fait le droit de vivre sa vie comme ça, mais ça ne veut pas dire qu'on est tous obligés de vivre avec cette vision.

Et j'sais pas pourquoi tu parles d'avoir "stické" sur "culture du viol", c'est le titre du sujet esti! C'est exactement de ça qu'on débat. Sinon partons un autre sujet sur la dégradation de la femme dans les médias ou whatever.


Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 11, 2014, 13:02:39 pm
Simone, t'as pas vu mon message? J'ai posé de bonnes questions ;)
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 11, 2014, 13:10:16 pm
"Sticker" sur "culture du viol" parce qu'au lieu de parler de sa définition, beaucoup de commentaires ont été écrits pour dire que "culture"+"du"+"viol" est trop fort, inapproprié, etc.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 11, 2014, 13:10:21 pm
Je vous lis et la moitié des intervenants reproche à l’autre moitié de s’attarder sur l’expression "culture du viol" et d’ainsi détourner le débat, mais cette expression là on l’a dans la face chaque fois qu’on se logue sur le forum depuis une semaine; non seulement dans le top de des messages le plus récents, mais également à trois reprises dans les messages de la semaine. Peut-on prendre parler du sens des mots?

- Le viol est un acte méprisable et condamnable, tout le monde s’entend là-dessus.

- La culture du viol, pour reprendre la définition de Simone, c’est "une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle".

Deux questions à se poser :

1) La banalisation du viol fait-elle réellement partie du discours dominant de notre société?

La banalisation de la sexualité (et dans une certaine mesure de la femme objet), sans aucun doute. Pas besoin d’aller chercher plus loin que sur ce forum où Bonheur plogue le mot pénis vingt fois par jour, où Mlle A est assise sur le visage des forumeux depuis septembre 2010, où Wolfkiller énonce souvent le désir de prendre son bain avec telle ou telle forumeuse, où les souhaits de bonne année de Dalporto c’est un plus gros pénis à qui de droit pis un vagin qui sent moins fort aux autres, où Cinéphile s’amuse à faire un top candidates à chaque élection et où à peu près tout le monde a contribué au fil des fantasmes de célébrités. C’est tout aussi valide sur le reste du Net qu’IRL : oui, la banalisation de la sexualité fait bien partie du discours dominant.

La banalisation du viol? Pas du tout. Une publicité dans GQ, aussi choquante soit-elle, sert avant tout à attirer l’attention. Ce n’est rien de plus que ce que fait Benetton avec une publicité comme celle ci-dessous. Et quand bien même la planète entière serait abonnée à GQ, ça demeurerait une goutte dans l’océan des 3 000 publicités à laquelle chacun de nous est exposé chaque jour. Bref, y a rien de dominant là-dedans. Même chose pour les commentaires des universitaires. On ne va pas aller jusqu'à dire qu’il s’agit d’un incident isolé, loin de là, mais si ça faisait partie du discours dominant, on y serait habitué. Or, c’est précisément parce que ce n’est ni "normal", ni "banal" ni "toléré" que les propos de ces jeunes-là ont été dénoncé.

2) Est-ce qu’en banalisant le viol en parole on banalise l’acte lui-même?

Pour moi, ça reviendrait à dire qu’à force de lire des jokes de bébés mort on devient insensible à la mort subite des nourrissons ou qu’à force de participer à des pools nécrologiques on peut commencer à souhaiter la mort de nos grands-parents dans l’espoir de toucher un héritage.

Ça ne veut pas dire que je ne comprenne pas qu’une fille puisse être choquée par les publicités dans GQ de la même manière qu’un catholique pratiquant peut être choqué par cette publicité de Benetton. Reste qu’il y a tout un monde entre la "culture du viol" et le fait de passer à l’acte.

Mes deux cennes

Tu soulèves des bonnes questions. Je sais pas si le mot banaliser est le bon, mais j'ai quand même l'impression qu'on ''verbalise'' le viol dans beaucoup plus de contextes qu'il y a juste 15, 20 ans, tandis que les autres formes de violence en général, on a l'habitude.

Des expressions triviales comme ''je me suis fait violer par mon cours de maths'', les menaces de viol en joke, c'est le genre de trucs qu'on entendait plus rarement y'a seulement 15 ans, surtout dans les médias. Est-ce que ça peut avoir un effet malsain à grande échelle? C'est au moins une question qu'on peut se poser. Je crois pas que les jokes de bébés morts soit le meilleur comparable ici, mettons plus dire ''fif'' ou ''un plan de nèg'' à chaque cinq minutes, même sans aucune mauvaise intention. L'entendre une fois, c'est pas tellement choquant, mais à répétition et à grande échelle, pour cet exemple-là, ça pourrait créer un climat où 1- les racistes et homophobes se sentent à l'aise et encouragés dans leur mentalité, 2- les gays et Noirs se sentent ostracisés.

Ok, allons-y avec "fif" que j'ai moi-même employé à outrance quand j'avais genre entre 8 et 16 ans. Pourquoi j'employais cette expression? Parce que c'était dans le langage commun de ma gang d'amis. Dépendamment de la situation, "fif" pouvait signifier "poche", "nul", "faible", "kétaine" et aussi "gai" par moment. À ce compte-là, on peut dire qu'il y avait une culture "fif" dans laquelle tout le monde se traitait de "fif" et que c'était partie intégrante des jeunes de mon âge. On pouvait dire "T'es ben fif" à celui qui arrivait en dernier dans une course aussi bien que "C'est ben fif" 'à celui qui arrivait avec un chandail laid ou qui écoutait un groupe de marde.

Maintenant, est-ce que ça banalisait l'homophobie? Pas du tout. Et par conséquent, y a jamais eu de lien dans ma tête entre traiter quelqu'un de "fif" et le fait d'injurier, de battre ou de pitcher des roches à un gai. Et je vais aller plus loin que ça : même si c'était utilisé à répétition et à grande échelle, comme tu le dis, ça n'a jamais été normal ou toléré dans le sens qu'on a toujours su que si on disait ça devant nos parents ou un prof, on allait se faire chicaner (même si on s'entend ici que se faire chicaner à 8 ans c'est plus traumatisant qu'à 16 ans).
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 11, 2014, 13:10:26 pm
Et j'sais pas pourquoi tu parles d'avoir "stické" sur "culture du viol", c'est le titre du sujet esti! C'est exactement de ça qu'on débat. Sinon partons un autre sujet sur la dégradation de la femme dans les médias ou whatever.

C'est parce qu'à chaque fois qu'on va un peu ailleurs, dans des sujets qui sont inévitablement liés ( sexiste en publicité, commentaires fortement déplacés qui passent pour de l'humour) ) on ramenait le concept de culture du viol.

Ca se peut qu'après 10 pages on en viennent au constat que la culture du viol n'est peut être pas le bon terme et qu'on tente de cerner autre chose, mais malgré ça, sans que personne n'insiste la-dessus, c'était constamment ramené.

C'est pas parce que la cuture du viol n'existe (peut être )pas, que tout est rose.



Titre: La culture du viol
Posté par: rasemotte le mars 11, 2014, 13:13:32 pm
C'est pas parce que la cuture du viol n'existe (peut être )pas, que tout est rose.
En plus, le rose, c'est une couleur de fille.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 11, 2014, 13:37:39 pm
"Sticker" sur "culture du viol" parce qu'au lieu de parler de sa définition, beaucoup de commentaires ont été écrits pour dire que "culture"+"du"+"viol" est trop fort, inapproprié, etc.

C'est parce que c'est lourd de sens, Jay. On ne parle plus du comportement répréhensible d'une bande d'imbéciles (et oui, je veux bien admettre qu'ils sont nombreux), mais d'un trait culturel ET dominant. En tant qu'homme y a rien qu'on puisse dire pour échapper à ça. C'est un peu (et je le précise : très, très, très peu - et Simone je ne t'accuse pas de cela du tout) comme le lendemain de la polytechnique où des femmes disaient qu'un violeur/batteur de femme sommeillait en chaque homme. Y a absolument rien que tu puisses dire pour te défendre de ça. Faut que d'autres femmes se lèvent pour venir à notre défense et heureusement elles l'ont fait. En ce sens-là, j'étais soulagé de lire la blogueuse citée par MégaloMarc.

Il ne faut pas se fermer les yeux sur certains des comportements décriés dans ce fil, mais élever ça au rang de la culture, faut pas charrier non plus comme dit Canta.
Titre: La culture du viol
Posté par: megalomarc le mars 11, 2014, 13:41:54 pm
Et pour la combattre (la culture du viol), il faut la reconnaître. L'ignorer participe à sa prolifération. C'est pas juste une lubie de féministe frustrée. Et un homme n'est pas moins homme quand il reconnait le phénomène, au contraire.

À la limite, il y a une question de respect de l'opinion de l'autre là dedans. Selon toi, si on l'ignore, on permet à la culture du viol de proliférer, et sa suite logique, c'est qu'on permet qu'il y ait plus de viols !!!

Belle manière de diaboliser ceux qui ne sont pas d'accord avec vous. Cet argumentaire sens la nausée. C'est ce que je dénonce chez Simone aussi, qui nous a accusé de banaliser.

Selon moi, de toute évidence, si le concept culture du viol crée la controverse, c'est parce qu'il est mal choisi, c'est parce qu'il est mal balisé. On n'est pas de mauvaise foi. On dirait que vous cherchez à faire comme Georges Bush, comme Bush a lancé des attaques préventives en Irak au cas où se cacherait là des armes de destruction massives, vous faites des attaques préventives contre une part significative des hommes au cas où se cacherait là de méchants violeurs potentiels. En cherchant à nous associer à la culture du viol, on cherche à nous associer aux violeurs et ainsi, nous mettre tellement de pression qu'on vous dise que finalement, même si intérieurement on n'y crois pas du tout, que vous avez raison.

C'est malhonnête intellectuellement d'utiliser de tels stratagèmes. On dirait pourtant que c'est la fonction même de ce concept de culture du viol.

"Vous êtes avec nous sinon vous niez, sinon vous banalisez et alors, vous êtes prenante de cette culture du viol."
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 11, 2014, 13:48:24 pm
Je vous lis et la moitié des intervenants reproche à l’autre moitié de s’attarder sur l’expression "culture du viol" et d’ainsi détourner le débat, mais cette expression là on l’a dans la face chaque fois qu’on se logue sur le forum depuis une semaine; non seulement dans le top de des messages le plus récents, mais également à trois reprises dans les messages de la semaine. Peut-on prendre parler du sens des mots?

- Le viol est un acte méprisable et condamnable, tout le monde s’entend là-dessus.

- La culture du viol, pour reprendre la définition de Simone, c’est "une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle".

Deux questions à se poser :

1) La banalisation du viol fait-elle réellement partie du discours dominant de notre société?

La banalisation de la sexualité (et dans une certaine mesure de la femme objet), sans aucun doute. Pas besoin d’aller chercher plus loin que sur ce forum où Bonheur plogue le mot pénis vingt fois par jour, où Mlle A est assise sur le visage des forumeux depuis septembre 2010, où Wolfkiller énonce souvent le désir de prendre son bain avec telle ou telle forumeuse, où les souhaits de bonne année de Dalporto c’est un plus gros pénis à qui de droit pis un vagin qui sent moins fort aux autres, où Cinéphile s’amuse à faire un top candidates à chaque élection et où à peu près tout le monde a contribué au fil des fantasmes de célébrités. C’est tout aussi valide sur le reste du Net qu’IRL : oui, la banalisation de la sexualité fait bien partie du discours dominant.

La banalisation du viol? Pas du tout. Une publicité dans GQ, aussi choquante soit-elle, sert avant tout à attirer l’attention. Ce n’est rien de plus que ce que fait Benetton avec une publicité comme celle ci-dessous. Et quand bien même la planète entière serait abonnée à GQ, ça demeurerait une goutte dans l’océan des 3 000 publicités à laquelle chacun de nous est exposé chaque jour. Bref, y a rien de dominant là-dedans. Même chose pour les commentaires des universitaires. On ne va pas aller jusqu'à dire qu’il s’agit d’un incident isolé, loin de là, mais si ça faisait partie du discours dominant, on y serait habitué. Or, c’est précisément parce que ce n’est ni "normal", ni "banal" ni "toléré" que les propos de ces jeunes-là ont été dénoncé.

2) Est-ce qu’en banalisant le viol en parole on banalise l’acte lui-même?

Pour moi, ça reviendrait à dire qu’à force de lire des jokes de bébés mort on devient insensible à la mort subite des nourrissons ou qu’à force de participer à des pools nécrologiques on peut commencer à souhaiter la mort de nos grands-parents dans l’espoir de toucher un héritage.

Ça ne veut pas dire que je ne comprenne pas qu’une fille puisse être choquée par les publicités dans GQ de la même manière qu’un catholique pratiquant peut être choqué par cette publicité de Benetton. Reste qu’il y a tout un monde entre la "culture du viol" et le fait de passer à l’acte.

Mes deux cennes

Tu soulèves des bonnes questions. Je sais pas si le mot banaliser est le bon, mais j'ai quand même l'impression qu'on ''verbalise'' le viol dans beaucoup plus de contextes qu'il y a juste 15, 20 ans, tandis que les autres formes de violence en général, on a l'habitude.

Des expressions triviales comme ''je me suis fait violer par mon cours de maths'', les menaces de viol en joke, c'est le genre de trucs qu'on entendait plus rarement y'a seulement 15 ans, surtout dans les médias. Est-ce que ça peut avoir un effet malsain à grande échelle? C'est au moins une question qu'on peut se poser. Je crois pas que les jokes de bébés morts soit le meilleur comparable ici, mettons plus dire ''fif'' ou ''un plan de nèg'' à chaque cinq minutes, même sans aucune mauvaise intention. L'entendre une fois, c'est pas tellement choquant, mais à répétition et à grande échelle, pour cet exemple-là, ça pourrait créer un climat où 1- les racistes et homophobes se sentent à l'aise et encouragés dans leur mentalité, 2- les gays et Noirs se sentent ostracisés.

Ok, allons-y avec "fif" que j'ai moi-même employé à outrance quand j'avais genre entre 8 et 16 ans. Pourquoi j'employais cette expression? Parce que c'était dans le langage commun de ma gang d'amis. Dépendamment de la situation, "fif" pouvait signifier "poche", "nul", "faible", "kétaine" et aussi "gai" par moment. À ce compte-là, on peut dire qu'il y avait une culture "fif" dans laquelle tout le monde se traitait de "fif" et que c'était partie intégrante des jeunes de mon âge. On pouvait dire "T'es ben fif" à celui qui arrivait en dernier dans une course aussi bien que "C'est ben fif" 'à celui qui arrivait avec un chandail laid ou qui écoutait un groupe de marde.

Maintenant, est-ce que ça banalisait l'homophobie? Pas du tout. Et par conséquent, y a jamais eu de lien dans ma tête entre traiter quelqu'un de "fif" et le fait d'injurier, de battre ou de pitcher des roches à un gai. Et je vais aller plus loin que ça : même si c'était utilisé à répétition et à grande échelle, comme tu le dis, ça n'a jamais été normal ou toléré dans le sens qu'on a toujours su que si on disait ça devant nos parents ou un prof, on allait se faire chicaner (même si on s'entend ici que se faire chicaner à 8 ans c'est plus traumatisant qu'à 16 ans).

Personnellement je pense qu'on ne doit pas limiter des propos dans la mesure où ils n'enfreignent pas la loi, des propos de "fif" ou d'utilisation du mot de viol peuvent déplaire, être trouvé come vulgaires ou inappropriés mais ne posent pour moi pas de problème en soit, les gens utilisent le vocabulaire qu'ils souhaitent et qu'ils trouve approprié et la société ne doit pas dicté ce qui se dit ou ne se dit pas (à l'exception de ce que la loi prévoit) c'est d'ailleurs le principe du "politiquement correct" des propos qui ne sont pas illégaux ou interdits mais qu'il est d'usage d'utiliser, un genre de pression sociale pour utiliser ou pousser à l'utilisation de tel ou tel terme pour des fins politique (entendre politique au sens large) plutôt que les termes utilisés naturellement par la population. Les mots, les expressions ne se dictent pas par des lobbys ou des courants de pensée, ils sont le fruit de la société elle même dans son entier.

après on peut juger que l'utilisation effective de tel ou tel expression a un effet nefaste mais c'est un jugement de valeur qui n'a pas à interférer avec la liberté d'expression de chacun (je le répète dans les limites de ce que prévoit la liberté d'expression).
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 11, 2014, 13:57:18 pm
Selon moi, de toute évidence, si le concept culture du viol crée la controverse, c'est parce qu'il est mal choisi, c'est parce qu'il est mal balisé. On n'est pas de mauvaise foi. On dirait que vous cherchez à faire comme Georges Bush, comme Bush a lancé des attaques préventives en Irak au cas où se cacherait là des armes de destruction massives, vous faites des attaques préventives contre une part significative des hommes au cas où se cacherait là de méchants violeurs potentiels. En cherchant à nous associer à la culture du viol, on cherche à nous associer aux violeurs et ainsi, nous mettre tellement de pression qu'on vous dise que finalement, même si intérieurement on n'y crois pas du tout, que vous avez raison.

Je ne comprends pas pourquoi tu t'obstines à ramener ça à une histoire de femmes contre les hommes, j'ai déjà expliqué (à peu près 110 fois) que ça va bien au-delà.

Le fait de ramener le débat sur un terrain neutre aurait dû aider à dépolariser la question pour qu'on examine les enjeux sociaux qui en découlent, mais pour une raison que je m'explique mal, toi, et d'autres, comme Cinéphile, disons, se bornent à vouloir circonscrire le débat à une lutte de pouvoir entre les hommes et les femmes.

Or, je l'ai dit (et redit, et redit encore): la violence sexuelle touche aussi les hommes (plus d'hommes que de femmes, selon une statistique que MadChuck a lu quelque part et qui incluait les viols/agressions sexuelles ayant lieu en prison). Les représentations de pouvoir sexuées présentent aussi des hommes dans des positions dégradantes ou dans des contextes d'objectification. Il y a des problématiques liées à la violence sexuelle qui touchent spécifiquement les hommes (le viol correctif en prison et le viol collectif dans les milieux homosexuels, par exemple).

Bref, la banalisation que je dénonce est susceptible d'affecter autant les hommes que les femmes. Même si les hommes sont généralement moins vulnérables parce que plus souvent en position de pouvoir, ils ne sont pas prémunis contre ça.

Je ne sais pas si c'est moi qui m'exprime mal, mais je vais le redire: la culture du viol est une théorie issue du champ des études féministes, MAIS C'EST UN ENJEU QUI TOUCHE TOUTES LES PERSONNES VULNÉRABLES, HOMMES OU FEMMES.

Voulez bien me sacrer la paix avec votre impression que seuls les hommes sont critiqués? J'ai pris la peine, depuis mon tout premier message comportant une liste d'exemples, de préciser (à de nombreuses reprises, je le répète) que les hommes peuvent aussi être victimes et que les femmes peuvent aussi adopter des comportements typiques de la culture du viol (je réitère: LE SLUTSHAMING EST UNE PRATIQUE PLUS SOUVENT OBSERVÉE CHEZ LES FEMMES QUI CRITIQUENT LEURS PAIRS).

Tout le monde est touché, et je commence à être vraiment épuisée de devoir me défendre d'une position que je n'ai jamais adoptée, c'est ridicule.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 11, 2014, 14:02:37 pm
Citer
, vous faites des attaques préventives contre une part significative des hommes au cas où se cacherait là de méchants violeurs potentiels

Faudrait demander aux anthropologues et ceux qui ont étudié les autres grands singes, mais c'est pas un peu le cas, je veux dire dans les sociétés ou le viol était aucunement mal vu et même bien vu, n'était-il pas extrêmement commun ? Il semble l'être en temps de guerre/bouleversement en tout cas (presque toutes les guerres, printemps arabe, etc...).



Titre: La culture du viol
Posté par: megalomarc le mars 11, 2014, 14:12:02 pm
Oui Simone, je suis d'accord que le viol est un problème de société. Je ne suis juste pas d'accord avec le concept de culture du viol.

C'est au concept lui-même que je m'attarde, c'est lui qui crée la confusion dans ce débat.

Je comprend qu'il y a aussi des hommes victimes de viol et en particulier des hommes en prison, par contre on remarque bien dans ce fil de quelle manière le débat est polarisé.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 11, 2014, 14:12:07 pm
pour une raison que je m'explique mal, toi, et d'autres, comme Cinéphile, disons, se bornent à vouloir circonscrire le débat à une lutte de pouvoir entre les hommes et les femmes.

Pas du tout, je m'attaque surtout au lien de causalité entre la culture du viol (l'expression m'irrite, mais le phénomène existe bel et bien) et le comportement qu'il est sensé engendrer.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 11, 2014, 14:18:44 pm
Pas du tout, je m'attaque surtout au lien de causalité entre la culture du viol (l'expression m'irrite, mais le phénomène existe bel et bien) et le comportement qu'il est sensé engendrer.

Si le viol devient accepté il en aura plus à mon avis.

Le débat serait plus que les blagues faites ou l'art en général qui utilise le viol comme humour/vendeur/glamour/symbole de puissance, en augmente t-il l'acceptabilité du geste lui même, diminue t-il la prise au sérieux et l'envie d'une victime d’entamer une poursuite contre son agresseur (comme à une époque peut aurait oser dénoncer un curé).

Et encore la si la réponse à ce débat serait oui, ça voudrait pas dire de vouloir l,interdire par la lois ou même socialement, on pourrait préférer une liberté artistique et de parole à ses conséquences (comme on le fait pour plein d'autre forme de violence en général).
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 11, 2014, 14:19:45 pm
Selon moi, de toute évidence, si le concept culture du viol crée la controverse, c'est parce qu'il est mal choisi, c'est parce qu'il est mal balisé. On n'est pas de mauvaise foi. On dirait que vous cherchez à faire comme Georges Bush, comme Bush a lancé des attaques préventives en Irak au cas où se cacherait là des armes de destruction massives, vous faites des attaques préventives contre une part significative des hommes au cas où se cacherait là de méchants violeurs potentiels. En cherchant à nous associer à la culture du viol, on cherche à nous associer aux violeurs et ainsi, nous mettre tellement de pression qu'on vous dise que finalement, même si intérieurement on n'y crois pas du tout, que vous avez raison.

Je ne comprends pas pourquoi tu t'obstines à ramener ça à une histoire de femmes contre les hommes, j'ai déjà expliqué (à peu près 110 fois) que ça va bien au-delà.

Le fait de ramener le débat sur un terrain neutre aurait dû aider à dépolariser la question pour qu'on examine les enjeux sociaux qui en découlent, mais pour une raison que je m'explique mal, toi, et d'autres, comme Cinéphile, disons, se bornent à vouloir circonscrire le débat à une lutte de pouvoir entre les hommes et les femmes.

Or, je l'ai dit (et redit, et redit encore): la violence sexuelle touche aussi les hommes (plus d'hommes que de femmes, selon une statistique que MadChuck a lu quelque part et qui incluait les viols/agressions sexuelles ayant lieu en prison). Les représentations de pouvoir sexuées présentent aussi des hommes dans des positions dégradantes ou dans des contextes d'objectification. Il y a des problématiques liées à la violence sexuelle qui touchent spécifiquement les hommes (le viol correctif en prison et le viol collectif dans les milieux homosexuels, par exemple).

Bref, la banalisation que je dénonce est susceptible d'affecter autant les hommes que les femmes. Même si les hommes sont généralement moins vulnérables parce que plus souvent en position de pouvoir, ils ne sont pas prémunis contre ça.

Je ne sais pas si c'est moi qui m'exprime mal, mais je vais le redire: la culture du viol est une théorie issue du champ des études féministes, MAIS C'EST UN ENJEU QUI TOUCHE TOUTES LES PERSONNES VULNÉRABLES, HOMMES OU FEMMES.

Voulez bien me sacrer la paix avec votre impression que seuls les hommes sont critiqués? J'ai pris la peine, depuis mon tout premier message comportant une liste d'exemples, de préciser (à de nombreuses reprises, je le répète) que les hommes peuvent aussi être victimes et que les femmes peuvent aussi adopter des comportements typiques de la culture du viol (je réitère: LE SLUTSHAMING EST UNE PRATIQUE PLUS SOUVENT OBSERVÉE CHEZ LES FEMMES QUI CRITIQUENT LEURS PAIRS).

Tout le monde est touché, et je commence à être vraiment épuisée de devoir me défendre d'une position que je n'ai jamais adoptée, c'est ridicule.

Chez toi le viol est assexué mais tu sais très bien que dans l'inconscient collectif quand on parle de viol on pense toujours ou presque au viol d'un homme sur une femme et peut-être justement que c'est l'une desraison pour laquelle les hommes rejettent ce terme, ils se sens pointés du doigt (une fois encore par les féministes) par toi peut être pas mais par la majorité des feministes certainement.

Culture du viol est compris par certains hommes comme "encore une énième théorie pour montrer à quel point l'homme est pervers et veut soumettre les femmes à ses bons vouloir".
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 11, 2014, 14:44:01 pm
Pas du tout, je m'attaque surtout au lien de causalité entre la culture du viol (l'expression m'irrite, mais le phénomène existe bel et bien) et le comportement qu'il est sensé engendrer.

Si le viol devient accepté il en aura plus à mon avis.

Y a personne qui parle d'accepter le viol MadChuck, voyons donc. On n'a même pas besoin d'aller jusque là, j'ai souvent remis à leur place des camarades de classes ou collègues de travail qui traitaient une fille de salope parce qu'elle était disons active sexuellement, alors qu'un gars passe pour un demi dieu s'il réussit une semaine parfaite. C'était une mentalité d'arriéré il y a 20 ans, ça l'est encore plus aujourd'hui.

Le débat serait plus que les blagues faites ou l'art en général qui utilise le viol comme humour/vendeur/glamour/symbole de puissance, en augmente t-il l'acceptabilité du geste lui même, diminue t-il la prise au sérieux et l'envie d'une victime d’entamer une poursuite contre son agresseur (comme à une époque peut aurait oser dénoncer un curé).

C'est principalement là-dessus que j'ai débattu justement. Le lien de causalité entre les publicités de GQ et l'acceptabilité du viol, j'y crois pas. C'est beaucoup trop "in your face" pour ça. Si on veut jouer à ça, y a des publicités, qui sans être subliminales dans le sens habituel du terme, sont beaucoup plus pernicieuses. J'en cherche une depuis ce matin où un homme et une fillette (à première vue une fille et son père) sont de chaque côté d'un lit en train de s'habiller (texte sous-entendu : une relation pédophile  - pourquoi la fillette ne s'habille-t-elle pas dans sa propre chambre? - où les deux "partenaires" viennent de finir de baiser et se rhabillent après l'acte). Je ne me souviens plus du produit et ai donc du mal à la retrouver.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 11, 2014, 14:59:28 pm
Y a personne qui parle d'accepter le viol MadChuck, voyons donc.

Bien le viol en prison et des prostitués l'ai déjà pratiquement, évidemment on ne parle pas d'un jour accepter un viol avec entré par infraction d'une mère entrain de faire de la sauce spaghetti. Plus disons de la fille trop black-out pour donner un consentement par un jeune un peu chaud, sans l'accepter, trouver ça pas si pire.

Comme l'alcool au volant, sans dire que c'est accepté...... ce l'est presque quand même (quand c'est une erreur de jeunesse).

Je dis pas que personne parlent de ça et veut ça (et c'est évidemment jamais le but d'une culture du genre et de personne ou des pubs (qui ont pour bu de vendre), mais ça peut en être les conséquences.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 11, 2014, 15:21:30 pm
Je ne suis pas certain que tu saches ce que veut dire "accepter", MadChuck.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 11, 2014, 15:24:20 pm
Ok, allons-y avec "fif" que j'ai moi-même employé à outrance quand j'avais genre entre 8 et 16 ans. Pourquoi j'employais cette expression? Parce que c'était dans le langage commun de ma gang d'amis. Dépendamment de la situation, "fif" pouvait signifier "poche", "nul", "faible", "kétaine" et aussi "gai" par moment. À ce compte-là, on peut dire qu'il y avait une culture "fif" dans laquelle tout le monde se traitait de "fif" et que c'était partie intégrante des jeunes de mon âge. On pouvait dire "T'es ben fif" à celui qui arrivait en dernier dans une course aussi bien que "C'est ben fif" 'à celui qui arrivait avec un chandail laid ou qui écoutait un groupe de marde.

Maintenant, est-ce que ça banalisait l'homophobie? Pas du tout. Et par conséquent, y a jamais eu de lien dans ma tête entre traiter quelqu'un de "fif" et le fait d'injurier, de battre ou de pitcher des roches à un gai. Et je vais aller plus loin que ça : même si c'était utilisé à répétition et à grande échelle, comme tu le dis, ça n'a jamais été normal ou toléré dans le sens qu'on a toujours su que si on disait ça devant nos parents ou un prof, on allait se faire chicaner (même si on s'entend ici que se faire chicaner à 8 ans c'est plus traumatisant qu'à 16 ans).

Je me reconnais parfaitement dans ton exemple et un moment donné, on se comprend, il n'y avait aucune intention d'homophobie en utilisant le mot ''gay'' ou ''fif'' à chaque 10 minutes. Mais j'ai quand même arrêté d'utiliser le mot de façon péjorative, parce qu'un moment donné, même sans mauvaise intention, j'ai réalisé que c'était juste cave et un sérieux manque de vocabulaire. T'as beau dire que c'est anondin, pas sûr que l'ado dans la gang qui attend de faire son coming out voit la chose de la même façon, en entendant constamment ses amis faire le lien entre son orientation sexuelle et tout ce qui existe de mauvais.

Il faut pas sous-estimer le pouvoir des mots, un jeune qui joke sur le viol constamment, ça a peut-être plus de portée qu'on le pense chez les victimes et des certains weirdos qui pourraient se sentir encouragés dans leur mentalité. Mais encore là, c'est plus une question à poser qu'une affirmation.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 11, 2014, 15:30:32 pm
Je ne me souviens plus du produit et ai donc du mal à la retrouver.

Voilà un bon exemple de ma théorie que ces publicités ne sont rien d'autre que des trips artistiques de "créatifs" voulant provoquer.

On est marqué par la pub, mais on ne se rappelle pas du produit qu'elle est supposée nous vendre,
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 11, 2014, 15:31:55 pm
Je ne sais pas si c'est moi qui m'exprime mal, mais je vais le redire: la culture du viol est une théorie issue du champ des études féministes, MAIS C'EST UN ENJEU QUI TOUCHE TOUTES LES PERSONNES VULNÉRABLES, HOMMES OU FEMMES.


Je regrette, mais en utilisant "culture du viol", plutôt que "culture du mépris", vous ciblez les hommes comme coupables, voire criminels.

On voit combien Camus avait raison en écrivant: C'est ajouter au malheur du monde que de mal nommer les choses.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 11, 2014, 15:33:13 pm
Je ne suis pas certain que tu saches ce que veut dire "accepter", MadChuck.

L'ensemble des choses que l'on pourrait changer totalement ou en partie si on le voulait et qui ne seront pas discuté aux prochaines élections ? ;)

Pas sur d'être certain de comment j'ai mal utilisé ce mot.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 11, 2014, 16:16:54 pm
Ok, allons-y avec "fif" que j'ai moi-même employé à outrance quand j'avais genre entre 8 et 16 ans. Pourquoi j'employais cette expression? Parce que c'était dans le langage commun de ma gang d'amis. Dépendamment de la situation, "fif" pouvait signifier "poche", "nul", "faible", "kétaine" et aussi "gai" par moment. À ce compte-là, on peut dire qu'il y avait une culture "fif" dans laquelle tout le monde se traitait de "fif" et que c'était partie intégrante des jeunes de mon âge. On pouvait dire "T'es ben fif" à celui qui arrivait en dernier dans une course aussi bien que "C'est ben fif" 'à celui qui arrivait avec un chandail laid ou qui écoutait un groupe de marde.

Maintenant, est-ce que ça banalisait l'homophobie? Pas du tout. Et par conséquent, y a jamais eu de lien dans ma tête entre traiter quelqu'un de "fif" et le fait d'injurier, de battre ou de pitcher des roches à un gai. Et je vais aller plus loin que ça : même si c'était utilisé à répétition et à grande échelle, comme tu le dis, ça n'a jamais été normal ou toléré dans le sens qu'on a toujours su que si on disait ça devant nos parents ou un prof, on allait se faire chicaner (même si on s'entend ici que se faire chicaner à 8 ans c'est plus traumatisant qu'à 16 ans).

Je me reconnais parfaitement dans ton exemple et un moment donné, on se comprend, il n'y avait aucune intention d'homophobie en utilisant le mot ''gay'' ou ''fif'' à chaque 10 minutes. Mais j'ai quand même arrêté d'utiliser le mot de façon péjorative, parce qu'un moment donné, même sans mauvaise intention, j'ai réalisé que c'était juste cave et un sérieux manque de vocabulaire. T'as beau dire que c'est anondin, pas sûr que l'ado dans la gang qui attend de faire son coming out voit la chose de la même façon, en entendant constamment ses amis faire le lien entre son orientation sexuelle et tout ce qui existe de mauvais.

Il faut pas sous-estimer le pouvoir des mots, un jeune qui joke sur le viol constamment, ça a peut-être plus de portée qu'on le pense chez les victimes et des certains weirdos qui pourraient se sentir encouragés dans leur mentalité. Mais encore là, c'est plus une question à poser qu'une affirmation.

Encore une fois, moi je m'attaque au lien de causalité (lire des propos sur le viol = banalisation du viol = passer à l'acte), mais ton exemple de gai qui a pas fait son coming out ou de victime d'un viol, c'est très pertinent en effet.

Ceci dit, rendu là, on ne parle plus seulement de la culture du viol, y a aussi de l'homophobie, du racisme, du sexisme. On peut ramener ça au simple fait de dénigrer ou intimider quelqu'un d'autre.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 11, 2014, 16:20:43 pm
Je ne me souviens plus du produit et ai donc du mal à la retrouver.

Voilà un bon exemple de ma théorie que ces publicités ne sont rien d'autre que des trips artistiques de "créatifs" voulant provoquer.

On est marqué par la pub, mais on ne se rappelle pas du produit qu'elle est supposée nous vendre

Je suis d'accord et 99 fois sur 100 ce que tu dis se vérifie empiriquement, mais pour être bien honnête, dans ce cas précis, je parlais d'une pub des années 80 et j'ai donc toutes les raisons de ne pas m'en rappeler.
Titre: La culture du viol
Posté par: Lisa le mars 12, 2014, 06:51:27 am
Pour ceux qui capotent avec le mot culture:

J'ai l'impression que ça vous gosse parce que vous entendez "notre culture actuelle est celle du viol"

Imaginez maintenant: "Dans notre société, il y a un courant (ou une culture) qui banalise le viol. Ce courant devient de plus en plus important avec les années, et il y a des conséquences à cela."

Vous avez l'impression qu'il y a LA culture, alors que d'autres peuvent voir qu'il y a plusieurs cultures dans une société. La culture du corps, la culture du neuf, la culture du cash, etc.
Pouvez-vous voir ça sous cet angle?
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 12, 2014, 08:05:01 am
Personnellement, même l'idée qu'il y  aurait un "courant qui banalise" le viol me parait excessif mais peut-être qu'il y a une différence sensible entre ce qui se passe au Québec et en France. J'ai l'impression que c'est un sujet dont on parle de plus en plus au contraire. Je vais donner quelques exemples.

Dans les années 90 le terme de viol était utilisait mais il regroupait à 90% l'image cliché de la femme qui se fait attaquer et violer dans une rue sombre le soir par un pervers. Maintenant on aborde d'avantage la question du viol à l'école, à l'université, par des gens de la famille ou de l'entourage, au sein du couple bref le spectre de ce qu'est un viol et surtout dez types d'actes sexuels forcés s'est élargie. Je crois aussi qu'il y a maintenant (alors que ça n'existait pas il y a 20 ans) la peur de certains hommes d'être accusé injustement de viol ou de violence conjugale, il ne faut pas se leurer il y a des femmes (pour la plupart des femmes mais certainement pas que des femmes) qui font des accusation de viols mensongères pour différents intérêts : Dans le milieu professionnel par vangeance ou dans le cadre d'un licenciement, dans le cadre d'une séparation au sein d'un couple.

Bref la question du viol est de plus en plus présente dans le quotidien, dans l'actualité et dans les discussions qu'autrefois ou si le sujet n'était pas tabou il semblait s'adresser à une catégorie sociale ou un milieu particulier auxquels les gens ne se sentait pas concernés (le weird qui vit dans son mobile homme à l'écart de la ville etc...), maintenant le violeur potentiel n'a plus de profil type.

Autrement dit ce qui pour moi semble être défini comme une "culture du viol" comme un aspect négatif, une tendance à banaliser l'acte du viol, à le rendre moins grave ou à rendre les gens moins sensible à cet acte, je le verrais plutôt comme une libération sur les sujets du viol dans les discussion au sens ou il est moins tabou, plus facilement discuté et évoqué ce qui est plutôt positif, forcément avec ça vient aussi tout ce qui va avec les expressions liées au viol et les blagues parfois de mauvais goût qui viennent avec mais parler de culture du viol ou courant du viol ça n'est pour moi que voir un aspect du phénomène sans le voir dans sa globalité et le bilan n'est peut-être pas négatif au final.

A l'époque ou l'on ne parlait pas de pédophilie, il n'y a vait pas de victime officielle, pas de bourreaux, pas de blagues, pas de procès et pourtant il y avait bien des pédophiles et des victimes réelles. Maintenant que le sujet est entrée dans la société accepté comme sujet sérieux, les victimes se déclarent plus facilement, les condamnations ont lieu et avec ça les blagues qui vont avec, les illustrations dans la presse, sur internet etc... Mais on ne peut pas pour autant dire qu'il y aurait aujourd'hui une culture de la pédophilie ou alors celle-ci existe peut-être mais dans un milieu si restreint et confidentiel qu'utiliser le mot "courant" ou "culture" devient excessif.

PAr ailleur je l'ai déjà dit je pense que le simple fait que ce terme soit un concept élaboré par les féministe le décrédibilise et lui donne un connotation et engendre un rejet des hommes par principe ou par peur.

Aujourd'hui on nous parle de culture du viol, dans 10 ans on nous dira que c'est une tradition du viol etc... Bref, on rejète par principe ce concept.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 12, 2014, 08:32:15 am
Pour ceux qui capotent avec le mot culture:

J'ai l'impression que ça vous gosse parce que vous entendez "notre culture actuelle est celle du viol"

Imaginez maintenant: "Dans notre société, il y a un courant (ou une culture) qui banalise le viol. Ce courant devient de plus en plus important avec les années, et il y a des conséquences à cela."

Vous avez l'impression qu'il y a LA culture, alors que d'autres peuvent voir qu'il y a plusieurs cultures dans une société. La culture du corps, la culture du neuf, la culture du cash, etc.
Pouvez-vous voir ça sous cet angle?

Moi j'capote pas avec le terme, j'essaie juste de comprendre où vous (ceux qui croient qu'elle existe) la voyez. Je me mets en tête tous les films que je regarde, tous les sites internet que je visite, les journaux, la radio, les discussions avec les gens, Facebook (le mien), etc etc etc

Pas une seule fois je n'ai vu ou entendu la moindre chose qui pourrait ressembler à la banalisation du viol.

J'imagine que si je tape "rape culture" dans Google j'vais trouver de quoi, tout comme si je tape "gore" ou "extreme fetish sex".

Faique concrètement, êtes-vous réellement capable d'affirmer qu'elle existe, ou bien quelqu'un vous en a parlé et vous avez décidé de la chercher là où elle n'est pas nécessairement?

Comme Simone (tu l'sais que j't'aime ;)) avec la photo de la femme à quatre pattes: "L'autre élément que je considère est le regard scrutateur de l'homme, qui suggère le jugement".

Bref, si on cherche des bibittes on va en trouver.

Tout cela étant dit, s'il y a réellement des instances où le viol est utilisé pour vendre de quoi ou s'il y a effectivement une tendance grandissante à accepter le viol (ce que je doute), alors en effet faudra combattre ça.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 12, 2014, 08:52:04 am
Il peut aussi y avoir une culture du viol, sans que ce ce soit nécessairement un gros danger mais juste un état de fait.

J'veux dire, que oui peut être que l'imagerie ou la représentation du viol est beaucoup plus présente dans la pub, dans l'humour, les expressions chez les jeunes, sur Internet, dans la culture pop en général.

Ça, ça se peut, non? Que ce soit disons, deux fois plus présent qu'il y a 25 ans, ça ne serait pas surprenant, vous en conviendrez. Genre qu'avant c'était 1% et maintenant c'est 6% (je dis n'importe quoi mais vous comprenez le principe)

Et à partir de là, à chacun de voir un danger potentiel à ça. Est-ce que ça influence les gens?  Peut être pas, mais je le répète, ce n'est pas complètement ridicule de se poser la question.

Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 12, 2014, 08:59:19 am
Pour moi Cette culture du viol c'est surtout une invention des féministes pour nous vendre une fois de plus l'histoire des violences sexuelles toujours plus présentes dans notre société, l'exploitation de la femme etc...

Et comme dit Wolf si on cherche bien on finira toujours par trouver quelque chose qui va dans ce sens là. Je suis davantage agacé par cette sexualisation permanente des femmes et du sexe partout dans la pub pour vendre que par cette prétendue culture du viol.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 12, 2014, 09:00:06 am
Le Jam apporte un bon point. On ne peut pas faire de blagues avec un sujet dont personne ne parle.

Selon moi, le fait que l'on fasse de plus en plus de blagues ur le viol est UNE BONNE CHOSE, parce que cela prouve que le sujet est moins tabou et qu'il y a de plus en plus de victimes du viol qui ne se gênent pas pour partager ce qu'elles ont vécu.

Comme je l'ai dit plus tôt, je crois que si on part avec la prémisse (difficile à évaluer) qu'il y a effectivement une augmentation des cas de viol en ce moment, mon expérience de vie et ce que je connais de l'histoire contemporaine occidentale me permettent de croire que c'est simplement parce que suite à la libération des femmes au milieu de XXe siècle, plusieurs d'entre elles ont moins peur de manifester leur non-consentement ou même d'en avoir conscience, ce qui augmente les chances qu'un Cromagnon sente le besoin de forcer la chose, ne sachant pas comment réagir dans un tel scénario où il doit faire face à un refus, ce qui se produisait beaucoup moins souvent auparavant.

Et bien que je trouve la dernière intervention de Lisa fort pertinente, j'ai encore des bémols avec le terme "culture", car ce que l'on a de la difficulté à avouer, c'est que le viol n'est pas une tare "culturelle", mais "naturelle" et instinctive chez l'homme. L'homme a un besoin inné de propager sa semence et peut le faire en tout temps. La civilisation, la culture et l'éducation nous ont permis de nous rendre compte que ce n'était pas approprié de faire une telle chose en tout temps et avec n'importe qui.

Quand un homme fâché contre une femme dit "Je vais la punir avec ma queue", c'est son cerveau préhistorique qui embarque, pas l'influence des médias qui AU CONTRAIRE, le bombarde avec des idées diamétralement opposées. En tout cas, les médias auxquels moi, je suis exposé.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 12, 2014, 09:02:44 am
Il peut aussi y avoir une culture du viol, sans que ce ce soit nécessairement un gros danger mais juste un état de fait.

J'veux dire, que oui peut être que l'imagerie ou la représentation du viol est beaucoup plus présente dans la pub, dans l'humour, les expressions chez les jeunes, sur Internet, dans la culture pop en général.

Ça, ça se peut, non? Que ce soit disons, deux fois plus présent qu'il y a 25 ans, ça ne serait pas surprenant, vous en conviendrez. Genre qu'avant c'était 1% et maintenant c'est 6% (je dis n'importe quoi mais vous comprenez le principe)

Je ne dis pas le contraire. Mais selon moi, cela n'indique pas qu'il y a une "culture du viol", mais une "culture du consentement" (à défaut d'un meilleur terme) ; l'idée qu'une personne puisse avoir des relations sexuelles forcées avec quelqu'un d'autre, qui était banale autrefois, est devenue tellement absurde dans la société actuelle que certaines personnes se permettent d'en faire des blagues.
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 12, 2014, 09:27:31 am
Eureka!

J'ai finalement compris ce qu'on entend par "culture du viol"; cela de manière factuelle, contemporaine et où chacun et tous les mots ont leur sens réel.   

La "culture du viol" est si simple qu'on peut l'expliquer en 3-4 phrases courtes et limpides qui éclairent  et font l'unanimité; le seul désaccord portant alors sur la magnitude de ses effets. Cependant, cela diffère pas mal de tout ce qu'on a dit ici à son sujet.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 12, 2014, 09:50:12 am
Faique concrètement, êtes-vous réellement capable d'affirmer qu'elle existe, ou bien quelqu'un vous en a parlé et vous avez décidé de la chercher là où elle n'est pas nécessairement?

Ca faisait plusieurs fois que j'entendais parler du concept et que je trouvais que c'était charrier un peu de parler de "culture du viol" (un peu de la manière que Lisa parle, je l'interprétais non pas comme un courant, mais comme le trait dominant qui caractériserait notre culture.

Puis sont arrivés des cas de jeunes adolescentes qui ont vécu l'enfer après avoir dénoncé une agression parce que ça serait "leur" faute, puis j'ai vu des cas d'universités qui taisent des agressions sexuelles et qui refusent d'agir, puis j'ai vu ces commentateurs/éditorialistes parler que "tsé habillées de même, soûles de même, en dehors de la maison tard de même, c'est quand même de votre faute si vous vous faites violer", etc. Bref, un paquet d'exemples montrant que c'est pas facile pour une victime de dénoncer sans se faire blâmer, puis j'ai commencé à me dire que c'était peut-être pas de la marde, finalement.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 12, 2014, 09:57:31 am

Quand un homme fâché contre une femme dit "Je vais la punir avec ma queue", c'est son cerveau préhistorique qui embarque, pas l'influence des médias qui AU CONTRAIRE, le bombarde avec des idées diamétralement opposées. En tout cas, les médias auxquels moi, je suis exposé.


C'est un point interessant car je pense qu'une des erreurs de la société (et quand je dis erreur, je pense qu'elle agrave le phénomène plutôt que de le résoudre) c'est que tout dans notre société occidentale civilisé et particulièrement le courant féministe tend à brisé et à brimer cet instinct que tu appelles préhistorique et qui existe plus ou moins dans chaque homme, cette stratégie qu'on résume parfois comme une castration des féministes a un effet néfaste à long terme sur leur combat. On tend parfois à brimer les instincts primaire "violents" ou "sexuel" naturel des hommes en nous disant que nos instincts sont bas, prmiaires, pervers etc... Alors que je pense que nous n'avons pas à culpabiliser d'avoir certains instincts effectivement bas et primaire, nous avons comme défi en tant qu'homme d'apprendre à apprivoiser ces instincts, les comprendre et les maitriser pour ne pas se laisser mener par eux. En méprisant ces instincts ou en les condamnant de fait on écarte le danger, on le nie ou on le planque sous le tapis plutôt qu'on apprend à le gérer et il finit par ressortir avec une violence plus ou moins extrême chez les individus les plus "vulnérables" (psychologiquement j'entends).

Titre: La culture du viol
Posté par: dalporto le mars 12, 2014, 10:05:24 am
J'ai lu votre chasse aux sorcières hier, c'était très divertissant.

Merci.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 12, 2014, 10:06:08 am
Ça fait plaisir.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 12, 2014, 10:07:30 am
J'ai lu votre chasse aux sorcières hier, c'était très divertissant.

Merci.

C'est un peu sexiste de dire sorcières et non sorciers.

Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 12, 2014, 10:14:24 am
Pour ceux qui capotent avec le mot culture:

J'ai l'impression que ça vous gosse parce que vous entendez "notre culture actuelle est celle du viol"

Et ce, à juste titre parce qu'on nous dit qu'elle fait partie du discours dominant de notre société, alors que c'est loin d'être le cas.

Imaginez maintenant: "Dans notre société, il y a un courant (ou une culture) qui banalise le viol. Ce courant devient de plus en plus important avec les années, et il y a des conséquences à cela."

Vous avez l'impression qu'il y a LA culture, alors que d'autres peuvent voir qu'il y a plusieurs cultures dans une société. La culture du corps, la culture du neuf, la culture du cash, etc. Pouvez-vous voir ça sous cet angle?

Oui, et ça beaucoup plus de sens.

Faique concrètement, êtes-vous réellement capable d'affirmer qu'elle existe, ou bien quelqu'un vous en a parlé et vous avez décidé de la chercher là où elle n'est pas nécessairement?

Ca faisait plusieurs fois que j'entendais parler du concept et que je trouvais que c'était charrier un peu de parler de "culture du viol" (un peu de la manière que Lisa parle, je l'interprétais non pas comme un courant, mais comme le trait dominant qui caractériserait notre culture.

Puis sont arrivés des cas de jeunes adolescentes qui ont vécu l'enfer après avoir dénoncé une agression parce que ça serait "leur" faute, puis j'ai vu des cas d'universités qui taisent des agressions sexuelles et qui refusent d'agir, puis j'ai vu ces commentateurs/éditorialistes parler que "tsé habillées de même, soûles de même, en dehors de la maison tard de même, c'est quand même de votre faute si vous vous faites violer", etc. Bref, un paquet d'exemples montrant que c'est pas facile pour une victime de dénoncer sans se faire blâmer, puis j'ai commencé à me dire que c'était peut-être pas de la marde, finalement.

Tout ça est absolument révoltant Jay, mais ça ne date pas d'hier. Le film Mourir à tue-tête qui est 1) québécois et 2) paru en 1979 (les jeunes adolescentes et les étudiantes universitaires dont tu parles n'étaient même pas au monde), raconte essentiellement ça, soit une femme qui se fait violer et finit par s'enlever la vie tellement elle a honte. Pourtant elle n'est coupable d'absolument rien. Pas plus que la femme battue qui refuse de dénoncer son mari aux policiers. En tant que société, faut jamais cesser de se battre contre ça ni contre tout ce que tu décris.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 12, 2014, 10:20:06 am
Le concept de culture du viol n'est pas récent non plus :)

J'ai toutefois l'impression qu'il fait un retour soit par l'espèce de revival du féminisme que je semble observer autour de moi (observation tout à fait non-scientifique), soit par l'accumulation récentes des exemples dans l'actualité.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 12, 2014, 10:39:41 am
Le concept de culture du viol n'est pas récent non plus :)

Je suis d'accord, mais ton "Puis sont arrivés des cas de jeunes adolescentes (...) des cas d'universités" laissaient sous-entendre que c'était récent. Maintenant, est-ce qu'il fait un retour comme tu le dis? Faudrait se demander s'il y a réellement plus de viols ou si on en entend plus parler parce qu'ils sont davantage dénoncés qu'avant. L'un n'exclut pas l'autre, mais si on les dénonce davantage, c'est quand même un progrès.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 12, 2014, 10:43:25 am
J'étais peut-être pas assez claire, mais je parlais de mon expérience personnelle. Que j'ai entendu parler du concept, je n'y croyais pas trop et après un paquet d'exemples me sont arrivés dans la face et m'ont fait réfléchir.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 12, 2014, 10:52:03 am
J'étais peut-être pas assez claire, mais je parlais de mon expérience personnelle. Que j'ai entendu parler du concept, je n'y croyais pas trop et après un paquet d'exemples me sont arrivés dans la face et m'ont fait réfléchir.

C'est en plus que c'est mêler à la culture de l'intimidation.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 12, 2014, 11:01:30 am
J'étais peut-être pas assez claire, mais je parlais de mon expérience personnelle. Que j'ai entendu parler du concept, je n'y croyais pas trop et après un paquet d'exemples me sont arrivés dans la face et m'ont fait réfléchir.

Je l'avais pas compris comme ça en effet, alors ok.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 11:50:06 am


Pour ceux qui capotent avec le mot culture:

J'ai l'impression que ça vous gosse parce que vous entendez "notre culture actuelle est celle du viol"

Imaginez maintenant: "Dans notre société, il y a un courant (ou une culture) qui banalise le viol. Ce courant devient de plus en plus important avec les années, et il y a des conséquences à cela."

Vous avez l'impression qu'il y a LA culture, alors que d'autres peuvent voir qu'il y a plusieurs cultures dans une société. La culture du corps, la culture du neuf, la culture du cash, etc.
Pouvez-vous voir ça sous cet angle?



De un, vous avez présenté ça (du moins Simone dans son message initial) comme quoi la culture du viol est une culture excessivement puissante qui règne sur les autres cultures.  Ce qui est assez épouvantable et agressant en partant.

De deux, vous défendez l'idée que le courant devient de plus en plus important avec les années, alors que nos observations démontrent au contraire que la culture du viol est en net recul partout au Canada depuis de nombreuses décennies.

Après vous êtes étonnées quand on n'adhère pas à vos hypothèses saugrenues.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 12, 2014, 12:08:51 pm


Pour ceux qui capotent avec le mot culture:

J'ai l'impression que ça vous gosse parce que vous entendez "notre culture actuelle est celle du viol"

Imaginez maintenant: "Dans notre société, il y a un courant (ou une culture) qui banalise le viol. Ce courant devient de plus en plus important avec les années, et il y a des conséquences à cela."

Vous avez l'impression qu'il y a LA culture, alors que d'autres peuvent voir qu'il y a plusieurs cultures dans une société. La culture du corps, la culture du neuf, la culture du cash, etc.
Pouvez-vous voir ça sous cet angle?



De un, vous avez présenté ça (du moins Simone dans son message initial) comme quoi la culture du viol est une culture excessivement puissante qui règne sur les autres cultures.  Ce qui est assez épouvantable et agressant en partant.

De deux, vous défendez l'idée que le courant devient de plus en plus important avec les années, alors que nos observations démontrent au contraire que la culture du viol est en net recul partout au Canada depuis de nombreuses décennies.

Après vous êtes étonnées quand on n'adhère pas à vos hypothèses saugrenues.

1: Je n'ai jamais dit ça, j'ai dit qu'il s'agissait d'un trait culturel qui émergeait des discours dominants de notre culture, ce qui est COMPLÈTEMENT différent. Les discours dominants sont les discours produits par les instances sociales et légitimantes d'une communauté: les gouvernements, les institutions scolaires, les manifestations culturelles produites ou adressées à la majorité, etc. J'ai déjà parlé de ce concept sur ce forum, et j'ai référé à de nombreuses reprises au texte du Stuart Hall nommé Codage/Décodage (http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/reso_0751-7971_1994_num_12_68_2618) pour bien comprendre comment fonctionnent les discours dominants sur les messages qui circulent dans notre société.

Les discours dominants n'ont rien à voir avec un système de hiérarchisation des cultures, ce que je m'aurais fait un plaisir de te dire si tu avais soulevé ce point avant.

2: Vous n'avez pas encore réussi à faire la preuve que la culture du viol était en "net recul" partout au Canada. Nous avons avancé plusieurs exemples du contraire, et il y en a encore d'autres que nous n'avons même pas effleuré (par exemple, le scandale de la disparition des femmes autochtones et l'inaction du gouvernement dans ce dossier). Tu espères que l'on te croit sur paroles parce que tu en as l'impression? Non, désolée, démontre-le. C'est ce que nous on s'efforce de faire depuis le début.

3: Rien n'est plus saugrenu que ta façon d'interpréter à tort et à travers des choses qui sont pourtant claires et bien expliquées, alors je me garderais une petite gêne si j'étais toi.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 12:25:48 pm

Qui a utilisé le mot régner ?  je ne t'apprendrai quand même pas le sens de ce mot, Simone.



Un autre bel exemple (http://bellejar.ca/2014/02/28/rape-culture-at-the-university-of-ottawa/) du machisme et de la culture du viol qui règne parmi les associations étudiantes.



On comprend quoi ?  que la culture du viol domine la culture du consentement.   Alors que c'est clair que le consentement de la femme est de plus en plus respectée depuis des décennies et que la société en général se bat pour le droit des femmes de refuser une relation sexuelle non-consentie.  Ça te prend-tu vraiment des exemples ?

.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 12, 2014, 12:50:51 pm
Les discours dominants sont les discours produits par les instances sociales et légitimantes d'une communauté: les gouvernements, les institutions scolaires, les manifestations culturelles produites ou adressées à la majorité, etc.

Mais moi j'ai l'impression que le le discours dominant dans la société occidentale est d'avantage le discours féministe (ou affilié) que le discours macho ou "différencialiste".

Pour preuve, la voix des féministes est de plus en plus audible alors que les intellectuels qui se présentent comme différentialistes sont pointés du doigt et austracisés quand ils ne sont tout simplement pas invités sur un plateau de débat télévisé. Moi j'ai l'impression au contraire que dans la politique, dans les médias et dans l'éducation c'est le discours égalitariste à outrance qui domine et bien risqué celui qui s'opposera directement à ce discours.

Après dans les faits, on peut reconnaitre qu'il y a encore un écart important entre le discours et la réalité, on peut prendre pour exemple certaines professions dans lesquelles la femme a encore une place rare, dans la politique ou en matière d'écart des salaires entre les sexes, mais je considère moi que le discours féministe domine très largement face au discours différentialiste et c'est encore plus vrai au Québec qu'ailleurs.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 12, 2014, 12:51:35 pm

2: Vous n'avez pas encore réussi à faire la preuve que la culture du viol était en "net recul" partout au Canada.


Par rapport à quoi? Au recensement de la culture du viol de 2006?

Parce que comme je répète sans cesse, personne n'a réussi non plus à prouver qu'il y a effectivement une culture du viol tout court.

Va au centre Eaton. Prends des photos de la culture du viol pouvant être constatée là.

Ou dans la ville de Montréal au grand complet.

Une culture, c'est visible. C'est pas juste quelques épais qui se déclarent de cette façon dans Facebook ou dans internet.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 12, 2014, 13:00:16 pm

2: Vous n'avez pas encore réussi à faire la preuve que la culture du viol était en "net recul" partout au Canada.


Ce serait valider le fait qu'il y ait une authentique culture du viol, terme qu'ici nous sommes nombreux à remettre en cause aussi bien sur la forme que sur le fond. Pour moi le terme est à minima inadapté mais probablement dans le fond il ne correspond pas à une réalité tangible quelque soit les nuances qui ont été apportées ici.

La culture du viol est une invention des féministes afin de promouvoir un lobby victimaire d'une part des femmes (fond de commerce du féminisme) et plus largement pour promouvoir une idée qui consiste à brimer, réprimer et dévaloriser la composante instinctive violente / dominatrice qui existe au sein du rapport entre les sexes et même plus largement dans le sexe tout court (y compris les rapports homosexuels).

Voilà pourquoi moi je rejéte enbloc le terme de "culture du viol" même si le sujet du viol dans la sociétéla façon dont il est abordé il s'exprime en public ou en privé est un sujet interessant.

Culture de la violence je veux bien, culture de la soumission, pourquoi pas, mais culture du viol, balivernes.

.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 12, 2014, 13:10:00 pm

Une culture, c'est visible. C'est pas juste quelques épais qui se déclarent de cette façon dans Facebook ou dans internet.


Si on prend la définition, c'est pas si visible que ça.

Culture: Ensemble des aspects intellectuels, artistiques et des idéologies d'une civilisation ou d'un groupe particulier.


Alors que des commentaires sur Internet, ça fait partie de la La culture d'une société. c'est loin d'être la seule chose mais ça peut être révélateur si discours redondant.


Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 12, 2014, 13:10:44 pm
La page wikipedia sur la question est en pleine construction, donc tu es à la vieille d'avoir tord Le Jam. ;)

Plus sérieusement disons qu'on s'entend sur ce que serait la culture du viol par exemple disons:

According to Michael Parenti, rape culture manifests through the acceptance of rapes as an everyday occurrence, and even a male prerogative. It can be exacerbated by police apathy in handling rape cases, as well as victim blaming, reluctance by the authorities to go against patriarchial cultural norms, as well as fears of stigmatization from rape victims and their families

On peut dire que dans notre société québécois moderne on est pas en pleine culture du viol (il est pas vu comme une prérogative de l,homme pour sur), mais de manière soft (acceptation en milieu carcéral et un peu de tous le reste qui est présent dans une culture du viol) c'est bel et bien un peu présent.

Tous le monde est d'accord avec la définition ? Et serait prêt à donner un score à notre niveau de culture du viol (qui serait plus bas qu'en Inde, qu'en Afrique du sud, qu'au Québec des années 20) mais qui ne serait pas de 0 sur 100 ?

Titre: La culture du viol
Posté par: Lisa le mars 12, 2014, 13:17:37 pm
intéressante définition, que celle que tu rapportes, mad.

Wolf: On dirait que tu stickes sur les photos, mais Simone a donné une longue liste d'exemples à un moment donné, beaucoup plus pertinent, et je ne t'ai pas lu te questionner la dessus.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 12, 2014, 13:18:36 pm
La culture du viol est une invention des féministes

La plus grosse culture du viol dans notre société moderne est clairement le milieu carcéral suivit du militaire sur l'ennemi quand ils sont loin de leur pays (C'est la que c'est le plus accepté, le moins puni, qu'on va ouvertement en faire des blagues ou même parler sérieusement de souhaiter le viol de quelqu'un sans se faire regardé croche, même parmi des personnes "respectables" et à jeun).

le problème est soulevé par des féministes pour une culture du viol plus soft, parce que la culture du viol est tellement forte et accepté dans les 2 exemples si-haut qu'on ne les considères même pas comme des problèmes (on en parlera pas au prochaine élection je vous en assure, fédéral et provincial ;)).
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 12, 2014, 13:27:41 pm

Qui a utilisé le mot régner ?  je ne t'apprendrai quand même pas le sens de ce mot, Simone.



Un autre bel exemple (http://bellejar.ca/2014/02/28/rape-culture-at-the-university-of-ottawa/) du machisme et de la culture du viol qui règne parmi les associations étudiantes.



On comprend quoi ?  que la culture du viol domine la culture du consentement.   Alors que c'est clair que le consentement de la femme est de plus en plus respectée depuis des décennies et que la société en général se bat pour le droit des femmes de refuser une relation sexuelle non-consentie.  Ça te prend-tu vraiment des exemples ?

.

Je pense que c'est toi qui devrait réviser ta définition du mot régner.

Régner, v. intr.: 1. Exercer le pouvoir comme roi, reine. 2. Exister. Syn. être; se manifester.

(Source: Multidictionnaire de la langue française.)

Est-ce que j'ai vraiment besoin de spécifier lequel des deux sens du mot s'applique à ma première intervention?

Tu fais, comme d'autres, l'erreur de penser que la culture du viol concerne les crimes de violences sexuelles, alors que ce que l'on répète depuis le début, c'est que la culture du viol désigne le fait que les discours dominants de notre société tendent à minimiser, banaliser ou trivialiser la violence sexuelle.

Tu me sors encore des arguments de relation hommes-femmes et de diminution des agressions sexuelles commises sur des femmes, alors que depuis le début, je répète que ça concerne aussi les hommes. Si vraiment tu avais compris ce que j'essaie de dire, je pense que tu trouverais un meilleur argument.

Alors, oui, en réponse à ta question, j'aimerais que tu me fournisses des exemples qui démontrent que ce que nous appelons banalisation (terme pour lequel j'ai fourni plusieurs exemples déjà, donc je te laisse relire ce que j'ai écrit) n'a aucun effet sur la façon dont les victimes sont traitées par les pairs, sur la façon dont les institutions et les personnes en relation de pouvoir traitent les cas d'agression sexuelle, sur la façon dont la justice traite les cas d'agression sexuelle, sur la façon dont les personnes agissent lorsqu'ils sont dans une zone grise en matière de consentement et sur la possibilité qu'ont les victimes de dénoncer leur agresseur.

Parce que c'est de ça dont tu veux prouver la non-existence lorsque tu nies que la culture du viol existe.

Est-ce que c'est plus clair là?


EDIT: Le message de MadChuck dit à peu près la même chose.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 13:31:45 pm

Je n'ai jamais nier l'existence de la culture du viol, je comprends très bien ce que vous appelez la culture du viol, mais ce que je nie c'est qu'elle règne au détriment de la culture du consentement et qu'elle fasse partie des discours dominants, alors qu'au contraire, ce qui fait partie des discours dominants, c'est la culture du consentement.

Et aussi, j'ai bien de la difficulté à accepter qu'on doive dénoncer et qu'on veuille éventuellement exercer une forme de contrôle de la pensée et de ce qui se dit dans une discussion privée entre cinq chums.

Tsé, faire passer les cinq gars pour des trous de cul alors que c'est Anne-Marie Roy qui commet l'indélicatesse de faire circuler une conversation privée, pour moi c'est difficile à avaler.
.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 12, 2014, 13:37:24 pm

Je n'ai jamais nier l'existence de la culture du viol, je comprends très bien ce que vous appelez la culture du viol, mais ce que je nie c'est qu'elle règne au détriment de la culture du consentement et qu'elle fasse partie des discours dominants, alors qu'au contraire, ce qui fait partie des discours dominants, c'est la culture du consentement.


Je pense que c'est toi qui devrait réviser ta définition du mot régner.

Régner, v. intr.: 1. Exercer le pouvoir comme roi, reine. 2. Exister. Syn. être; se manifester.

(Source: Multidictionnaire de la langue française.)


1: Il n'a jamais été question de prédominance de quoique ce soit, tu inventes des problématiques ou des enjeux dont il n'a jamais été question et qui ne sont aucunement en cause.

2: Les discours dominants ne sont pas homogènes, ils sont juste plus faciles à relayer dans l'espace public. Les deux thèmes (viol/consentement) peuvent donc être présents sans que ce soit contradictoire.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 13:39:16 pm

Le sens du mot régner implique une domination, pas seulement le fait d'exister.

Régner = dominer.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 12, 2014, 13:40:18 pm
Je n'ai jamais nier l'existence de la culture du viol, je comprends très bien ce que vous appelez la culture du viol, mais ce que je nie c'est qu'elle règne au détriment de la culture du consentement et qu'elle fasse partie des discours dominants, alors qu'au contraire, ce qui fait partie des discours dominants, c'est la culture du consentement.

Même chose.

Lisa est plus proche avec son affaire de "courant"... encore que j'ai des réserves sur le fait qu'il "devient de plus en plus important avec les années".
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 12, 2014, 13:41:15 pm

Le sens du mot régner implique une domination, pas seulement le fait d'exister.

Régner = dominer.


Je pense que c'est toi qui devrait réviser ta définition du mot régner.

Régner, v. intr.: 1. Exercer le pouvoir comme roi, reine. 2. Exister. Syn. être; se manifester.

(Source: Multidictionnaire de la langue française.)


Vas-tu me dire que c'est toi qui a raison et le dictionnaire qui a tort?
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 13:43:04 pm


Vas-tu me dire que c'est toi qui a raison et le dictionnaire qui a tort?


L'esprit de domination dans le mot régner est dans toutes les définitions de tous les dictionnaires.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 13:45:19 pm

http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/regner/ (http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/regner/)

régner, verbe intransitif
Sens 1 Gouverner en monarque [Politique]. Synonyme gouverner Anglais to rule, to reign
Sens 2 Dominer. Anglais to rule
Sens 3 Prédominer, s'établir, exister. Anglais to reign

régner : 4 synonymes.
Synonymes contrôler, gouverner, régenter, régir.

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/régner/67678 (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/régner/67678)

Exercer le pouvoir suprême dans un État en tant que souverain : Bonaparte a régné sous le nom de Napoléon Ier.
Exercer sur un lieu, un groupe une domination totale : Philosophe qui a régné sur une génération d'intellectuels.
Exercer son pouvoir, avoir un rôle, une influence prépondérante sur quelque chose : Faire régner la justice sur le monde.
Être bien établi quelque part : Les opinions qui régnaient en France à cette époque.
Se manifester quelque part, en parlant d'un état, d'un sentiment : Le silence régnait dans la classe.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 12, 2014, 13:49:13 pm
Les deux thèmes (viol/consentement) peuvent donc être présents sans que ce soit contradictoire.

Tu joues sur les mots là non?

Les deux langues (français/anglais) sont présentes au Québec sans qu'elles soient contradictoires. Pourtant il y en a clairement une qui domine en ce moment non?

Moi, je le vois un peu comme ça. Ta liste d'exemples démontre bien comment la culture du viol peut se manifester et oui, ça existe, mais jamais je vais admettre que le slut shaming, par exemple, fait partie du discours dominant.
Titre: La culture du viol
Posté par: rasemotte le mars 12, 2014, 13:49:52 pm
Je pense que pour la très grande majorité des gens le terme ''régner'' signifie ''dominer''.

Autre chose, dans mon entourage la culture du viol est inexistante. Je suppose donc que je fréquente des gens qui ne sont pas dans le vent.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 12, 2014, 14:00:21 pm
Vas-tu me dire que c'est toi qui a raison et le dictionnaire qui a tort?

Es-tu d'accord que si on dit par exemple "la bonne entente règne" ou "le silence règne" c'est qu'ils prennent le dessus sur le reste? Dans ce sens là, est-ce que la culture du viol règne dans notre société?
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 14:16:13 pm

Ce que les féministes ne seront jamais capables d'admettre, c'est que la culture du viol est elle-même alimentée par une bonne proportion de femmes, à peu près la moitié semble-t-il, pour qui le viol fait partie de leur imaginaire sexuel fantasmé.  Combien de fois une fille m'a demandé d'arrêter alors que dans le fond elle voulait juste se sentir forcée ?  je ne les compte plus.

Sur ce point je rejoins le commentaire du Jam plus haut : le viol prend ses racines dans la nuit des temps et fera toujours partie de l'univers fantasmagorique des hommes et des femmes.

Mais tout ce que je viens de dire n'est pas une tolérance face au vrai viol.  Je pense que les adultes qui sont sains et équilibrés vont toujours pouvoir faire la différence entre le viol comme jeu sexuel et le viol véritable.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 12, 2014, 14:22:09 pm
1: Chacune de tes références confirme qu'il est possible d'utiliser le mot dans le sens où je l'ai employé.
2: En tant qu'émetteur, le sens que je choisis devrait primer sur la lecture que tu en fais, surtout si je suis là pour préciser ma pensée (ce que j'ai fait).
3: Tu te sers d'une phrase où je dis que la culture du viol règne "parmi les associations étudiantes" pour prétendre que j'ai dit que la culture du viol prédomine sur la culture du consentement, ce que je n'ai pas dit et ce dont il n'est pas question. Ai-je besoin de te dire à quel point cette généralisation est grossière et ridicule? Ai-je vraiment besoin de te dire que quand quelqu'un dit que quelque chose règne "parmi les associations étudiantes", il veut bien circonscrire l'objet de sa phrase aux associations étudiantes et non pas à partout ailleurs? Ai-je besoin de te dire que tu te bases sur une interprétation fausse de mes paroles, ce qui n'est guère pertinent dans le contexte?

Bref, peux-tu lâcher le morceau et cesser d'enculer des mouches pour qu'on puisse débattre de l'objet de ce fil et non de l'interprétation toute croche que tu fais de mes paroles? Parce que moi, tout ce que je vois, c'est que tu manques d'arguments et que tu t'accroches les pieds dans des détails d'un message écrit il y a 12 jours alors que nous ne cessons de raffiner et de préciser notre pensée. C'est un brin ridicule, tu en conviendras.
Titre: La culture du viol
Posté par: Mademoiselle A le mars 12, 2014, 14:25:47 pm

Ce que les féministes ne seront jamais capables d'admettre, c'est que la culture du viol est elle-même alimentée par une bonne proportion de femmes, à peu près la moitié semble-t-il, pour qui le viol fait partie de leur imaginaire sexuel fantasmé.  Combien de fois une fille m'a demandé d'arrêter alors que dans le fond elle voulait juste se sentir forcée ?  je ne les compte plus.

Je sais bien que tu écris ces affaires-là juste pour faire réagir mais... sapristi de sapristi.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 14:27:35 pm

Oui, je veux vous faire réagir, mais ce que j'ai écrit est quand même tout à fait authentique.

T'en penses quoi toi ?

.
Titre: La culture du viol
Posté par: BushMustDie le mars 12, 2014, 14:32:35 pm
Sapristi de sapristi, Tempo a violé tellement de filles qu'il ne les compte plus!!!
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 12, 2014, 14:39:18 pm
Je ne nie pas le fait que pas mal de femmes puissent dans le cadre d'un jeu érotique s'inspirer de situations tel que le viol mais franchement je pense que ça reste minoritaire et faut pas croire que les femmes fantasme sur le viol.

En revanche je suis d'accord sur le fait que la séduction joue en grande partie sur un jeu implicite entre l'homme et la femme dans lequel la plupart du temps le jeu consiste à ce que l'homme arrive à abattre les barrieres défensives de la femme barrieres psychologique je veux dire pour la "gagner" la laisser être séduite, la laisser entrer dans son intimité, mais là on est loin du viol. J'ai d'ailleurs souvent trouvé que les rares fois ou ce jeu s'est inversé la femme devenait soudain moins attrayante et le jeu de sséduction moins intéressant.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 14:46:11 pm


Je ne nie pas le fait que pas mal de femmes puissent dans le cadre d'un jeu érotique s'inspirer de situations tel que le viol mais franchement je pense que ça reste minoritaire et faut pas croire que les femmes fantasme sur le viol.



Je n'ai pas sorti ça d'un chapeau, hein…   je le crois parce que plusieurs femmes me l'ont dit, c'est tout.

Et elles ne disent pas bêtement : je rêve de me faire violer.   Attention à l'interprétation que tu en fais.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 12, 2014, 14:49:06 pm
intéressante définition, que celle que tu rapportes, mad.

Wolf: On dirait que tu stickes sur les photos, mais Simone a donné une longue liste d'exemples à un moment donné, beaucoup plus pertinent, et je ne t'ai pas lu te questionner la dessus.

J'ai pas vu ça en effet. Peux-tu la copier?

J'cherche pas à discréditer personne en passant, juste comprendre ;)
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 12, 2014, 14:58:23 pm


Je ne nie pas le fait que pas mal de femmes puissent dans le cadre d'un jeu érotique s'inspirer de situations tel que le viol mais franchement je pense que ça reste minoritaire et faut pas croire que les femmes fantasme sur le viol.



Je n'ai pas sorti ça d'un chapeau, hein…   je le crois parce que plusieurs femmes me l'ont dit, c'est tout.

Et elles ne disent pas bêtement : je rêve de me faire violer.   Attention à l'interprétation que tu en fais.

Tu penses pas qu'il y a une différence entre contrôler une scène de viol fictive avec un  gars que tu désires et/ou aime et qu'un inconnu te force à baiser?
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 15:03:54 pm

Cibole de criss, c'est ça que je viens de dire, qu'il y a une différence.  On parle de culture du viol là, pas de viol.

J'ai dit qu'environ la moitié des femmes sont attirées elles-mêmes par la culture du viol, pour leur propre besoin et/ou leur propre envie de l'intégrer dans leur imaginaire sexuel fantasmé.

.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 12, 2014, 15:08:28 pm

Cibole de criss, c'est ça que je viens de dire, qu'il y a une différence.  On parle de culture du viol là, pas de viol.

J'ai dit qu'environ la moitié des femmes sont attirées elles-mêmes par la culture du viol, pour leur propre besoin, leurs propres envies de l'intégrer dans leur imaginaire sexuel fantasmé.

.

Ben va au bout de ton point ou exprime toi mieux.

Tu dis que plein de femmes aime simuler le viol donc , elle sont en grande partie responsable de la culture du viol?
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 15:10:06 pm


Ben va au bout de ton point ou exprime toi mieux.


Ben là, ça te prend quoi ?  Il manque quoi à mon commentaire précédent ?



Mais tout ce que je viens de dire n'est pas une tolérance face au vrai viol.  Je pense que les adultes qui sont sains et équilibrés vont toujours pouvoir faire la différence entre le viol comme jeu sexuel et le viol véritable.

Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 15:13:16 pm


Tu dis que plein de femmes aime simuler le viol donc , elle sont en grande partie responsable de la culture du viol?


Non, il n'y a personne qui est responsable de quoi que ce soit.  La culture du viol existe, point.  Et ça remonte à la nuit des temps.  Tu ne crois quand même pas que ce sont les humains qui choisissent ou qui décident ce qui est enfoui au plus profond d'eux-mêmes et qui constitue une partie intrinsèque de leur nature ?
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 12, 2014, 15:13:56 pm


Ben va au bout de ton point ou exprime toi mieux.


Ben là, ça te prend quoi ?  Il manque quoi à mon commentaire précédent ?



Mais tout ce que je viens de dire n'est pas une tolérance face au vrai viol.  Je pense que les adultes qui sont sains et équilibrés vont toujours pouvoir faire la différence entre le viol comme jeu sexuel et le viol véritable.


Je lis une évidence là.. Qui n'est pas d'accord avec ça?

Y'a ça qui m'intrigue par contre


Ce que les féministes ne seront jamais capables d'admettre, c'est que la culture du viol est elle-même alimentée par une bonne proportion de femmes, à peu près la moitié semble-t-il, pour qui le viol fait partie de leur imaginaire sexuel fantasmé.


Je répète: Tu dis que plein de femmes aime simuler le viol donc , elle sont en grande partie responsable de la culture du viol (qui n'est pas le vrai viol)?
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 15:15:33 pm

J'ai répondu à ça juste au-dessus de ton message que tu as dû écrire en même temps que je te répondais.
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 12, 2014, 15:15:39 pm
Et elles ne disent pas bêtement : je rêve de me faire violer.

Voilà.

On s'entend qu'elles rêvent d'être "contraintes", mais dans leur fantasme c'est par un inconnu :

1) beau et séduisant
2) qui ne va pas leur transmettre d'ITS
3) dont elles ne vont pas tomber enceinte
4) qui ne va pas leur crisser une volée

Bref, un fantasme qui se termine par la femme bien dans sa peau qui va pouvoir rentrer travailler le lendemain sans avoir un œil au beurre noir et la lèvre fendue et sans passer la nuit au poste de police à se faire fouiller dans le chantier pour qu'on y prélève des échantillons de sperme.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 12, 2014, 15:18:59 pm
Vas-tu me dire que c'est toi qui a raison et le dictionnaire qui a tort?

Comme Temporel ne se trompe jamais, la réponse me semble évidente.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 12, 2014, 15:20:09 pm

J'ai répondu à ça juste au-dessus de ton message que tu as dû écrire en même temps que je te répondais.

Selon toi les femmes alimentent en grande partie la culture du viol et tu dis après que personne n'est responsable.

Ta réponse ne me satisfait pas.

Tu peux te rattraper et dire que tu ne penses pas ça ou que c'est mal formulé.

Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 15:20:58 pm



Vas-tu me dire que c'est toi qui a raison et le dictionnaire qui a tort?


Comme Temporel ne se trompe jamais, la réponse me semble évidente.


Ah mauvaise foi.  Les dictionnaires me donnent raison à propos du mot régner.  C'est Simone qui se trompe, là.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 12, 2014, 15:22:32 pm
Je boutais.

Et il faut bien que je sois gentil avec elle si je veux qu'elle reste mon amie. Je ne peux quand même pas la forcer à l'être avec mon pénis.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 15:23:21 pm


Selon toi les femmes alimentent en grande partie la culture du viol et tu dis après que personne n'est responsable.

Ta réponse ne me satisfait pas.

Tu peux te rattraper et dire que tu ne penses pas ça ou que c'est mal formulé.



Premièrement, je ne dis pas LES femmes, je dis DES femmes, environ la moitié de l'ensemble, donc.

Elles sont attirées par la culture du viol, et elles l'alimentent en même temps, ça fait partie de la nature humaine, de l'histoire humaine, et c'est normal que ça s'exprime chez une grande partie d'entre eux, d'une façon ou d'une autre.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 12, 2014, 15:24:36 pm
Ah mauvaise foi.  Les dictionnaires me donnent raison à propos du mot régner.  C'est Simone qui se trompe, là.

Bien si elle veut le dire par le sens de:
Se manifester quelque part, en parlant d'un état, d'un sentiment.

C'est au pire une image poussé / exagéré mais dans le correct, anyway, tu es le premier à reprocher le monde qui t'obstine sur ce que tu voulais dire / te comprenne mal.

Citer
Selon toi les femmes alimentent en grande partie la culture du viol et tu dis après que personne n'est responsable.

À moins que je me trompe, de base l'humain est un violeur (comme la plupart des animaux), des gens sont responsables de la disparition de la culture du viol, pas vraiment de son apparition. Bref de base les humains (homme et femme) alimente cette culture du viol, il en sont pas "responsable" dans le sens décisions consciente et voulu de le faire, les gens alimente la culture de la nourriture, de la violence, de l'envie, de la peur, etc... mais sans en être responsable, c'est la de base. Y'a pas des gens responsables de la pauvreté dans le monde, mais des gens responsable de la richesse, la pauvreté c'est l'humain de base.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 15:26:47 pm



Ah mauvaise foi.  Les dictionnaires me donnent raison à propos du mot régner.  C'est Simone qui se trompe, là.


Bien si elle veut le dire par le sens de:
Se manifester quelque part, en parlant d'un état, d'un sentiment.


Même dans ce sens-là, le mot régner implique que le sentiment ou l'état qui se manifeste le fasse d'une façon dominante.  Arrêtez de revenir là-dessus, c'est réglé : régner = dominer.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 12, 2014, 15:30:55 pm
Même dans ce sens-là, le mot régner implique que le sentiment ou l'état qui se manifeste le fasse d'une façon dominante.  Arrêtez de revenir là-dessus, c'est réglé : régner = dominer.

Sauf quand c'est évident que non. Comme quand on va dire que Bob Hartley dirige son équipe sous un règne de terreur, on va comprendre que la peur du coach et des conséquences est présent dans le vestiaires, mais personne va penser que c'est l'émotion dominante chez les joueurs en tout temps.

Ici c'est utilisé comme une image (comme pour règne de terreur du coach de hockey) et non pas "correctement, qui implique une domination".
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 12, 2014, 15:33:27 pm


Sauf quand c'est évident que non. Comme quand on va dire que Bob Hartley dirige son équipe sous un règne de terreur, on va comprendre que la peur du coach et des conséquences est présent dans le vestiaires, mais personne va penser que c'est l'émotion dominante chez les joueurs en tout temps.


Le règne de terreur domine dans le vestiaire, c'est ça que ça veut dire.  Merci bonsoir.
Titre: La culture du viol
Posté par: Lisa le mars 12, 2014, 15:36:39 pm
Wolfkiller, première page:

Je sais que le terme culture du viol fait tiquer quelques uns, mais il faut comprendre que c'est un terme issu des études féministes, et donc compris dans le grand cercle des études sociologiques. En sociologie, la culture a une définition particulière qui est différente de celle qui est généralement admise par tous (ensemble des connaissances ou des acquis de l'être humain).

La culture, au sens sociologique du terme, c'est ce qui distingue une société d'une autre. Michel de Certeau avait une belle expression pour résumer la chose, il disait: "les arts de faire". La façon de cuisiner, la façon de parler (les fameux accents), les sports nationaux, les goûts culturels... Toutes ces choses sont englobées par le terme "culture", qui peut être défini comme "l'ensemble des structures sociales et des manifestations intellectuelles, artistiques, religieuses qui définissent une civilisation, une société par rapport à une autre".

L'expression culture du viol doit être comprise dans cette définition de la culture, c'est à dire une culture qui, dans ses discours dominants, normalise, tolère, banalise ou trivialise le viol ou la violence de nature sexuelle. C'est donc une culture qui n'a pas mis en place un système suffisamment cohérent de stigmatisation, de dénonciation et de prévention de la violence sexuelle, c'est-à-dire une culture au sein de laquelle il est possible de banaliser la violence sexuelle sans que cela ne soit systématiquement condamné. Certaines sociétés ont une culture du viol beaucoup plus agressive (c'est le cas des sociétés où il est normal de violer quelqu'un pour le punir et/ou le guérir de son orientation sexuelle, ou des sociétés où il est normal de ne pas demander le consentement d'une femme avant l'acte sexuel puisque la femme doit obligatoirement se conformer au désir de l'homme, par exemple), mais la culture nord-américaine n'est clairement pas blanche comme neige à ce sujet.

La banalisation de la violence sexuelle, c'est:

  • Quand on fait des blagues qui impliquent des propos dégradants ou violents sexuellement et qu'on se dédouane de la portée de nos paroles sous le couvert de l'humour
  • Quand on utilise un vocabulaire sexuel pour valider une relation de pouvoir, même quand c'est à la blague ou avec l'intention de rigoler (parce non, dire "t'es ma pute" à son partenaire, ça n'a rien d'anodin)
  • Quand on dit aux femmes quels vêtements porter et quels endroits éviter, parce qu'on suppose qu'elles portent au moins une partie du fardeau de l'agression sexuelle quand elles sont victimes (rappelez-vous la délicieuse discussion qu'on a eu ici au sujet de Lara Logan...)
  • Quand on blâme des victimes d'agression sexuelle pour leur agression, parce qu'elles n'auraient pas dû suivre leur agresseur (c'est ce que Gilles Proulx disait de la petite fille battue et laissée pour morte, ça et le fait qu'elle était une petite charrue, notamment), parce qu'elles n'auraient pas dû avoir des contacts intimes avec une personne tout en lui refusant son consentement sexuel parce que c'est jouer avec le feu (voir plus haut dans cette même discussion), parce qu'elles n'auraient pas dû laisser leur verre d'alcool sans surveillance, etc.
  • Quand on oblige les jeunes victimes de viol collectif à changer d'école parce qu'on n'a pas le courage de prendre les mesures disciplinaires qui s'imposent à l'égard des agresseurs et qu'il est plus simple de déplacer la victime que les 5-6-7-10 gars qui lui sont passés dessus juste parce qu'elle était passed out
  • Quand on banalise les violences sexuelles faites en prison parce qu'on considère que le viol fait partie des éléments dissuasifs face à l'incarcération/parce qu'on pense que c'est le prix à payer pour avoir commis un tout autre crime
  • Quand on prétend que les travailleurs du sexe ne peuvent subir de violence sexuelle puisque que c'est leur job d'échanger des faveurs sexuelles contre de l'argent, ou quand on refuse d'endosser des projets de loi permettant aux travailleurs du sexe d'offrir leurs services dans des endroits où ils sont en sécurité parce qu'on refuse de reconnaître qu'il s'agit d'un vrai travail
  • Quand on considère que la violence sexuelle ne peut exister entre conjoints ou époux et qu'une agression sexuelle à l'intérieur d'une relation conjugale n'est qu'un peu de sexe "à la dure"
  • Quand les activités d'intégration dans les universités sont truffées de mises en scène pour reproduire des discours sexuels de hiérarchisation ou de domination, comme les Pimps et les Putes Zèbres de Comm-UQAM, et qu'on taxe les gens qui dénoncent ces pratiques de coincées ou de mal-baisées parce qu'il n'y a rien de mal à établir des rapports sexuels de domination entre des gens qui ne se connaissent même pas (mettons...)
  • Quand on examine l'histoire de Woody Allen et de sa fille adoptive, Dylan, et qu'on écrit un article pour dire qu'il est impossible que Woody Allen ait agressé sa fille dans un petit grenier fermé puisqu'il est claustrophobe (et qu'on considère avoir ainsi sauvé les meubles et qu'il n'y a plus lieu de penser à cette histoire)
  • Quand on banalise la violence verbale ou psychologique à caractère sexuel pour la simple et bonne raison qu'elle ne mènera jamais à la violence sexuelle physique (c'est arrivé ici même, dans cette discussion)

Des choses qui arrivent quotidiennement, pour lesquelles nous sommes tous capables de nommer un exemple, et qui ne nous apparaissaient même pas comme un symptôme de la culture du viol tellement elles sont répandues et tacitement acceptées par le discours dominant (n'est-ce pas que vous n'aviez jamais pensé qu'il fallait dénoncer les violences sexuelles vécues en prison?).

Le mot culture vous dérange, soit, mais il est approprié pour décrire un ensemble de traits culturels qui émergent de notre société et qui la caractérisent.

Ce qui est bien avec la culture, cependant, c'est qu'elle définit un ensemble d'individus, pas les individus à proprement parler. Personne n'est obligé de consentir à la culture du viol, ni n'est obligé d'y prendre part. Mais il faut quand même commencer par prendre conscience qu'elle existe....


Titre: La culture du viol
Posté par: Lisa le mars 12, 2014, 15:37:28 pm
Cinéphile:

Pas présents dans le discours dominant, mais que des associations étudiantes en fasse leur thème d'initiation avec le consentement du département, ça c'est quoi donc?
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 12, 2014, 15:40:24 pm
Cinéphile:

Pas présents dans le discours dominant, mais que des associations étudiantes en fasse leur thème d'initiation avec le consentement du département, ça c'est quoi donc?

Y'a peut-être un incompris.

Peut-être veut-il dire que:
La blague sur le viol est présent dans le discours "dominant" ou du moins discours non marginal. Le fait que le viol serait correct non (outre pour les cas homme-homme en milieu carcéral pour les ex-violeur eux même).
Titre: La culture du viol
Posté par: Lisa le mars 12, 2014, 16:17:15 pm
Initiations aussi, on dit que c'est pour rire, mais c'est pas vraiment de "l'humour".
Titre: La culture du viol
Posté par: sharl le mars 12, 2014, 16:17:19 pm
Culture du viol.

Il doit y avoir de la "culture" associée au "viol" pour avoir une "culture du viol".

Et où retrouve-t-on cela de manière combinée et contemporaine?

Dans la forme la plus hard du hip-hop, où effectivement on peut parler d'un produit culturel populaire qui banalise le viol au point d'en faire un mode de vie. Par extension, on peut parler d'autres formes actuelles d'art, notamment l'humour et peut-être même la publicité.

Donc, pour qu'il y ait une "culture du viol", il faut quatre ingrédients: 1. un produit culturel, 2. des artistes, 3. le thème du viol banalisé voire promu et 4. une popularité ou un  impact suffisamment grand  pour que cela soit significatif.

On est bien loin des généralités retenues par nos propagandistes de la "culture du viol" qui ferait quasiment de nous tous des violeurs.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 12, 2014, 16:33:13 pm
Pour avoir une culture de quelque chose sa ne demande pas d'artiste tous de même.

En sociologie, la culture est définie comme "ce qui est commun à un groupe d'individus" et comme "ce qui le soude". Ainsi, pour une institution internationale comme l'UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »

C,est dans notre culture de se tenir a droite quand on croise quelqu'un ou conduit, je ne pense pas que c'est quelque chose qui: est un produit culturel (pas vendu en tout cas), thématique forte chez des artistes
Titre: La culture du viol
Posté par: Cinéphile le mars 12, 2014, 16:36:57 pm
Cinéphile:

Pas présents dans le discours dominant, mais que des associations étudiantes en fasse leur thème d'initiation avec le consentement du département, ça c'est quoi donc?

C'est quoi? C'est tout aussi répréhensible que les autres exemples de Simone. Encore une fois je suis d'accord qu'il y a un courant comme tu l'a dis-toi même, mais je doute de ses véritables effet.

Dire, par exemple : "je me suis fait violer par mon examen" n'est pas une banalisation du viol à mes yeux tout comme un point Godwin (expression assez courante sur le Net, avouons-le) n'est pas une banalisation du nazisme.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 12, 2014, 17:59:52 pm
Ce qui est drôle dans cette histoire c'est qu'à chaque fois que sharl poste un truc il se prend un -1, -2, -3. 
Titre: La culture du viol
Posté par: Haut_perché_dans_un_arbre le mars 12, 2014, 18:33:46 pm
Ce qui est drôle dans cette histoire c'est qu'à chaque fois que sharl poste un truc il se prend un -1, -2, -3.

C'est ce qui arrive quand une personne émet des opinions sans suivre la discussion parce qu'elle a la tête dans son cul.
Titre: La culture du viol
Posté par: rasemotte le mars 12, 2014, 18:40:11 pm
Ce système de points c'est un peu n'importe quoi et tout le monde le sait. C'est clair que Sharl obtient aussi des -1 de gens qui n'ont même pas pris le temps de le lire.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 13, 2014, 05:22:18 am
Ce qui est drôle dans cette histoire c'est qu'à chaque fois que sharl poste un truc il se prend un -1, -2, -3.

C'est ce qui arrive quand une personne émet des opinions sans suivre la discussion parce qu'elle a la tête dans son cul.

Tu t'es pris un -1 pour ça, je soupçonne sharl d'en être l'auteur.
Titre: La culture du viol
Posté par: Pontiak le mars 13, 2014, 06:09:46 am


Je ne nie pas le fait que pas mal de femmes puissent dans le cadre d'un jeu érotique s'inspirer de situations tel que le viol mais franchement je pense que ça reste minoritaire et faut pas croire que les femmes fantasme sur le viol.



Je n'ai pas sorti ça d'un chapeau, hein…   je le crois parce que plusieurs femmes me l'ont dit, c'est tout.

Et elles ne disent pas bêtement : je rêve de me faire violer.   Attention à l'interprétation que tu en fais.

C'est peut-être plus de ne pas avoir a prendre de décision, que d'aller a l'encontre de ce qu'elle exprime de vive voix comme décision.

Autrement dit, elles fantasment peut-être d'un homme qui décide, sans vraiment imposer. Et ca peut s'étendre ailleurs que dans la couchette.

Salut Tempo, je vais te laisser couler seul avec cette affirmation. Mais j'ai déjà entendu le même genre de témoignage. T'en sortira pas.  :smiley36:
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 15, 2014, 13:52:04 pm
Un texte dd'Yves Boisvert qui aborde le sujet Gab Roy VS Mariloup Wolfe dans lequel il explique notamment pourquoi on ne peut brandir à tout coup la liberté d'expression pour s'en laver les mains.

Il explique bien aussi la différence entre le texte de Roy sur Wolfe et l'humour de George Carlin ou Eddie Murphy.

http://plus.lapresse.ca/screens/41c4-7e80-5321d1ea-bcf0-4845ac1c606d%7C_0.html
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 15, 2014, 13:57:35 pm

Ah ouin ?  moi j'ai pas trop compris où est-ce qu'il s'en va avec ça...
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 15, 2014, 14:01:08 pm


C'est peut-être plus de ne pas avoir a prendre de décision, que d'aller a l'encontre de ce qu'elle exprime de vive voix comme décision.

Autrement dit, elles fantasment peut-être d'un homme qui décide, sans vraiment imposer.


On peut-tu arrêter de dire LES femmes ?  ce n'est pas un groupe homogène.  Il y a des femmes qui aiment se faire brusquer, d'autres non.  Par expérience, je te dis qu'il y a des femmes qui disent non, mais qui s'attendent quand même à ce qu'on continue, car ça les excite.   La difficulté c'est de savoir à quel genre de femme on a affaire.  Y en a avec qui il faut arrêter, y en a d'autres qui veulent qu'on continue.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 15, 2014, 14:06:14 pm

Ah ouin ?  moi j'ai pas trop compris où est-ce qu'il s'en va avec ça...

Il s'en va du bord de Mariloup Wolfe, me semble que c'est clair.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 15, 2014, 14:53:29 pm
Ouin, mais les raisons qu'il donne, je sais pas, c'est bizarre…  je veux dire, c'est tellement subjectif.

Atteinte à l'intégrité ?  violation de l'intimité ?  come on…

Pis tsé, dès le début, Boisvert écrit : Il a récemment écrit une sorte de lettre ouverte à l’artiste où il lui propose ses services sexuels. La lettre de Roy consiste essentiellement à exposer ses fantasmes sur un ton qui se veut très « wild ».

Tu vois bien qu'il n'a rien compris.

.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 15, 2014, 15:11:00 pm
Ouin, mais les raisons qu'il donne, je sais pas, c'est bizarre…  je veux dire, c'est tellement subjectif.

Atteinte à l'intégrité ?  violation de l'intimité ?  come on…

Eh oui... ce genre de chose existe en responsabilité civile.

Charte québécoise :

1. Tout être humain a droit à la vie, ainsi qu'à la sûreté, à l'intégrité et à la liberté de sa personne.

4. Toute personne a droit à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation.

49. Une atteinte illicite à un droit ou à une liberté reconnu par la présente Charte confère à la victime le droit d'obtenir la cessation de cette atteinte et la réparation du préjudice moral ou matériel qui en résulte.

En cas d'atteinte illicite et intentionnelle, le tribunal peut en outre condamner son auteur à des dommages-intérêts punitifs.


Bien sûr que c'est en partie subjectif, faut jusqu'à un certain point se mettre dans les souliers de la "victime".
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 15, 2014, 15:14:33 pm

Je ne dis pas que ça n'existe pas en responsabilité civile, je dis que ça ne s'applique pas à la lettre écrite par Gab Roy.

Comment peut-on prouver qu'une telle lettre a atteint son intégrité et violé son intimité ?   voyons donc.  Encore des enfantillages.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 15, 2014, 15:25:37 pm

Je ne dis pas que ça n'existe pas en responsabilité civile, je dis que ça ne s'applique pas à la lettre écrite par Gab Roy.

Comment peut-on prouver qu'une telle lettre a atteint son intégrité et violé son intimité ?   voyons donc.  Encore des enfantillages.

Tu te base sur quoi pour dire que ça ne s'applique pas à sa lettre ? Nous sommes dans le champ de la diffamation ici :

"Critères objectifs

L’existence du préjudice et de la faute est déterminée selon une norme objective. Pour le préjudice, le tribunal a recours à la notion de citoyen ordinaire, en se demandant si ce

citoyen estimerait que les propos tenus entachent la réputation du défendeur. Pour la faute, il a recours à la notion de personne raisonnable, en se demandant comment cette personne agirait, dans les mêmes circonstances que le défendeur.

Dans les deux cas, le juge suppose que le citoyen ordinaire et la personne raisonnable tiennent compte de la liberté d’expression, inscrite à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Un juste équilibre doit être réalisé entre ce droit et le droit à la réputation assuré par le Code civil du Québec. La notion d’intérêt public, aussi inscrite à la Charte, permet de faire l’arbitrage entre ces deux droits."

"Qu’est-ce que la diffamation ?

Selon l’auteur de l’ouvrage La presse et la diffamation, Nicole Vallières, la diffamation se définit comme suit :

« La communication de propos ou d’écrits qui font perdre l’estime ou la considération de quelqu’un ou qui, encore, suscitent à son égard des sentiments défavorables ou désagréables. »

En d’autres mots, la diffamation est une atteinte à la réputation d’une personne physique ou morale, car elle sème envers cette personne, dans l’esprit du citoyen ordinaire et de la société en général, de la déconsidération.

La liberté d’expression est limitée par le droit au respect de la vie privée, le droit à l’image, le droit à la réputation et à la sécurité.  La liberté d’expression n’est donc pas absolue et ce droit fondamental cesse lorsqu’il entre en conflit avec le(s) droit(s) d’une autre personne."

http://www.faitsetcauses.com/2014/03/09/gabriel-roy-et-mariloup-wolfe-les-limites-de-la-diffamation/

Cependant, ça se peut que le juge décide qu'il y a peut-être atteinte, mais pas de préjudice comme dans le cas de Michelle Blanc :

Je me répète à l’effet que je suis neutre au débat mais avouons que les termes, même si ôsés, que Gab Roy à utilisé lors de la rédaction de son texte publié sur le Web relèvent littéralement de la caricature de son imagination fertile.

- Dessin, peinture etc. donnant de quelqu’un ou de quelque chose une image déformée de façon significative, outrée, burlesque. 

- Description comique ou satirique d’une personne, d’une société.

- Représentation infidèle d’une réalité.

N’oublions pas que Mme Wolfe tout comme Mme Blanc est une personne publique que nous voyons à la télévision régulièrement et dont toutes personnes pourraient émettent quelques commentaires que ce soit concernant ses rôles et/ou apparitions publiques.

En bref le tout se jouera sur la défense que fera Gab Roy et/ou son avocat devant le juge qui aura à rendre une décision sur ce dossier car le sujet en est un d’intérêt public.

http://veritejustice.wordpress.com/2014/03/09/mariloup-wolfe-poursuite-perdue-davance/
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 15, 2014, 15:26:09 pm
La liberté d'expression est la liberté d'Expression.

Il ne faut pas jouer avec ça. Sous aucun prétexte.

C'est facile de tomber dans le piège et de se sentir scandalisé par des propos, mais ça a une implication tellement plus large que cette histoire.

Ce qu'A dit Gab Roy est immonde, mais ne doit en aucun cas être une raison pour censurer quoi que ce soit.

Que Tivierge aille lui péter une claque et qu'on passe a autre chose.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 15, 2014, 15:29:00 pm
La liberté d'expression est la liberté d'Expression.

Il ne faut pas jouer avec ça. Sous aucun prétexte.

C'est facile de tomber dans le piège et de se sentir scandalisé par des propos, mais ça a une implication tellement plus large que cette histoire.

Ce qu'A dit Gab Roy est immonde, mais ne doit en aucun cas être une raison pour censurer quoi que ce soit.

Que Tivierge aille lui péter une claque et qu'on passe a autre chose.


Faux.

"La liberté d’expression est limitée par le droit au respect de la vie privée, le droit à l’image, le droit à la réputation et à la sécurité.  La liberté d’expression n’est donc pas absolue et ce droit fondamental cesse lorsqu’il entre en conflit avec le(s) droit(s) d’une autre personne."
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 15, 2014, 15:31:22 pm
J'ai vue et entendu bien pire dans southpark.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 15, 2014, 15:31:54 pm
J'ai vue et entendu bien pire dans southpark.


Pas la même affaire, mélange pas des choses dont tu ne saisis pas.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le Jam le mars 15, 2014, 15:38:06 pm
La liberté d'expression est la liberté d'Expression.

Il ne faut pas jouer avec ça. Sous aucun prétexte.

C'est facile de tomber dans le piège et de se sentir scandalisé par des propos, mais ça a une implication tellement plus large que cette histoire.

Ce qu'A dit Gab Roy est immonde, mais ne doit en aucun cas être une raison pour censurer quoi que ce soit.

Que Tivierge aille lui péter une claque et qu'on passe a autre chose.


Faux.

"La liberté d’expression est limitée par le droit au respect de la vie privée, le droit à l’image, le droit à la réputation et à la sécurité.  La liberté d’expression n’est donc pas absolue et ce droit fondamental cesse lorsqu’il entre en conflit avec le(s) droit(s) d’une autre personne."

Tu as raison, c'est pour cela qu'il ne faut pas jouer avec le principe. Mais ce qui est important avec la liberté d'expression c'est qu'elle autorise qu'on puisse avoir des propos jugés intolérables par son interlocuteur. Ce n'est pas parce que je dis des choses qui te semblent intolérable que je n'ai pas le droit de le dire, c'est ça le fondement de la liberté d'expression le droit de heurter autrui par ses propres propos.
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 15, 2014, 15:39:36 pm
Ah bon!!! et pourquoi?
Elle est ou la différence entre les propos de Gab Roy et l'autre qui se rentre une pastèque dans le vagin? Ou Mel Gibson en fou ou autre?
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 15, 2014, 15:42:28 pm


"Qu’est-ce que la diffamation ?

Selon l’auteur de l’ouvrage La presse et la diffamation, Nicole Vallières, la diffamation se définit comme suit :

« La communication de propos ou d’écrits qui font perdre l’estime ou la considération de quelqu’un ou qui, encore, suscitent à son égard des sentiments défavorables ou désagréables. »

En d’autres mots, la diffamation est une atteinte à la réputation d’une personne physique ou morale, car elle sème envers cette personne, dans l’esprit du citoyen ordinaire et de la société en général, de la déconsidération.


En quoi Mariloup Wolfe a-t-elle été déconsidérée dans l'esprit du citoyen ordinaire ?  En quoi la lettre de Gab Roy a-t-elle suscité à l'égard de Mariloup Wolfe des sentiments défavorables ou désagréables parmi les personnes qui ont lu la lettre ?

Voyons donc, si une personne a été déconsidérée par l'opinion publique à cause de la lettre, c'est ben Gab Roy lui-même.  Wolfe, elle, s'en sort sans une égratignure et avec en prime l'appui de tout le monde.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 15, 2014, 15:43:47 pm
Ah bon!!! et pourquoi?
Elle est ou la différence entre les propos de Gab Roy et l'autre qui se rentre une pastèque dans le vagin? Ou Mel Gibson en fou ou autre?

Citez à qui vous répondez, sinon ça devient mêlant (on dirait que tu réponds à Le Jam).
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 15, 2014, 15:54:07 pm


"Qu’est-ce que la diffamation ?

Selon l’auteur de l’ouvrage La presse et la diffamation, Nicole Vallières, la diffamation se définit comme suit :

« La communication de propos ou d’écrits qui font perdre l’estime ou la considération de quelqu’un ou qui, encore, suscitent à son égard des sentiments défavorables ou désagréables. »

En d’autres mots, la diffamation est une atteinte à la réputation d’une personne physique ou morale, car elle sème envers cette personne, dans l’esprit du citoyen ordinaire et de la société en général, de la déconsidération.


En quoi Mariloup Wolfe a-t-elle été déconsidérée dans l'esprit du citoyen ordinaire ?  En quoi la lettre de Gab Roy a-t-elle suscité à l'égard de Mariloup Wolfe des sentiments défavorables ou désagréables parmi les personnes qui ont lu la lettre ?



Ou surtout: ça va changer quoi de lui donner 300 000$? Elle va se sentir moins lésée avec une montagne de cash? Gab Roy s'est excusé et a retiré la lettre la minute qu'il a constaté que ça commençait à choquer les matantes, ça aurait dû s'arrêter là.

Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 15, 2014, 17:52:39 pm
Ou surtout: ça va changer quoi de lui donner 300 000$? Elle va se sentir moins lésée avec une montagne de cash? Gab Roy s'est excusé et a retiré la lettre la minute qu'il a constaté que ça commençait à choquer les matantes, ça aurait dû s'arrêter là.

L'argent sera donné à une oeuvre de charité, c'Est pas recevoir 300k l'objectif autant que lui enlever 300k (ou lui faire faire faillite).

Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 15, 2014, 17:54:18 pm
Atteinte à l'intégrité ?  violation de l'intimité ?  come on…

Pis tsé, dès le début, Boisvert écrit : Il a récemment écrit une sorte de lettre ouverte à l’artiste où il lui propose ses services sexuels. La lettre de Roy consiste essentiellement à exposer ses fantasmes sur un ton qui se veut très « wild ».

Tu vois bien qu'il n'a rien compris.

De ce que j'en avais compris, plein de monde faissait des blagues sur les médias sociaux du style, ai Marilou ou Guillaume je suis libre tel soir, etc.... et lui à fait une version extrême/exagéré de ce genre de phénomène qui se produisait.
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 15, 2014, 17:54:38 pm
Ah bon!!! et pourquoi?
Elle est ou la différence entre les propos de Gab Roy et l'autre qui se rentre une pastèque dans le vagin? Ou Mel Gibson en fou ou autre?

Citez à qui vous répondez, sinon ça devient mêlant (on dirait que tu réponds à Le Jam).

Oui boss :)
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 15, 2014, 17:56:08 pm
C'est le même phénomène que vie Dieudonné.
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 15, 2014, 17:57:35 pm


"Qu’est-ce que la diffamation ?

Selon l’auteur de l’ouvrage La presse et la diffamation, Nicole Vallières, la diffamation se définit comme suit :

« La communication de propos ou d’écrits qui font perdre l’estime ou la considération de quelqu’un ou qui, encore, suscitent à son égard des sentiments défavorables ou désagréables. »

En d’autres mots, la diffamation est une atteinte à la réputation d’une personne physique ou morale, car elle sème envers cette personne, dans l’esprit du citoyen ordinaire et de la société en général, de la déconsidération.


En quoi Mariloup Wolfe a-t-elle été déconsidérée dans l'esprit du citoyen ordinaire ?  En quoi la lettre de Gab Roy a-t-elle suscité à l'égard de Mariloup Wolfe des sentiments défavorables ou désagréables parmi les personnes qui ont lu la lettre ?

Voyons donc, si une personne a été déconsidérée par l'opinion publique à cause de la lettre, c'est ben Gab Roy lui-même.  Wolfe, elle, s'en sort sans une égratignure et avec en prime l'appui de tout le monde.

Attends-donc de voir ce qu'il va être mis en preuve/jugé avant d'y aller avec autant de certitudes...
Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 15, 2014, 18:03:23 pm


"Qu’est-ce que la diffamation ?

Selon l’auteur de l’ouvrage La presse et la diffamation, Nicole Vallières, la diffamation se définit comme suit :

« La communication de propos ou d’écrits qui font perdre l’estime ou la considération de quelqu’un ou qui, encore, suscitent à son égard des sentiments défavorables ou désagréables. »

En d’autres mots, la diffamation est une atteinte à la réputation d’une personne physique ou morale, car elle sème envers cette personne, dans l’esprit du citoyen ordinaire et de la société en général, de la déconsidération.


En quoi Mariloup Wolfe a-t-elle été déconsidérée dans l'esprit du citoyen ordinaire ?  En quoi la lettre de Gab Roy a-t-elle suscité à l'égard de Mariloup Wolfe des sentiments défavorables ou désagréables parmi les personnes qui ont lu la lettre ?



Ou surtout: ça va changer quoi de lui donner 300 000$? Elle va se sentir moins lésée avec une montagne de cash? Gab Roy s'est excusé et a retiré la lettre la minute qu'il a constaté que ça commençait à choquer les matantes, ça aurait dû s'arrêter là.



Bah là Wolf, c'est tout le principe de dommages-intérêts que tu remets en question. Quand tu as une atteinte à ta réputation via de la diffamation, tu as le droit à une réparation de cette atteinte. Ce qu'elle prétend avoir subis est intangible, des dommages moraux, ça se répare pas en nature, mais par équivalent, soit en $$$.

Elle demande 300K, il y a une partie servant à la réparation de son préjudice prétendument subis, mais aussi une bonne partie comme dommages punitifs servant à punir Gab Roy d'avoir agit de manière intentionnelle.
Titre: La culture du viol
Posté par: Wolfkiller le mars 15, 2014, 18:20:00 pm
Ou surtout: ça va changer quoi de lui donner 300 000$? Elle va se sentir moins lésée avec une montagne de cash? Gab Roy s'est excusé et a retiré la lettre la minute qu'il a constaté que ça commençait à choquer les matantes, ça aurait dû s'arrêter là.

L'argent sera donné à une oeuvre de charité, c'Est pas recevoir 300k l'objectif autant que lui enlever 300k (ou lui faire faire faillite).



J'avais oublié ce détail ;)

Snook: où je voulais en venir c'est que c'est pas comme si Gab en avait rajouté après l'incident, comme Jeff Fillion avec Sophie Chiasson. Il a écrit un texte pour un auditoire précis et ça s'est propagé en dehors de ce cercle restreint sans son contrôle.

Titre: La culture du viol
Posté par: Snookey le mars 15, 2014, 18:32:53 pm
Ou surtout: ça va changer quoi de lui donner 300 000$? Elle va se sentir moins lésée avec une montagne de cash? Gab Roy s'est excusé et a retiré la lettre la minute qu'il a constaté que ça commençait à choquer les matantes, ça aurait dû s'arrêter là.

L'argent sera donné à une oeuvre de charité, c'Est pas recevoir 300k l'objectif autant que lui enlever 300k (ou lui faire faire faillite).



J'avais oublié ce détail ;)

Snook: où je voulais en venir c'est que c'est pas comme si Gab en avait rajouté après l'incident, comme Jeff Fillion avec Sophie Chiasson. Il a écrit un texte pour un auditoire précis et ça s'est propagé en dehors de ce cercle restreint sans son contrôle.

Là dessus je suis d'accord avec toi, ce sera évidemment pris en compte aussi par le juge ! Cependant, comme c'est sur internet, c'est facile de trouver la lettre et ça n'efface pas le fait que le mal a été fait malgré qu'il y ait eu excuses.

Je prédit soit une défaite, soit une victoire, mais avec dommages réduits ! Jamais elle va avoir 300K$
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 15, 2014, 18:37:57 pm
Bien en fait il en à remis à quelques occassions, en faissant entre autres des excuses publics et en allant à tous le monde en parle sur la question, c'est utilisé par les demandeurs.
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 15, 2014, 21:34:21 pm
Quel mal subits?
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 16, 2014, 20:19:56 pm
TLMP

Elle se bat pour les femmes battues,contre la violence et l’intimidation, les opprimés et les calinours.

Elle me fait chier et elle en est la seule responsable, elle pis son 4 pouces de maquillage dont elle se tartine dans la face pour avoir l'air d'une poupée.

Elle se demande pourquoi ça touche autant de monde, je ne pense pas que ce soit de l'indignation face aux propos de Gab Roy qui fait autant réagir, mais plus pour ce que ça plainte implique.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 16, 2014, 21:09:14 pm
Où est passé ton côté gentleman Dardar?

C'est pas très cohérent avec ton personnage over vertueux.

Sans compter que je ne comprends pas très bien ton point.
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 16, 2014, 21:16:08 pm
Mon point est qu'on ne touche pas à la liberté d'expression, car on ne sait pas où ça va finir.
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 16, 2014, 21:20:50 pm
2 minutes après, ils faisaient une blague en disant que la photo du film de Dubosc ressemblait a je ne sais pus qu'Elle femme. Tout le monde a ri, même la barbie.

(http://www.sorties-alsace.fr/wp-content/uploads/2013/03/franck-dubosc-one-man-show-monswiller.jpg)
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 16, 2014, 21:24:06 pm
Mon point est qu'on ne touche pas à la liberté d'expression, car on ne sait pas où ça va finir.

Bien on n'y touche déjà beaucoup et on sait à peu près ou ça fini.

Aussi les entreprises ont presque aucune liberté d'expression ici (peuvent même pas s'exprimer qu'en anglais, faire des pub destiné aux enfants, etc...), j'Imagine que dans ce cas-ci c'est boderline, es qu'une bloggueur à gros succès avec des pubs devient un peu une entreprise et plus un individu ?

Tu peux voir un exemple ici:
http://www.chrc-ccdp.ca/fr/timePortals/milestones/124mile.asp

Une loi viole la Charte si elle a pour objet de limiter la liberté d'expression. Par exemple, une loi interdisant de distribuer des dépliants pourrait aider à contrer un problème de déchets qui traînent, mais jugée inconstitutionnelle, parce qu'elle empêche de connaître le sens contenu dans le dépliant. Une loi qui interdit de danser dans la rue touche la liberté d'expression des gens, mais son rôle est clair : protéger le public - et non d'empêcher quiconque de communiquer un message. En gros, une loi dont l'objet est de contrôler la libre expression est tout simplement anticonstitutionnelle - comme on l'a vu dans l'affaire Boucher.

La règle générale sur la liberté d'expression c'est que:
La loi rationnelle dont l'objectif est suffisamment important pour limiter - le moins possible - la liberté d'expression.

C'est avec ce genre de logique que les pubs sur la cigarette ou boire de la bière dans une publicité à pu être interdit, mais pas fumé ou boire dans une oeuvre de fiction, la ligne est souvent mince entre protection du public en général, d'individu, et l'expression d'idée.

Tant qu'on empêche jamais d'aucune sorte l'expression d'idée, on à jamais été si loin et ici c'est clairement la manière et non les idées avancés qui sont attaqués.
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 16, 2014, 21:57:21 pm
Tu mélanges tout.

La publicité avec le tabac par exemple, était mensongère ou omettait sciemment des détails quant à sa nocivité.

Que l'autre a envie de sodomiser Marieloue, ça n'a rien a voir avec la protection du public.

Pourquoi lui n'a pas le droit de dire ça dès qu’elle, elle peut rire d'une blague sur le physique d'une autre personne en public devant 1 million de personne?

Pourquoi Marieloue Wolf est au-dessus de tout ceux que Soutparc on ridiculiser?

Bien sûr il y a une forme de censure sociale qui existe et c'est plutôt saint, car ça vient du peuple et non d'une loi. La preuve est que Gab Roy est au chômage je pense, en tout cas, il a perdu beaucoup. C'est correct ça, mais qu'une loi interdise ça, non jamais. Si on ne peut plus dire ce qu'on veut, on vit dans une dictature.

Une entreprise se la ferme comme Dubosc se la fermait tantôt en disant qu'il a un public et qu'il ne peut parler politique. Ça, je trouve ça grave.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 16, 2014, 22:20:26 pm
Je parle évidemment pas de diffamation/mensonge/etc... la publicité avec le tabac est pratiquement interdite, même sans mentir, ni rien, tu peux pas faire une pub avec quelqu'un qui fume.

Ce ne va pas à l'encontre de la liberté d'expression selon toi ça ? Bien sur que si, mais on juge que l'objectif est suffisamment important pour limiter le droit d'expression, surtout que les compagnies en ont très peu selon la société. Même chose avec une compagnie québécoise qui ne voudrait s'exprimer qu'en anglais, on va limiter à fond leur liberté de penser/exprimer etc... pour un objectif jugé plus important.

(Southpark sont américains, la liberté d'expression y ai pas mal forte).

En passant, je ne soumet pas d'explication sur les raisons ou si c'est bien ou mal, mais je fais juste un petit bémol à t-on: on ne touche pas à la liberté d'expression, car on ne sait pas où ça va finir. Pour dire qu'on lui touche beaucoup depuis longtemps.
Titre: La culture du viol
Posté par: Berslak le mars 17, 2014, 00:40:09 am
Tu mélanges tout.

La publicité avec le tabac par exemple, était mensongère ou omettait sciemment des détails quant à sa nocivité.

Que l'autre a envie de sodomiser Marieloue, ça n'a rien a voir avec la protection du public.

Pourquoi lui n'a pas le droit de dire ça dès qu’elle, elle peut rire d'une blague sur le physique d'une autre personne en public devant 1 million de personne?

Pourquoi Marieloue Wolf est au-dessus de tout ceux que Soutparc on ridiculiser?

Bien sûr il y a une forme de censure sociale qui existe et c'est plutôt saint, car ça vient du peuple et non d'une loi. La preuve est que Gab Roy est au chômage je pense, en tout cas, il a perdu beaucoup. C'est correct ça, mais qu'une loi interdise ça, non jamais. Si on ne peut plus dire ce qu'on veut, on vit dans une dictature.

LIBARTÉÉÉ!!!
Titre: La culture du viol
Posté par: Berslak le mars 17, 2014, 00:48:31 am
Pourquoi Marieloue Wolf est au-dessus de tout ceux que Soutparc on ridiculiser?

Les gens ridiculisés par South Park avaient tous fait de quoi que les auteurs de South Park voulaient dénoncer selon mes souvenirs.

Qu'a fait Mariloup Wolfe pour mériter ça?
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 17, 2014, 00:56:43 am
Pourquoi Marieloue Wolf est au-dessus de tout ceux que Soutparc on ridiculiser?

Les gens ridiculisés par South Park avaient tous fait de quoi que les auteurs de South Park voulaient dénoncer selon mes souvenirs.

Qu'a fait Mariloup Wolfe pour mériter ça?

Sauf Barbara Streisand et c'est pas comme si Southpark ne s'était jamais fait actionné de toute façon (et ils se sont fait infiltré par des scientologues et censurés leur épisode 200-201 avec Mohammed)
Titre: La culture du viol
Posté par: Berslak le mars 17, 2014, 01:25:34 am
Barbara Streisand, je crois qu'ils avaient dit qu'ils la trouvaient chiante.  C'est bien peu de choses mais c'est déjà plus que l'autre.

Et ce qu'ils en avaient fait était totalement absurde et pas bien méchant.
Titre: La culture du viol
Posté par: Haut_perché_dans_un_arbre le mars 17, 2014, 08:52:30 am
TLMP

Elle se bat pour les femmes battues,contre la violence et l’intimidation, les opprimés et les calinours.

Elle me fait chier et elle en est la seule responsable, elle pis son 4 pouces de maquillage dont elle se tartine dans la face pour avoir l'air d'une poupée.

Elle se demande pourquoi ça touche autant de monde, je ne pense pas que ce soit de l'indignation face aux propos de Gab Roy qui fait autant réagir, mais plus pour ce que ça plainte implique.

Malgré qu'il soit beau, M.-L.W. a repoussé ses avances. Il est fâché.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 08:59:23 am


Elle se bat pour les femmes battues,contre la violence et l’intimidation, les opprimés et les calinours.

Elle me fait chier et elle en est la seule responsable, elle pis son 4 pouces de maquillage dont elle se tartine dans la face pour avoir l'air d'une poupée.



Parce quelle poursuit un gars qui l'a souillé sur Internet, elle devrait s'abstenir de mettre du maquillage pour son entrevue?

T'en dit des niaiseries hein toi?

D'abord, as-tu lu la lettre de Gab Roy au complet. On va commencé avec ça.

Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 09:14:23 am
J'aime Mariloup Wolfe. Je n'aime pas Gab Roy, je ne le trouve pas drôle ni pertinent.

Mais je ne comprends quand même pas cette poursuite. Gab Roy n'a pas diffamé Mlle Wolfe, ni menacé de quoi que ce soit. Il a écrit, dans un contexte fictif, une lettre extrêmement vulgaire et d'un humour fort médiocre, s'adressant accessoirement à elle, mais n'entachant aucunement la réputation de la principale intéressée. Si ça se trouve, il a dit des choses plutôt déplaisantes à propos de son conjoint Guillaume Lemay-Thivierge et juste le fait d'être associé à cette lettre a fort probablement été un moment très inconfortable, j'en conviens.

Mais je ne vois pas l'intérêt de cette action judiciaire, ni pour la dignité de Mariloup Wolfe, ni pour la cause plus globale du respect des femmes.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 09:20:51 am
Comment les gens font pour savoir si la dignité d'une personne a été atteint ou non?

J'aimerais que tu me dises comment faire M.Bonheur.




Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 09:24:53 am
Peut-être parce qu'il ne parle pas vraiment d'elle dans la lettre si ce n'est qu'il la trouve de son goût et que cette lettre aurait pu s'adresser à n'importe qui d'autre et ça aurait marché quand même.

Je n'ai pas trouvé sa blague drôle. Je suis d'accord avec sa décision de l'avoir retirée et de s'être excusé. Mais je ne comprends pas comment Mariloup Wolfe puisse en être arrivé à la conclusion que sa réputation allait être entachée par les fantasmes médiocres (réels ou imagés) d'un mauvais humoriste.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 09:27:56 am
Tout comme Sophie Chiasson est associée à Jeff Fillion depuis les propos qu'il a tenus sur elle , Mariloup Wolf sera associé à Gab Roy très longtemps,et ce qu'elle le poursuive ou non.



Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 09:32:07 am
Tout comme Sophie Chiasson est associée à Jeff Fillion depuis les propos qu'il a tenus sur elle , Mariloup Wolf sera associé à Gab Roy très longtemps,et ce qu'elle le poursuive ou non.

Juste ça, ça me ferait chier en sacrament.



La différence, c'est que Jeff Fillion a dit des choses extrêmement déplaisantes à propos de Sophie Chiasson, en l'insultant, en parlant de détails personnels et en s'attaquant de façon négative à elle.

Gab Roy a prétendu qu'il serait un meilleur amant que Guillaume Lemay-Thivierge et a décrit les choses qu'il aimerait lui faire.

C'est très différent. Les deux choses sont condamnables, mais la première a des conséquences plus néfastes pour la victime.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 09:32:53 am
Tout comme Sophie Chiasson est associée à Jeff Fillion depuis les propos qu'il a tenus sur elle , Mariloup Wolf sera associé à Gab Roy très longtemps,et ce qu'elle le poursuive ou non.

Exact. Et la perception des gens ne changera pas peu importe l'issue de cette poursuite, rendant le processus inutile. Une simple déclaration publique comme celle qu'elle a fait à l'émission d'hier aurait suffi pour faire valoir son point de vue.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 09:35:33 am
J'ai l'impression que vous ne vous souvenez plus de cette lettre.

Moins pire que les propos de Fillion sur Chiasson?  Discutable..

http://i1.ytimg.com/vi/xSN2oLfYeCs/maxresdefault.jpg
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 09:37:34 am
Je viens de la relire pour la première fois depuis l'incident et honnêtement, elle est beaucoup moins pire que le souvenir que j'en avais.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 09:37:50 am
Tout comme Sophie Chiasson est associée à Jeff Fillion depuis les propos qu'il a tenus sur elle , Mariloup Wolf sera associé à Gab Roy très longtemps,et ce qu'elle le poursuive ou non.

Exact. Et la perception des gens ne changera pas peu importe l'issue de cette poursuite, rendant le processus inutile. Une simple déclaration publique comme celle qu'elle a fait à l'émission d'hier aurait suffi pour faire valoir son point de vue.

De toute façon techniquement, si elle a tort elle va perdre et si elle a raison , elle va gagner? Pourquoi t'opposes-tu à ça?
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 17, 2014, 09:39:54 am
Pour South Park, l'affaire avec Barbra Streisand c'est qu'on avait publié une photo d'une propriété à elle. Elle s'est fachée, a essayer de faire retirer la photo de la circulation, mais, l'Internet étant ce qu'il est, ses tentatives ont juste résulté en plus de circulation et multiplication. C'est le Streisand Effect (http://en.wikipedia.org/wiki/Streisand_effect). C'est une raison pourquoi South Park s'est moqué d'elle il me semble.

Pour Mariloup Wolfe, après l'avoir entendue hier, je comprends son cheminement. Elle n'avait pas envie de laisser ça comme ça et elle pas trouvé une autre façon que de le poursuivre. Elle n'avait pas l'air d'être particulièrement enchantée de faire une poursuite non plus.
Personnellement, je n'aurais pas poursuivi Gab Roy et j'aurais essayé de trouver une autre façon de souligner combien c'était cave (faire une vidéo? Faire des entrevues?), mais je respecte sa décision.

Pour la blague sur l'affiche de Dubosc, qu'il ressemblait à Isabelle Boulay avec du poil, il est où le problème? C'est méchant pour qui? S'ils avaient dit "ressemble à Isabelle Boulay avec moins de poil" je ne dis pas, mais là c'est exagéré comme commentaire. Comme tous les commentaires qui sous-entendent que Mariloup Wolfe n'a pas son mot à dire parce qu'elle se présente à la télé arrangée, à son avantage et maquillée par les maquilleuses de l'émission.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 17, 2014, 09:42:05 am
Tout comme Sophie Chiasson est associée à Jeff Fillion depuis les propos qu'il a tenus sur elle , Mariloup Wolf sera associé à Gab Roy très longtemps,et ce qu'elle le poursuive ou non.

Exact. Et la perception des gens ne changera pas peu importe l'issue de cette poursuite, rendant le processus inutile. Une simple déclaration publique comme celle qu'elle a fait à l'émission d'hier aurait suffi pour faire valoir son point de vue.

Je suis d'accord avec ça, surtout que la société semble lui faire payer sa faute pas mal déjà.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 09:42:31 am
Question M.Bonheur: penses-tu qu'il pourrait y avoir des propos publics de ce genre là qui vont beaucoup plus loin disons et que ça passerait , ou si comme Dardar tu règles la chose facilement (et naivement) en disant : Il ne faut pas toucher (sic) à la liberté d'expression?
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 09:43:11 am
Comme tous les commentaires qui sous-entendent que Mariloup Wolfe n'a pas son mot à dire parce qu'elle se présente à la télé arrangée, à son avantage et maquillée par les maquilleuses de l'émission.

Et ça revient au discours que j'ai depuis plusieurs semaines avec vous: il y a un réel problème dans notre société et ce n'est pas la banalisation du viol, mais bien une obsession à juger les femmes de par leur apparence physique.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 09:48:38 am
Question M.Bonheur: penses-tu qu'il pourrait y avoir des propos publics de ce genre là qui vont beaucoup plus loin disons et que ça passerait , ou si comme Dardar tu règles la chose facilement (et naivement) en disant : Il ne faut pas toucher (sic) à la liberté d'expression?


J'étais pour les poursuites envers Jeff Fillion, parce qu'il y avait acharnement et diffamation.

Je ne vois pas ça dans le cas qui nous occupe ici. Je vois juste un humoriste maladroit qui a fait preuve de mauvais goût pour une blague trop mauvaise pour en valoir la peine, s'en est rendu compte trop tard et a mis des personnes qui n'avaient rien demandé dans une position inconfortable. C'est déplaisant, je n'engagerais pas un gars comme lui et être à la place de Wolfe et Lemay-Thivierge, j'aurais été en beau câlisse, mais je ne crois pas qu'une poursuite est nécessaire.

Si ça se trouve, le journaliste à potins qui a annoncé la rupture du couple est plus en faute ici.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 17, 2014, 09:51:51 am
Je viens de la relire pour la première fois depuis l'incident et honnêtement, elle est beaucoup moins pire que le souvenir que j'en avais.

Effectivement, je pense que c'est la première fois que je la voix au complet et c'est beaucoup moins pire que l'image que je m'avais fait des extraits (la passe de MarieChienne par exemple).
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 17, 2014, 10:08:35 am
Comme tous les commentaires qui sous-entendent que Mariloup Wolfe n'a pas son mot à dire parce qu'elle se présente à la télé arrangée, à son avantage et maquillée par les maquilleuses de l'émission.

Et ça revient au discours que j'ai depuis plusieurs semaines avec vous: il y a un réel problème dans notre société et ce n'est pas la banalisation du viol, mais bien une obsession à juger les femmes de par leur apparence physique.

Il y a une obsession à juger les femmes selon leur apparence et à moins les prendre au sérieux, en leur donnant un salaire moins élevé en général ou moins de postes de pouvoir. Si le sujet avait porté là-dessus, on se serait pas mal moins obstiné (en tout cas, j'espère, ...hmm, peut-être pas dans le fond). C'est sûr qu'en parlant de culture du viol, on va finir par parler de sexisme, mais je pense que les deux discussions peuvent cohabiter.
Titre: La culture du viol
Posté par: Le pape le mars 17, 2014, 10:09:41 am
Là dessus je suis d'accord avec toi, ce sera évidemment pris en compte aussi par le juge ! Cependant, comme c'est sur internet, c'est facile de trouver la lettre et ça n'efface pas le fait que le mal a été fait malgré qu'il y ait eu excuses.

Je prédit soit une défaite, soit une victoire, mais avec dommages réduits ! Jamais elle va avoir 300K$

Ou surtout: ça va changer quoi de lui donner 300 000$? Elle va se sentir moins lésée avec une montagne de cash? Gab Roy s'est excusé et a retiré la lettre la minute qu'il a constaté que ça commençait à choquer les matantes, ça aurait dû s'arrêter là.

L'argent sera donné à une oeuvre de charité, c'Est pas recevoir 300k l'objectif autant que lui enlever 300k (ou lui faire faire faillite).

Prédiction : Cette poursuite-là va tomber très rapidement sous une requête en irrecevabilité, jugée comme une poursuite-bâillon, exactement comme Acadia Subaru c. Michaud en appel (où les concessionnaires voulaient eux aussi donner à des oeuvres de charité et ça a contribué à miner la crédibilité de leur demande).
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 10:13:38 am
Question M.Bonheur: penses-tu qu'il pourrait y avoir des propos publics de ce genre là qui vont beaucoup plus loin disons et que ça passerait , ou si comme Dardar tu règles la chose facilement (et naivement) en disant : Il ne faut pas toucher (sic) à la liberté d'expression?


J'étais pour les poursuites envers Jeff Fillion, parce qu'il y avait acharnement et diffamation.

Je ne vois pas ça dans le cas qui nous occupe ici. Je vois juste un humoriste maladroit qui a fait preuve de mauvais goût pour une blague trop mauvaise pour en valoir la peine, s'en est rendu compte trop tard et a mis des personnes qui n'avaient rien demandé dans une position inconfortable. C'est déplaisant, je n'engagerais pas un gars comme lui et être à la place de Wolfe et Lemay-Thivierge, j'aurais été en beau câlisse, mais je ne crois pas qu'une poursuite est nécessaire.



Je ne suis pas d'accord de qualifier ça de maladroit, ni d'humour.

Pour être maladroit, faut qu'il y ait une part d'innocence dans l'intention.

En appuyant sur enter pour publier cette lettre sur page Facebook très populaire, Gab Roy savait pas mal ce qu'il faisait. Savais-t-il les proportions que ça allait prendre?, Non surement pas, mais son but était de faire réagir et de parler de lui. Il est con mais pas tant que ça.

Et si on me demande mon avis à savoir si ça c'est de l'humour, je répondrais non.

Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 10:14:29 am
C'est sûr qu'en parlant de culture du viol, on va finir par parler de sexisme, mais je pense que les deux discussions peuvent cohabiter.

Moi aussi. Si ce n'est qu'il y en a une des deux que je vois comme un problème réel et qui fait partie du discours dominant. Mon point n'est pas de choisir entre les deux, mais de quantifier leur importance en les comparant.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 10:19:59 am
Je ne suis pas d'accord de qualifier ça de maladroit, ni d'humour.

Pour être maladroit, faut qu'il y ait une part d'innocence dans l'intention.

En appuyant sur enter pour publier cette lettre sur page Facebook très populaire, Gab Roy savait pas mal ce qu'il faisait. Savais-t-il les proportions que ça allait prendre?, Non surement pas, mais son but était de faire réagir et de parler de lui. Il est con mais pas tant que ça.

Et si on me demande mon avis à savoir si ça c'est de l'humour, je répondrais non.

Du mauvais humour, mais de l'humour quand même.

Si je me souviens bien, le titre du billet était quelque chose comme "shotgun sur Mariloup". De ce que j'ai pu comprendre, il se moquait de la réaction démesurée à l'annonce de la rupture entre les deux vedettes. Sachant très bien qu'il n'a aucune chance avec elle, il s'est imaginé la pire manière possible de se vendre à elle, maintenant qu'elle est "sur le marché". C'était un exercice de style, pour rire de tous ces imbéciles qui se réjouissent lorsqu'ils apprennent qu'une personnalité séduisante est devenue célibataire. Ce n'était pas réussi et il a oublié dans le processus que ça finirait par tomber sous les yeux des principaux intéressés, mais c'est ce qu'il a tenté de faire, à mon avis.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 17, 2014, 10:58:51 am
Il y a une obsession à juger les femmes selon leur apparence et à moins les prendre au sérieux, en leur donnant un salaire moins élevé en général ou moins de postes de pouvoir. Si le sujet avait porté là-dessus, on se serait pas mal moins obstiné (en tout cas, j'espère, ...hmm, peut-être pas dans le fond). C'est sûr qu'en parlant de culture du viol, on va finir par parler de sexisme, mais je pense que les deux discussions peuvent cohabiter.

Pour le salaire certain aurait peut-être posé un bémol, le salaire médian des femmes a explosé depuis 1999 et déjà dans les années 70-80, les femmes à éducation égal et qui n'avait jamais quitté le marché de l'emploi et jamais marié gagnait à peu près la même chose que les hommes (évidemment cet échantillion est très biaisé).

Cet encore le cas:
The study reports a wage gap of 9 percent for white women, 13 percent for black women, 2 percent for Asian women and 0.4 percent for Hispanic women. When the analysis was restricted to unmarried, childless women only, the wage gap shrunk to 7 percent for white women, 9 percent for black women and to virtually zero for Asian and Hispanic women.

L'idée de prendre les belles jeunes femmes moins aux sérieux ou de parler de leur maquillage aux lieux de leur message est assez frappant.
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 17, 2014, 12:58:38 pm
Wow je parle de sa croute de makeup parce qu'elle vient dire qu'elle fait ça aux noms des femmes. Moi un barbie qui accent a 100$ sur son image qui vient parler de défense des droits de la femme, ça me barre solide.
Dans south park, vous parler de barbara! Moi je parle de paris Hilton qui se rentrent un melon dans le vagin, entre autres. De Mel Gibson en fou et autre. Vous prenez les exemples les plus soft!
Je ne vois pas non plus l'Atteinte à la réputation de Marieloup ni les menaces et encore moins l'intimidation dont elle parle.
Elle dit faire ça pour les personnes intimidées, pour les femmes et tatati tatata. De la marde là.

P.S oui j'ai lue la lettre, et toi?
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 13:08:09 pm
1- South Park est une ouvre de fiction incisive qui sous un verni de politycally incorrect, dénonce ou se moque de certains travers de la société.

On est loin de Gab Roy là en terme d'intention. South Park c'est drôle, l'intention comique est clair. Gab Roy fait de l'humour de temps en temps mais pas avec cette lettre.

2- Si Barbra Streisand ou Paris Hiton voulaient  poursuivre les auteurs de South park, rien ne les empêche.

Et je continue à trouver ça vraiment très épais de ta part de parler de son maquillage et de faire un lien qu'elle fait ça pour les autres femmes. C'est quoi la contradiction la-dedans? Faudrait qu'elle arrête de se maquiller toute sa vie à cause de cette poursuite.

Tout le monde est maquillé sur le plateau, même les gars! T'es ben con!




Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 17, 2014, 13:09:38 pm
J'oublie toujours que les belles femmes qui aiment se maquiller et prendre soin de leur apparence n'ont pas le droit d'être féministe et de vouloir le bien des autres femmes.

My bad.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 17, 2014, 13:19:19 pm
C'est un argument qui revient de temps en temps, comme quoi une ''belle fille" ou une fille qui s'arrange ne peut rien dire sur les droits des femmes, sur l'importance exagérée de l'apparence, etc.

Je trouve ça drôle d'entendre qu'une fille qui est belle (elle peut quand même pas changer de face) ou qui prend soin de son image n'a pas le droit de parole sur ces questions. Parce que c'est encore une fois, c'est juger une femme sur son apparence avant le reste.
Est-ce qu'il faut s'habiller trois grandeurs trop grandes en couleurs neutre, avoir les cheveux en bataille et se faire pousser une moustache si on peut pour parler de ces thèmes-là? Le stéréotype de la féministe sans apparat et une femme comme Mariloup Wolfe peuvent toutes deux avoir une expérience complémentaire qui peut se valoir.

EDIT : Doublée par Simone, mais ça me tentait de publier mon message quand même.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 17, 2014, 13:19:58 pm
Wow je parle de sa croute de makeup parce qu'elle vient dire qu'elle fait ça aux noms des femmes. Moi un barbie qui accent a 100$ sur son image qui vient parler de défense des droits de la femme, ça me barre solide.

Voyons....... tu voix des incohérences ou y'en a pas, pourquoi le fait qu'elle est de look "barbie" devrait l'empêcher de défendre le droit des femmes.

Peux-tu l'expliquer s.t.p. ?

(Mel Gibson à fait des oeuvres et des déclarations qui la mis sur le "fairgame" de le présenter comme un maso violent, aussi c'est aux états-unis qui ont une liberté d'expression qui permet à des poste de radio néo-nazi d'exister, de faire des lignes ouvertes nazi, etc...) et des manifestations publique du KKK protégé par les policiers noirs.

Pour le reste tu as raison, il n'y pas eu de diffamation ici et probablement peu d'atteinte à la réputation, etc...
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 17, 2014, 13:23:09 pm
Il y a une marge entre être féminine et arborer le style barbie. Si tu es pour légalité des sexes, tu te tartines pas de 2 pouces de maquillage pour plaire aux hommes non? Tu évites la position femme-objet. Être jolie ne suffit pas? Il faut se maquiller pour ressembler a je ne sais quoi?

Pourquoi Southpark aurait plus le droit que Gab Roy? C'est quoi cette logique pourrie. Eux ils peuvent, car ils l'ont déjà fait, mais lui comme c'est la première fois, il ne peut pas?

Avouer donc simplement qu'il se dit et fait bien pire sans qu'aucune conséquence. Ce n’est pas compliqué à avouer :)

Il y a eu 0 intimidation.

Il y a 0 diffamation.

Il y a 0 menace.

Il y a juste un gars vulgaire.

Question humour, quand il traite le chum de l'autre de nain de jardin, c'est drôle ça :)
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 13:24:59 pm

On est loin de Gab Roy là en terme d'intention. South Park c'est drôle, l'intention comique est clair. Gab Roy fait de l'humour de temps en temps mais pas avec cette lettre.


Il faisait quoi, alors?

Tu n'es clairement pas en accord avec mon interprétation de la lettre.

Quelle est la tienne? Parce que franchement, je ne vois pas autre chose.
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 17, 2014, 13:27:09 pm
La diffamation est un concept juridique désignant le fait de tenir des propos portant atteinte à l'honneur d'une personne physique ou morale. La plupart du temps1, il ne peut y avoir de diffamation que si l'accusation est appuyée par des contrevérités.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 17, 2014, 13:27:31 pm
Il y a une marge entre être féminine et arborer le style barbie. Si tu es pour légalité des sexes, tu te tartines pas de 2 pouces de maquillage pour plaire aux hommes non? Tu évites la position femme-objet. Être jolie ne suffit pas? Il faut se maquiller pour ressembler a je ne sais quoi?


C'est quoi le lien entre maquillage et égalité des sexes au juste?
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 17, 2014, 13:27:39 pm
L'intimidation est un comportement intentionnel causant psychologiquement la peur d'être blessé à un individu. Il n'est pas nécessairement prouvé que le comportement soit assez violent pour causer une peur ou que la victime soit effrayée1.
Titre: La culture du viol
Posté par: Jay. le mars 17, 2014, 13:28:16 pm
Hier soir, Mariloup Wolfe portait du maquillage de télé, mis par une maquilleuse qui travaille pour Tout le monde en parle.
La critiquer sur la base du maquillage qu'elle s'est fait mettre dans la face parce qu'elle passait à la télévision, c'est une drôle de critique.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 17, 2014, 13:29:10 pm
Pourquoi Southpark aurait plus le droit que Gab Roy? C'est quoi cette logique pourrie. Eux ils peuvent, car ils l'ont déjà fait, mais lui comme c'est la première fois, il ne peut pas?

Southpark ont le droit parce qu'ils sont américains, que veux-tu que les québécois y fasse, ils peuvent seulement s'en prendre au diffuseur canadien et à la version Québécoise. GabRoy aux états-unis seraient un tout autre sujet.

Aussi l'intérêt supérieur est prévilégier, et faire rire est considérer supérieur au confort des gens connu qui ont accepté la sphère publique (incluant les sportifs professionel et politiciens) dans l'historique légal, donc le fait d'être reconnu drôle peu oui changer quelque chose.

Citer
Avouer donc simplement qu'il se dit et fait bien pire sans qu'aucune conséquence. Ce n’est pas compliqué à avouer :)

oui il se fait 10 fois pire aux états-unis sans aucune conséquence, parce que eux on la liberté d'expression à coueur, pas les canadiens et encore moins les québécois.

Sinon oui je suis d'accord que le texte était vraiment pas si pire, et surtout impersonnel pour MarieLou, le bâtage médiatique des gens révolter à été bien pire que le texte lui même.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 13:29:23 pm

On est loin de Gab Roy là en terme d'intention. South Park c'est drôle, l'intention comique est clair. Gab Roy fait de l'humour de temps en temps mais pas avec cette lettre.


Il faisait quoi, alors?

Tu n'es clairement pas en accord avec mon interprétation de la lettre.

Quelle est la tienne? Parce que franchement, je ne vois pas autre chose.




Je suis de ceux qui pensent que tout n'est pas humour. Qu'on peut rire de tout mais pas n'importe comment.

Qu'est-ce que tu veux que je te dise de plus? Pour moi cette lettre n'est pas de l'humour. Juste un défoulement hargneux sur papier.

Et juste comme ça, j'ai souvent ris de trucs très non politically correct, c'est pas parce que c'est pas mon genre d'humour.

Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 13:29:53 pm
Il y a une marge entre être féminine et arborer le style barbie.

Le style barbie?

(http://i.huffpost.com/gen/1681358/thumbs/n-MARILOUP-WOLFE-large570.jpg)

Vraiment?

Et même si c'était le cas, ça change quoi à son discours?
Titre: La culture du viol
Posté par: dardar32 le mars 17, 2014, 13:30:02 pm
Il y a une marge entre être féminin et arborer le style barbie. Si tu es pour légalité des sexes, tu te tartines pas C'est juste stupide d'arborer le style du jouet le plus sexiste et abrutissant de l'univers en thermes de femme-objet pour venir parler d'égalité des sexes.
C'est comme envoyer rambo Gauthier pour parler de l'intimidation dans les écoles!
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 13:30:37 pm
Hier soir, Mariloup Wolfe portait du maquillage de télé, mis par une maquilleuse qui travaille pour Tout le monde en parle.
La critiquer sur la base du maquillage qu'elle s'est fait mettre dans la face parce qu'elle passait à la télévision, c'est une drôle de critique.

drôle? Carrément idiot.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 17, 2014, 13:30:40 pm
Dardar, les gars qui s'entraine pour avoir des gros bras ne devrait pas pouvoir donner leur avis sur la condition masculine non plus ?

Et j'ai pas écouté l'entrevue, mais pourquoi le débat serait spécialement sur l'égalité des sexes au juste ?
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 13:32:35 pm
Qu'est-ce que tu veux que je te dise de plus? Pour moi cette lettre n'est pas de l'humour. Juste un défoulement hargneux sur papier.

Alors, tu penses que Gab Roy s'est levé ce matin-là, a lu le Journal de Montréal avec son café, a appris que Mariloup Wolfe était probablement célibataire, a eu le goût d'en profiter pour enfin lui faire savoir via une lettre à quel point il voulait la fourrer violemment et l'a mis sur son blogue? Qu'il n'y avait aucun second degré?
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 13:34:09 pm
C'est comme envoyer rambo Gauthier pour parler de l'intimidation dans les écoles!

Non, ce n'est pas comme ça du tout.

Premièrement, Mariloup Wolfe a répété plusieurs fois qu'elle n'était pas le porte-parole de personne et qu'elle ne faisait que venir expliquer pourquoi elle poursuivait Gab Roy et que les raisons étaient personnelles.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 13:34:59 pm
Si tu es pour légalité des sexes, tu te tartines pas

Tu ne peux pas comprendre, avec ta beauté naturelle, tu n'as aucunement besoin de ces artifices.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 13:35:11 pm
Qu'est-ce que tu veux que je te dise de plus? Pour moi cette lettre n'est pas de l'humour. Juste un défoulement hargneux sur papier.

Alors, tu penses que Gab Roy s'est levé ce matin-là, a lu le Journal de Montréal avec son café, a appris que Mariloup Wolfe était probablement célibataire, a eu le goût d'en profiter pour enfin lui faire savoir via une lettre à quel point il voulait la fourrer violemment et l'a mis sur son blogue? Qu'il n'y avait aucun second degré?

Quel serait ce second degré?

Qu'il ne veut pas la fourrer dans le fond et..... ?
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 17, 2014, 13:35:56 pm
Il y a une marge entre être féminin et arborer le style barbie. Si tu es pour légalité des sexes, tu te tartines pas C'est juste stupide d'arborer le style du jouet le plus sexiste et abrutissant de l'univers en thermes de femme-objet pour venir parler d'égalité des sexes.
C'est comme envoyer rambo Gauthier pour parler de l'intimidation dans les écoles!

Non, il n'y a pas de marge. Il n'y a pas de frontière entre être sexualisée et être trop sexualisée. Chacun dispose de son corps comme il veut, et il n'y rien qui justifie de diminuer les actions ou les pensées d'une femme en raison d'un critère basé sur l'apparence physique.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 13:37:46 pm
Qu'est-ce que tu veux que je te dise de plus? Pour moi cette lettre n'est pas de l'humour. Juste un défoulement hargneux sur papier.

Alors, tu penses que Gab Roy s'est levé ce matin-là, a lu le Journal de Montréal avec son café, a appris que Mariloup Wolfe était probablement célibataire, a eu le goût d'en profiter pour enfin lui faire savoir via une lettre à quel point il voulait la fourrer violemment et l'a mis sur son blogue? Qu'il n'y avait aucun second degré?

Quel serait ce second degré?

Qu'il ne veut pas la fourrer dans le fond et..... ?


Je n'ai pas dit qu'il était habile et talentueux dans son humour, car je ne le crois pas.

Mais je ne crois pas non plus qu'il faisait une proposition sérieuse.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 17, 2014, 13:38:43 pm
Qu'est-ce que tu veux que je te dise de plus? Pour moi cette lettre n'est pas de l'humour. Juste un défoulement hargneux sur papier.

Alors, tu penses que Gab Roy s'est levé ce matin-là, a lu le Journal de Montréal avec son café, a appris que Mariloup Wolfe était probablement célibataire, a eu le goût d'en profiter pour enfin lui faire savoir via une lettre à quel point il voulait la fourrer violemment et l'a mis sur son blogue? Qu'il n'y avait aucun second degré?

Quel serait ce second degré?

Qu'il ne veut pas la fourrer dans le fond et..... ?

Il veut rire des gens qui laisse savoir sur des réseaux sociaux qu'ils sont disponibles à des belles vedettes qui deviennent célibataire (ou juste exagéré leur comportement, espérant que cette exagération soit drôle pour certains).

Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 13:42:56 pm
Il y a une marge entre être féminin et arborer le style barbie. Si tu es pour légalité des sexes, tu te tartines pas C'est juste stupide d'arborer le style du jouet le plus sexiste et abrutissant de l'univers en thermes de femme-objet pour venir parler d'égalité des sexes.
C'est comme envoyer rambo Gauthier pour parler de l'intimidation dans les écoles!

Non, il n'y a pas de marge. Il n'y a pas de frontière entre être sexualisée et être trop sexualisée. Chacun dispose de son corps comme il veut, et il n'y rien qui justifie de diminuer les actions ou les pensées d'une femme en raison d'un critère basé sur l'apparence physique.

Sauf que Simone, tu dois admettre qu'il soit possible que ton apparence contredise ton discours en certaines occasions. Ce n'était pas du tout le cas ici, mais ça peut arriver.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 17, 2014, 13:45:05 pm
Sauf que Simone, tu dois admettre qu'il soit possible que ton apparence contredise ton discours en certaines occasions. Ce n'était pas du tout le cas ici, mais ça peut arriver.

Oui bien sur, si tu viens parler contre le maquillage, contre la retouche photo digital ou un discours pour le port du voile, etc...

Mais dans le cas présent, c'est non seulement c'est pas trop contradictoire, mais ça "fit" je trouve.
Titre: La culture du viol
Posté par: Simone le mars 17, 2014, 14:00:46 pm
Et encore. Je me maquille tous les jours et je suis quand même révoltée par les pratiques utilisées par le milieu de la mode (et des magazines de mode, aussi) pour réduire l'image de la femme à un standard normalisé (et inaccessible).

Je ne vois aucune contradiction entre les deux.

Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 14:02:56 pm
Qu'est-ce que tu veux que je te dise de plus? Pour moi cette lettre n'est pas de l'humour. Juste un défoulement hargneux sur papier.

Alors, tu penses que Gab Roy s'est levé ce matin-là, a lu le Journal de Montréal avec son café, a appris que Mariloup Wolfe était probablement célibataire, a eu le goût d'en profiter pour enfin lui faire savoir via une lettre à quel point il voulait la fourrer violemment et l'a mis sur son blogue? Qu'il n'y avait aucun second degré?

Quel serait ce second degré?

Qu'il ne veut pas la fourrer dans le fond et..... ?

Il veut rire des gens qui laisse savoir sur des réseaux sociaux qu'ils sont disponibles à des belles vedettes qui deviennent célibataire (ou juste exagéré leur comportement, espérant que cette exagération soit drôle pour certains).

Est-ce qu'il a lui même dit ça?  Je l'ai entendu 2-3 fois en entrevue et je ne l'ai pas entendu sortir cette explication.

Titre: La culture du viol
Posté par: jivre le mars 17, 2014, 14:06:02 pm
Surtout que la plupart des jeunes filles qui se sont suicidées dernièrement après s'être fait intimidée étaient plutôt très jolies selon les standards actuels.

L'intimidation n'a pas nécessairement rapport avec le fait d'être laids, gros, tout maigre, boutonneux, etc.

Plusieurs personnes se font intimider parce qu'elles ont du succès, justement, ou qu'elles sont jolies, qu'elles suscitent l'envie. Le fait de mêler le sexe hardcore, non consentant, à cela, permet justement de rattacher cela à une «culture du viol» (qui est une sous-culture, pas nécessairement la culture mainstream, mais une culture qui a ses codes, ses références, etc.).

Gab Roy faisait de l'humour, je crois que c'est évident, mais il est allé trop loin, en cautionnant quelque chose qui peut être très blessant et faire des dommages sérieux, qui est «anti-social», un méfait.

C'est un genre de Jeff Fillion de la génération Y-Z...
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 17, 2014, 14:06:57 pm
Est-ce qu'il a lui même dit ça?  Je l'ai entendu 2-3 fois en entrevue et je ne l'ai pas entendu sortir cette explication.

A Dutrizac il avait expliquer de cette façon, mais c'est tellement longtemps après et après la mise en demeure que je pourrais pas te dire s'il y a pensé par après.

Cependant que tu lis la lettre ça semble de bien fitter que c'est une version hardcore/exagéré des commentaires parfois qu'on entends de jalousie face au chum/blonde de quelqu'un de connue et beau, suivi d'une version exagéré des invitations faites aux vedettes nouvellements annoncé comme célibataire.
Titre: La culture du viol
Posté par: MadChuck le mars 17, 2014, 14:09:59 pm
Et encore. Je me maquille tous les jours et je suis quand même révoltée par les pratiques utilisées par le milieu de la mode (et des magazines de mode, aussi) pour réduire l'image de la femme à un standard normalisé (et inaccessible).

Je ne vois aucune contradiction entre les deux.

Bien si tu étais contre l'utilisation du maquillage dans les magazines de mode. On pourrait être tenter d'y voir une contradiction.

Mais dans les faits ça ferait sens (les gens qui en portent tous les jours en serait logiquement les "victimes" s'ils trouvent qu'ils en a). Tu peux être pogné dans des bouchons de circulations tous les jours (et donc en être la cause) et chialer après ceux-ci. Tu peux fumer et critiquer les annonces de cigarettes, etc... té même mieux placer que d'autre pour le faire.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 14:31:13 pm

Gab Roy faisait de l'humour, je crois que c'est évident,

Je crois qu'il est évident qu'il VOULAIT faire de l'humour.

Mais ça ne veut pas dire que c'en était.
Titre: La culture du viol
Posté par: M. Bonheur le mars 17, 2014, 14:39:10 pm
Je crois qu'il est évident qu'il VOULAIT faire de l'humour.

Mais ça ne veut pas dire que c'en était.

Explique.

Pour moi, quelqu'un qui veut faire de la musique va faire de la musique.

Quelqu'un qui veut faire de la peinture va faire de la peinture.

Et quelqu'un qui veut écrire de la littérature va écrire de la littérature.

Il y a de fortes chances que cela soit mauvais, mais cela va rester de la musique, de la peinture et de la littérature.
Titre: La culture du viol
Posté par: Temporel le mars 17, 2014, 14:42:19 pm


En appuyant sur enter pour publier cette lettre sur page Facebook très populaire, Gab Roy savait pas mal ce qu'il faisait. Savais-t-il les proportions que ça allait prendre?, Non surement pas, mais son but était de faire réagir et de parler de lui.


Pourquoi tu dis ça ?  tu fais de la télépathie ?  Gab Roy est humoriste, pas polémiste.  L'objectif d'un polémiste est de faire réagir, alors que l'objectif d'un humoriste est de faire rire.

Et quelqu'un qui fait son travail est quelqu'un qui veut faire parler de lui ?  ben il fait son travail, c'est tout.  C'est comme si tu disais qu'un joueur de hockey qui compte des buts le fait pour faire parler de lui.  Ben non Tam!, il le fait pour faire gagner son équipe, c'est ça son travail.
Titre: La culture du viol
Posté par: Tam! le mars 17, 2014, 14:43:04 pm

Et quelqu'un qui veut écrire de la littérature va écrire de la littérature.


Pas toujours

(http://bullesetbottillons.com/wp-content/uploads/2013/12/Ce-qui-se-passe-au-Mexique.jpg)
Titre: La culture du viol
Posté par: Lisa le mars 17, 2014, 14:43:44 pm